28/12/2019
12:53:48
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[Dyl'Milath - Poëtoscovie]Discussion anti impérialiste autour du Nazum (V1 ?)

Tôt ce matin là, dans la base aérienne de Cazanx, le personnel s’était préparé à une mission pas comme les autres, qui ne serait pas à prendre à la légère : l’accueil d’une délégation poëtoscovienne pour discuter d’une potentielle alliance militaire. Autant dire un sujet très sensible, surtout suite à l’abandon en règle opéré lâchement par Karty. Et cette alliance militaire n’avait pas qu’un simple but de défense mutuelle, elle avait aussi un ennemi désigné. Un ennemi impérialiste, dont il fallait protéger le monde des agissements impérialistes et dangereux. Un ennemi auquel les deux pays susmentionnés avaient déjà eu affaire, pour des raisons très liées. Un ennemi qui déjà s'immisçait discrètement et illégitimement, mais sûrement, dans les affaires diplomatiques nazumis.
Et oui, il s’agit bien, comme vous l’avez deviné, de la “Grande” République de Velsna, qui refuse même que des pays souverains signent des traités internationaux, et est prête à engager ses moyens militaires pour faire pression dans ces cas-là. Cette république, toute république qu’elle était, n’en demeurait pas moins, l’un des États, avec le Jashuria, si ce n’est l'État le plus impérialiste de la planète. Et ce problème, malheureusement, est loin d’être isolé. En effet, à quoi sert l’impérialisme si l’on n’a pas d’armée. L’ennemi, donc, possède une armée capable de projeter sa puissance coercitive un peu partout dans le monde. Est elle n’est pas la seule, on peut également relever le Jashuria, ou à une moindre mesure toujours au Nazum l’Empire du Churaynn, ou même l’organisation des nations démocratiques, qui elle même a récemment fait son arrivée au Nazum. L’impérialisme est donc considéré par les autorités milathiennes comme un problème de taille, voire le plus gros problème rencontré par le monde de nos jours. Il convient donc de répondre à cette menace par l’union, car, comme dit le dicton populaire, l’union fait la force.
Voilà le problème que Kamalla Tashova entendait bien régler avec les diplomates Poëtscoviens.
L’avion étranger arriva sur la piste à 9h, heure locale. Il fut accueilli par le personnel de la base, en uniforme, et plusieurs des avions de dernière génération qui faisaient la fièrté de l’armée de l’Air Milathienne. L’AWACS nouvellement déployé faisait également partie du dispositif de réception. A la descente d’avion des poëtoscoviens, les militaires répondirent par un salut militaire. Kamalla Tashova accueilli les diplomates :
Mesdames, Messieurs, je vous souhaite la bienvenue au Dyl’Milath.
Après les poignées de main habituelles, la délégation fut menée en voiture, et une fois le trajet débuté, la Ministre de la défense milathienne reprit :
Le dispositif d’accueil que vous avez pu observer n’est en rien une démonstration de force ou une tentative d’intimidation, rassurez-vous. Néanmoins, c’est bien le sujet militaire qui nous intéresse aujourd’hui. En bref, nous cherchons plus qu’une simple alliance militaire. Mais je vous détaillerai cela une fois arrivé à destination.

Et le convoi continua sa route dans la base, avant finalement d’arriver dans un bâtiment aux allures de centre conférencier, mais en plus fonctionnel. Les diplomates sortirent de voiture, et s'installèrent à la table de réunion. Kamalla Tashova commença séance tenante son exposé :
Comme vous le savez très bien, l’impérialisme est une menace sérieuse pour nos deux pays. Et cette menace est bien sûr majoritairement incarnée par les agissements irraisonnés et illégitimes de Velsna. Encore récemment, l’interception du convoi ouainais à destination de la Loduarie, et sans motif valable, bien que nous arrangeant car ne soutenant pas le camp loduarien, nous prouve que la Marinera est prête à tout pour aboutir à ses fins, au déni total du droit international coutumier. Mais cependant, la menace de l’impérialisme ne concerne pas uniquement nos pays, et ne vient pas uniquement de Velsna, ou même de l’ONC. Tous les pays possédant une quelconque force supérieure à celle de leur voisin sont susceptibles de l’utiliser pour forcer les autres à suivre leurs intentions, l’exemple de la Loduarie nous le rappelle trop bien.
Donc, une simple alliance entre nos deux pays, permet peut-être de dissuader certains d’user de moyens coercitifs contre nous, mais cela n’est pas suffisant. D’une part, n’étant pas des puissances militaires de premier ordre, nous ne pouvons rivaliser avec l’ONC ou l’OND, qui sont les principaux impérialistes de la planète. Et d’autre part, il serait stupide de considérer que on peut se protéger tout seul de l’impérialisme, car si on ne protège pas les autres, ceux-ci tomberont et aideront la puissance ennemi dans ses projets néfastes. En conséquence, nous estimons que la meilleur option pour combattre l’impérialisme est de rassembler dans une lutte commune toutes les nations qui souhaitent se prémunir de ce fléau. Et pour cela, quoi de mieux qu’une organisation internationale ? Qu’en dites vous ?

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RENCONTRE DIPLOMATIQUE
Poëtoscovie — Dyl'Milath



Les deux avions dans lesquels s'étaient entassés d'une part les ministres invités et, d'autre part, toute la presse nationale et internationale qui suivait l'événement, arrivèrent aux heures prévues sur la base militaire où toutes et tous étaient attendus. Cette rencontre, pour les deux États, représentait beaucoup de choses ; l'espoir, sans doute, de contribuer à améliorer la stabilité mondiale était au cœur des réflexions communes.

Il fallait voir combien l'hôte des diplomates avait mis un point d'honneur à respecter le protocole et à flatter leurs invités. Les ministres des Relations internationales et de la Défense, tous deux, demeuraient semblables à des rois, et l'on comprenait que les négociations, déjà, s'annonçaient sous les auspices les plus encourageants qui puissent être.

Lorsque les gouvernements des deux nations purent se retrouver à huis clos, la frappe velsnienne sembla être un sujet s'imposant de lui-même. Le Dyl'Milath, qui avait signé la résolution d'Hernani-centre avant de se retirer à la suite de menaces proférées par la République de Velsna, partageait vraisemblablement la conviction qu'il fallait voir émerger un droit international afin de lutter contre la "loi du plus fort" qui s'était installée tacitement sur la scène internationale. L'hôte parla le premier, de façon franche, sans détour, évoquant les contours d'organisations internationales comme poids contrebalançant les institutions existantes. Piotr Vassia, Ministre des Relations internationales, parla le premier en ce qui concernait la Poëtoscovie. Son expérience au Gouvernement lui conférait une familiarité rare sur ce genre de négociations. Il faut dire que son ministère avait été à l'origine de bien des tentatives d'organisations ayant pour objectif l'affirmation du droit international sur la scène diplomatique : il n'avait jamais rien été qui survive aux maintes critiques que réservaient les grandes puissances à ce genre d'initiative.


— Intervention de Piotr Vassia —
Ministre des Relations internationales de la Poëtoscovie

« Monsieur le Ministre,

En tant que représentant de la Poëtoscovie, je puis vous dire que nous partageons vos inquiétudes. Elles sont, bien évidemment, légitimes et actent, par leur prise en considération dans nos politiques internationales respectives, une convergence ne pouvant qu'aller dans le sens d'un rapprochement diplomatique entre nos deux Nations. Je ne puis que m'en réjouir. La lutte contre l'impérialisme, pour l'affirmation d'un droit international : voilà deux choses qui, assurément, sauront déterminer les relations poëto-milathiennes.

Le fait que le Dyl'Milath se soit levé face à la tyrannie géopolitique velsnienne et contre la lâcheté de l'Empire de Karty — mais cela peut rester entre nous — consacre l'importance que nous entendons donner au Dyl'Milath au sein des projets poëtoscoviens en cours de réflexion ou de concrétisation. Nous ne saurions, en ce sens, que vous encourager à participer au Second congrès des partenaires de la Poëtoscovie se tenant en ce moment même dans notre pays. Ainsi, nous pourrons faire du Dyl'Milath un allié de premier plan.

Je souhaiterais attirer votre attention sur un phénomène à l'œuvre qui doit tout de même nous rester à l'esprit : l'inflation du nombre d'organisations internationales brouille également la stabilité qui demeure l'un de nos objectifs communs. Je ne crois pas que la création d'instances supplémentaires permettrait d'y voir plus clair ni de renforcer l'arsenal législatif. Au contraire, je crains qu'une telle initiative soit boudée par principe par les puissances internationales, dont le soutien de certaines serait pourtant indispensable. La Cour internationale d'arbitrage volontaire (CIAV), proposée par des experts indépendants et présentée lors du Congrès dont je vous ai parlé, serait alors une façon de faire émerger progressivement l'idée d'une législation internationale.

En revanche, et je vous rejoins tout à fait sur ce point, il convient de renforcer les liens qui unissent nos deux nations. Je suis alors à l'écoute de vos suggestions. »


Poëtoscovie — Archives diplomatiques
Nous comprenons totalement votre point de vue, quant à l’avantage que représenterait une véritable législation internationale pour garantir la stabilité mondiale. Cependant, sans vouloir me montrer pessimiste, je ne puis que constater que votre initiative de mettre en place la Cour International d’Arbitrage Volontaire, et en particulier la réaction kartienne à ce sujet, montre à quel point ce type de projet est loin d’être facile à faire adopter par les “puissants”.
Et cela ce comprend, qui voudrait adopter un texte de loi qui vous limite dans vos actions alors que votre capacité militaire vous permet de faire prévaloir vos idées sur celles des autres en toute circonstance ? Parmi les nations qui pourraient nous aider à faire valoir un droit international, aucune n’a d’intérêt à le faire, car cela les limiterait dans leurs possibilités d’actions coercitives. Je ne vois donc malheureusement pas de véritable moyen d’emmener dans notre projet une grande puissance militaire, ce qui serait indispensable si nous voulons faire prévaloir un texte législatif à l’ensemble de la communauté internationale.
Mais il faut bien nous protéger de l’impérialisme, cela est indispensable. Dans ce combat, la force militaire semble être le seul moyen viable, car le seul à même de s’opposer à la force militaire de ceux que nous voulons limiter dans leurs actions coercitives. C’est là que vient le projet d’organisation internationale. Nous considérons que le meilleur moyen de s’opposer à l’impérialisme est de rassembler le plus de pays possible dans la lutte, et assurément, le seul véritable moyen pour assurer une lutte efficace est une organisation internationale. Bien évidemment, la légitimité ne sera pas de mise au début, mais de toute façon en l’état actuel nous ne faisons pas le poids face à Velsna ou un autre, donc les deux situations sont équivalentes. Cependant, une fois l’organisation créée, elle pourra attirer les pays faibles et soucieux de rester indépendants vis-à-vis des grandes puissances, et tous les pays de l’alliance pourront se soutenir mutuellement dans le développement d’une capacité de défense commune et puissante. C’est ainsi que nous acquièreront une légitimité sur la scène internationale, en développant nous même, entre nations soucieuses de la lutte contre l’impérialisme, notre arsenal de la liberté. L’arsenal législatif est un projet intéressant, mais bien trop ambitieux pour nos possibilités actuelles.

Si toutefois vous estimez qu’une puissance internationale serait prête à nous rejoindre, ce serait là une nouvelle des plus réjouissantes.
RENCONTRE DIPLOMATIQUE
Poëtoscovie — Dyl'Milath



C'était là une situation bien embarrassante pour le Ministre des Relations internationales de Poëtoscovie, qui ne se retrouvait pas tout à fait dans la réflexion développée par son homologue. Pour sûr, il partageait en substance sa conviction qu'il fallait donner à l'ordre mondiale une impulsion nouvelle, fondée sur la justice et non le multilatéralisme. Pour autant, le pacifisme - il faut le dire, également par nécessité - poëtoscovien se heurtait vraisemblablement aux intentions honorables mais légèrement belliqueuses soulevées par les propositions d'en face.


— Intervention de Piotr Vassia —
Ministre des Relations internationales de la Poëtoscovie

« Assurément, nous nous retrouvons dans le constat que vous dressez de la situation internationale, et nous partageons de toute évidence des craintes analogue face à l'impunité effroyable dont jouissent certains de nos rivaux sur le plan géostratégique.

Je tiens, Kamalla, à vous témoigner toute la compassion d'un peuple qui est adelphe du vôtre, et vos motivations sont aussi celles qui nous habitent, je puis vous l'assurer sans réserve. Comprenez cependant qu'il soit difficile pour nous d'opter pour des moyens purement militaires. Je conviens qu'il puisse seoir à l'exercice d'une défense de qualité, et nous en mesurons assurément l'immense nécessité, cependant je crains que la création de l'instance à laquelle vous faites allusion puisse, par sa création même, relever d'une logique que la Poëtoscovie réprouve, car constitutive d'une forme de marche à la guerre.

Bien sûr, s'il s'agit d'une réticence de principe, cela n'entache en rien notre volonté de poursuivre, ensemble, les discussions que nous avons entreprise et de trouver, par cette voie-même, les éléments de droit et de fait qui permettront, à termes, l'accession à une stabilité nouvelle et la pleine assurance d'une paix.

Il semble que votre intervention juxtapose le besoin d'une sécurité avec l'impératif d'un force militaire coalisée pour faire face aux dangers pensant sur nos sociétés. En un sens, assurément, cette logique parait excellente et répondre aux besoins que vous avez longuement évoqué. Cependant, je dois bien admettre que nos moyens réunis ne permettront pas, pas plus que nos moyens dissociés à l'heure actuelle, de freiner l’expansion de tous les blocs qui se déchirent la Terre. Bien au contraire, sans doute la menace ainsi constituée induirait un comportement de défiance vis-à-vis de toutes nos actions, et il est alors à douter que nous tirerions de véritables bénéfices d'une telle initiative.

Je crois au contraire que votre entrée diplomatique et commerciale dans la communauté internationale doit se faire sans attendre, car nombreux, demain, seront ceux à dépendre de vos échanges et de votre voix. Pour cela, il faut cependant que nous parvenions, ensemble, à conclure suffisamment d'accords de nature variées pour qu'une atteinte, non à nous, mais aux échanges que nous effectuons, relève en réalité d'une menace pour l'ordre de tous. Alors, comme un seul homme, soyez assuré que la scène internationale ne laissera pas impuni l'acte qui l'aura troublé.

Je ne sais, pour vous parler sincèrement, quels rapports le Dyl'Milath serait en capacité de soutenir avec des puissances qui, à termes, auront dans leur propre intérêt de le défendre. Je peux cependant vous dire que nous comptons vous accompagner dans ce chemin, et que la Poëtoscovie se propose d'être de celles-ci, d’œuvrer sur un pied d'égalité et par multilatéralisme au service de nos intérêts communs. Aussi ai-je le bonheur de vous suggérer de rejoindre les projets dont la Poëtoscovie est à l'initiative afin que vous puissiez vous inscrire durablement parmi nos partenaires diplomatiques et commerciaux. Le programme Albatros, auquel vous avez déjà souscrit, est un premier pas dans cette direction. Cependant, le projet Bateau ivre1 ne saurait, à titre d'exemple, que nous être réciproquement bénéfiques, et ce dans des dimensions autrement plus importantes.

Je reste pourtant convaincu que de plus grandes avancées restent possibles, et je crois, avec conviction, qu'il serait appréciable de voir notre rencontre se conclure par un texte, dont la normativité dépendra de vos souhaits, et qui actera notre amitié et nos désirs d'alliance.

Sachez enfin que la Poëtoscovie est très mécontente de la Communauté des États Nazumis, qu'elle a participé aux négociations en amont de sa création mais n'a pas été invitée à figurer au rang de ses membres fondateurs, et qu'à ce titre son intégration à l'organisation demeure toujours en débats. Les délais et modalités de délibérations vis-à-vis de cette situation nous sont difficiles à soutenir, et il faut que vous sachiez que, dans l'hypothèse où nous serions accepté dans la CEN, je ne saurais me prononcer que contre les sanctions invoquées à votre encontre par la diplomatie jashurienne.

Concernant le texte dont je vous ai parlé, avez-vous des attendus particuliers le concernant ? »


— Annexes —
Liens et références

[1] Projet Bateau ivre

Poëtoscovie — Archives diplomatiques
Kamalla Tashova : Je comprends votre point de vue concernant la force militaire que j’évoquai tout à l’heure. Il est certes impensable de voir quiconque plier devant la puissance militaire milathienne à ce jour, encore moins les États impérialistes dont nous voulons nous défendre.

Concernant les relations économiques entre nos deux pays, le Ministère milathien de l’Economie a récemment fait savoir ses dispositions sur le marché du projet Bateau Ivre, pour permettre une bonne intégration de notre pays dans celui-ci.
Il serait intéressant, comme vous le proposez, de développer un soft power économique, si je puis résumer l’idée ainsi, suffisamment puissant pour bloquer les menaces impérialistes. Cependant, plusieurs problèmes se présentent par cette approche. Bien que enviable, je doute de la faisabilité d’un soft power suffisamment puissant, tout comme il sera compliqué de constituer une coalition militaire suffisamment puissante. De plus, en réalité, bien que la puissance militaire puisse être utilisée défensivement sans conséquence pour ceux dont on souhaite se défendre, l’usage d’une force coercitive économique me paraît difficilement envisageable sans impact sur l’autre camp, auquel cas il serait sans intérêt. Dès lors, on peut considérer l’action coercitive économique comme une forme détournée d’impérialisme, ce qui n’est nullement souhaitable.

Bien entendu, si ce soft power est constitué de sorte à ce que nombre de pays ait intérêt à défendre le Dyl’Milath contre l’impérialisme, il n’est pas affecté par le problème que j’ai décrit à l’instant. C’est donc sûrement la voie à prendre. Pour constituer une telle force économique et diplomatique, il est, je pense, judicieux de constituer une organisation capable de gérer les relations entre les pays, à l’image de l’organisation des partenaires de la Poëtoscovie, car de nombreux soutiens éparpillés et sans liens entre eux seraient futiles. Une possibilité serait même de fusionner cette hypothétique organisation avec celle que la Poëtoscovie gère, pour assurer une collaboration plus fluide et efficace.

Mais, malgré les dangers qu’ils représentent, et leur complexité, je reste persuadé que les liens militaires peuvent aider également à la lutte commune qui nous uni. Il pourrait être intéressant d’allier les aspects militaires, économiques et diplomatiques, en les séparant pour ne pas rebuter de l’économie un partenaire pacifiste certes, mais utiliser ces différents liens pourrait être utile.

Toutefois, même si des différends persistent, le gouvernement milathien réaffirme son soutien au rapprochement avec votre nation, qui ne peut être que bénéfique.
Si nous résumons bien, la Poëtoscovie et le Dyl’Milath devraient donc collaborer sur les aspects économiques, diplomatiques, militaires ?
Je rajouterai à cela le domaine spatial, qui devient de nos jours un secteur clé déterminant dans le concert des nations.
Cela vous convient-il ?
RENCONTRE DIPLOMATIQUE
Poëtoscovie — Dyl'Milath



Le ministre, en face, revenait à la charge. On eut dit que le Dyl'Milath était en guerre et cherchait à tout prix un moyen d'éviter toutes les catastrophes du monde. Il faut dire qu'avec la procédure d'exclusion du Dyl'Milath de la CEN, l'État se retrouvait sous les feux des projecteurs, et que la recherche d'alliances en cet instant était relativement difficile pour lui. Cependant la Poëtoscovie aussi avait connue un tel revers diplomatique, asséné de la main jashurienne, et la Nation littéraire comprenait totalement le sentiment de son interlocuteur. Piotr Vassia se livrait donc à un exercice presque double, entre la conviction qu'il fallait à tout pris ne pas participer à la marginalisation du Dyl'Milath, sans pour autant que cette position ne puisse renforcer celle de la Poëtoscovie. Il fallait dire que ce jeu d'équilibriste était difficile à tenir. N'y tenant plus, Piotr Vassia tendit une ébauche


— Intervention de Piotr Vassia —
Ministre des Relations internationales de la Poëtoscovie

« J'ai bien compris votre souhait. Entendez maintenant qu'une telle alliance ne saurait véritablement se concrétiser d'une traite, que l'Organisation des partenaires de la Poëtoscovie, toute récente, ne saurait aujourd'hui s'associer à un organisme n'ayant encore pas vu le jour.

Non non, au lieu de cela, permettez-moi, dans un premier temps, de vous remettre ceci. Étudiez-le, je vous en prie, annotez-le et discute-on en ! Je pense que vous l'avez compris désormais, la Poëtoscovie est loin d'être fermée sur tout un tas de sujets. Nous désirons seulement prendre les précautions qui s'imposent une recomposition de l'ordre mondial tel que nous le connaissons aujourd'hui. »


— Annexes —
Premier jet d'un traité d'amitié et de coopération

Traité bilatéral d'amitié et d'entraide
Poëtoscovie — Dyl'Milath

— Préambule —

Par le présent Traité, la Poëtoscovie et le Dyl'Milath expriment leur sincère amitié et leur désir de coopération. Ils témoignent leur attachement à l'émergence d'un droit international au service de la résolution pacifique des conflits. La paix et la stabilité guident leur action commune et leur permettent de s'affirmer sur la scène internationale en rendant leur voie indépendante ainsi que dans le rejet des impérialismes.

— Chapitre premier - De l'amitié diplomatique —

Article I.1 - Tout État partie s'engage à œuvrer dans le respect de la diplomatie du second État partie, à ne pas chercher à lui nuire, et à ne pas discréditer ses engagements auprès de la communauté internationale.

Article I.2 - Tout État partie s'engage à tout mettre en œuvre afin d'assurer la protection des ressortissants du second État partie, y compris à l'étranger. Tout citoyen d'un État partie peut ainsi trouver refuge auprès des délégations diplomatiques de l'autre partie.

— Chapitre deuxième - De l'entraide opérationnelle —

Article II.1 - Tout État partie s'engage à se porter assistance mutuelle dans le cas où une menace grave et imminente viendrait à mettre à mal le bon exercice des missions du second État partie.

Article II.2 - Les États parties s'engagent à défendre mutuellement leurs armées lorsqu'elles sont déployées simultanément sur un théâtre d'opération.

Article II.3 - Tout État partie à présenter une assistance matérielle au second État partie dans le cas où celui-ci en éprouverait le besoin et en formulerait la demande, tant lors d'opérations humanitaires que d'opérations militaires respectant les principes énoncés par le Préambule du présent Traité.

— Chapitre troisième - De la ratification —

Article III.1 - Les États parties du présent Traité ont jusqu'au 01/01/2021 pour disposer les instruments législatifs permettant la mise en application du texte, suivant les voies qui leur sont propres.

Article III.2 - Les États parties pourront se retirer du présent Traité à condition d'en informer préalablement l'autre partie dans des délais raisonnables.

Poëtoscovie — Archives diplomatiques
KamallaTashova : Très bien. Je ne vois rien qui ne soit pertinent dans ce traité, il convient à de nombreuses attentes que nous avions vis-à-vis de l’amitié entre nos deux nations. Cependant, je déplore l’absence de clause concernant les exercices militaires qui pourraient avoir lieu. Nous proposons donc l’ajout d’un article au Chapitre Deuxième.

Article II.4 : Tout état parti s’engage à accepter, dans les limites de ses capacités opérationnelles et des événements géopolitiques contraignants, à mettre en place, de manière régulière, des exercices militaires d’envergure avec les autres états partis, pour une montée en compétence des armées de tout les états partis.
Concernant les objectifs de lutte internationale contre l’impérialisme, voici une ébauche de traité qui pourrait permettre de lancer la lutte auquel nous tenons sur la scène internationale.

Traité Relatif à la Lutte Contre l’Impérialisme :


Préambule : Les Etats signataires du présent traité, appelés ci dessous “États Partis”, affirment leur désir de construire un monde où les états vivent en paix, dans le respect des volontés des uns et des autres. Ils affirment leur volonté de privilégier, en toute circonstance, le dialogue aux armes.

Chapitre Premier : de la volonté de paix


Article I.1 : les États Partis considèrent en toute circonstance la paix préférable à la guerre

Article I.2 : les États Partis s’engagent à tenter, dans la limite de leurs moyens, de préserver la paix, dans l'intérêt exclusif des populations civiles, dans toutes les situations

Article I.3 : les États Partis s’engagent, sauf cas de force majeur, à régler leurs différends par la négociation diplomatique et le respect, plutôt que la violence.

Chapitre Deuxième : de la condamnation de l’impérialisme


Article II.1 : L’impérialisme se définit comme l’usage de force coercitive, pour forcer un état souverain à prendre des décisions qu’il ne prendrait pas en l’absence de cette force coercitive. La nature de la force coercitive peut être militaire, économique, politique ou médiatique.
Par extension, la mise sous domination d’un État par un autre est une forme d’impérialisme, si elle ne répond pas à la volonté propre du peuple de l'État dominé.

Article II.2 : les États Partis s’engagent à ne jamais utiliser de politiques impérialistes. Dans le cas où l’usage de force coercitive est nécessaire, il ne doit se faire qu'à la suite, et l’échec, de discussions diplomatiques visant à régler le problème.

Article II.3 : les États Partis s’engagent à condamner, en toute circonstance, sauf cas de force majeur, l’impérialisme sous toutes ses formes.

Article II.4 : Les États Partis s’engagent à lutter activement, dans la limite de leurs moyens, contre toutes les formes d’impérialisme, et à aider les états victimes de politiques impérialistes.

Chapitre Troisième : de la ratification


Article III.1 : Tout état, quel que soit son passé, peux signer le présent traité.

Article III.2 : le présent traité prend acte immédiatement lors de la ratification du présent traité par un état, et s’applique à l’ensemble des facettes de l’état.
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RENCONTRE DIPLOMATIQUE
Poëtoscovie — Dyl'Milath



Il y avait, dans l'insistance dont faisait preuve l'homologue de Piotr Vassia, non pas une forme d'insistance, mais de détermination à vouloir agir de façon juste. Toutes les initiatives proposées avaient le mérite d'aller dans le sens de l'intérêt général, et il faut que, sur la scène internationale, de telles qualités étaient d'une rareté extrême.


— Intervention de Piotr Vassia —
Ministre des Relations internationales de la Poëtoscovie

« Hum... Je crois que vous avons trouvé un terrain d'entente. J'ai bien ajouté un article concernant les exercices militaires conjoints, que nous approuvons, de toute évidence, et qui ne sauraient jamais que favoriser le renforcement des liens entre nos deux Nations. Je vous suggère également d'inclure l'ensemble de vos propositions au sein du même traité, dans un chapitre nouveau. Qu'en dites-vous ? »

— Annexes —
Premier jet d'un traité d'amitié et de coopération

Traité bilatéral d'amitié et d'entraide
Poëtoscovie — Dyl'Milath

— Préambule —

Par le présent Traité, la Poëtoscovie et le Dyl'Milath expriment leur sincère amitié et leur désir de coopération. Ils témoignent leur attachement à l'émergence d'un droit international au service de la résolution pacifique des conflits. La paix et la stabilité guident leur action commune et leur permettent de s'affirmer sur la scène internationale en rendant leur voie indépendante ainsi que dans le rejet des impérialismes.

— Chapitre premier - De l'amitié diplomatique —

Article I.1 - Tout État partie s'engage à œuvrer dans le respect de la diplomatie du second État partie, à ne pas chercher à lui nuire, et à ne pas discréditer ses engagements auprès de la communauté internationale.

Article I.2 - Tout État partie s'engage à tout mettre en œuvre afin d'assurer la protection des ressortissants du second État partie, y compris à l'étranger. Tout citoyen d'un État partie peut ainsi trouver refuge auprès des délégations diplomatiques de l'autre partie.

— Chapitre deuxième - De l'entraide opérationnelle —

Article II.1 - Tout État partie s'engage à se porter assistance mutuelle dans le cas où une menace grave et imminente viendrait à mettre à mal le bon exercice des missions du second État partie.

Article II.2 - Les États parties s'engagent à défendre mutuellement leurs armées lorsqu'elles sont déployées simultanément sur un théâtre d'opération.

Article II.3 - Tout État partie à présenter une assistance matérielle au second État partie dans le cas où celui-ci en éprouverait le besoin et en formulerait la demande, tant lors d'opérations humanitaires que d'opérations militaires respectant les principes énoncés par le Préambule du présent Traité.

Article II.4 - Les États parties s'engagent à mettre en place, de manière régulière, des exercices militaires conjoints, en vue de pouvoir de défendre ou mener des opérations militaires par coalition.

— Chapitre troisième - De la lutte contre les impérialismes —

Article III.1 - Les États parties entendent oeuvrer de façon conjointe à la préservation de la paix et de la sécurité de toutes les populations civiles. Ils désignent la diplomatie comme premier recours à toute entreprise sur la scène internationale.

Article III.2 - Les États parties s'engagent à s'opposer, avec constance, aux coercitions unilatérales exercées par des puissances sur d'autres États.

Article III.3 - Les États parties s'engagent à venir en soutien aux États victimes d'impérialismes étrangers, dans une solidarité anti-impérialiste.

— Chapitre quatrième - De la ratification —

Article IV.1 - Les États parties du présent Traité ont jusqu'au 01/01/2021 pour disposer les instruments législatifs permettant la mise en application du texte, suivant les voies qui leur sont propres.

Article IV.2 - Les États parties pourront se retirer du présent Traité à condition d'en informer préalablement l'autre partie dans des délais raisonnables.

Poëtoscovie — Archives diplomatiques
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