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Rapports stratégiques terrabilissiens.
Posté le : 15 mai 2026 à 21:46:34
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Ici seront publiés les rapports commandités par les Syndicats de Terrabilis.
Posté le : 15 mai 2026 à 21:50:54
Modifié le : 15 mai 2026 à 21:51:08
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Comptoir commercial de Saint François des Océans, dépendant administrativement parlant des autorités de Terrabilis et de l’administration akaltienne.
Note adressée aux directeurs de la Coopérative Syndicale de Terrabilis, note adressée aussi au Bureau des Syndiqués.
La situation locale peut paraître simple à comprendre au premier abord, d’un coté, les puissances continentales et mondiales aiguisant leurs crocs, de l’autre, les petites puissances tentants d’affirmer et d’affermir leurs positions sur la scène régionale en profitant des intérêts des grandes puissances et un adoptant un comportement qui s’adapte à la plupart des situations, quitte à être en désaccord avec ses principes. Mais malheureusement, le contexte régional évolue au gré des actes de l’un et de la réponse de l’autre, si le détroit n’est pas exposé à une guerre entre les puissances locales, du fait de la présence d’un arbitre quasiment intouchable, la concurrence peut être rude et parfois menaçante avec la seconde puissance, le « rival » (difficile bien entendu de rivaliser la première puissance mondiale dans la plupart de niveaux) kah tanais aux antipodes idéologiques des îles fédérées de l’Alguarena. Mais pour autant, le plus inquiétant reste la présence de plusieurs états représentants des dangers pour le commerce, notamment le Costa Suenaleja spécialisé dans divers trafics et dominés par une élite de narcotrafiquants. Mais néanmoins la région reste dynamique et attractive notamment avec l’apparition et l’émergence de puissances commerciales et économiques. Ainsi, tout au long de cette présentation je tacherai d’expliquer et d’illustrer les propos que j’ai mis en évidence dans cette brève introduction en suivant une trame simple qui présentera l’influence que joue l’Alguarena et sa « rivalité » avec le Grand Kah, les risques que le Costa Suenaleja représente et bien entendu les dynamiques de puissance dans cette région en grande partie conservatrice.
l'Alguarena est en premier lieu un acteur mondial, et c’est uniquement en prenant en compte cette information que l’on peut comprendre le jeu géopolitique la première puissance économique, militaire et scientifique (2034 sites industriels civils, 141 complexes militaro-industriels et 55 centres de recherches). Car cette puissance s’est en premier lieu doter d’une aire d’influence, à commencer par la domination du golfe alguareno ou d’Aleucie, qui représente un enjeu de sécurité à n’en pas douté, en effet, il nous est nécessaire de rappeler que la présence de la multitude d’îles qui composent son territoire lui permettent de disposer de bases navales avancées. Ces dernières permettent ainsi à l’Alguarena de disposer d’une flotte conséquente et surtout d’une capacité de projection très importante, notamment lorsque son territoire est un point stratégique qui permet de relier l’Aleucie (notamment la presqu’île d’Aleucie) au reste du monde, autrement dit un point stratégique clé ou transite une grande partie du commerce mondial, première puissance économique oblige… De plus, le manque d’intérêt des gouvernants alguareno quant aux actualités locales, permet aux nations d’évoluer sans risquer de se retrouver pris à partie par la fédération alguareno, permettant la naissance des autres puissances en rien vassales ou influencées par la première puissance mondiale. Ce manque d’interférence permet ainsi de favoriser la croissance économique locale et continentale et de diversifier les flux commerciaux entrants et sortants.
Le continent aleucien compte ainsi de nombreuses puissances, certaines tentent de s’affirmer en tant que leader à l’internationale, comme la fédération de Stérus, qui peut être considérée comme une sorte de puissance à tendances hégémoniques et qui priorise le développement militaire et ce aux dépens de l’économie, cela a d’ailleurs mené à une concurrence farouche avec les anciens alliés westaliens qui eux s’étaient tournés vers le commerce et la croissance économique. Menant à une rivalité entre les deux puissances de l’A.S.E.A qui vient de perdre le Stérus à cause de cette rivalité qui a pu devenir une sorte de haine entre les deux états. Mais d’autres, à l’instar du Westalia se tournent (comme évoqué plus tôt) vers les affaires, ainsi, nous avons appris que le groupe Akiyama Corporation a acheté plusieurs dizaines d’hectares (une cinquantaine d’après nos informations) pour pouvoir étendre ses activités dans la région et ce pour 1.500.000.000 de talents antériniens, autrement dit, une fortune. Ces puissances commerciales peuvent d’ailleurs devenir des atouts et des alliés de poids pour Terrabilis si des accords sont trouvés. Nous pouvons aussi rappeler que la plupart des puissances ayant des pieds à terre à Ahawala sont des économies surdévellopés, prenons comme exemple l’Empire du Nord, seconde puissance du continent aleucien (derrière le Lofotène tandis que l’Alguarena est au Paltoterra.) tandis que Westalia est dans le top 30 des principales puissances économiques. Nous pourrions aussi nous attarder sur le fait que l’immense golfe d’Aleucie est bordé par des états appartenant à l’A.S.E.A formant une communauté économique qui pourrait favoriser les échanges avec notre entreprise. De plus, il est à noté que la seconde puissance mondiale borde de manière lointaine, certes, le golfe, permettant d’accroître la concurrence et surtout le transit international dans la région, surtout lorsque cette dernière est un état à tendances anarchistes se rapprochant de nos idéaux de coopération entre agriculteurs.
Malheureusement, une fois de plus, certains états rendent le trafique international plus difficile et ce à cause notamment de la présence d’un narco-état doublé d’une dictature militaire usant de la violence à l’encontre des populations natives et de l’opposition en général, nous vous renvoyons sur une entrevue avec un millionnaire se vantant d’avoir été torturé à cause de ses opinions politiques, et annonçant fièrement qu’il adoptait une politique libertarienne en n’hésitant pas à délocaliser pour faire des économies en payant le moins possible ses ouvriers, ainsi cette dictature est en parfaite opposition avec nos principes syndicalistes. Mais le plus pénible n’est pas tant la parfaite contradiction de nos valeurs, c’est plutot le fait que le Costasuenaleja est une oligarchie de trafiquants et de meurtriers, autrement dit que ces derniers ne se mettent à menacer le trafique de Terrabilis du fait que la compagnie n’ait pas les moyens techniques pour se défendre et protéger ses convois. Ainsi, si les navires nordistes, westaliens et certainement akaltiens sont protégés face à des attaques de « barons de la drogue », les risques que ces derniers se retournent contre nos vaisseaux sont grands, et l’Empire refusera certainement d’intervenir dans ce cas de figure. Ainsi, nous recommandons à l’entreprise de se doter d’une force armée conséquente afin de lutter contre les trafiquants locaux représentants une véritable menace pour nos employés et pour nos intérêts. Car si pour l’instant le narco-état oligarchique de jouit pas d’une flotte très importante (pour ne pas dire inexistante) nous devons nous rappeler que ceux qui torturent les opposants politiques n’auront aucun scrupule à s’attaquer au citoyen d’une puissance émergente, surtout lorsqu’ils représentent une compagnie syndicaliste.
Présentation des intérêts de la région pour Terrabilis :
Mais si je me permet de présenter d’une manière superficielle les dynamiques, ou du moins les forces régionales, l’hyperpuissance alguarenaise, les dissensions entre les membres de l’A.S.E.A et les menaces du Costasuenaleja… C’est avant tout pour pouvoir vous présenter les intérêts de la région aux yeux de Terrabilis. Ils sont nombreux, et la plupart sont purement géographiques et économiques voire quelques peu géopolitiques. Et si elles ne sont pas nombreuses, elles restent tout de même solides, loin d’être de simples arguties mais au contraire des arguments valables et concernant pour la plupart les intérêts même de Terrabilis. Ces arguments vont ainsi de la concurrence commerciale entre Terrabilis et les compagnies afaréennes jusqu’à l’espace économique de l’A.S.E.A qui permettrait à la Coopérative de s’implanter dans les marchés aleuciens. De plus cela nous permettrait de gagner en influence au niveau du marché ducal, notamment avec la reprise des activités boursières (interrompues depuis la sécession des républiques etznabiennes). Nous pourrions aussi noter l’intérêt que représente la région notamment grâce à la présence d’un espace commercial avantageux pour nos affaires. Nous pourrions aussi rappeler que ce comptoir pourrait devenir une plaque tournante dans notre plan d’implantation et de lutte contre les compagnies afaréennes. Nous présenterons chacun de ces arguments dans l’ordre que nous avions énuméré plus haut, plus simplement, nous aborderons dans un premier temps les intérêts que ce comptoir nous apporterait au niveau ducal, continental et surtout dans notre lutte contre la concurrence afaréenne et nazumie (les diverses compagnies commerciales antériniennes et des continents sous influence de l’Empire).
En effet, nous pourrions avoir intérêt à posséder un comptoir sur la cote aleucienne, et ce notamment pour des raisons économiques et pour dominer le commerce ducal et son alimentation en aliments issus des sols et en d’autres denrées agricoles. Car oui, l’indépendance d’une partie de l’ex nouvelle-Antérinie rebats les cartes de la grande distribution locale, la principale firme (Aleucialiments) provinciale produisait tout sur place promettant ainsi des produits de qualité et surtout peu chers. Comme vous le savez, les anciennes réglementations impériales qui limitaient les activités dans grandes firmes (afin de préserver la compétitivité et la Concurrence Pure et Parfaite dans les marchés coloniaux) antériniennes et étrangères nous empêchaient de pouvoir prendre durablement pied sur ces territoires limitant ainsi nos profits. Mais comme rappelé plus tôt, la chute des principaux sites de productions d’Aleuciamliments et de ses concurrents nous permet d’envisager et de prévoir la chute des petites entreprises présentes sur place (d’ailleurs, Aleucialiment est actuellement dans une crise de dette et vient de nous céder la quasi-totalité de ses actions) et rebattant les cartes, en effet, les sites de production restent toujours sous contrôle etznabien et l’intégration de certaines exploitations locales permettrait de former une base solide pour lancer notre filiale (en cours de développement) de la grande distribution et d’affaiblir ainsi les P.M.E locales afin de dominer le marché agroalimentaire dans la province. De plus, l’intégration de quelques coopératives etznabiennes nous permettrait de nous « exporter » au sein du continent aleucien et peut être même d’acquérir en respectabilité auprès des états natifs.
Mais si la désintégration des petites compagnies de redistribution suite à la perte de leurs bases arrières qui leur fournissaient les denrées vitales à la vente est une opportunité à saisir pour alimenter le Grand-Duché à l’avantage de Terrabilis, l’ouverture de ce port Franc nous permettrait de pouvoir disposer d’un nœud logistique solide qui permettrait de tenir l’alimentation locale dans un premier temps (nous laissant assez de temps pour pouvoir ainsi incorporé quelques exploitations etznabiennes pour pérenniser l’ensemble…) puis pour jouir d’un comptoir en plein centre de l’un des océans les plus fréquentés au monde et pouvoir ainsi nous ouvrir la voie à plusieurs partenariats dans la région, notamment avec les états de l’Agence pour la Sécurité Économique Aleucienne qui représentent de potentiels partenaires privilégiés pour Terrabilis. En effet, l’accord économique que l’Empire a proposé à l’organisation aleucienne nous permettant (si ce dernier est accepté) de pouvoir nous intégré dans cet espace économique riche en opportunités. Notamment car les états aleuciens (au même titre que l’Empire) sont des états émergents, autrement dit nous pourrions ainsi jouir de clients jouissants d’une économie en pleine croissance que notre comptoir pourrait servir de base arrière pour pouvoir envoyer depuis Ahawala des cargaisons de produits agricoles le temps que nous puissions établir des coopératives locales. Ainsi, ce comptoir nous permettrait d’installer une base qui pourrait servir d’entrepôts géants pour accueillir nos produits et les exporter à travers toute l’Aleucie et ce grâce aux négociations que l’Empire mène actuellement avec les états de l’A.S.E.A. Autrement dit nous devrions ainsi exercer une pression sur le gouvernement pour qu’il accélère les négociations avec l’agence aleucienne.
Nous oublions de prendre en compte un autre fait important qui pourrait motiver nos besoins d’avoir ce fameux comptoir à Ahawala. En effet, nous avons rappelé que ce point d’ancrage pour nos navires de commerces est situé à un endroit stratégique, qui nous permettrait d’alimenter de nombreux membres de l’A.S.E.A suite à de potentiels accords qui seraient signer avec l’Empire Antérinien. Mais on devrait aussi noté que ce site est un point de ravitaillement obligé pour la plupart des navires de commerces voulant rejoindre l’ex-Nouvelle Antérinie et ses marchés… Bloquant ainsi la route aux compagnies de Marcine et Kalindi, véritables menaces pour nos intérêts en Afarée et nous permettant par la même de jouir de moyens de pression efficaces pour les forcer à nous ouvrir les portes de leurs marchés. Certes, vous pourriez considérer qu’ils n’auraient aucun intérêts à céder devant nous, d’abord car le Royaume est dix fois plus peuplé que le Grand Duché, autrement dit pourquoi nous laisseraient ils les concurrencer pour un marché de 10 millions de consommateurs ? D’abord car ils sont moins riche que les Néos-antériniens, populations les plus riches de l’Empire suite à la réouverture de la Bourse et des investissements massifs de la part de la Métropole dans la région tout en prenant en compte le fait que la dette des provinces sous administration de la Nouvelle-Antrania ayant faits sécession est devenue (la dette) dépendante des Républiques Etznabiennes, expliquant ainsi le relatif manque de développement des trois provinces et les motivations que nous avons pour financer certains projets locaux. Ainsi si les Compagnies Afaréennes nous ouvrent leurs marchés, nous pourrions ainsi prendre un avantage décisif avec la créations de la nouvelle marque précédemment évoquée. Car s’ils refusent, nous pourrions profiter de notre position dans le détroit pour faire payer aux navires antériniens un prix plus élevé au niveau du ravitaillement, certes, ils pourraient acheter une autre concession, mais est-ce que l’Akaltie accepterait que plusieurs comptoirs antériniens seraient situé à moins de quelques kilomètres chacun ? Bien sur que non, ensuite le prix reste tout de même conséquent, environ 300.000.000 de talents devraient être déboursés dans ce comptoir et ce sans compter les investissements pour mettre en valeur la concession portuaire.
Détails concernant la gestion et l’exécution du projet.
Si nous avons pu voir que la région est pleine d’intérêt pour Terrabilis, à la fois dans l’Ex-Nouvelle Antérinie ou elle peut espérer s’imposer face au manque d’intervention des autres firmes antériniennes et surtout depuis l’immense libéralisation de l’économie antérinienne, que le continent aleucien pourrait même devenir un nouveau débouché pour nos produits, de plus cela nous permettrait ainsi de pouvoir rivaliser encore plus les Compagnies Commerciales Afaréennes. Mais dans l’hypothèse ou notre recommandation d’investir dans une concession portuaire à Ahawala serait retenue, il nous paraît approprié de présenter les infrastructures et la gouvernance de ce comptoir. En effet, c’est la première fois que l’entreprise sera amenée à administrer un territoire non antérinien, ainsi il nous faut à tout prix pouvoir statuer dès maintenant et ce afin de gagner un temps précieux quant à l’organisation et la gestion interne de ce comptoir afin de n’omettre aucun détail à l’avenir et pouvoir redirigé certains points lors de l’acquisition d’autres comptoirs, notamment (peut être) au Chandkolza depuis l’ouverture de nouvelles bases antériniennes dans la région. Nous devons aussi prendre en compte une chose dans notre démarche, les autorités akaltiennes, ainsi nous développerons les possibilités qui nous sont offertes pour pouvoir gérer le comptoir de Saint François des Océans et ce dans le respect des populations locales ainsi que dans leurs intérêts économiques.
Les infrastructures locales sont un sujet complexe, en effet, si nous sommes prêt à payer 300 millions de talents au gouvernement akaltien, nous devons être prêt à débourser tout autant, voire plus pour le développement des habitations (pour les ingénieurs qui seront depechés sur place), des docks et des quais qui seront installés sur place afin de permettre l’accostage des navires de commerce. Néanmoins il sera aussi nécessaire de préparer le plus d’infrastructures possibles pour pouvoir accueillir les marins antériniens (d’origine aleuciendienne, en effet, les règlements en vigueur en Akaltie n’ont pas encore étés modifiés suite à l’apaisement des tensions entre l’Empire Antérinien et l’Empire des Cités) même si, la location de bâtiments en Akaltie permettrait de résoudre temporairement le problème. Nous pensons aussi que des grues et autres moyens de manutention permettant de soulever les conteneurs à destination de la Nouvelle Antrania, voire de l’Aleucie seront nécessaires. Un immense parc d’entrepôts devra être mis en chantier pour pouvoir atteindre nos objectifs que nous avons précédemment rappelés. Il est aussi nécessaire d’établir quelques bureaux qui permettraient à l’administration (antérinophone) locale de gérer le flux de marchandise et de transférer des rapports réguliers sur l’avancement des travaux et de nos objectifs. Nous supposons aussi que l’installation d’un nœud logistique (et ce avec l’accord des autorités akaltiennes et des autres entités ayants loués des ports dans la zone) pourrait être nécessaire pour permettre de relier plus facilement les quais au reste des infrastructures. Ces divers aménagements pourraient coûter entre un milliard et un milliard trois cent millions, autrement dit des investissements conséquents qui auront intérêt à s’avérer fructueux sur le long terme.
Mais néanmoins, un personnel nombreux et compétent devra être dépêché dans la région, à commencer par quelques dizaines d’ingénieurs qui se chargeront d’établir les premiers plans pour nos infrastructures et les premières estimations quant au coût réel. Ainsi, des locaux devront au préalable être installés et quelques ouvriers devront être envoyés en renfort pour soutenir les-dits ingénieurs. Lorsque les premiers bâtiments seront installés, nous pourrons faire intervenir les nouveaux cadres nouvellement promus par les Hautes Écoles Impériales de Commerce, et des Facultés Impériales de l’Administration et de la Gestion, ainsi, ces derniers pourront prendre en charge le domaine administratif à proprement parlé, ils pourront ainsi commencer à mettre en place l’administration locale qui devra être un savant mélange entre respect de nos valeurs syndicalistes et respect des obligations commerciales, et ce en s’adaptant aux budgets qui seront alloués afin d’entretenir les installations. Les cadres de l’administration ont donc des pouvoir élargis dans la gestion de la concession, ils devront prendre des décisions lorsque des cas graves se présenteront, comme une perte de rentabilité ou d’efficacité par exemple. Ainsi, un « gouverneur » ou « Administrateur de la Concession Portuaire » sera nommé afin de se charger de cette tache, si la situation le permet, il devra prendre en considération les recommandations d’un collège de cadres et des représentants des syndiqués, afin encore une fois de rester en accord avec nos valeurs. Les ouvriers seront bien entendu rémérés par l’entreprise et ce en essayant de rester le plus fidèle possible à la moyenne de salaire en Akaltie. Ces derniers (les ouvriers) seront aussi représentés par un syndicat qui prendra part aux débats lors des prises de décisions de l’A.C.P, les représentants devront être élus au suffrage directe et n’avoir aucun casier judiciaire.
Si nous avons pu présenter de manière assez rapide l’organisation du port, à la fois physique et administrative, nous devons garder à l’esprit que la concession dépendra juridiquement parlant de l’Akaltie, ainsi si un statut d’exception devrait être accordé à Ahawala en raison de la diversité des acteurs présents, nordistes et westaliens, tandis que les grandes puissances eurysiennes devraient commencer à jeter leurs vues sur ce petit bout de terre. Mais nous devons aussi se souvenir que l’objectif avoué de ce projet est de permettre de faire chuter le taux de chômage dans la région du Napalwie, notamment dans le Zuthi. Cela permettrait de pouvoir permettre aux akaltiens de renforcer leur influence économique dans le golfe alguareno, affirmant ainsi la nouvelle puissance qui se forme… Mais néanmoins le premier des objectifs, comme rappeler plus tôt est de créer de l’activité dans la région, permettant d’enrichir la province et de redonner du travail aux Akaltiens connaissant le chômage. Par conséquent nous devrons employé durant la construction des quais et dans l’administration locale de jeunes ingénieurs tout droit sorti des universités de Kintan ou de Tinkalan et des ouvriers présents depuis longtemps dans la région. Cela permettrait non seulement de réduire les coûts d’entretien des antériniens qui devront gérer la plateforme commerciale, mais en plus, nous pourrions ainsi éviter de faire naître des tensions entre les populations natives et les populations eurysiennes, facilitant ainsi la distribution de nos produits (notamment lorsque les locaux n’ont aucun a priori négatif qui aurait pu être du à une rixe entre ouvriers antériniens et akaltiens.). Les hauts fonctionnaires akaltiens devront aussi donner leur accord à toute extension de la concession antérinienne et permettre un agrandissement de la capacités de nos entrepôts.
Annexes :
A venir !
Post Scriptum important :
Si tout au long de cette note relativement conséquente nous avons présenté les intérêts qu’aurait Terrabilis à s’installer dans la concession d’Ahawala, la présence de l’Hyperpuissance incontestée dans la région, l’apparition d’un bloc d’états émergents, la naissance de plusieurs Multinationales à travers le continent ou encore la possibilité de surclasser les entreprises antériniennes déjà présentes sur place, la possibilité de s’ouvrir aux marché aleuciens (cela dépendra avant tout des négociations menées dans le cadre d’un partenariat avec l’A.S.E.A) et de pouvoir définitivement s’imposer face à la C.I.A. Nous avons même présenté l’organisation du comptoir, son administration et sa gestion tout en évoquant les objectifs du gouvernement akaltien et comment y répondre pour permettre aux locaux de reconsidérer l’image de Terrabilis. Mais nous n’avons pas évoquer les menaces et les contraintes pesants sur la pérennité de ce comptoir, sauf en présentant les actes ignobles du Costasuenaleja, la fameuse oligarchie de narcotrafiquants pouvant menacer le flux de marchandises. Ainsi, il nous paraît nécessaire, afin de permettre à l’entreprise d’avoir une vision des risques que présente un tel investissement de présenter ces derniers sous formes de tirets afin d’en faciliter la lecture.
- La piraterie rachiste (R.R.N.G.A) : Ce groupe de terroristes racistes, christianophobes et eurysiophobes prolifèrent en Aleucie native suite à la désintégration de l’ex-Nouvelle Antérinie, en effet, l’indépendance des républiques etznabiennes a permis aux rachistes de pouvoir jouir d’endroits surs pour se cacher, malgré les négociations actuellement en cours entre l’Empire et les Républiques pour mener des actions de police conjointes à l’encontre de ces terroristes. Malheureusement, ces derniers, suite au vol de plusieurs navires de guerre antériniens qui étaient réservés aux forces de patrouille du Grand Duché, les rachistes se dotent d’une capacité de projection menaçant le commerce international dans les eaux du golfe d’Aleucie. Ainsi, notamment avec le rejet de la politique à tendances impérialistes que mène l’Akaltie, la R.R.N.G.A devient une menace pour nos navires de commerces et pour notre comptoir si ces derniers venaient à se lancer dans des razzias sur les cotes akaltiennes mettant la vie de civils et de nos collaborateurs en danger. Seule une réponse musclée de l’Akaltie pourrait permettre à l’Entreprise de se considérer comme en sécurité.
Posté le : 15 mai 2026 à 21:54:12
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La Société civile, tout comme la société privée, n’a aucun intérêt à voir cette multiplication des conflits ; les mères endeuillées ayant perdu mari et fils tout comme les chefs d’entreprise ayant à charge des centaines d’emplois, des centaines de vies, n’ont absolument aucun intérêt à voir une prolongation, une extension et une banalisation de conflits endémiques. Pire parfois, le mal est une guerre civile… Pire des désunions, déchéance ultime. Révolution manquée, crise économique prolongée, coup d’État raté… Les raisons sont multiples, les causes profondes et les conséquences radicales. Et ces guerres là, ont des effets déplorables sur les affaires. Elles pénalisent durablement certains secteurs, pourtant vitaux. Le cas de l’Hernandie en est un exemple frappant ; les oligarques locaux ne manqueront pas de s’entre-tuer dès que l’occasion se présentera. Et déjà, ils commencent à solidifier leur emprise locale en essayant de s’acheter le soutien des entreprises privées ; seulement Terrabilis en fait les frais. Nous voilà rackettées, menacées, spoliée… Cela ne peut durer ; Terrabilis a besoin de se protéger, Terrabilis doit s’armer.
Évidemment une multitude de questions se posent à nous ; comment un groupe privé peut posséder des groupes de sécurité lourdement armés capables de se défendre de mafieux ? Comment un groupe privé peut-il avoir le droit, l’autorisation, la licence de posséder suffisament d’armes pour tenir en échec des armées de criminels ? Comment, surtout, être certain que cet outil d’auto-défense ne devienne pas une force d’intervention, une force destabilisatrice, une armée conventionnelle ayant pour objectif de servir les intérêts de Terrabilis par l’ingérence, l’intervention et la guerre ? C’est à ces question évidemment existentielles qu’entends répondre ce rapport. Loin d’être une analyse philosophique, une étude éthique ou une conception morale révolutionnaire, l’objectif ici est de dessiner une nouvelle approche de la politique internationale du Syndicat. Cette dernière ne doit pas être niaise, optimiste, candide… Non elle doit être dure, pragmatique et sans concessions. La morale, n’a absolument aucune prise ici, nous n’avons pas la vanité d’appeler à une prise de position étique mais à défendre purement et simplement les intérêts de Terrabilis, et par extension, ceux de la Couronne, à qui l’on doit tant.
Nous étudierons ici deux cas pratiques qui pourraient éclairer l’avis de nos éminentes Excellences Directoriales et Syndicales, le cas hernandien et le cas Messaliotte ; deux points d’appui stratégiques, deux bases fondamentales de notre emprise commerciale. Ce sont des nœuds tactiques, des bases de production, des essais, en quelques sortes, que nous devons défendre à tout prix. Seulement, voilà, il est nécessaire, pour ne pas dire fondamental, que ces essais ne se terminent pas par des échecs cuisants. Qui nuiraient à nos finances, mais aussi, plus important encore, à notre crédibilité. C’est en ce sens là qu’il convient d’y voir la nécessité pour Terrabilis de se pencher plus en avant sur la situation à l’intérieur de ces deux pays qui sont radicalement, structurellement (si vous préférez) différentes. Alors que la Messalie est un État s’apprêtant à être partagé comme une colonie en fonction des secteurs d’intérêts de chacun, l’Hernandie est une oligarchie, une république aristocratique semblable dans l’idée à la Costa Suenaleja ; les cartels ont asphyxié une démocratie malade ; les grands groupes industriels en ont profité pour s’emparer du pouvoir. C’est au regard de ces deux cas pratiques qu’il faut donc penser à l’éventualité de la formation d’une force de sécurité privée capable de défendre l’intégrité de nos biens dans des configurations radicalement différentes. Enfin, il sera nécessaire d’apporter quelques nuances, quelques explications et d’évoquer les besoins et les effectifs d’une force d’autodéfense idéale.
(I) De la situation en Hernandie et des progrès de Son Excellence Lecombre.
L’Hernandie, est comme nous l’avons évoqué plus tôt un État oligarchique dominé par plusieurs grandes Familles qui possèdent la plupart des ressources économiques de cet État en plus de contrôler la majorité des sièges au Parlement. On peut aisément comparer cet États aux républiques aristocratiques qui essaimèrent sur le bassin leucytaléen il y a de cela quelques siècles ; les Doges fortunéens du Moyen-Âge ont plus en commun avec les Présidents hernandiens que ces derniers avec leurs homologues alguarenos ou jashuriens… En vérité, toute l’histoire de cet État a été marquée par la corruption et les querelles intestines. Des indigènes jusqu’aux hommes d’affaires véreux, il y a une certaine constance dans cette longue histoire que les coups bas, les traîtrises et les trahisons marquèrent profondément. Aujourd’hui encore, on constate que l’histoire se répète ; la guerre civile, même s’il ne s’avère pas évidente, laisse poindre son museau. De notre côté, alors qu’une situation de corruption quasi-permanente ne devrait que nous arranger, elle nous désavantage lorsque ceux qui tiennent les rênes sont aussi dépendants de la terre.
Car les narcotrafiquants hernandiens ont déjà faits appels à Terrabilis pour qu’elle puisse blanchir leurs fonds à destinations de banques étrangères, en Alguarena ou en Westalia par exemple (note hrp : c’est totalement faux, les fonds blanchis se dirigeaient vers la Nouvelle Antérinie, mais ce serait regrettable d’admettre devant des représentants officiels d’avoir tenté de se jouer du gouvernement antérinien) pour échapper aux nouveaux impôts que le président Manuel de San Pedro s’apprêtait à faire passer par décret pour mieux taxer les grandes fortunes locales. Malgré notre aide en échange de la cession de terrains. Contre quelques centaines d’hectares, nous devions exfiltrer quelques centaines de millions de talents vers Columbia et Aserjuco. C’était un accord équitable qui convenait aux deux groupes. Seulement, par le plus grand des malheurs, nous avons été dupés ; malgré les efforts acharnés de Son Excellence Lecombre, Terrabilis n’a pas les moyens physiques de mettre en valeurs ces centaines d’hectares perdus dans une forêt dense, cible de prédilection des différents mouvements de guerilleros en tout genre s’affrontant au nom de valeurs idéologiques et politiques.
En effet, force nous est de constaté le manque évident de bonne volonté des différents groupes mafieux qui empestent cet État ; mais avant d’avancer plus en avant, il me paraît bon de préciser quelques points essentiels pour que nos lecteurs puissent mieux comprendre l’Hernandie, son fonctionnement politique et les différentes forces d’influence qui rythment sa vie politique. Comment prétendre comprendre son ennemi, ou plutôt sa cible, si l’on est pas capable de le connaître intimement, mieux qu’il ne se connaît lui-même ? C’est là en effet le fondement même de ce genre de rapports. Pour ne pas dire leur essence profonde. Nous appuyons pour cela des retours nous ayant été faits par Son Excellence Lecombre en personne, même si ces derniers ne réflètent pas entièrement la situation locale, il nous paraît bon tout de même de noter une certaine pertinence ; rares sont ceux qui peuvent se vanter de bien maîtriser les relations entre différentes organisations criminelles sans craindre pour leur vie (et donc se censurer).
En premier lieu l’Hernandie est un régime semi-présidentielle ; autrement dit le Président jouit de certains pouvoirs tout en étant responsable devant le Parlement ; c’est une sorte de mode de gouvernance hybride entre le modèle parlementaire traditionnel (une Assemblée jouissant de tout les pouvoirs, qui élit notamment le chef de l’État et le révoque à loisirs) et le régime présidentiel (faisant du Président une figure institutionnel autonome du Parlement, capable de dissoudre la Chambre sans être lui-même inquiété par la Chambre Basse). De ce fait, Manuel de San Pedro peut se permettre une certaine marge de manœuvre malgré son infériorité au Parlement et la domination relative d’un bloc d’intérêts unis autour d’un libéralisme brutal, presque du libertarianisme. C’est en cela par ailleurs que réside la faiblesse du Président actuel, son manque de légitimité auprès du Parlement, et donc son incapacité à proposer des lois, et in fine, le blocage institutionnel de l’Hernandie. C’est là cet État de droit théorique devient une bête décapitée incapable de choisir une direction claire. Comment en effet diriger un pays si l’on est pas capable de prendre en main son propre Parlement ; la fronde parlementaire, malgré ses boudoirs et ses soieries est manifeste ; le gant de velours cache mal la main de fer qui tient l’Hernandie sous le joug d’une puissante mafia souterraine.
Car les véritables maîtres de l’Hernandie sont ceux qui ont l’argent ; Manuel de San Pedro ne peut gouverner sans leur soutien ; il a cru que faire appel au peuple peut changer la situation, mais malheureusement, on ne peut compter sur l’aide d’un handicapé dans un combat aussi disproportionné. L’épisode biblique représentant David s’opposant à Goliath ne saurait être plus à propos ; à la différence que le héros des Juifs avait une fronde, alors que Manuel de San Pedro n’a même pas un caillou contre une armée de géants. Ces derniers en effet sont nombreux ; chefs d’entreprises, politiciens influents et corrompus, mafieux richissimes. Nul n’ignore les noms de ces hommes agissant en pleine lumière ; les Uriels, les Castivilejas, les Almajives… A la fois descendants des plus grandes familles ; parvenus s’étant hissés au sommet à force de meurtres et de duperies, politiciens s’étant inscrits dans l’Histoire pour leur lâcheté et leur cynisme ; la nature profondément malsaine de ces figures s’attachant un semblant de respectabilité est le seul point commun qui unit une élite dirigeante profondément et durablement désunie. Les guerres d’ego, les rivalités de prestige, les haines futiles façonnent leur manière de pensée ; et c’est là le talon d’Achille que Son Excellence Lecombre a tenté d’exploiter. Mais malheureusement, cela s’est récemment tourné contre lui. C’est l’une des choses les plus surprenantes ; à chaque fois que l’aristocratie est divisée, elle réussit à s’unir au dernier instant, à sauver in extremi la situation avant de continuer à se battre et à s’entretuer. C’est un processus fascinant qui nous coûte beaucoup.
Cette union sacrée reste néanmoins à chaque fois plus fragile. À titre d’exemple, Lecombre nous a affirmé que les Castvilejas et les Uriels sont à « deux doigts de la guerre de gangs » tandis que les industriels, essaient, autant que possible, de maintenir la paix, si nécessaire de l’acheter. Car ce qui est tout bonnement fascinant dans les rapports entre ces deux familles, ou plutot dans les relations entre Louis-Fernandez Castvileja et Alvarez de Uriel ; c’est ici deux visions du monde qui s’affrontent. La première, populaire, grossière, vulgaire, brutale, insultante et la seconde, élitiste, distinguée, élégante, subtile, classe… C’est là toute les oppositions entre les nouveaux riches, ces narcotrafiquants que la dope a enrichi et ces descendants de grandes familles mafieuses qui à force d’intrigues et de pots de vin ont réussi à s’enraciner dans la bonne société. Elles s’y sont intégrées, elles ont réussi à s’attacher les bonnes grâces, à se trouver une particule et une ascendance noble à l’image de cette sulfureuse bourgeoisie du XIXe qui tentait de se légitimer en s’alliant à l’aristocratie, en fusionnant même. Aujourd’hui, les Narcos remplacent la pègre impliquée dans les grands trafics ; prostitution, jeux, contrebande… Dorénavant ces commerces sont devenus presque respectables, presque légitimes, presque honnête aux yeux des grands patrons des grandes entreprises ; pour eux, il n’y absolument aucune différence entre être un maquereau et un virtuose des finances… Mais la drogue, elle est certes tout aussi sanguinaire que la prostitution, tout aussi impitoyable que les trafics en tout genre, en revanche elle n’est pas aussi légitime, pas aussi « propre », pas aussi « lisse » que les activités des Uriels. C’est de là que vient l’opposition entre ceux deux hommes ; le premier s’est poli quand le second n’appartient pas vraiment au gratin hernandien. Il reste un paria, un « forrado » ( « fourré », ce qui correspond au sobriquet de « nouveau riche »).
Je pense en effet qu’il ne faut surtout pas mésestimer cette rivalité et surtout les véritables rentes que représente la drogue ; Uriel est l’une des plus grandes familles mafieuses d’Hernandie, en revanche, elle est probablement la seule mafia capable de rivaliser avec Castvileja et les groupes de narcotrafiquants. Ces derniers en effet, loin d’être quelques millionnaires de seconde zone profitent d’une véritable économie souterraine ; si on connaissait les quantités exactes qui sont exportées un peu partout dans le monde, il serait même fort probable que la fortune de Castvileja se chiffre en milliards de talents… Et je suis tout à fait persuadé qu’il peut recruter plusieurs centaines de sicaires si nécessaire pour défendre ses intérêts contre certains mafieux qui tenteraient de s’emparer de ses quartiers. Car aussi difficile qu’il est de l’admettre, les « narcos » comme on les appelle, sont richissimes ; c’est sur eux plus que sur les élites politiques que les gouvernements devraient s’appuyer pour pousser leurs pions, et c’est sur eux que Son Excellence Lecombre s’est appuyé pour tenter d’avancer ses positions. Grand mal lui en a pris. Car ces criminels, malgré leurs airs de personnalités respectables restent des brigands ; leurs offensives commerciales sont bien différentes des raids boursiers tentés par d’audacieux financiers, elles se rapprochent plutot d’attaques armées sur ses concurrents. Et c’est à ses dépens que l’a appris Lecombre. Bien entendu, c’est pour cette que le Syndicat de Terrabilis a dû accepter l’idée de se doter d’une force d’autodéfense.
En attendant, quelles sont nos opportunités ? Comment pleinement profiter de nos terres qui nous reviennent légitimement ? Car Son Excellence Lecombre nous a informé d’un accord tacite conclu avec Monsieur de Alba, gouverneur du Tijana. Cette région reculée, pauvre, instable est dorénavant le futur site de nos exploitations agricoles. Malgré cette présentation, il est vraie, bien trop brève et bien trop péjorative, je me permets tout de même de voir cela sous un angle plus positif. Les terres du Tijana sont fertiles, elles sont aussi peuplées de paysans pauvres sans grands propriétaires terriens ; des proies faciles. Un ensemble que l’on peut facilement fidéliser pour créer un syndicat sœur qui ne pourrait que s’agrandir et renforcer notre position à l’échelle locale. En claire, créer une nouvelle filiale qui pourrait nous servir d’outil de pression sur l’approvisionnement des principales agglomérations si nécessaires. D’autant plus que Monsieur de Alba, gouverneur, ou plutot héritier d’une longue lignée de gouverneurs, s’est proposé de faciliter l’installation du groupe en échange de deux choses ; d’une part que l’on soit en capacité d’assurer la sécurité de nos installations, et d’autre part qu’une commission soit offert à la région et que les entreprises locales puissent être sollicités dans la construction de certaines infrastructures, ce en échange de quoi nous recevons le soutien le plus total du gouverneur et de ses collègues…
(II) De la situation en Messalie et des différences fondamentales existant avec l’Hernandie.
Messalie est un régime bien différent de l’Hernandie, certes c’est une république aristocratique, mais les rapports sociaux entre individus sont bien plus apaisés qu’en Hernandie, la pègre n’est pas omnipotente ; en revanche les conglomérats étrangers sont tout aussi puissants que le gouvernement en place ; les Flavoni ont bien plus d’influence que les Garràs Tomarels, ces hommes de paille qui ne sont rien d’autres que des marionnettes au service de ces grandes fortunes, les défenseurs de leurs intérêts et leurs cautions politiques. Si les Républicains ont réussi à se maintenir au pouvoir durant quasiment soixante ans, et ce malgré une croissance économique médiocre… C’est d’ailleurs à cause des Républicains que la crise économique qui affecta durement la république messaliotte au début du millénaire a provoqué des réformes institutionnelles majeures et profondes. Le régime de la Troïka, de cette thérapie de choc et d’austérité particulièrement violente pour les Messaliottes poussa au pouvoir une clique d’opportunistes cyniques ; les Réformateurs. D’obédience libérale-progressiste le parti prostitua littéralement son pays aux entreprises étrangères ; elle vendit ses fleurons industriels aux Wans et aux Icamiens, tandis que les infrastructures essentielles (transports, énergie) furent offertes lors d’une loterie. Aussi incroyable que cela puisse paraître, des tickets de loto ont permis de brader l’intégralité du tissus économique messaliotte.
Il faut bien s’en douter, les citoyens messaliottes se sont très vite montrés extrêmement sceptiques vis à vis de leur gouvernement ; en atteste la montée en puissance, le raz de marée oliviériste qui réussit à bousculer l’arène politique toute entière. Messalie est devenue le combat des droites opposant les Conservateurs des partis religieux ; le Parti Chrétien Démocrate et le Parti Protestant Messaliotte (qui représentent environ 50 % des potentiels électeurs selon l’Institut Doimouyé) tandis que l’Olivier et les Prométhéens, partis populistes et identitaires se hissent à 30 % selon les sondages ; c’est match des droites rendant la gauche muette et obsolète ; le centre (Réformateurs et Unionistes) arrive à à plus ou moins 20 % quand les Républicains et les Communistes peinent à dépasser les 10 % ; en clair Messalie est vouée à devenir l’un des bastions du conservatisme ou du moins de l’ethnoidentitarisme. Car justement, ces séries de privatisation et de la soumission progressive de la « Perle de l’Espérance » à Alienov, à Fang ou Flavoni ; aucun messaliotte, un « vrai » messaliotte, n’est nommé au poste pourtant stratégique de Directeur du Conseil d’Administration ; dans ces conditions il paraît évident que certains radicaux estiment « qu’ils ne sont plus chez eux en Messalie » nous affirme le représentant de Terrabilis et de la Confédération ; Marc de Saint-Jacques-des-Marches.
La situation là-bas est explosive, non pas à cause de la violence des gangs mais à cause de l’impuissance de l’État face à ses grandes entreprises, pire à la complicité active qui règne entre Messalie-ville et les Fangs et les Alienovs ; c’est à cause de l’incapacité de l’État à accomplir sa mission première ; protéger la souveraineté de Messalie, que les extrêmes montent. Dorénavant, Messalie n’est plus un pays indépendant, mais un satellite en devenir. C’est pour cette raison que Son Excellence de Saint-Jacques-des-Marches s’est déplacé à Fortuna aux pieds du Polémarque pour négocier avec plusieurs figures ayant des intérêts communs à Messalie ; notamment en ce qu’il s’agit de préserver leurs investissements et leurs infrastructures ayant été acquises de manière plus ou moins frauduleuses, sous l’oeil bienveillant des institutions. Car ce qui est à craindre est l’émergence et la montée en puissance de partis réellement illibéraux ; l’Olivier peut se permettre de violentes tirades contre le Grand Capital, mais c’est tout à fait probable que sa xénophobie soit apaisée par les billets de leur bienfaitrice et grande responsable de leur montée en puissance ; Madame Fang, éminente femme d’affaire icamienne se présentant comme « progressiste » et « libérale » tandis que ses médias ont adopté une ligne éditoriale très proche de la droite dure et pro-Olivier.
Malheureusement, l’Olivier n’est pas la seule faction identitaire ; il y a bien entendu les Prométhéens, un parti récemment crée par Castelan Zacharian qui entends défendre les valeurs d’une Messalie hellène et alignée sur la Youslévie. Son Excellence de Saint-Jacques-des-Marches n’étant toujours pas rentré, il est difficile d’affirmer que ce parti n’est rien d’autre qu’une construction de Sadjan pour jouir de leviers d’influence à la sortie de la Leucytalée, et par conséquent d’accroître son influence dans une zone maritime extrêmement fréquentée et particulièrement stratégique. C’est après tout le troisième port de la région après Fortuna et Saint-Jean-de-Luz ; une clef du commerce leucytaléen ; un point d’entrée obligée en Leucytalée et un moyen de s’offrir une façade sur l’Espérance, océan attirant le gros du commerce mondial ; le Kah et l’Alguarena à l’ouest, et Fortuna et l’Antérinie à l’Est. C’est l’une des façades maritimes les plus stratégiques et les plus intéressantes qui relient la Leucytalée à l’Espérance, et donc deux bouts du commerce mondial ; une nécessité absolue qui permettrait à la Youslévie, guidée par l’intrépide Vera et son ambition nationale débordante de se placer comme un acteur commercial incontournable. Et pour ce faire, il faut que la Messalie entre dans une sphère d’influence hellénistique qui placerait la Youslévie comme l’hégémon incontestée du monde grec. L’ingérence ici est politique et tente de se faufiler par une prétendue identité partagée. À titre d’exemple, cela reviendrait à légitimer l’occupation du versant occidental de la Messalie car le Duché de Deursoms a été vassal de l’Antérinie durant plusieurs siècles ?
Pour Terrabilis, en revanche, l’enjeu est tout autre. La cause que plaide Son Excellence de Saint-Jacques-des-Marches à Fortuna est celle de Terrabilis et celle des différentes industries antériniennes (notamment pour les routes qui ont été acquises par Transpex…). De ce fait notre intérêt là-bas n’est pas géopolitique mais économique ; certes Messalie est dirigée par les conglomérats icamiens et wanmiriens, mais Terrabilis aussi est actionnaire d’un gouvernement perdu ; nous avons trop investi là-bas pour nous permettre de tout perdre. Mieux encore Messalie peut-être à bien des égards un test idéal ; d’une part pour voir à quel point notre modèle hybride entre l’entreprise et le syndicat peut-être efficient ; après tout le territoire est un exemple typique du monde agricole occidental ; la plupart des terres appartiennent à une puissante famille ; les Ezperanza, dirigé par Juliano Ezperanza, un richissime propriétaire terrien possédant environ 60 % des terrains agricoles messaliottes ; c’est la première fois en effet que nous devons nous installer sur une terre où des géants évoluent déjà. C’est un nouveau défi pour le Syndicat, mais surtout une formidable opportunité pour tester de nouvelles stratégies en conditions réelles ; voir à quel point notre syndicat fille (qui selon toute vraissemblance nous tombera tout cuit ; le Syndicat des Agriculteurs Indépendants n’étant en vérité qu’une pâle copie qu’il suffira de restructurer pour l’imposer à l’échelle nationale. Et c’est là où nous devons tirer parti de la conférence actuellement en cours ; nous pourrions ainsi sécuriser un secteur tout entier, le réserver à notre exclusif usage tout en essayant de nous offrir une expérience grandeur nature… C’est en quelques sortes une expérimentation contrôlée qui pourrait se solder par l’intervention d’un État allié si le monde agricole se montre trop réticent à adhérer à nos syndicats.
D’autre part, d’un point de vue purement pragmatique, nous pourrions aussi remarquer que Messalie est un marché en pleine expansion ; c’est tout de même une dizaine de millions de personnes à nourrir, c’est en plus un État frontalier à la Youslévie, nous permettant d’ouvrir de nouveaux paris commerciaux ; à commencer par une exportation massive à destination de la République Fédérale. C’est une nouvelle opportunité qui s’offre à nous ; un monopole dans les assiettes de plus d’une dizaine de millions d’habitants ; n’est-ce pas énorme ? N’est-ce pas formidable ? C’est aussi une économie à renconstruire ; et donc des sociétés bancaires à contacter ; comme l’Union Bancaire, plus communément appelé « Clan Bancaire », que l’on pourrait appeler pour financer une mécanisation poussée à son paroxysme de l’industrie agricole. Ce serait un moyen de tester de nouveaux produits et d’imposer de nouvelles chaînes d’approvisionnement à la population avec un gouvernement fantoche complice et favorable à nos opérations tant qu’elles ne mettent pas en péril sa suprématie politique…
Car c’est là que l’on peut tirer une plus grande expérience d’une telle opération ; la coopération avec les régimes autoritaires. Il est certain que vu sous cet angle, une telle intrigue, une telle conspiration devrait refroidir les plus sensibles ; et c’est même naturel. Seulement, je le rappelle, Terrabilis est un Syndicat et une entreprise, et nous n’avons qu’un intérêt celui de nos syndiqués, pas ceux des peuples étrangers. Tout comme, j’en suis, certain que le gouvernement de la Grace acceptera volontiers cette vision des choses ; l’Antérinie d’abord, les autres ensuite. Savoir se rendre utile aux dictateurs est une qualité précieuse ; tant que ces derniers sont libéraux, il n’y a absolument aucune raison de se priver d’un marché et d’une zone de production pour quelques courbettes et quelques abandons de grands principes, en vérité assez discutables. C’est à ça d’ailleurs que l’on reconnaît les grandes puissances des autres ; il y a ceux qui sont prêts à tout pour protéger leurs intérêts et avancer, et puis il y a ceux qui sont capables de se priver d’opportunités uniques à cause d’une morale étriquée et absurde. Et les affaires sont un monde impitoyable ; un pacte avec le Diable vaut mieux qu’un pacte avec le Père si ce dernier se montre moins convainquant que Belzebuth. Pour en revenir au sujet principal, la messe est dite, Messalie deviendra une tyrannie et il faut nous habituer dès maintenant à soutenir ce genre de régimes ; tant que l’on y trouve un intérêt. Par ailleurs les enseignements que l’on aura retenu avec l’Olivier ou les Prométhéens pourraient nous servir avec les dictateurs d’Antérie, du Moranza ou du Gondo ; on pourrait ainsi réellement s’imposer à l’échelle mondiale et promouvoir une coopération intime avec nos syndicats filles.
Ainsi la Messalie est un régime en décomposition, seulement, la gangrène ne vient pas des narcotrafiquants mais d’un État complice des hommes d’affaires peu scrupuleux s’étant enrichis contre la Messalie, sur son dos du moins. Aussi difficile que cela l’est de l’admettre, c’en est fini pour la démocratie messaliotte ; l’O.N.C a décidé de l’enterrer tandis que plusieurs figures financières et politiques sont déterminées à piller la Cité de la Baie, à y établir un régime fantoche, soumis à un joug identitaire servant les vélléités expansionnistes avouées de Vera, Premier Ministre de la République Fédérale. Loin d’être la fin de nos premiers pieds à terre sur place, c’est au contraire une opportunité en or ; pas de « narcos » pour nous racketter, pas d’État incompétent pour nous voler ; juste un laboratoire parfait pour essayer la formule permettant de former un État dans l’État, un syndicat fille modèle.
(III) Utilité d’une force armée, mise en œuvre et financement.
Je suppose dorénavant que les deux utilisations potentielles d’une telle force d’autodéfense deviennent limpides pour le lecteur. En effet, voilà deux possibilités distinctes qui s’offrent à nous et qui présentent matière à disserter. En ce sens là en effet nous pouvons voir la défense pure et simple de nos installations ; la lutte contre la déstabilisation de guerilleros enragés et la maintenance de ces dernières contre vents et marées. De l’autre nous avons une philosophie plus offensive ; plus directe. L’autodéfense devient ici la défense de ses intérêts, et la légitimité qu’a l’usage de la force brute et de la coercition pour imposer ses intérêts plus que pour les défendre. On est là à la limite de « l’impérialisme mercantile » ; si bien entendu Terrabilis n’est pas la Compagnie des Jashuries, beaucoup s’inquiètent parmi les représentants Syndicaux d’une utilisation disproportionnée de cette force, et même d’une nouvelle forme d’ingérence privée, bien plus violente, et s’inscrivant dans l’héritage des Compagnies antériniennes au Nazum. Seulement voilà, le monde devient de moins en moins sûr, j’entends par là de plus en plus brutal, imprévisible. La double hégémonie, la bipolarité O.N.C—Alternative Libertaire n’est plus ; la multipolarité et ses turbulences sont les seules constantes à l’heure actuelle.
Cela n’est pas ma volonté ; c’est simplement un terrible constat que nous sommes forcés d’assimiler ; il nous est impossible de nous endetter encore plus auprès d’organes de mercenaires pour assurer la sécurité de nos propres plantations en Hernandie ; et puis nous ne sommes pas assez influents pour nous permettre de demander de l’aide au gouvernement hernandien, et puis sincèrement, les forces armées locales sont d’une nullité et d’une médiocrité alarmante… Mieux vaut s’appuyer sur un petit millier d’hommes que sur une centaine de milliers de soldats hernandiens. C’est terrible mais c’est malheureusement vrai, pour citer le dicton ; « nous ne sommes jamais mieux servis que par nous mêmes » ! Ainsi, recruter des mercenaires représente un coût ; les condotierre Velsniens ne sont pas faciles à soudoyer, les membres du Jaguar sont extrêmement chers ; quelques soldats accompagnés par quelques blindés peut coûter 35.000.000 de talents d’or ; rendez vous compte d’un tel prix. C’est tout simplement astronomique ; mieux vaut, à bien des égards, compter sur nos propres moyens plutot que sur l’entretien de forces d’opérations étrangères. À bien des égards, nous pourrions nous appuyer sur des forces de sécurité locales que nous formerons et financerons ; c’est un coût bien moindre que l’emploi des Bérets Rouges ou des Jaguars… C’est là par ailleurs la première piste que nous devons explorer.
Mais avant tout il faut fixer un cadre, une convention, un traité nous limitant institutionnellement ; c’est là en effet la moindre des choses. Nous savons tous à quel point Antrania et Marcine tiennent à l’ordre et à la stabilité ; de ce fait il est important de préciser que Terrabilis ne doit agir que dans un cadre de légitime défense de ses intérêts ; autrement dit non pas pour s’ingérer mais pour protéger. C’est là à mon avis la grande frontière qui doit séparer des opérations illégitimes et donc caduques et des opérations légitimes, et donc acceptables. Ce sont des gardes fous nécessaires à une utilisation sereine et réfléchie de la force brute. Chaque soldat mort coûte cher, chaque civil blessé est du capital moral perdu. Une défaite médiatique en approche.Ne l’oublions pas mais Terrabilis est dépendante de son image, elle doit donc rassurer et limiter le plus possible les bavures, nous en venons là à notre second point, à notre seconde limite. Pas d’interventions armées si la vie de civils est en jeu, ou du moins pas d’interventions armées s’il y a des caméras à proximité. Les bavures coûtent chers et nous avons une réputation à tenir ; n’est-ce pas ? Dès lors il faut donc une discipline de fer, les crimes de guerre, plus encore que les combats sont mauvais pour les affaires, d’autant plus s’ils sont filmés ; cela signifie qu’il faut réparer, qu’il faut s’excuser, qu’il faut s’attendre à une chute drastique des ventes. C’est là messieurs les deux points essentiels qui doivent légitimer aux yeux du gouvernement antérinien la possession d’une force de sécurité semi-privée appartenant aux syndicats de Terrabilis.
Si ces deux principes initiaux sont reconnus par une charte elle même ratifiée par le gouvernement antérinien, nous devons donc prévoir le cas des zones grises ; à mi chemin entre l’attaque défensive et l’offensive injustifiée. C’est là par ailleurs tout l’intérêt du cas Messaliotte. Nous devons défendre nos intérêts là-bas ; nous devons donc utiliser les armes si nécessaires pour nous défendre. C’est un point de vue tout à fait acceptable, et surtout difficile à trancher ; comment ne pas y voir une guerre d’ingérence ? Comment ne pas y voir une opération défensive visant à conserver nos possessions ? C’est là un choix particulièrement difficile, c’est aussi une mesure que nous devons trancher au plus vite. Je suis d’avis que le cas Messaliotte devrait servir de jurisprudence dans les prochains litiges à venir. Présentons d’abord les faits ; nous possédons plusieurs actions en Messalie, nous possédons des intérêts, nous possédons des propriétés immeubles… Pour un total d’une dizaine de millions de talents d’or, au bas mot, voire même une quinzaine. Si un parti souverainiste ou illibéral gagne les élections, si une guerre civile se déclenche, si une guerre éclate ? Que devons-nous faire ? Nous devons intervenir au plus vite pour défendre mordicus nos terres, nos actions, nos propriétés. Ce qui signifie que nous ne pouvons être pris au dépourvu ; il faut agir préventivement en fortifiant certaines de nos positions ; comme le château de Savoyre, cela ne signifie pas intervenir, mais cela signifie que l’on doit être prêt à conserver une centaine de gardes sur place, prêts à agir si nécessaire. C’est là ce que j’entends par « défense offensive » c’est à dire notre capacité à défendre nos intérêts contre toute tentative de déstabilisation de nos actifs.
En ce qui concerne la mise en œuvre du projet, nous devons, je pense adopter une structure similaire à Terrabilis pour l’entretien de sa force d’autodéfense. Nous ne devons pas y voir une armée conventionnelle utilisant des chars, des canons et des avions… Ce serait bien trop absurde, ce serait même une mauvaise image que nos communicants auraient du mal à gommer…Il faudrait donc créer un « Syndicat des professionnels de la sécurité » (S.P.S) qui en plus d’apparaître comme une simple amicale de quelques gardes du corps au grand public, nous ne pourrons que mieux contrôler cette dernière en faisant élire certaines de nos figures à des postes stratégiques, comme secrétaire général, par exemple pour nous assurer une mainmise totale. Qui plus est, comme nous risquons de déployer ces forces un peu partout autour du monde ; quelques gardes devant Lahunkal, quelques hommes à Tijana, quelques vigiles à Savoyre. Il faut donc un commandement décentralisé ; en ce sens là la hiérarchie militaire peut-être un grand atout que nous devons penser à approfondir. L’avantage des militaires c’est qu’ils sont disciplinés, qu’ils peuvent maintenir l’ordre et surtout prendre des décisions seuls une fois qu’ils ont une liste d’objectifs précis. Les tacticiens sont en ce sens de bons atouts qu’il convient de ménager et d’engager comme officiers. D’autre part, ça permettrait de ne pas donner trop d’importance au Poste de Commandement Central, au Grand Quartier Général si vous préférez. C’est l’un des meilleurs moyens de s’assurer du contrôle total des S.P.S tout en étant certain de leur efficacité sur le terrain, qu’une trop grande dépendance aux ordres en provenance de personnes extérieures au front pourrait affaiblir, qui pourrait s’avérer être tout à fait contre productif. C’est donc là un avantage organisationnel qui ne pourrait que nous bénéficier.
Pour l’entretien d’une telle force, nous nous en doutons, il faut commencer par s’assurer de leur rentabilité, ou du moins d’être certains que nous ne perdons pas trop dessus. C’est en ce sens que nous devrions essayer d’en faire une sorte de groupe mercenaire ; les bénéfices étant souvent assez élevés dès le départ ; les tarifs oscillent entre 35.000.000 de talents initiaux et 125.000 talents d’or mensuels en plus pour l’utilisation de blindés du Jaguar, il y aussi, entre autres, les formations velsniennes qui varient entre 1.000.000 et 3.000.000 de talents en fonction de la qualité des mercenaires, voire moins si l’on les paye « en nature » (terres, pillages, ect…). C’est donc un marché juteux qui peut nous permettre de faire plusieurs millions de talents d’économie par ans en employant quelques milliers d’hommes à l’étranger pour le compte d’Etats plus ou moins recommandables ; je suis certain que le Président du Gondo ou Moranza seraient ravis de compter sur l’aide de ces mercenaires en échange de quelques concessions… En effet, il faut nous inspirer des meilleurs, et à bien des égards les concessions politiques sont souvent bien plus avantageuses que les financements pécuniaires ; ils sont temporaires, parfois long, souvent aléatoires. Mieux vaut posséder des terres et les exploiter directement, se créer des réserves, augmenter nos revenus plutot que d’avoir à essayer de nous amortir dans des situations économiques complexes ; nul ne doute que Bolwou est ruiné et qu’il est au bord du précipice, il serait hasardeux de croire que l’on pourrait attendre des millions de talents d’or en provenance du Gondo en échange de nos services.
Quant au nombre d’hommes, nous devrions initialement tabler sur cinq milles soldats ; et des effectifs multinationaux ; pour l’instant j’opterai pour le partage suivant (voire tableur en dessous). Cela permettrait d’une part de commencer nos opérations de protection en Hernandie et de commencer à former ce qui devrait, dans les prochaines années, devenir un réservoir à recrues et à vétérans ; qui plus est, cela nous permettra de réduire les salaires ; les Hernandiens vivant mal, ils se contenteront de salaires réduits, qui pourtant, paraîtraient mirobolants dans leur pays natal. C’est là un avantage dont il faut profiter pour essayer de réduire les coûts autant que possible et optimiser de la meilleure manière les dépenses. Ces cinq milles hommes devraient êtres légèrement armés ; seul un corps de cinq cents gardes (soit 10 % des effectifs) devrait pouvoir avoir accès à du matériel de haut niveau ; le reste doit se contenter d’un attirail léger, armes d’infanterie, mortiers tractable, canons antiaériens ainsi que des véhicules de combats rapides, comme des voitures blindées équipées de mitrailleuses ; l’objectif n’est pas de rivaliser des forces armées de tenir des positions et de mener des opérations de contre-guerrilla ou de guerilla en fonction des contextes. Par ailleurs, il est à mon sens bien trop prématuré de souhaiter des navires ou des avions, nous devrions pour l’heure nous contenter d’hélicoptères légers pour les opérations aéroportées… Évidemment, la logistique devra prendre en compte la radio, le transport et le ravitaillement ; mais à mon sens nous avons, résumé en quelques lignes l’essentiel de nos forces.
(B) Conclusion.
Nous avons donc pu constater qu’une force d’autodéfense, même si elle peut paraître superflue au vue de la multitude de groupes mercenaires se proposant sur le marché international, devient très vite nécessaire lorsque l’on prends en compte les coûts et l’ampleur de la tâche. Nous devons nous maintenir coûte que coûte en Hernandie pour dévellopper nos activités, nous devons nous imposer à Messalie pour préserver nos intérêts… Nous avons donc des terrains d’opération vastes et dispersés ; en Aleucie et en Eurysie notamment. Ce qui rends d’autant plus nécessaire la mise en état d’une force d’autodéfense chargée de veiller à nos intérêts, ne serait-ce que pour nous assurer que jamais nous ne serions déposséder sans nous interposer de toutes nos forces. C’est là au final, le but de ce rapport.
Pour ce faire, il m’est évident que la meilleure solution soit la création d’un syndicat frère intimement lié à Terrabilis ; le Syndicat des Porfessionnels de la Sécurité, permettant ainsi de compter sur une réserve de mercenaires professionnels capables de se battre sans regarder la tête du commanditaire. D’autre part, c’est un excellent moyen d’acquérir des « facilités » chez d’autres États en leur échangeant nos mercenaires contre des terres ; c’est là des accords équitables qui ne pourraient qu’accroître notre croissance. Enfin, nous devons compter sur un corps professionnel lourdement armé n’étant utilisés par Terrabilis que pour défendre nos intérêts.