Création de pays : Coinon de las Vals Fortunadas de Lygia
Généralités :
Nom officiel : Coinon de las Vals Fortunadas de Lygia
Nom courant : Vals Fortunadas
Gentilé : Lygien-ne-s
Inspirations culturelles :
- Provence et Languedoc (Culture et géographie)
- Ligue de Delos (organisation politique)
Langue(s) officielle(s) : Occitan (koiné Provençale/Languedocienne)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Aucune formellement, mais d'autres dialects Occitans sont usités quotidiennement
Drapeau :

La chouette d'Athèna symbolise d'une part l'origine civilisatrice et démocratique Hellène, et d'autre part symbolise la connaissance, l'érudition et la sagesse, qui sont des vertues cardinales pour les Lygiens.
La branche d'olivier symbolise d'une part la paix et la concorde qui rassemble les cités de Lygie, et d'autre part la richesse de la terre.
Le violet représente la lavande, qui a fait la richesse du pays, alors que le blanc renforce la notion de paix interne.
Devise officielle :
Hymne officiel : L'Estaca
Capitale : Gran-Puèi
Population : 2 300 000
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Histoire :
Les origines du peuplement sur les côtes Lygiennes remontent à l'arrivée de l'espèce humaine sur le continent, mais leur entrée dans l'histoire date du début du VIème siècle AEC. La région est peuplée par différentes tribus que les géographes hellènes de l'époque qualifient de Lygienne, et qui donne à l'endroit son nom. Il n'est pas clair si ces populations étaient Indo-Eurysiennes ou non, mais ce qui est certain est que bien qu'influencé par les peuples de culture celtiques environnants, elles ne faisaient pas partie de l'ère culturelle de la Tène. Les Hellènes, toujours à l'étroit dans leurs métropoles d'origines, et sujet aux troubles intérieur et extérieurs qui caractérisent l'époque classique, et sans arrêt à la recherche de nouveaux débouchés commerciaux, se retrouvent à fonder plusieurs colonies et emporions sur les riches côtes de Lygie,, percées de longues vallées fertiles et bien protégées, au débouché de routes commerciales septentrionales.
Jusqu'au début de l'ère commune, c'est une véritable société helleno-lygienne qui se développe. Après des premières décennies un peu conflictuelles où se heurtent deux modes de vie radicalement différents, les deux éléments lygiens et hellènes arrivent à fusionner dans une société hybride. Plusieurs législateurs venus d'hellènies, invités notamment par la métropole de Lycadon, permettent l'établissement d'un mode de fonctionnement démocratique, dite "démocratie lycadonienne". Ce mode de fonctionnement original à l'époque va perdurer jusqu'à nos jours, moyennant des modifications substantielles de l'organisation des institutions et de la définition du corps des citoyens. Elle permet surtout la fusion des éléments hellènes et lygiens dans une unique société. Ce mode de fonctionnement démocratique se diffuse dans la région au sein de l'ensemble des emporions et colonies de Lycadon, puis dans un second temps au sein-même des oppida Lygiennes.
L'expansion et l'arrivée de l'Empire Rhémien dans la région modifie la donne. Dans un premier temps, pour résister à son hostilité perçue, les polis de la région s'organise d'abord dans une symmachie, qu'ils approfondissent ensuite dans un koinon. Finalement, l'empire Rhémien n'aura pas besoin de rentrer en conflit avec la koinon de Lygie pour la soumettre : conscient de son infériorité, la ligue des polis de Lygie se dédiera à l'Empire en échange de conserver son autonomie et sa structure interne. Cette hégémonie culturelle Rhémienne va notamment conduire au remplacement de l'idiome helleno-lygien d'origine par une langue rhémien, dont la descendante est toujours parlée de nos jours. La chute de l'Empire Rhémien au Vème siècle libère la ligue de sa pesante tutelle, au moment même où le christianisme commençait à se développer localement. L'époque est alors à une vaste réaction conservatrice des élites et de la population et à une première persécution des chrétiens au profit d'un retour aux cultes païens. La structure même de la société Lygienne avec ses citoyens soldats, de pair avec une géographique favorable, permet aux cités de l'époque de conserver des forces armées à même de s'opposer aux menées et raids des migrations germaniques qui ravagent alors l'Occident.
La ligue va alors choisir de "sortir" politiquement de l'histoire, en choisissant de se mêler le moins possible des affaires politiques du continent, en favorisant au contraire une vision mercantiliste de son destin : les cités de la ligue n'ont pas vocation à dominer le monde, ni même à y intervenir. Leur but assumé est d'assurer la prospérité de leur société syncrétique éclairée, et de ne pas chercher à se mêler et à s'étendre hors de celle-ci, au risque de la déséquilibrer. Elle se concentre alors sur le commerce, terrestre et maritime, ce qui lui offre d'ailleurs l'opportunité d'établir des relations apaisées et profitables avec Velsna, les deux états occupant des marchés et niches économiques différentes. La ligue va donc traverser la renaissance et rejoindre l'époque moderne sans changement majeur au sein de sa géographie ou de sa société. En revanche, la culture de l'étude de la philosophie va s'ancrer définitivement, avec l'établissement de nombreuses écoles platoniciennes et stoïciennes. Elle ne laissera que peu de place à l'épanouissement des religions, en particulier catholique étant donné l'emplacement. Certains ordres religieux construiront bien des monastères et des églises, mais leur pénétration restera toujours très limitée.
La révolution industrielle va en revanche apporter son lot de bouleversements : le mode de fonctionnement séculaire des cités va être revu en profondeur, tout au long du siècle, pour s'adapter aux changements sociétaux profond qu'apporte l'émergence d'une classe ouvrière. Cela amène une société brutalement laïque, où afin de lutter contre les ambitions politiques personnels décuplés avec les revenus générés par l'émergence de la société industrielle, la démocratie se voit couplée avec une clérocratie poussée. Ce sont ces institutions qui sont toujours en place à l'heure actuelle.
Géographie physique et humaine :
Le pays, essentiellement montagneux, est organisé de par son histoire en suivant les vallées qui partent de la chaîne de montagne septentrionale, et qui débouchent sur les cités antiques du littoral. Les communications entre les vallées ont longtemps été très compliquées, devant passer par des cols dont l'ouverture était soumise aux aléas saisonniers. Ces difficultés de communication ont engendré les particularismes actuels des diverses populations du pays qui parlent toutes une langue romane matinée d'un substrat lygien, qui reste toutefois interintelligibles. Ces fractures ne sont en revanche, de nos jours, plus qu'un lointain souvenir puisque les barrières montagneuses sont maintenant percées de tunnels permettant à la circulation routière et/ou ferroviaire de circuler d'une vallée à l'autre toute l'année.
De fait, l'immense majorité de la population vit dans le fond de ces vallées ou sur le littoral, où se concentre l'activité économique. Les lieux de peuplement situés au-dessus de 1500m d'altitude ont progressivement été abandonnés au début des années 50 avec le déclin du pastoralisme de par la difficulté d'y accéder et d'y vivre, la seule exception à cette règle étant les agglomérations ayant réussi à développer une activité touristique hivernale et/ou estivale. Au nord-ouest et au sud-est du pays se trouvent les deux seules plaines du pays , où se concentre l'essentiel de l'activité agricole des vallées fortunnées.
La géographie administrative est elle particulièrement complexe. De par la nature de son histoire, l'unité administrative de base est celle de la municipalité, étroitement liée à chaque foyer de peuplement. Les limites de l'exercice des droits d'une municipalité sont l'héritage de 1500 ans d'histoires, où chaque communauté a annexé, acheté, échangé et spolié des terres voisines ou plus lointaines, sur lesquelles elle a assis des droits aussi divers que ceux de pâture, d'estive, de coupe de bois, de péage, etc. le tout de manière indépendante ou en co-seigneurie avec plusieurs autres municipalités. En découle une géographie morcelée, imbriquées, que le pouvoir central essaye tant bien que mal de rendre cohérente.
Economie :
La Lygie est un pays prospère avec un niveau de vie élevé. De par sa révolution industrielle précoce, son énergie abondante à bon prix et sa stabilité politique intérieure et internationale, elle a depuis longtemps sécurisé des investissements industriels, tant de la part de locaux que de partenaires internationaux, qui lui ont permis de s'assurer une base industrielle importante.
> Secteur primaire : Le secteur primaire ne représente plus une large portion du PIB du pays. De par la nature de sa géographie, il a en revanche toujours été stratégique, l'auto-suffisance alimentaire étant un but recherché constant, sans être toujours atteint. De nos jours, il n'est plus un indicateur tellement pertinent. Néanmoins, il conserve chez les Faustinans une place culturelle importante de par les nombreuses spécialités protégées. La protection des appellations est souvent un objectif lors de négociations bilatérales. Sans être une puissance agricole ou halieutique majeure, la Lygie du fait de sa population réduite, reste une puissance exportatrice nette, et les métiers associés à la terre conservent un certain prestige social suranné.
> Secteur secondaire : Il a été et il reste le secteur économique le plus important du pays. Dopé par des ressources hydroélectriques abondantes et peu onéreuses d'une part, l'appétence pour l'ingénierie de la population d'autre part et la volonté de dompter un environnement hostile en dernier lieu, le pays se targue de posséder plusieurs industriels du transport de premier plan (automobile, aviation, rail). Ces dernières années, un effort marqué a été entrepris afin de dépasser ces industries du XXème siècle afin de se tourner vers le génie génétique et les OGM d'une part, et vers la recherche en physique fondamentale d'autre part, incluant une part d'exploration spatiale.
> Secteur tertaire : Le secteur, longtemps parent pauvre de l'économie nationale phagocytée par son industrie mécanique, est cependant en forte croissance avec une importante industrie du tourisme de montagne, tant estival qu'hivernal. En revanche, la Lygie n'est pas encore une économie de service, et elle ne dispose pas d'électronicien ou de développeur de software de renom.
Mais ce qui fait l'originalité de son économie, calquée d'une certaine manière sur le mode d'organisation politique, est son organisation sous le système de la coopérative. Les outils de production sont la propriété commune et inaliénable des cités et par extension de leurs citoyens. Ils sont autogérés au quotidien par les travailleurs qui les exploitent, tandis que les grandes orientations stratégiques sont décidées collégialement par l'ensemble des citoyens possédant l'ensemble de leurs droits civiques, le mode d'application relevant lui des travailleurs. Ainsi, il n'existe que peu de grands groupes industriels en Lygie, qui applique plutôt une logique des districts Marshalliens : une multitude de petites entités (coopératives en l'occurence), qui se font éventuellement concurrence mais qui surtout se poussent l'une l'autre à innover tout en restant agile face aux évolutions des attentes de la population. Il existe cependant certaines exceptions pour les domaines stratégiques où l'état fédéral pilote.
Mentalité de la population :
La population du pays est attachée à plusieurs aspects clefs de l'identité du pays :
Elle est profondément attachée au fonctionnement par démocratie directe de sa vie quotidienne, étant très politisée. Elle est globalement fière de son système politique, hérité de 2 500 ans d'évolution continue.Elle est, dans une large majorité, anti-cléricale (cf. paragraphe ci-dessous).Elle reste, finalement, attachée à sa neutralité, principalement par désir de conserver ses avantages compétitifs qui font du pays un pays prospère. Cet aspect peut cependant prendre une coloration isolationniste et xénophobes chez certains, ou méprisante et paternaliste chez d'autres. Elle conserve un sentiment parfois mal placé de supériorité, empêchant la mise en place de programmes de collaboration bilatéraux ou multilatéraux. De par sa fierté, et malgré une mentalité tournée vers le progrès, elle conserve certains aspects archaïsants dans sa mentalité quotidienne.Elle est extrêmement campaniliste. Alors que de l'extérieur, le sentiment de supériorité susnommé peut donner une impression d'unité (qui reste réelle), en interne, le pays est extrêmement fragmenté, selon des critères géographiques et/ou historiques.
Culturellement, la population de la ligue descend, dans son immense majorité, des citoyens hellèno-lygiens vivant sur le territoire de la ligue, dès l'époque antique. Elle reste assez homogène, ce qui n'est pas très surprenant sur un territoire d'une superficie somme-toute réduite. On note cependant une immigration italique récente assez nombreuse, qui trouve son origine dans la volonté de la part de plusieurs cités de développer la culture du riz dans les grands espaces marécageux du delta. La question de leurs droits sociaux, pour cette population présente depuis plusieurs générations mais pas toujours citoyenne malgré le temps.
Place de la religion dans l'État et la société :
Illégale, et combattue.
Dans leur majorité, les Lygiens se considèrent comme les héritiers de la philosophie aristotélicienne et stoïcienne dont ils sont dépositaires depuis la fondation de la ligue. L'opinion des gouvernements successifs, largement (mais pas universellement) partagée par la population est que les religions sont des institutions du passés, qui ont pu avoir leur utilité un temps, mais qui sont maintenant devenues obscurantistes et oppressives, visant à maintenir les masses dans un état de subordination spirituelle au service d'une caste en imposant des dogmes sociaux archaïques. Elles empêchent l'utilisation de tout le potentiel de l'esprit humain, pourtant le plus bel indice d'une existence du divin, restreignent le progrès de l'humanité en le détournant des considérations physiques, et affaiblissant le concept de responsabilité individuel. Les religions organisées sont donc vues
La spiritualité n'est pour autant pas absente de la vie des citoyens :
Certaines églises protestantes survivent, à l'instar des "églises bibliques", jouant sur la définition de clergé. Elles sont néanmoins étroitement surveillées par les services de l'état, et régulièrement fermées lorsqu'elles se structurent trop.De manière générale, débarrassée de l'intermédiaire encombrant avec le divin que sont les clergés, une part sensible de la population Lygienne est résolument déiste, concevant son propre rapport avec Dieu ou une entité pouvant s'en rapprocher, ainsi que diverses pratiques ésotériques. De manière générale, cependant, le gouvernement à travers une emphase sur l'enseignement scientifique, essaye de contenir d'éventuels débordements de ces pratiques. A l'instar des religions, les sectes organisées sont également combattues.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
La Coinon de las Vals Fortunadas est une (con)fédération d'un grand nombre de cités très fortement autonomes qui ont librement choisies de collaborer sur un ensemble de thématiques régaliennes.
La base de tout le système est le citoyen doté de ses droits civiques, ce qui correspond aux personnes qui remplissent les conditions suivantes :
- Enfant d'au moins un parent citoyen
- Âgé d'au moins 16 ans
- Âgé de moins de 70 ans
- Aillant accompli son service militaire (ou son service civique si exemptée)
La conduite des opérations législatives régaliennes, faite à un niveau fédéral, relèvent elles de deux assemblées : une chambre haute de 600 personnes sélectionnées au hasard complet parmi une population de citoyens volontaires, parents et dépositaire d'un examen à renouveler tous les dix ans visant à justifier un niveau académique suffisant dans tout un ensemble de disciplines relative à la bonne gestion de l'état (relations internationales, sociologie, économie, etc.). Cette assemblée a pour but de d'être le plus représentatif possible de la composition sociale du pays.
Une seconde chambre existe également, composée d'un citoyen par cité du pays. Elle a pour fonction d'assurer la représentativité géographique du pays, et agit comme un organe de contrôle de la chambre haute, évitant la prise de décision trop nuisible à certaines cités démographiquement faible et donc peu représentées.
Un second contre-pouvoir existe également : certaines décisions de la chambre haute peuvent être soumises à une ratification générale de l'ensemble des citoyens si plus de 40% des deux chambres s'opposent à la décision prise. Elle est donc renvoyée devant le peuple.
Les deux chambres sont renouvelées par tiers tous les ans (un mandat dure donc 3 ans, ou jusqu'à démission).
Finalement, quelques figures exécutives nécessaires au bon fonctionnement de l’État et exigeant un niveau de compétence poussé (les stratèges en charge de la défense par exemple, les ambassadeurs et autres représentants internationaux, etc.) sont elles aussi tirées au sort selon les mêmes modalités. Les mandats, impératifs, durent cependant 6 ans : 3 ans en position junior auprès du représentant précédent pour des besoins de formation et afin d'assurer le suivi des dossiers, et 3 ans en position responsable de senior.
Ainsi, aucun de ces postes exécutifs n’est confiés à une unique personne, mais plutôt à des directoires de 6 personnes comprenant juniors et seniors et avec présidence annuelle tournante.
Principaux personnages :
Aucun. Les pouvoirs exécutifs sont aux mains de directoires à présidence tournante.
Politique internationale :
Le pays, historiquement marqué par l'hostilité de ses voisins puis par son engagement de neutralité perpétuelle, replié sur son réduit montagneux, a une tradition isolationniste sur le plan diplomatique. Ses relations diplomatiques se réduisent à respecter la souveraineté de ses voisins au niveau de l'état et à signer des accords de gré à gré en fonction de ses intérêts, à savoir majoritairement la signature de traités commerciaux pouvant améliorer la prospérité du pays, avec des états dont les institutions semblent un tant soit peu éclairées. Le pays est suspicieux à l'égard des organisations internationales, jalousant sa souveraineté et craignant de devoir se départir de sa neutralité contre son gré.
Le gouvernement n'a en revanche aucunement prise sur la société civile, et cette dernière peut être bien plus interventionniste au travers de personnes privées, des fondations ou associations. Plusieurs organismes en particulier sont de puissants promoteurs de l'anti-cléricalisme ou du communalisme dans le monde, qui n'ont néanmoins jamais (officiellement) de liens avec l'état.