Création de pays : NOM DU PAYS
Généralités :
Nom officiel : Empire Osvaran
Nom courant : Empire Osvaran
Gentilé : Osvaran, Osvaranne
Inspirations culturelles : Empire Ottoman, les pays du Golfe
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Turque Osvaran, arabe Osvaran
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Différents dialectes turques, arabes, tatars et géorgiens
Drapeau :

Devise officielle : Des sables jusqu'aux cieux, les fidèles triompheront
Hymne officiel :
Capitale : Nurvan
Population : 12.500.000 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Histoire :
Les peuples de l'Empire Osvaran n'étaient autrefois guère lié par le même sentiment d'unité nationale qu'à notre époque. Pour le plus clair de leur histoire, ils étaient divisés en tribus, puis en clans, qui s'affrontaient par les armes ou par les complots. Ces groupes étaient parfois composites (des turcs alliés à des géorgiens, voire à des tatars, au sein des mêmes frontières) ; mais bien souvent, les points de divergence étaient "trop importants" pour que ces peuples oeuvrent main dans la main.
Nous pourrions citer des exemples multiples, comme celui du clan al-Dagh qui ambitionnait d'unifier la région (et qui fut très proche d'y parvenir), ou encore d'Alkawmin, dont les raids destructeurs étaient les faits d'armes principaux. Mais aucun de ces clans ne connut le même succès que celui de la Dynastie Al-Mukhtar.
Osvar, chef de cette dite Dynastie, revint en 1497 d'un voyage en Eurysie de l'Ouest, apportant avec lui quantités de livres, de bibelots et d'oeuvres d'art. La nouvelle se répandit, dans un premier temps, au sein des frontières de son clan, puis dans toute la région.
Au fil des mois, les différents clans à prédominance turcs furent épris d'un respect mêlé de fascination à l'égard de toutes ces prouesses civilisationnelles. La région en fut polarisée : d'un côté, les plus conservateurs estimaient que la propagation des idées progressistes était une forme d'impérialisme Eurysien ; de l'autre, les adeptes de la Dynastie al-Mukhtar voyaient dans ces idées une avancée intellectuelle majeure. Ce ne fut qu'une question de temps avant que les progressistes des différents clans se soulevèrent, brandissant l'étendard du Grand Osvar autant que celui de l'Illumination.
En 1509, les différents groupuscules progressistes avaient gagné, et, l'un après l'autre, ils jurèrent allégeance à l'Empire Osvaran nouvellement fondé.
En 1562, face aux instabilités religieuses dans les régions Eurysiennes, le descendant d'Osvan al-Mukhtar, Aylan al-Mukhtar, décida de consolider le pouvoir et la stabilité du peuple musulman de l'Empire, en fondant une institution religieuse nommée Majlis al-Nur. "Le conseil des Lumières" se porte garant, jusqu'à ce jour, de la prospérité du peuple musulman : investissements, dons, aides humanitaires... Mais son utilité première est le développement intellectuel et économique de toutes les strates sociales musulmanes au sein des frontières de l'Empire Osvaran.
Au fil des siècles, l'identité culturelle de la population Osvaranne s'imprégna totalement de "l'illumination". Le peuple de l'empire, qui se définissait jusque là comme musulman avant tout, accordait désormais une importance capitale à l'ouverture intellectuelle, à l'ambition économique et à la mobilité sociale, de sorte que leur conception même de la religion s'était métamorphosée.
Vers le 18e siècle, une idée nouvelle fit son arrivée au sein de l'Empire Osvaran : la laïcité. Certains groupes revendiquaient leur "liberté de penser", que le Majlis al-Nur traduisait par un dévoiement à la foi. Quoique tolérante et ouverte au débat, la société Osvaranne excluait la religion musulmane lorsqu'il s'agissait de remettre en cause un quelconque aspect de son héritage.
Ainsi, si aucune répression violente ne fut mise en place à l'égard de ce nouveau courant de pensée, les partisans de la laïcité étaient marginalisées, mis de côté. Les seules personnes capables de gravir les échelons de la société étaient les adeptes de l'Islam, et, dans une moindre mesure, ceux qui l'acceptaient comme religion d'état irremplaçable.
Au 19e siècle, l'automatisation de la production et le développement industriel permirent une croissance économique remarquable... au prix d'une exploitation intensive des effectifs humains. L'industrie dominait le marché, menant en déroute les artisans, et contraignant des milliers de personnes à accepter une rémunération misérable.
Le Majlis al-Nur, dans son espoir de façonner une société sans précarité, introduisit, sous l'égide du Padishah, un salaire horaire minimal à respecter. Cette décision eut pour effet d'apaiser la classe populaire naissante, au dépens des industriels qui espéraient s'enrichir sans dépenses excessives.
La logique de l'Empire Osvaran était simple : s'assurer que les musulmans accèdent à la grandeur. Or, la classe ouvrière s'avérait être une nécessité dans une nation industrielle, alors il fallait faire en sorte qu'elle ne tire pas la société vers le bas.
Au 20e siècle, la modernisation de la presse transforma les petits groupes marginalisés en courants de pensée. Si le gouvernement ne leur accordait aucun pouvoir, les différents journaux affiliés à ceux-ci appuyaient régulièrement leurs revendications. Ainsi, la seconde moitié du 20e siècle vit la recrudescence de mouvements laïques, socialistes, et, dans une moindre mesure, conservateurs. La censure n'était néanmoins guère une solution. Le gouvernement des al-Mukhtar devait faire preuve de stratégie : chantage, pièges, rachat de maisons de presse dissidentes...
Vers la seconde partie du 20e siècle, et jusqu'à nos jours, l'Empire Osvaran est considéré comme plutôt avancé sur le plan du développement humain. La criminalité y est basse, le revenu moyen y est élevé, et la grande majorité de ses citoyens est académiquement éduquée. Mais elle souffre aussi d'une certaine hétérogénéité dans l'idéologie de sa population, d'une certaine dissonance quant à la liberté d'expression, et d'une sorte d'élitisme grandissant chez ceux ayant "réussi leur vie".
Mentalité de la population :
Les citoyens de l'Empire Osvaran se caractérisent avant tout par une forme combativité sociale, qui les pousse à chercher l'excellence, sinon la perfection, dans un ou plusieurs domaines. Depuis l'avènement d'Osvar al-Mukhtar et la fondation du Conseil des Lumières, chaque génération transmet l'ambition à la suivante. Les Osvarans sont baignés dès leur plus jeune âge dans un climat de comparaison. "Regarde les bonnes notes de cet enfant", puis, une fois conscients de leur société, "regarde comme les habitants de ce pays travaillent d'arrache-pied".
A cette détermination s'ajoute le sentiment d'appartenance. Quoique culturellement et linguistiquement composite, la société Osvaranne accorde une valeur immense à la religion musulmane. En fait, les deux aspects évoqués précédemment sont intrinsèquement liés : on devient excellent pour être bon musulman, et on mérite d'être musulman car on est excellent. (Voir plus dans la section "place de la religion...")
La loyauté des Osvarans ne se limite pas à leur religion. Il existe au sein de leur culture un respect des ainés, des supérieurs hiérarchiques et des figures d'influence. Ces derniers ont atteint cette position du fait de leur expérience ou de leur ardeur, dit-on dans les rues de Nurvan. Cette conception des rapports de pouvoir est d'autant plus visible que lorsqu'un Osvaran s'oppose ouvertement au système, la norme consiste à se méfier de lui. En conséquent, les courants opposés au gouvernement (laïcité, conservatisme...) sont aussi opposés au citoyen lambda.
Ainsi se présente une grande nuance, voire même une contradiction, au sein de la population Osvaranne. Il est logique, et même souhaitable, de faire preuve d'esprit critique, mais les personnes ayant connu une grande ascension dans une telle méritocratie sont, par définition, méritantes, et donc dignes d'un respect sans équivoque.
C'est cet aspect de la société Osvaranne que certains détracteurs pointent du doigt. Cette méritocratie serait en fait une oligarchie déguisée, où l'effort fourni par le passé, ainsi que les aptitudes innées ou acquises, justifieraient l'invulnérabilité.
En ce qui concerne les coutumes et les traditions, les Osvarans estiment généralement qu'il s'agit d'un patrimoine dignifiant mais qu'il faut aborder avec une certaine légèreté. Les nations qui mettent leurs us sur un piédestal seraient parfois rigides, souvent arriérés. Une vision des choses que les cercles traditionnalistes considèrent comme une preuve de la décadence moderniste.
En quelques mots, si l'on devait résumer la société Osvaranne, on pourrait la décrire comme irrévocablement musulmane, mais critique, progressiste et moderniste ("Le monde évolue ; les Osvarans devraient en faire de même"), mais parfois tiraillé par ses propres contradictions et un climat politique intérieur semblable à une bombe à retardement.
Place de la religion dans l'État et la société :
Comme évoqué précédemment, l'Islam représente, pour les Osvarans, un capital d'appartenance et de fierté. Dans l'Empire, les chrétiens, athées et autres sont perçus comme des rivaux naturels, trait de caractère qui exacerbe l'esprit de compétition des citoyens.
Cette sacralisation de la foi (mis à part chez les défenseurs de la laïcité, bien sûr), qui contraste avec l'ouverture d'esprit prôné par la population, donne l'impression d'une certaine versatilité aux peuples rivaux. Les Osvarans ont le droit de tout critiquer, de tout remettre en question, sauf la religion.
En réalité, l'Islam n'est guère considéré comme un simple système de dogmes, ou comme une croyance, mais comme une identité fondamentale. Le critiquer reviendrait donc à remettre en cause sa raison d'être même.
En outre, certains Osvarans estiment avoir un devoir ; celui de rendre fier le Tout-puissant Allah, et montrer au monde que l'Islam est une religion de grandeur et de surpassement.
Si, légalement, les fidèles des religions autres que l'Islam jouissent des mêmes droits et des mêmes devoirs, ils sont, dans les faits, considérés comme "secondaires" par rapport aux musulmans. Dans la logique d'un Osvaran, permettre à un autre musulman de gravir les échelons de sa structure est une main tendue vers un frère, tandis que le même geste à l'égard d'un chrétien ou d'un athée est perçu comme du gâchis, voire une forme de trahison.
Politique et institutions :
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