03/01/2021
07:24:24
Index du forum Continents Eurysie Götterland Division Massenvernichtung

Activités intérieures de la Division Massenvernichtung.

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Les tarés.


Ce salon recense toutes les activités intérieures au sein de la Division Massenvernichtung, qu'elles soient de nature militaire, politique ou économique. En plus de ces dites activités, ce salon accueillera aussi l'ensemble des posts dits Flavour (anecdotiques et qui ne sont pas nécessaires à la compréhension du Lore du Götterland dans son ensemble, à votre gré de les lire ou de les ignorer). Ici sera enfin classé les posts par ordre thématique, afin de vous y retrouver, ils seront également recensés dans le Journal des événements principal.


Classement thématique des posts :

  • Politique :
  • ...

  • Economique :
  • ⮕ Purification économique (réforme partielle des camps de travail par les clérico-fascistes). / (Décembre 2020).

  • Militaire :
  • ...

  • Flavour :
  • ⮕ C'est bien, vos techniques, mais j'ai encore mieux (méthodes de massacres de masse de la Division). / (Septembre 2020).
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    C'est bien, vos techniques, mais j'ai encore mieux :

    Bah voilà, ça c'est terrifiant !



    Seul le feu nettoie la Terre des péchés des hommes.
    ⮕ Brûle, métèque.


    Klebs regarda attentivement la démonstration de la Legio Mortis. C'était un des quartiers méridionaux de Falkenberg, là où se regroupaient tous les bourgeois de la ville, en hauteur vis-à-vis de la plèbe en contre-bas, coincés entre les hauteurs tenues par le Satan cosmopolite au sud et la mer inhospitalière au nord. Qui dit bourgeoisie dit décadence et nécessairement, alors que l'ancienne bourgeoisie götterlandaise du XIXe siècle devait certainement être le porte-étendard vertueux de la race blanche eurysienne, l'exceptionnelle trace historique de ce que fut l'Eurysie autrefois, forte, conquérante, masculine, aujourd'hui c'est bien différent. Deux siècles, c'est le temps qu'il a fallut à cette bande de richards à qui l'on avait confié l'Empire, à qui l'on avait confié le Volksstaat, pour n'en faire qu'une république morne, faible, parlementariste, dominée par les luttes de faction et par le règne des quatre ennemis du Götterland, les quatre confédérés : les francs-maçons, les juifs, les protestants et les métèques. Et cette bourgeoisie, envers qui le peuple götterlandais avait légué sa confiance, s'était métissée. La bourgeoisie de Falkenberg, s'auto-validant dans une posture pseudo-réactionnaire, avait fait le choix le plus grave qui puisse être aux yeux de Klebs : ils avaient trahi leur race. Ne fut-il donc pas surprenant que la Division s'attaque au quartier des richards au bout du compte ? La Division était là pour purger après tout, alors qu'ils soient riches ou pas, on ne copule pas avec les races inférieures, peu importe son compte en banque.

    La Legio Mortis l'avait quelque peu impressionné à vrai dire : c'est ingénieux de malice, il est vrai que ces Listoniens avaient beaucoup d'inspiration sur la façon de donner la mort. Mais le Götterlandais n'aime pas le spectaculaire...en tout cas, Klebs n'est pas un homme crédule face à la spectacularité. Non, au contraire, le Götterlandais aime aller au plus simple, au plus rapide, au plus efficace. On peut trouver ça peu élégant d'organiser des pelotons d'exécution, des fosses communes, d'incendier des bâtiments avec des villages entiers à l'intérieur, de pendre collectivement des centaines de gens puis de les entasser vulgairement à l'arrière des cours. C'est vrai, c'est pas très original, mais ça marche bien, on fait rapidement le travail et on passe aux cibles suivantes. Que ce soit des interventions internationales, le renforcement des autres factions ou même l'alliance de ces derniers pour faire face à la Division de part sa dangerosité à l'ordre mondial judéo-bolchévique, Klebs en avait conclu que s'il fallait purger, il fallait le faire vite. Il avait horreur d'avoir des ennemis dans son dos. Donc c'était bien mignon, la technique des Listoniens, et il n'avait pas envie de brusquer les seuls mecs suffisamment tarés sur Terre qui étaient prêts à les aider alors il prit l'initiative de rendre la méthode plus...efficiente. Il s'approcha avec les hommes de sa garde rapprochée de la petite troupe de la Legio Mortis, qui s'apprêtait à balancer quelques "zombies" sur une résidence secondaire où s'était réfugié quelques flics, des métisses en l'occurrence, qui avaient pris ce qui restait d'armes dans leur commissariat et s'étaient barricadés contre les troupes de la Division.

    "Heil Götterland, messieurs. Je vois que vous manquez pas d'explosifs. C'est vraiment sympa, votre...innovation. Cela dit, une grenade en métal ou humaine, reste une grenade."
    Klebs s'approcha d'un des captifs, visiblement les mains attachés et bâillonné. Il le regarda brièvement dans les yeux, ce métisse n'avait aucune idée de la souffrance qu'il allait lui être infligé dans les dernières minutes de son existence.

    "Envoyer des sous-hommes de race inférieure comme grenades humaines, c'est ingénieux. Vraiment. Mais si vous pensez que ça démoralisera les dégénérés qui nous font face, ça suffira pas. Humain, grenade, obus, ça pète, c'est tout. Le Götterlandais est résilient, messieurs. Il finit par s'habituer. Jacob, le bidon !"
    Un des hommes de sa garde personnelle s'approcha avec un bidon, visiblement rempli d'essence.

    "Vous savez, il y a fort longtemps, les Rémiens ont vaincus les éléphants d'Afarée en leur envoyant des porcs enflammés à la figure. Ils avaient enveloppés les porcs dans de l'huile et leurs cris de souffrance donnaient une peur bleue aux pachydermes. Ils étaient ingénieux, ces Rémiens. Ils étaient...un peu comme vous, les Listoniens...basanés mais, dans le bon sens leucytaléen !"
    A titre d'exemple, il versa une partie du bidon sur le captif qu'il regarda plus tôt, l'odeur du gazole infiltrant les narines de tous ceux présents. Du sang, des flammes et de l'essence. Oh I burn, disait Metallica. Eh bien qu'ils brûlent. Klebs se tourna vers le captif, sortit son arme de poing, un emblématique pistolet d'officier de la Première République, et tua un des captifs à côté de celui qu'il venait d'arroser.

    "Voilà ce qui t'arrivera si tu fais le chemin inverse. Ta seule chance de survie, c'est le robinet à l'intérieur de cette résidence. Si tu survis, on te laissera la vie sauve à l'avenir, tu auras expié tes crimes."
    L'un des gardes de Klebs alluma avec son briquet le captif. L'essence se mit immédiatement à s'enflammer, le captif commença à hurler de douleur alors que ses formes commençaient à disparaître sous le relief des flammes qui l'immolaient. Le captif courra instinctivement vers sa seule option de survie, l'emplacement que l'on le lui avait désigné. Et il ne suffit que de quelques secondes pour entendre les cris de panique des forcenés métèques à l'intérieur du bâtiment. Panique qui s'est suivie rapidement d'une explosion.

    "Si ça effraie des éléphants, ça effraie les hommes. Voir une bombe humaine vous foncer dessus, c'est pas marrant mais c'est tuable. Voir une boule de feu vous foncer dessus, c'est beaucoup moins drôle. Contrairement à ce qu'on croit, le C4 est ironiquement très stable comme explosif, il n'explose pas au simple contact des flammes. Vous les avez appelés comment, zombies ? Dans les films, les zombies en flammes, ça fait vachement plus flipper, vous trouvez pas ? Continuez comme ça, Listoniens, j'aime votre façon de tuer ces dégénérés mais allez plus vite, plus efficace. Heil Götterland à vous, passez une agréable journée."
    Dit-il avant de repartir, satisfait, laissant derrière lui encore un îlot de résistance désormais explosé de l'intérieur...et enflammé à l'extérieur. Encore un parfait crime de guerre dans ce pays qui ne mérite que ça.
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    Purification économique :

    L'homme blanc et rien d'autre.


    • Catégorie du post : Economique.
    • Résumé du post : Suite à la publication d'un texte de la Legio Mortis appelant à revoir le modèle économique des territoires de la Division Massenvernichtung, celle-ci se divise sur la marche à suivre entre la faction principale accélérationniste néo-nazie qui est formellement en désaccord avec cette vision vue comme un capitalisme déguisé tandis que la faction clérico-fasciste se rallie aux Listoniens et établisse progressivement un nouveau modèle d'esclavage là où ils sont majoritaires, entraînant une baisse du chaos industriel mais aussi une augmentation de la résistance, notamment dans les camps de travail d'esclaves.
    • Effets de mécanisme : +10% de résistance ; +6% de factionnalisme (5%, majoration de 20% liée à la résistance) ; -8% de chaos industriel (10%, déduction de 20% liée à la résistance) ; +5% d'influence de la faction clérico-fasciste/-5% d'influence de la faction accélérationniste.


    Ce ne sont pas des hommes, ce sont des bêtes.
    ⮕ Eriger les Autels de la Rancune.


    QG mobile de la Division Massenvernitchtung, dans une villa du quartier de Bergstadt.

    "Ce torchon ne vaut rien."
    Il aura fallu cinq minutes à Klebs pour sortir sa réponse. Il faut avouer qu'il a failli y croire à ces conneries d'étrangers. Ils étaient utiles, ces Listoniens, mais ils étaient encore des enfants à ses yeux. Trop candides, trop naïfs et peu avertis de la mission à laquelle la Division était chargée. De la même façon que la Division Massenvernichtung avait refusé d'être associé aux Rimauriens ou aux orthographistes du Grammatika, vus comme trop mous et centrant encore leur logique autour des principes étatiques et capitalistes développées il y a cela des siècles par la juiverie mondiale, Klebs commençait à supposer qu'il allait faire de même pour la Legio Mortis, celle-ci commençait peu à peu à empiéter sur les principes de SA Division et la preuve en est : cet abruti d'Augustin Drach était venu pour lui plaider les mêmes saloperies que les Listoniens. Ce dernier s'exaspéra de la réponse de Falko Klebs, considérant au mieux sa réponse comme insolente, au pire comme de la stupidité :

    "Comment ça, un torchon ?! Hauptführer, je crois que vous n'avez pas vu la situation à l'extérieur. Nous sommes sur nos réserves depuis plusieurs mois, le pillage ne suffit plus à lui seul et les quelques camps de sous-races que vous avez établi au début de la guerre ne produisent pas assez. J'ai déjà dans les rangs de mes unités plusieurs blessés graves à cause de ces...saloperies d'armes en 3D que ces singes produisent en quantité à peine suffisante pour équiper mes gars. Ouvrez les yeux, Hauptführer !"
    Comment ce fils de pute pouvait être aussi insolent envers le chef de la Division ? Lui, le grand Hauptführer de la Division Massenvernichtung, le sauveur de la race aryenne, le pourfendeur de la puanteur qui a infecté le Götterland depuis plus de deux siècles. La Division avait enfin réussi à s'établir solidement sur le sol götterlandais, il n'était pas le moment de débattre d'économie, cette pseudo-science d'universitaires juifs et socialistes. Il n'allai certainement pas se laisser faire par ce...curé de bas-étage qui chantait des alléluias toute la sainte journée au lieu de se battre pour ses frères blancs.

    "Tu vas me parler sur un autre ton, Augustin, si tu veux pas que je déporte toute ta famille en Nivérée pour aller sucer des pingouins. Vous essayez de rationaliser quelque chose qui n'est pas sensé être de notre ressort. Toute rationalisation de l'économie est une forme de capitalisme déguisé. Si on commence à trier comme les Listoniens le proposent, on va créer par la force des choses une classe prolétaire servile, précisément ce qu'on veut détruire car ces singes ne méritent rien de plus que la disparition.
    - Si Dieu avait voulu qu'ils n'existent pas, ils ne les auraient pas mis au monde. Vous jugez à la place du Créateur, Hauptführer. Ces macaques sont peut-être des animaux sauvages à nos yeux mais s'ils existent, c'est bien pour servir au mieux nos intérêts. Et force est de constater qu'en ces heures où la race blanche elle-même est divisée, nous avons besoin de suppléants pour les tâches pénibles !
    - L'Eglise que tu défends est universelle, Augustin, elle baptise tout le monde. Bordel, même le fondateur de ce pays a été baptisé alors qu'il était païen. Tu ne représentes pas Dieu, arrête tes conneries.
    - Avez-vous un problème avec le Götterland monarchique, Hauptführer ?
    - Aucun, c'est l'âge d'or de la race aryenne.
    - Alors vous devriez savoir que même le Saint-Empire utilisait massivement des masses d'esclaves.
    - Blancs.
    - Des Blancs moins purs que les Götterlandais. Des franciens, des velsniens...toutes ces classes blanches semi-bâtardisées destinées à servir la race germanique. Et mieux encore, on les stérilisait déjà à l'époque. Ce que propose les Listoniens n'est pas plus différent de ce que nos ancêtes faisaient il y a un millénaire de ça.
    "

    Augustin touchait un point sensible. Dès le XIIe siècle, le Saint-Empire avait esclavagisé les populations eurysiennes conquises dans son vaste empire en Eurysie de l'Ouest et pour éviter toute révolte servile, les autorités stérilisaient en masse les esclaves, croyant certainement que broyer les organes génitaux des esclaves masculins rendrait ces derniers plus dociles, comme des femmes. Logique médiévale, quoi, la bonne époque. Klebs n'en pensait pas moins : un homme sans couilles, c'est juste un trans. Donc à abattre. Néanmoins, ça n'excusait toujours pas la grande quantité de problèmes que cela soulevait à ses yeux. Le Saint-Empire était puissant, uni, il avait un empereur à sa tête et une armée imposante à ses pieds. La Division n'a rien de tout ça, elle n'a pas les moyens de se transformer en gigantesque camp de travail, tous les membres de la Division doivent combattre la métèquerie judéo-bolchévique qui parsème le territoire götterlandais bien avant même de penser à son propre territoire et à sa gestion interne. Le travail rend libre, hein, mais pas les gardes qui s'assurent que ces macaques fassent le travail. Combien de contre-maîtres et d'hommes gardés les colons götterlandais employaient pour garder une dizaine de nègres dans les plantations coloniales ? Et encore, on ne parle que des plantations d'il y a quelques siècles. Là, le Haut-Götterland est à peu près autant peuplé pour un nombre de combattants réduits qui doivent être au four crématoire et au moulin.

    "On a pas assez d'hommes pour vos conneries.
    - Comment ça ?
    - Tu dis que tu as besoin d'armes, c'est bien ça ? Besoin de matériel ? Si ce sont des sous-races qui s'en chargent, on leur donne le droit...bah, je vais vomir déjà, donner des droits putain...tu leur donnes le droit de fabriquer des armes et des explosifs.
    - Et alors ?
    - ET ALORS ?! Tu veux qu'ils apprennent à en fabriquer ?! Et s'ils retournent ces armes contre nous ?! On aura une révolte de ces singes d'ici la fin de la semaine et tout sera foutu !
    - On mettra des gardes dans ce cas.
    - Oh oui, des gardes ! Bah précisément, Augustin, j'ai pas de gardes à te donner.
    - Si vous en détournez certains vers la garde des camps au lieu de les laisser vagabonder pour aller massacrer à tout va, vous en auriez peut-être un peu plus !
    - Même ! En augmentant le nombre d'esclaves dans les camps, on sera vulnérables aux métèques et aux crypto-communistes qui parsèment ce territoire de résister davantage. Et il faut pas zapper aussi que vos gardes, là, ils seront toujours en infériorité numérique, ils pourront pas vérifier en permanence. Ils vont saboter nos armes, réfléchissez !
    - Si on leur en fait pas fabriquer davantage, on en aura plus du tout !
    - Qui dit qu'ils seront capables d'en fabriquer d'ailleurs ?
    - Bah...ils ont des mains, non ?
    - Ils sont compétents pour fabriquer des armes ?
    - On leur apprend, voilà tout.
    - Tu leur reconnais une aptitude, donc tu humanises des sous-races, c'est ce que je comprends.
    - Non, je...
    "

    Cet homme n'avait rien de rationnel, Augustin Drach avait fini par comprendre et intérioriser l'information. Klebs avait l'air de chercher quelque chose, un dérapage de la ligne idéologique de la Division de la part d'Augustin pour faire admettre à ce dernier que c'était un traître. Augustin contestait les ordres donc il fallait le purger lui aussi. Augustin gloussa. Il méprisait Klebs mais il ne pouvait pas s'en dissocier malgré tout, toute sa niche politique reposait entièrement sur la Division Massenvernichtung. Et c'était certainement pas les satanistes qui allaient les aider, eux qui étaient coincés dans leur bulle mystique, trop occupés à sacrifier des Noirs pour la gloire de...de qui, déjà ? Bref. Puis des chrétiens ne parlent à des satanistes, ça lui paraissait évident. Il n'avait que les Listoniens pour l'appuyer, eux qui avaient compris qu'il fallait pérenniser un minimum le processus économique pour éviter que la Division ne se dévore elle-même. Le modèle anthropophage de la Division n'allait pas durer longtemps, Augustin le savait au fond de lui. Pris d'un soudain élan de lucidité, il tourna les talons, s'apprêtant à quitter la pièce du commandement de la Division. Klebs, surpris, l'interpella :

    "Hey, Augustin, tu vas où ?
    - Vu que vous n'entendez pas raison, je vais vous montrer l'exemple avec les commandants qui me sont fidèles que le modèle listonien fonctionne. Vous verrez, par l'exemple, que nous pouvons y arriver.
    - Espèce d'enfoiré, vous contrevenez aux ordres ?!
    - Non, j'exerce mes droits de commandement. Sur ce, je vous laisse.
    - C'est ça, va faire ton modèle économique de juif, le goy ! Et oublie pas d'aller enculer un gosse en rentrant, curé de merde !
    "


    ALLEZ, AVANCE, AVANCE SALE...putain Fabrice !

    Camp de travail de Porrensau, bourgade située entre Falkenberg et Ankerstadt.

    Augustin était arrivé en voiture devant le camp de travail improvisé situé à Porrensau. En sortant de la voiture, il pouvait déjà apercevoir à l'autre bout du camp le gigantesque entrepôt qui avait été réimprovisé en usine d'armes et de munitions par le commandant local, un fervent clérico-fasciste qui était fidèle bec et ongles à Augustin. Il s'avança à l'entrée du camp, salua les deux gardes à l'entrée qui le reconnurent instantanément et lui ouvrirent les portes sans faire d'histoires. Une fois à l'intérieur, il marcha jusqu'à un bâtiment où semblait se regrouper tous les membres de la Division, faisant des allers-retours entre celui-ci et l'usine improvisée et ses alentours, une sorte de bidonville de tôles et de tentes où logeaient les esclaves. Qu'ils soient contents d'avoir un toit, pensa Augustin, il n'avait donné aucune consigne aux commandants quant au logement des esclaves. Il entra dans le bâtiment qui semblait être l'ancienne poste de la bourgade et après avoir interrogé quelques soldats, il entra dans le "bureau" du chef du site, un subordonné du commandant local qui avait pris place littéralement au bureau de l'accueil, feuilletant les lettres que la poste avait la charge de transmettre avant la guerre, les pieds croisés sur la table et prostré sur sa chaise, visiblement très amusé de ce qu'il lisait.

    "Cher Papa, comme je te l'ai dit dans ma dernière lettre, j'ai découvert une nouvelle partie de moi quand je suis arrivé à Manticore et bien que je sois un peu tardif et que j'aurais voulu te le dire en personne, je me permets de t'écrire pour te faire part que j'ai rencontré un homme et que je l'aime.". Ahah, putain, celui-là est pédé, les mecs ! Il est parti à Teyla pour aller se faire DECHIRER par les allogène- oh, euh, monsieur Drach, je ne vous avais pas vu.
    - Allons, allons. Je ne voulais pas vous déranger dans votre lecture.
    - Que puis-je pour vous ?
    - Eh bien j'aurais besoin de noter les méthodes de production de votre usine. On m'a dit que vous aviez produit beaucoup plus d'armes que tous les camps de la région sur ce mois. J'aurais aimé constater par moi-même.
    - Vous voulez voir ces singes travailler ? Vous êtes sérieux ?
    - Très sérieux.
    - Euh...eh bien, si vous voulez vous infliger cette peine...bon, suivez-moi, je vais vous montrer.
    "

    Le chef de site quitta sa confortable position de son siège, prit son fusil d'assaut et commença à guider Augustin jusqu'au gigantesque entrepôt, accompagnés d'une dizaine de gardes qui formaient un cortège devant et derrière les deux responsables. Ils passèrent au milieu du bidonville qui entourait l'usine. Evidemment, aucun sol, les baraquements les plus luxueux avaient un coin de paille qui permettait de dormir ou de s'asseoir plus confortablement mais la plupart semblaient dormir à peine le sol. Et vu la clémence du temps götterlandais, ce sol était souvent boueux. D'autres avaient droit à un seau qui faisait office de latrines. Mais pour la plupart, ces logements avaient beau fournir un toit, celui-ci ne résistait pas bien à la pluie, on pouvait apercevoir dans certains logements des flaques d'eau de pluie dans des coins ou en plein milieu.

    Le cortège entra alors à l'intérieur du site. A l'intérieur, il y avait clairement une distinction entre deux salles. Une première qui faisait office de sidérurgie improvisée, qui utilisait du métal de récupération pour fondre ce dit métal et le forger en pièces d'armes grâce à des outils de production visiblement sophistiqués que le commandant a sûrement dû récupérer sur le marché noir à un prix extravagant. La deuxième pièce se chargeait quant à elle d'assembler les armes en question ainsi que les munitions. L'usine était organisée très normalement en une chaîne de production continue, l'usine ne se cachait même pas d'appliquer des méthodes fordistes aux esclaves.

    "Avant, c'était un entrepôt de traitement des poissons. Vous voyez les lignes de montage ? A la base, ils servaient à faire circuler les poissons pêchés sur la côte et les employés du site prenaient les poissons et les vidaient. Autant dire qu'on a dû redoubler d'imagination pour remplacer les maquereaux par des balles et des fusils.
    - Et l'électricité ?
    - On a récupéré plusieurs groupes électrogènes, ça fait fonctionner l'usine pour l'instant et les piaules de mes gars. Eux...bah, ils en ont pas besoin. Cela dit, on commence à manquer d'essence. Il y avait une station NordEnergie à quelques kilomètres de là mais on l'a vidé, on vit sur nos réserves.
    - Combien de temps ?
    - Deux mois ? Peut-être un peu plus si on rationne.

    Il allait falloir redoubler d'imagination, comme disait le chef de site. Augustin savait que la question de l'essence allait devenir un problème à terme. Pas possible d'en importer de l'étranger : le port de Falkenberg était surveillé par la Marine, un tanker se ferait vite troué de part en part. Il y avait bien les quelques plateformes off-shore à une dizaine de kilomètres de la côte mais pareil, ces sites sont souvent déjà occupés par des fusiliers-marins de la Marine qui en ont pris le contrôle au début de la guerre pour approvisionner leurs expéditions en outre-mer. La voie maritime étant bouchée, il ne restait pas beaucoup d'options.

    Soudain, un bruit sec interrompa brutalement les pensées d'Augustin. Il chercha du regard la source du bruit et finit par la trouver. Un des gardes surveillant les esclaves commença à violemment frapper un esclave qui avait quitté, visiblement sans autorisation, la chaîne de production. Grosse erreur. C'était un grand homme, dans les deux mètres, à la peau noire, visiblement épuisé et gesticulant au sol, suppliant son bourreau de ne pas le frapper. Mais pas la peine de supplier, le garde, peut-être un mètre soixante, aussi grand qu'un Teylais, continuait de le matraquer avec une batte de baseball enroulée de barbelés. L'arme de répression par excellence. Il avait un peu trop regardé des séries de mauvais goût, ce petit. Mais cet esclave maltraité n'était pas l'unique exemple de maltraitance sévère dont les esclaves étaient victimes. En étant un peu plus attentif, on pouvait distinguer d'autres scènes du même genre. A l'autre bout de l'usine, on pouvait apercevoir un garde marcher derrière les esclaves proches de la ligne de montage, observant minutieusement leurs gestes et si un seul d'entre eux semblait ralentir la cadence et être plus lent que les autres, le garde n'hésitait à foutre un brutal coup de crosse de son fusil à l'arrière du crâne de l'individu. Ces derniers ne semblaient pas protester et se remettaient immédiatement au travail, sans que le garde ne dise un mot et passe à l'esclave suivant. Augustin en conclut assez vite que c'était une règle implicite que tous les esclaves avaient finis par intérioriser et effectivement, en regardant certaines têtes des esclaves les plus proches de lui, il pouvait distinguer des blessures infectées à l'arrière de la tête. Cela devait donc arriver fréquemment. Dieu sait ce qui se passe si ces pauvres diables ne se remettent pas immédiatement au travail mais le sang gisant par endroits en-dessous de la chaîne de montage, un sang visiblement frais, semble donner quelques indices sur le sort de ces quelques brebis galeuses.

    "Combien de pertes vous avez parmi votre masse servile par mois ?
    - J'ai pas fait les comptes, chef. Cela dit, je peux vous dire qu'on en bute au moins un sur dix. On les remplace vite mais en fumer un au milieu de la chaîne de production, ça...discipline les autres.
    - Je vois, c'est malin.
    - C'est subtil. Cela dit, ça marche pas toujours.
    - Comment ça ?
    - Certains malins s'amusent à faire des fusils défectueux. D'autres s'amusent à cacher une arme de poing sous leurs vêtements et profitent de la fatigue de mes hommes pour passer inaperçus. J'ai perdu trois gars la semaine dernière, un de ces négros avait assemblé un pistolet improvisé et quelques balles et les ont fumés pendant leur pause clope. J'ai un mal de chien à remplacer mes gars, vous comprenez ?
    - Je sais, on est pas très nombreux. Je vais essayer de vous en envoyer dès que j'aurais la possibilité.
    "

    Augustin comprenait mieux pourquoi cette usine était aussi productive dans ce cas. Mais il faut avouer que l'attrition des gardes était un problème qu'il avait aussi du mal à résoudre, surtout que seuls les clérico-fascistes avaient décidés de créer ces camps de travail à grande échelle, seuls eux en subissaient les pertes. Les accélérationnistes gagnaient donc proportionnellement en nombre au sein de la Division. Il observa encore quelques minutes ce macabre spectacle avant de se décider à sortir. L'air été vicié, c'était très désagréable de respirer le même air que les races inférieures. Mais alors qu'il s'apprêta à partir, l'homme noir se faisant rouer de coups par le garde à la batte se releva soudainement, visiblement exaspéré de son supplice et, dominant physiquement son adversaire, saisit le revolver au holster du garde et lui logea une balle en pleine tête. Il surprit un autre garde situé à proximité et avant que celui ne réagisse, l'esclave lui colla un direct en plein visage et profita de son débousollement pour le prendre en otage. La dizaine de gardes servant de cortège à Augustin lèverent leurs fusils d'assaut vers l'esclave révolté.

    "POSE TON ARME !
    - LACHE LE, ESPECE DE BAMBOUIN !
    - NON, HORS DE QUESTION, JE NE VEUX PLUS VIVRE DANS CES CONDITIONS ! LAISSEZ MOI PARTIR !
    - LES GARS, IL ME TOUCHE, BORDEL, RETIREZ MOI CET INSECTE !
    "

    Avant que l'esclave ne puisse dire un mot de plus, la troupe ouvrit le feu sur celui-ci, tuant simultanément l'otage et l'esclave. L'usine entière avait arrêté de produire en constatant la scène. Certains esclaves commencèrent à jurer et à protester, commençant à imiter le comportement de leur défunt camarade. Sans une once de pitié, les hommes de la Massenvernichtung tiraient au coup par coup sur certains esclaves, purement aléatoirement, terrorisant l'ensemble de la masse. Le chef de site sortit son arme de poing et tira en l'air la totalité de son chargeur.

    "SILENCE ! VOUS AVEZ INTERET A VOUS REMETTRE AU BOULOT, BANDE DE MACAQUES DEGENERES, AUQUEL CAS ON VOUS ENVOIE TOUS DANS UNE FOSSE COMMUNE ET ON VOUS REMPLACE !"
    La masse esclave, terrifiée, fut forcée de se remettre au travail. Augustin soupira d'exaspération. Combien d'entre eux il faudra tuer pour qu'ils comprennent qu'ils ne sont que l'outil de la race blanche ? Augustin était convaincu que les tuer, c'était se priver d'une ressource servile utile en temps de guerre. Tout était une question d'équilibre.
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