21/08/2019
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[🖋️] La Thémivarnie en bref

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Généralités :



Nom officiel : Royaume de Thémivarnie
Nom courant : Thémivarnie
Gentilé : Thémivarnien, Thémivarnienne

Inspirations culturelles : Peuples slaves de l'est (biélorusses, ukrainiens, russes), peuples sibériens (iakoutes, bouriates), peuples turciques (kazakhs, ouzbeks, mongols)
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Russe, Slavis
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Pravoslave, Malomor, Talar, Iakume, Yurt

Drapeau :

Devise officielle : « L'unité triomphe de la barbarie. »
Hymne officiel :
Monnaie nationale : Rouble thémivarnien

Capitale : Stavrokin-sur-le-Gris

Population : 71 850 300 habitants


Aperçu du pays :



État eurysien, le Royaume de Thémivarnie résulte de l’union de deux couronnes distinctes : le Royaume du Thémiasme et le Royaume de Varnace. Cette double monarchie s’est constituée progressivement par alliances, conquêtes et compromis dynastiques dans un environnement régional affecté par la fragmentation politique et une rivalité permanente entre grandes puissances continentales.

Présentation du pays :


Se situant au sud-est de l’Eurysie, le Royaume de Thémivarnie est en effet en position stratégique à la croisée d’un certain nombre d’influences contradictoires. Il est, au sud, en contact avec l’Empire constitutionnel de Drovolski, puissance militaire et industrielle majeure, dont les relations sont marquées par la rivalité d'antan. Cela fut notamment le cas autour du Comté de Lotus : un ancien territoire technicien et agricole annexé, après une longue période d’ingérence, par le Drovolski. À l’ouest, la proximité avec les terres du Morakhan, pays de principautés dont certaines ont historiquement été intégrées au Themiasme, est elle aussi peu propice à la paix. La menace impérialiste de l'Empire Mor plane sur la région, et sur la double monarchie qui en a payé les frais par le passé. Au nord enfin, à la limite varnacienne, s’étend diverses nations soumises au joug communiste, par delà les mers et le détroit stratégique du Pays Gris.


L’unité thémivarnienne est plus qu’un fragile équilibre. Le Themiasme représente certes la base territoriale, humaine et historique du royaume, mais le Varnace, par sa façade maritime et son contrôle historique des voies vers le détroit du Pays Gris, conserve quant à lui l’essentiel de son importance stratégique. La capitale commune, Stavrokin-sur-le-Gris, a été fondée sur la côte pour symboliser cette union, mais reste disputée en intérieur, dans des régions qui se réfèrent encore aux anciennes capitales royales, Khabassokh pour le Themiasme, Zhapaïv pour le Varnace. Avec près de 72 millions d’habitants répartis sur 168 867 km², la Thémivarnie est une puissance régionale de rang secondaire : assez vaste et peuplée pour influer sur les équilibres continentaux, mais trop divisée pour s’imposer durablement sans alliances ou concessions.


Aires culturelles principales du royaume de Thémivarnie :


Géographie et ressources :


Le territoire thémivarnien, imposant dans son élongation, est structuré autour d’un axe ouest–est reliant les hautes terres intérieures aux côtes du détroit du Pays Gris. C'est cette configuration géographique particulière qui influença le développement du pays après l'unification. La centralisation domine autour des principaux réseaux de chaque entité, en dépit d'une tentative d'harmonisation à Stavrokin-sur-le-Gris. Cela a contribué à laisser des vastes zones marginales, en périphérie et difficilement contrôlées par le pouvoir central.

Les monts Pavelyetsk s’érigent à l’ouest, c'est un massif ancien aux formes abruptes lacéré par de profondes vallées et dont les principaux fleuves du pays découlent. Vaste mais peu peuplé, il constitue face au Morakhan une barrière géographique, mais il témoigne aussi de la marginalité d’antan d’où survivent des structures communautaires isolées, souffrant de moyens de communication limités et d'un cruel manque d'infrastructures. Le sous-sol renferme des ressources minières modestes, charbon ou minerais ferreux exploités épisodiquement.

Dans la partie centrale du pays, le bassin themiasmien s’étend sur des grandes plaines et des étendues arborées, irrigués par la Rodnaya, la Provideniya, la Iekaterina et leurs affluents. Ces étendues de terre sont parmi les plus fertiles de l’Eurysie orientale et sont le principal grenier à grains du royaume. On y trouve également les très grandes villes historiques, Khabassokh et Zhapaïv, d'importants flux et une grande partie de la population. La chaîne du Perekrestok est exploitée pour la pierre et le gaz naturel. On la reconnaît souvent comme frontière naturelle entre les deux royaumes en raison de sa position, celle-ci ayant contrainte ces derniers à de coûteux aménagements autoroutiers.


Au nord-est, le territoire s’élève progressivement vers des zones de forêts denses, de taïga et de marécages, notamment autour du delta de Piotr. Ces espaces sont riches en ressources halieutiques, pétrolières et forestières. Néanmoins, elles sont difficiles à exploiter à grande échelle, en raison du climat, des sols instables et de la faune hostile qui abrite cet environnement hostile à l'homme. Ils ont longtemps servi de marges naturelles, propices aux implantations minoritaires et aux activités économiques informelles. Il fut notamment un refuge de choix pour les populations sibériennes et tataro-mongoles lors de l'exode de 1964.

L'extrême nord se démarque par le Kraun Pik, l'un des plus hauts sommets côtiers du continent. Riche en métaux rares, il abrite le plus grand réseau minier de la Couronne et constitue un enjeu stratégique majeur. On y trouve notamment la plus grande base militaire du pays, retranchée dans ces monts abruptes. Le Nebesnyy Moroz prend sa source depuis ces hauteurs. Il représente avec les lacs Albrouz et Sestryvoda une importante réserve en eau douce. À l'inverse, les provinces de l'extrême sud sont exceptionnellement planes. On y recense l'essentiel de la production agricole. En dépit de son envergure, la démographie peine à suivre, toute comme l'industrialisation.

Enfin, la façade maritime varnacienne longe le détroit du Pays Gris. C'est un axe de navigation stratégique qui relie les routes commerciales continentales aux espaces orientaux de Nazum. Les côtes alternent entre ports naturels et artificiels, falaises rocheuses et zones deltaïques. Cette région concentre les principales installations portuaires, les chantiers navals et une partie conséquente des infrastructures énergétiques du royaume. C'est aussi la zone privilégiée du tourisme domestique, renforcée par les nombreuses stations balnéaires y étant implantées. Toutefois, l’accès au détroit reste vulnérable, dépendant de rapports de force régionaux et de la maîtrise partielle des côtes par des puissances voisines.

Résumé de l'histoire moderne :


Héritages impériaux et effondrement slaviansk (fin du XVIIᵉ siècle)

À l'échelle contemporaine, le royaume de Thémivarnie est un pays jeune. Les terres du Thémiasme demeuraient jusqu'à la fin du XVIIᵉ siècle une possession de l'Empire Slaviansk. Expansionniste, le régime impose la terreur sur les provinces conquises et provoque le mécontentement populaire. Si les régions centrales demeuraient stables sous le joug slaviansk, il n'en était rien de sa périphérie, remise à des seigneurs locaux impuissants.

À partir des années 1680, l'Empire marche à reculons. Les conquêtes krokblêmes de l'est, combinée à l'instabilité politique, fragilise l'autorité impériale. Les provinces marginalisées avancent alors leurs pions. Au comté du Lotus, c'est l'insurrection. Ce territoire, prospère sur les plans techniques et économiques, proclame son indépendance au sud des terres themiasmiennes actuelles. L'équilibre régional est chamboulé, et alors que l'Empire Slaviansk sombre dans un chaos ambiant, le Drovolski mène une incursion dans l'empire pour en saisir des territoires. L'État se rapproche diplomatiquement de Lotus, et propose un pacte de défense à la jeune nation révolutionnaire en échange d'une exploitation agricole et technique à peine dissimulée.

Fondation du Themiasme et ascension (1700-1720)

Émerge dans ce contexte une pièce maîtresse : Piotr le Pèlerin. Face à la menace d'une annexion étrangère, et en vertu d'un effondrement imminent du vieil empire, plusieurs principautés et cités libres de la région tombent sous le charme du discours démagogue et fédérateur de cet homme sans titre qui vagabonde, mais qui lui aussi est sujet aux mêmes souffrances que le reste de la population. Fin 1703, le Pèlerin lève une armée populaire à Kotüme et marche au nord. S'emparant de places fortes en dépit d'une expérience militaire, les seigneurs locaux fuient vers les plaines centrales.


Portrait de Piotr Ier (1711), K.Torolov, premier monarque du Thémiasme


Des escarmouches éclatent avec le Drovolski, auxquelles Lotus ne réagit pas : l'occasion d'affirmer son autonomie est trop alléchante et un soutien informel est établi. La forteresse de Khabassokh tombe le 9 septembre 1704. Jour de fête, Piotr Ier proclame le royaume du Thémiasme et reconnaît à la surprise générale la suzeraineté du Lotus pour bénéficier de ses structures administratives et de ses avancées techniques. Un âge de consolidation s'entreprend avec la défaite slaviansk face aux milices urbaines conscrites. La croissance économique et démographique qui s'ensuit sont fulgurantes.

L'alliance forgée permet au jeune royaume de se doter d'infrastructures innovantes et d'une logistique agricole performante. Ses arsenaux se modernisent et l'économie est entièrement réformée. En une dizaine d'années, Piotr Ier assoie son pouvoir, fédère les provinces du Thémiasme à son autorité et développe tout le pays.

Rupture avec le Lotus et intervention étrangère (1720-1760)

Toutefois, la situation dégénère. Alors que Piotr II monte sur le trône en 1727, le coeur lotusin est placé sous protectorat du Drovolski. Aspirant à suivre les traces de son père, le jeune régent dénonce la violation de sa souveraineté et cesse la diplomatie avec son voisin du sud. Il achève les réformes de son prédécesseur et prépare son armée pendant dix ans. En 1738, dans une tentative maladroite de renégocier le statut du Lotus, des vagues de protestation éclatent dans la ville du même nom : on y dénonce la coopération entre le comté et Thémiasme, désormais perçu hostile par les habitants. Alors qu'un conflit majeur est imminent, Piotr II décède dans des circonstances mystérieuses.

La régence prend la relève le temps que Piotr III atteigne la majorité. Un apaisement est établi, mais demeure fragile. En 1756, les tensions culminent. Thémiasme accuse Lotus de ne plus respecter ses engagements, au profit de l'ennemi héréditaire du sud. En réaction, une invasion des terres septentrionales du comté est lancée. L'intervention thémiasmienne se veut limitée et punitive, mais celle-ci finit par se heurter à la réponse du Drovolski. Contraint de protéger le comté vital à son économie, l'empire déploie ses troupes dans les centres névralgiques de Lotus pour en assurer la continuité de la production et de l'administration.

Piotr III n'a ni le talent militaire, ni l'audace de son grand-père. Les grandes armées ne se rencontrent pas. Des affrontements ont lieu, mais ils se révèlent limités et témoignent du retard militaire thémiasmien : le fiasco de Kovrovat entraîne une vague de désertions dans les rangs de la monarchie, alors qu'aucune bataille majeure n'ait encore été livrée. Isolé sur le plan diplomatique, le roi sait qu'il n'a aucune chance face à la puissance adverse établie en profondeur et bénéficiant d'un ravitaillement extérieur et du soutien de Lotus. Progressivement, le retrait des troupes est ordonné. Une rencontre à Khabassokh est organisée pour contraindre la reconnaissance d'une annexion, scellant durablement la perte du comté.


«Les Clauses», A.Lazarevitch, 1762, signature de la reconnaissance de l'annexion au Conseil de Khabassokh


Affaiblissement de Varnace et unification (fin XVIIIᵉ - XIXᵉ siècle)

Thémiasme se retire, mais un sentiment revanchard émerge parmi la population : cette défaite, si on peut l'appeler ainsi, est une humiliation. Piotr III abdique sous la pression populaire. Toutefois, la monarchie ayant perdu de sa superbe compte assouvir sa vengeance sur un autre front. Au nord, le royaume vieillissant du Varnace fut mis en déroute par Drovolski au siècle précédent. Chassé du continent, et même de son refuge sur Nazum, Varnace subsiste sur les côtes du détroit du Pays Gris. En pleine érosion, défaite sur tous les plans, sa position stratégique offrirait au Thémiasme une légitimité navale et un accès au commerce extérieur. Une occasion qu'entend bien saisir la nouvelle dynastie Pavelyetsk.

L'association des deux monarchies est progressive et se veut pacifique de part et d'autre. Par union dynastique d'une part, puis territoriale ensuite. Le déséquilibre se creuse dans les compromis octroyés, les Pavelyetsk dominent largement par leur implantation continentale et leur supériorité démographique et militaire. Au bord de la faillite, isolée de la scène internationale, le roi Yevgeny de Varnace accepte l'union à Zhapaïv sous conditions de conserver une capacité de décision, une armée varnacienne et d'établir une nouvelle capitale. Stavrokin-sur-le-Gris émerge, aussi vite que le Royaume de Thémivarnie en 1838.

Néanmoins, un royaume soumis aux états d'âme de deux monarques au pouvoir absolu se heurte inéluctablement aux désaccords et à la confrontation. 1852 est une année tragique pour la jeune puissance, une révolte populaire met le pays à feu et à sang. Les deux rois sont contraints d'abdiquer le même jour, alors qu'une armée révolutionnaire débute le siège de Stavrokin. Cette période marque la fin de l'absolutisme et le début de réformes d'ampleur sur les institutions et le fonctionnement sociétale. Thémivarnie entre en essor et se centralise. Une première constitution est adoptée. La double monarchie est proclamée, et celle-ci aspire désormais à retrouver une place dans l'échiquier régional et international. Elle marque son premier fait d'arme en conquérant un vaste territoire krokblême à l'ouest, annexant les montagnes occidentales qui forment aujourd'hui les monts Pavelyetsk.

Conquêtes de Nazum et bascule (XXᵉ siècle - de nos jours)

Jouissant d'une puissance navale nouvelle en pleine transformation, plusieurs comptoirs sont établis sur le continent voisin. Cette implantation à l'est s'étend dans les terres, dans une tentative de mettre la main sur les ressources d'extrême orient. Alors que le peuplement slave peine à suivre, l'exploitation et l'assimilation des populations locales s'avère profitable à l'économie. Cependant, la montée rapide des régimes communistes dans la région menace le royaume. Le XXᵉ siècle est marqué par une série de défaites militaires thémivarnienne. La stratégie et la doctrine sont obsolètes dans cette guerre asymétrique, impopulaire et coûteuse.

Incapable de mener à bien un conflit prolongé dans cette région hostile et éloignée de son coeur territorial, les possessions sont abandonnées une à une. Un exode massif de populations turciques et sibériennes s'ensuit. Ces assimilés embarquent avec les colons slaves pour les ports eurysiens. Mais les premiers souffrent de ségrégation. Ils s'organisent en communauté et modifient l'équilibre démographique tout en fracturant l'unité culturelle et sociale du royaume thémivarnien.

De nos jours, alors que le populisme et les extrêmes gagnent du terrain dans un royaume dont l'autorité s'est affaiblie au profit du peuple, seule la consolidation territoriale de l'État s'avère effective. Pourtant, des tensions frontalières persistent, Thémivarnie est cerné par ses rivaux d'antan. D'autre part, l'économie s'enlise et peine à se diversifier vers les services : un comble pour cette époque, qui dénote d'un modèle et d'une administration vieillissantes.

Un point d'attention en particulier demeure la faible cohésion nationale, religieuse et ethnique. Cela est notamment caractérisé par les tensions entre les slaves et les minorités autochtones ou immigrées de Nazum, ainsi que par le séparatisme montant dans le territoire krokblême occidental.

Économie :



On peut considérer le modèle économique de Thémivarnie comme étant souple sur le dirigisme, et globalement libéral. Le Directoire fixe les orientations majeures à suivre, et les maisons contrôlent une part non négligeable des capitaux avec étroite collaboration du secteur privé. Il serait pourtant malhonnête de nier la centralisation économique défendue notamment par les Unionistes de la Couronne (UDLC) : elle se ressent autour des pivots du territoire thémivarnien, tels les capitales historiques de Zhapaïv et Khabassokh mais aussi la cité de Stavrokin-sur-le-Gris. Cependant, de vastes zones marginalisées et limitrophes du royaume échappent à ce contrôle direct du pouvoir. Elles promeuvent davantage le clientélisme local, et surtout les économies informelles que le régime combat activement. Ces territoires regroupent en majorité les minorités et sont le siège de nombreux trafics.

La Thémivarnie hérite d'une géographie étirée qui est propice à l'exploitation de nombreuses ressources naturelles. Toutefois, depuis l'unification de 1838, les économies du Thémiasme et de Varnace ont toujours peiné à s'harmoniser. Dans sa globalité, l'économie thémivarnienne est fragmentée entre les deux royaumes et souffre d'un développement territorial inégal. Pour un État qui s'étend sur 168 867 km², les réseaux autoroutiers, nationaux et ferroviaires du royaume s'avèrent plutôt conséquents. Toutefois, la plupart sont vieillissants, et certains axes urbanisés pourtant majeurs demeurent mal desservis. De surcroît, en raison de sa topographie et de ses biomes compacts, la plupart des infrastructures affrétées aux transports sont coûteux à construire et à entretenir. C'est le cas pour les monts Pavelyetsk, le Kraun Pik ou encore le Perekrestok. Certains de leurs territoires, enclavés dans les montagnes, se retrouvent ainsi coupés des lignes de communication et de transports.

Répartition sectorielle de l’économie



Les recettes de la Thémivarnie reposent essentiellement sur la taxation de la population, les impôts sur l'extraction, les droits portuaires ou encore les monopoles d'État et les financements des Deux Maisons. Ces apports permettent à l'État de financer dans les grandes lignes les infrastructures stratégiques, la défense, le maintien de l'ordre ainsi que les subventions aux domaines agraires et industriels. Les maisons sont souvent la cible de critiques pour leur droit à la négociation de leur propre imposition, face à des provinces en marge des axes de communication qui supportent une charge disproportionnée.

En ce qui concerne la production, le primaire et le secondaire occupent la moitié de la répartition sectorielle économique. L'agriculture en est un pilier historique qui n'a cessé de se perfectionner au fil des décennies. Parsemé de terres arables, et doté d'un climat continental favorable aux cultures, la double monarchie assure une production massive de céréales et oléagineux divers. L'essor s'essouffle néanmoins avec l'exode rural des minorités jusqu'alors surreprésentés dans le secteur agraire. Pour y remédier, Thémivarnie mise sur l'élevage intensif qui substitue peu à peu d'anciens terrains ayant perdu de leur rentabilité. Le développement de la pêche au Varnace soutient également l'effort de production.

Face à l'occident qui prône un développement exacerbé du tertiaire, le royaume a longtemps misé sur le secteur industriel comme salut de sa prospérité. Doté de zones montagneuses clés dans l'industrie d'extraction, on y exploite en quantité les minerais ferreux, le charbon, les métaux rares et les hydrocarbures. Contrairement aux autres secteurs relativement privatisés et indépendants du pouvoir central, l'exploitation des ressources et le traitement industriel est très largement encadré par des consortiums liés aux maisons de la royauté. La quantité abondante des métaux assurent de beaux lendemains au royaume, mais certaines ressources inquiètent : en particulier, les réserves de pétrole en pleine déplétion devraient s'épuiser pour 2045. Une situation qui inquiète en particulier le secteur de l'énergie.

Par ailleurs, les industries lourdes se déploient quant à elles le long de fleuves stratégiques, comme la Iekaterina ou la Sestryvoda. Les nœuds logistiques ferroviaires y sont astucieusement placés pour faciliter le transport des matières premières et le stockage des marchandises. Source majeure des recettes étatiques, elle s'accompagne d'une performante branche manufacturière qui enveloppe un dixième de l'économie. Toutefois, celle-ci peine à être compétitive à l'échelle internationale et alimente principalement le commerce intérieur. Elle souffre en effet de sa rusticité d'antan, et contraste avec l'industrialisation du royaume par son attachement à l'artisanat traditionnel provincial.

Évolution indexée de la production des principales ressources de Thémivarnie



Le détroit du Pays Gris est le coeur de l'activité commerciale de Thémivarnie. Pôle touristique majeur, c'est aussi de là que sont envoyées la majorité des exportations thémivarniennes. En tête de liste, on trouve les denrées agricoles et les biens industriels lourds. À force de mesure protectionniste, la vente de matières premières non transformées a en effet chuté de façon vertigineuse. Quant aux importations, ce sont pour l'essentiel des biens de consommation tels que les produits manufacturés qui entrent par les hubs portuaires de l'État. En outre, on peut mentionner les technologies avancées et le pétrole, importé massivement pour palier au manque et subvenir aux besoins automobiles et énergétiques de la double monarchie. Toutefois, ces flux ne sont pas pérennes dans le contexte géopolitique actuel. La quasi-totalité des marchandises transitent par le détroit, un blocage de ce dernier aurait de lourdes conséquences économiques.

L'influence des maisons sur l'économie est perçu par beaucoup comme un frein au développement économique. Elles disposent d'un large contrôle sur de nombreuses branches et pôles étatiques : les concessions minières, les chantiers navals, une part importante du foncier agricole ou encore certains réseaux bancaires. Ainsi, la monarchie peine à se libéraliser à cause de ces engrenages qui rouillent et peinent à devenir rouages des marchés internationaux. Les maisons développent à leur tour des milices privées, des entreprises fantoches et se mènent une guerre informelle d'influence sur le royaume de l'autre. Leur attitude nourrit les discours anti élites et populistes des assemblées.

En dehors de leur maillon, le monde du travail souffre quant à lui d'une sévère segmentation. Les campagnes sont marquées par le travail agricole, reposant sur une main d'œuvre issu des minorités ethniques et à la poigne de structures familiales parfois tyranniques. À l'inverse, les centres urbains et industriels voit le salariat battre des records, même si des disparités flagrantes demeurent entre les provinces. Dans chacune de ces deux entités qui s'opposent, l'économie informelle tend à gagner du terrain. La contrebande, le commerce illicite de minerais ou encore l'exploitation illégale de forêts et de mines fragilise la cohésion étatique.

Mix énergétique



Les ressources fossiles représentent une part écrasante de l'indépendance énergétique thémivarnienne. Néanmoins, le tarissement de l'or noir contraint la Couronne à investir dans des énergies nouvelles : renouvelables et nucléaires sont pressenties pour alimenter le royaume, mais la technologie est encore nouvelle et dépendante de l'étranger. L'ancien réseau de transport d'électricité n'est pas adapté à un solaire et un éolien d'ampleur, d'autant plus que l'intermittence inquiète et fait débat au sein des partis. Le nucléaire contraint d'exploiter les réserves d'uranium jusqu'alors préservées, celles-ci s'avèrent hélas bien plus limitées qu'escomptées. Les barrages installés dans les zones fluviales d'altitude offrent un répit au royaume qui doit urgemment diversifier ses apports en électricité s'il aspire à se développer durablement.

Peuples et religions :


Les Thémivy

Groupe ethnique le plus nombreux du royaume, les Thémivy constituent un vrai pilier démographique qui rassemble les différentes populations slaves du Themiasme et de Varnace. Ils vivent surtout dans le bassin central, les plaines du sud et les grandes villes historiques. Ils tiennent les rênes de l’administration, de l’armée et de l’économie. Fiers de se considérer comme les héritiers de l’unification du pays, ils ont une identité nationale très marquée, qui se mélange à la monarchie constitutionnelle et à l’orthodoxie thémivarnienne. Mais cette position dominante crée une relation conflictuelle avec les autres communautés. Dans les discours officiels, on parle d’intégration, mais sur le terrain, les minorités se retrouvent souvent dominées par une élite thémivy qui cultive une forme de pouvoir social et politique condescendant, voire discriminant. En conséquence, la méfiance grandit envers les Deux Maisons, la jeunesse issus de milieux défavorisés se radicalisent et contestent cette suprématie. Certains partis comme la Ligue des Peuples (LDP) instrumentalisent ce climat.

Les Kargyts

Les Kargyts regroupent les minorités turciques du royaume de Thémivarnie. On les trouve retranchées aux deux extrémités du croissant thémiasmien, au pied des monts Pavelyetsk et dans les quartiers populaires des grandes villes côtières. Leur présence sur le continent eurysien est avérée depuis la création du Thémiasme. Ils sont historiquement respectés par les slaves pour s'être ligués contre l'occupant slaviansk à l'aube de l'indépendance. Leur nombre s'est particulièrement accru depuis l'exode post-colonial de Nazum où ils y étaient déjà implantés, ce souvenir reste vivace dans les mémoires des Kargyts. Aujourd’hui, ils vivent surtout en clans ou en communautés, mais ces liens se sont un peu effrités. La plupart des Kargyts travaillent dans des métiers précaires : agriculture, logistique, industries. Leur religion musulmane, leur faible présence en politique participe à les mettre à l'écart. Pourtant, dans l’ensemble, ils restent loyaux à l’État. Électoralement, c’est une population sensible, que les mouvements populistes se disputent allègrement.

Les Serebry

Peuples sibériens immigrés de Nazum après l'exode, les Serebry sont réparties de façon éparse en banlieue des villes, ou encore dans les forêts et marécages. Leur plus grande communauté reconnue occupe néanmoins le centre du royaume, au sud des minorités lotusines. Pendant longtemps, ils sont restés à l'écart du développement du pays, et au XXe siècle, leurs terres ont servi de refuge pour ceux qui fuyaient les grandes vagues migratoires. Très attachés à la vie en communauté et à leurs croyances spirituelles ancestrales, les Serebry voient l'État central d'un œil méfiant. En infériorité numérique, c'est de loin le peuple souffrant de la plus grande stigmatisation sociale et économique. Souvent contraints de travailler dans des milieux informels, les élites urbaines slaves ont tendance à considérer leur culture comme dépassée. Cette mise à l'écart a laissé la place à des mouvements religieux et sociaux un peu à contre-courant, et certains sont aujourd'hui sous la surveillance étroite des autorités. Le schisme ayant conduit à l'émergence de la religion fondamentaliste du Krovny Put accentue la haine contre cette minorité.

Les Lotusins

Les Lotusins représentent une minorité slave qui a marqué l’histoire du croissant thémiasmien. Héritiers directs du Comté du Lotus, ils ont toujours été reconnus pour leur ingéniosité technique, leur urbanisation précoce et leur sens du commerce. Pendant longtemps, ils ont joué le rôle de passerelle entre le Royaume émergent septentrional et l'Empire constitutionnel méridional, que ce soit sur le plan économique ou politique. Mais depuis que le Drovolski a annexé le comté, l'identité collective des Lotusins s’est construite autour d’un sentiment d’injustice et de dépossession territoriale. Ayant longuement milité pour leur autodétermination, les réseaux séparatistes semblent désormais au point mort. De nos jours, les Lotusins sont surtout présents dans les classes moyennes, aisées et techniques. Ils restent loyaux envers la Couronne, mais la hache de guerre n'a jamais été pleinement enterré. En réalité, ils se méfient profondément des manœuvres politiques entre les états régionaux. Cela n'a pas empêché la double monarchie de détourner astucieusement leur aversion à l'encontre de la minorité sibérienne peuplant le sud du comté d'antan...

Les Samars

Les Samars est le nom porté par un peuple nomade, issu du Morakhan au sud des monts occidentaux. Ils vivent organisés en clans qui se déplacent au gré des saisons, dans des hauteurs hostiles mais convoitées par les entreprises d'extraction pour leurs ressources minérales. Pendant longtemps, ils ont réussi à rester en dehors du contrôle direct de l’État, en tenant les routes de montagne et les passages clés : dernièrement, la tendance s'est renversée avec l'exploitation massive des ressources locales qui a chassé les peuples Samars : toutes tentatives d'enrôlement dans le secteur industriel ont jusqu'à ce jour échoué. Ils ne sont pas très nombreux, mais leur influence sur la région demeure conséquente. Avec la Couronne, ils entretiennent une relation pragmatique : des accords de protection et de non-ingérence, fréquemment violés par la monarchie. Leur culture, un mélange de traditions guerrières et de rites anciens, fascine autant qu’elle inquiète. Face à l'échec de l'intégration de ces peuples, une solide réputation de peuple qu’on ne dompte pas s'est forgée dans l'imaginaire collectif.


Religions de l'État thémivarnien (autres que l'orthodoxie) :

Al-Khaleel


Essentiellement pratiquée par les Kargyts, Al-Khaleel désigne un ensemble de courants islamiques. Ses pratiquants s'organisent en communautés locales et restreintes mais ouvertes à l'altérité. Des pèlerinages saisonniers sont organisés par les Majrins, conseillers religieux qui mènent les marches vers le Kraun Pik, mont sacré de la religion alkhaleelique Appréciée par la double monarchie pour ses dogmes modérés et apolitique, cette foi de nature syncrétique séduit les traditionnalistes chiites et sunnites et aspire à réunir les courants divisés de l'Islam sous une égide commune. En dépit de sa tolérance, le parti inquiète depuis peu pour sa récente mouvance salafiste interne qui est née pour contrer la menace du Krovny Put, hostile aux autres religions dont l'islam.

Le Vereskisme


Croyance propre aux Serebry, cette religion ancestrale est née dans les forêts et marécages de Nazum. Ses fidèles croient en l'existence d'esprits naturels, les Tikhari, qui assurent la linéarité du temps et la régénération de la vie. Ils réalisent en leur honneur diverses veillées saisonnières, offrandes et cérémonies le long des fleuves qui abreuvent le royaume. Ces communautés proches du peuple sont placés sous la protection de la Couronne en raison de l'hostilité que leur voue les radicalisés du Krovny Put.

Le Krovny Put


Résultat du schisme interne au Vereskisme, le Krovny Put perçoit la monarchie comme impie. Persuadés que le monde sombre dans la décadence, ses disciples hostiles aux croyances du royaume sont dévoués aux Tikhari et pour préserver la vie, les croyants purgent les péchés humains par des serments de sang : des massacres orchestrés dans les provinces reculées du royaume à l'encontre des hérétiques et des Serebry non radicalisés. La volonté purificatrice et fondamentaliste du Krovny Put est activement combattue par l'autorité monarchique.

D'autres religions existent au sein du royaume, mais sont minoritaires. Parmi les plus notables, on peut tout de même noter les minorités catholiques, chiites et sunnites. La plupart sont issues de l'immigration d'Eurysie occidentale ou de Nazum. Toutefois, la modernité vient chasser les vieilles superstitions, le peuple est de plus en plus sceptique. L'athéisme gagne en puissance depuis la fin du XXᵉ siècle, et devrait à terme devancer en nombre d'adhérents les religions turciques et sibériennes

Mentalité de la population :

La Thémivarnie a toujours été marqué par la défiance de son peuple envers les élites, la contestation croissante de l'ordre établi et du système monarchique. Mais les sujets qui constituent cet État n'ont jamais oublié que son unité est fragile. L'émancipation à la tyrannie slaviansk fut permise par le sacrifice d'hommes valeureux qui aspiraient à voir se diffuser des idées fédératrices parmi les populations opprimées. En ce sens, il subsiste dans la société thémivarnienne des solidarités locales fortes, et une fierté partagée autour des réussites industrielles et sociales de la double monarchie.

Il est vrai que la colère gronde, plus que jamais. La fracture gagne en profondeur, et plus personne ne la nie. Les maisons n'incarnent plus dans l'imaginaire collectif un symbole d'ordre et de prospérité, mais d'accaparement des richesses, de division du peuple. Ce dernier dénonce leur système de caste, sa sélection de la noblesse qui verrouille des postes méritants au commun des habitants, ses interférences dans la croissance économique. Parmi les classes modestes et populaires, le corps nobiliaire est perçu comme aristocrate, vivant en dehors de toutes réalités, gavé de propagande.

Le peuple lui même est scindé par la pluralité ethnique et religieuse. Factuellement, les slaves orthodoxes constituent le bassin du royaume, l'essentiel de la population. Ils prépondèrent les autres cultures dans les services de l'État, l'armée, l'enseignement, la santé. La ségrégation est avant tout socio spatiale. Les minorités sont parquées en périphérie des cités urbaines, ou retranchées dans les provinces limitrophes du royaume, loin des centres décisionnels. Contraints d'occuper des emplois dangereux à l'extraction, pénibles ou informels, la mixité peine à s'établir. Et les maisons historiquement slaves n'aident pas à rassembler les peuples, autochtones ou dépossédés des terres qu'ils occupaient sur le continent voisin.

Pourtant, la double monarchie n'éprouve aucune hostilité envers ses sujets, d'où qu'ils viennent et peu importe ce en quoi ils croient. L'État thémivarnien s'est toujours considéré comme une terre d'accueil, un berceau des peuples orientaux. En dépit du populisme qu'exacerbe les partis politiques, autant social par le rejet des maisons, de la cour, de la confiscation du pouvoir au peuple et autant identitaire par le rejet des minorités, de l'immigration, ou encore de la pluralité des croyances, un semblant de fraternité subsiste. Des coopérations interethniques existent, par nécessité ou pragmatisme. Une culture commune axée sur l'instruction et le savoir technique forge les jeunesses à venir. Ainsi, tiraillé entre la résignation et la revendication, la majorité silencieuse du peuple continue à espérer que le système puisse évoluer sans atteindre l'effondrement. Pas seulement de la Couronne, mais de la Nation.

Place de la religion dans l'État et la société :

L'organisation ecclésiastique et religieuse s'articule autour du Ministère des Affaires Cléricales. Dirigé par le Patriarche, cette instance du Directoire assure la tolérance religieuse et la médiation entre le clergé de chaque culte et le pouvoir central. À l'issue de sa nomination, le Patriarche doit prêter serment au monarque de défendre les intérêts de l'Orthodoxie thémivarnienne et de protéger les autres croyances. Les pontifes du clergé sont conviés pour être témoin de cet engagement.

Il est clair que l'orthodoxie domine l'appareil symbolique du royaume. C'est en effet un pilier de l'unité nationale, qui moralise les sujets et garantie l'ordre social. Son clergé est notamment invité aux cérémonies officielles et dispose d'une influence conséquente dans l'instruction publique et l'assistance sociale du peuple. Bien que la double monarchie ne soit pas un régime théocratique, au malheur de la Droite Cléricale Radicale, le Directoire jouit de la bénédiction du clergé orthodoxe quant aux actes de la Couronne. Celle-ci utilise régulièrement la puissance cléricale pour assouvir son autorité et garantir l'unité des peuples.

Officiellement, les autres religions sont protégées et soutenues par la Couronne orthodoxe, mais celles-ci doivent se soumettre à certaines exigences. Par exemple, il est de mise que chaque représentant du culte reconnaisse la légitimité de la monarchie et sa suprématie sur le superstitieux. Les religions doivent également demeurer confiner à leurs communautés, le prosélytisme est proscrit à l'exception du catéchisme orthodoxe. C'est donc une tolérance plutôt pragmatique qu'insuffle le pouvoir monarchique, celui-ci aspire donc tout autant à prévenir les révoltes et guerres de religion qu'à unifier les croyants sous un même étendard.

On peut voir la religion comme un marqueur fort d'appartenance à l'État : être orthodoxe, c'est appartenir au coeur du royaume alors que pratiquer un culte minoritaire traduit une vie à la marge. Une exception persiste, le Krovny Put : depuis 1985, il est reconnu comme foi fondamentaliste. Ses groupuscules, violents et retranchés dans les hauteurs, sont considérés comme terroristes par la Couronne. Son existence témoigne de la radicalisation des communautés retranchées sur elles mêmes, au sein même de fois pourtant tolérées et respectées.


Politique et institutions :



Institutions politiques :

Suite à la révolution de 1852, la Thémivarnie est progressivement devenue un système monarchique constitutionnel, en rupture avec l'absolutisme d'antan. La double monarchie, mosaïque de peuples aux ethnies et aux croyances divergentes, subsiste grâce aux compromis établis entre les différents corps du peuple, la noblesse des maisons de la royauté et la Couronne. La Constitution de 1852 montre néanmoins ses limites et dérives encore aujourd'hui. Son architecture repose sur cinq sphères majeures qui encadrent la politique étatique : le Directoire, concentrant les pouvoirs exécutifs et militaires ; les Assemblées, légiférant par le pouvoir du même nom ; l'Instance royale de Justice qui assure la jurisprudence ; les maisons, propres aux deux royaumes qui définissent le paysage politique ainsi que les sujets qui habitent le royaume.

En accord avec le traité d'Union de 1838, le monarque au sommet de la pyramide constitutive de l'État est nommé pour une durée de deux ans. À son terme, une rotation survient : le successeur légitime de l'autre royaume prend la couronne. Lorsque les deux règnes sont accomplis, le cycle redémarre. Ce système contribue à préserver l'unité des maisons, essentiel au fonctionnement de la double monarchie, mais aussi à prévenir toute confiscation durable du pouvoir comme ce fut le cas par le passé. Il offre en outre un renouvellement fréquent du paysage exécutif, ce qui confère un dynamisme à l'établissement de réformes nouvelles. Hélas, cela contribue aussi à en compliquer les applications. Pendant le règne, le successeur n'occupe qu'un titre symbolique et ne peut que conseiller la Couronne en place, sans pouvoir de décision.

Organigramme des institutions politiques de la double monarchie thémivarnienne


I - Le Directoire

Colonne vertébrale des institutions, le Directoire est un organisme restreint qui assure l'exécutif du pouvoir. Il est renouvelé tous les deux ans. Le monarque occupe une place décisionnaire et symbolique forte. Détenteur du pouvoir militaire, il représente à l'international l'État thémivarnien et il doit garantir l'intégrité et la continuité des corps institutionnels. Défenseur de la Constitution, il nomme les membres du Cercle Royal qui l'assistent dans sa mission, ainsi que le Grand Consul qui orchestre la politique et incarne la vision de la Couronne. Toutefois, le monarque ne peut légiférer directement : il doit s'en remettre aux assemblées qui votent les réformes exécutives. Il dispose enfin du droit de déclarer l'état d'urgence.

Le Cercle Royal est une entité fermée, chargée d'épauler le monarque dans ses ambitions. Cet organe technique comprend le Trésorier d'État, le Maréchal des Armées, le Patriarche ainsi que le Prince de l'Union. Ils assurent respectivement les fonctions budgétaires, militaires, ecclésiastiques et intérieures de l'État. Autrefois simples conseillers du roi, ils ont depuis 1852 acquis un rôle prépondérant dans le Directoire, remplissant désormais activement ces tâches. Ils sont secondés par le Haut Conseil qu'ils président. Enfin, les Quatre nomment conjointement les Juges de la Couronne à la Cour de l'Union pour encadrer la jurisprudence constitutionnel des politiques en vigueur.

Le Haut Conseil fonctionne grâce au Premier Consul, qui nomme et dirige deux chanceliers distincts, issus de chaque maison. Ces derniers nomment et conseillent les membres du Haut Conseil, instance majeure du Directoire qui articule les dix-huit ministères. Les chanceliers ont aussi la responsabilité d'appliquer les décisions exécutives dans leur entité territoriale respective : l'un siège à Khabassokh, l'autre à Zhapaïv. Les ministres et leurs adjoints collaborent étroitement avec le Cercle Royal pour appliquer la politique du monarque et la majorité peut décider de dissoudre le Zemny Sovet, chambre législative principale du royaume, en cas de blocage parlementaire. Des décrets avec application immédiate peuvent y être adoptés sous situation exceptionnelle, mais ceux-ci doivent d'abord passer par la Cour de l'Union pour en assurer la légalité.

Liste des dix-huit ministères afférés au Haut Conseil :


1 - Ministère de l'Intérieur (dirigé par le Prince de l'Union)
2 - Ministère du Trésor et des Finances (dirigé par le Trésorier d'État)
3 - Ministère de la Guerre (dirigé par le Maréchal des Armées)
4 - Ministère des Affaires Cléricales (dirigé par le Patriarche)
5 - Ministère de la Justice
6 - Ministère de l'Instruction Publique
7 - Ministère de la Santé
8 - Ministère de la Culture
9 - Ministère des Affaires Étrangères
10 - Ministère de l'Industrie et du Commerce
11 - Ministère du Travail
12 - Ministère des Transports et des Infrastructures
13 - Ministère de la Jeunesse et des Sports
14 - Ministère du Logement et de l'Urbanisme
15 - Ministère de l'Énergie et des Ressources
16 - Ministère du Développement des Techniques
17 - Ministère de l'Agriculture et de l'Environnement
18 - Ministère de l'Information et du Numérique

II - Sujets & Maisons royales

L'État thémivarnien, fort de ces 71 850 300 habitants, est gouverné par le Directoire. Chaque habitant est un sujet du souverain en place. Ils ne peuvent pas choisir leur roi, gouverner ou contrôler l'armée. Néanmoins, chaque sujet peut à sa majorité élire les représentants communaux et citadins de la Sobranitsa, une assemblée de bruit politique au pouvoir limité, local, non décisionnaire. C'est tout de même parmi ces élus que seront nommés une partie des délégués de l'Union, alors candidats au Zemny Sovet qui assure le pouvoir législatif du royaume de Thémivarnie. Le peuple participe donc par le suffrage indirect à la nomination des parlementaires. Les partis antisystème évoluent principalement par le vote du peuple aux élections de la Sobranitsa, on peut citer la Ligue des Peuples, la Droite Cléricale Radicale ou encore le Bloc du Renouveau National.

Parmi le peuple, se démarque la noblesse thémivarnienne. Composée d'universitaires, d'éminents intellectuels et savants, de chefs d'entreprises ou encore d'officiers militaires, c'est aux maisons que revient le droit de déclarer une personne comme étant noble. Ces derniers ne disposent d'aucun privilège majeur, en accord avec la volonté révolutionnaire de 1852. Une exception subsiste : ils bénéficient d'un titre au sein de leur maison et peuvent intégrer le cercle fermé des Courtisans de la Cour. Au nombre fluctuant, mais oscillant autour des 400 adhérents, cette entité basée au palais de Stavrokin-sur-le-Gris rassemble les plus influents et fortunés de l'État. 180 d'entre eux sont nommés à chaque élection délégués de l'Union, aux côtés des représentants de la Sobranitsa nommé au même titre par le peuple.

Les maisons en elles-mêmes s'articulent sous une égide commune. Établies dans leurs capitales historiques respectives, c'est elles qui font monter successivement sur le trône leur héritier légitime. Le Thémiasme est régit par la Maison des Pavelyetsk, dynastie séculaire ayant subsisté depuis l'unification thémivarnienne du XIXᵉ siècle. Son candidat au trône est Pavel VI, actuel roi de Thémivarnie. À ses côtés, Mikhaïl Ier est le successeur de la Couronne varnacienne. Il est la figure de proue de la Maison des Zynovits, établie au Varnace. Cette unité a permis de prévenir d'une nouvelle hégémonie d'un royaume sur l'autre. L'entente demeure néanmoins fragile, les divergences économiques et sociales étant nombreuses et souvent conflictuelles au moment de réaliser la rotation bisannuelle. Les maisons soutiennent principalement aux élections les partis traditionalistes, tels les Unionistes de la Couronne ou encore le Mouvement Constitutionnel Thémivarnien.

IV - Les Assemblées

On en distingue deux, étroitement liés mais qui se distinguent par leurs missions : la Sobranitsa, qui travaille à l'échelle des provinces, et le Zemny Sovet, à l'échelle du royaume. Elles représentent à elles seules les efforts de 1852 pour tourner la page de l'absolutisme vers le parlementarisme. Leur fonctionnement repose sur deux entités essentielles : le corps populaire, et le corps nobiliaire.

1) La Sobranitsa


Cette chambre est constituée de 1200 représentants, répartis selon les communes et les cités du royaume (≈ 700 communaux, 500 citadins). Elle se situe à Stavrokin-sur-le-Gris, et représente par ailleurs le plus grand bâtiment administratif de l'État. Tous les trois ans, des élections sont tenues dans chaque commune pour y nommer le(s) représentant(s), au nombre proportionnel à la densité de population. Cela conduit certaines paroisses sous peuplés à n'avoir aucun représentant : dans ce cas, le village concerné est rattaché au représentant de la ville la plus proche ayant un nombre suffisant d'habitants.

La motivation d'une telle organisation est avant tout populaire : en effet, il s'agit ici de la seule élection étatique investissant directement le peuple. Les régionalités du royaume y sont toutes représentées, chaque commune et corporation urbaine peuvent ainsi avancer les difficultés qu'elles rencontrent localement aux observateurs du pouvoir exécutif. Des lois peuvent y être proposées, par interpellation directe du Directoire et des chanceliers. Ouverte au peuple, les échanges et débats y sont fréquents sur divers sujets dépassant parfois l'échelle de la régionalité. C'est notamment un lieu privilégié par les partis politiques pour convaincre et rassembler les électeurs.

Le pouvoir principal de chaque représentant demeure dans la nomination d'une partie des délégués de l'Union, ayant lieu le mois suivant la première élection. Les partis s'organisent en fonction des résultats de cette dernière pour placer leurs meilleurs candidats. Pour la Sobranitsa, 540 délégués sont ainsi nommés parmi l'ensemble des représentants. Les 180 restants sont nommés par les Courtisans de la Cour comme vu précédemment, ce qui ne fait pas l'unanimité parmi les sujets. Il s'ensuit une seconde élection, ayant lieu dans la foulée, qui permet d'élire les voïvodes à la chambre du Zemny Sovet parmi les délégués nommés. Les candidats sont aussi électeurs, tous comme les représentants et les courtisans non nommés. Une concurrence s'établit alors tous les trois ans entre délégués issus de la Sobranitsa, majoritaires, et délégués issus des Courtisans de la Cour, minoritaires, pour le rôle de voïvode.

2) Le Zemny Sovet


Chambre législative majeure, ses parlementaires sont appelés voïvodes. Renouvelés tous les trois ans, ils sont élus indirectement parmi les délégués de l'Union nommés par la chambre populaire et les courtisans. Leur rôle est de voter les lois et valider le budget avancé par le Trésorier d'État sur les deux années de règne du monarque. Ils assurent ainsi un contrôle non négligeable sur le Directoire en bloquant les propositions jugées incomplètes, et en orientant l'évolution des projets de lois selon les mouvances politiques. Les ministres peuvent interférer dans les débats s'ils le jugent nécessaire pour défendre leur proposition ou contester un amendement.

Toutefois, le Haut Conseil qui gouverne le royaume peut décider par un vote à la majorité de dissoudre le Zemny Sovet. Les représentants de la Sobranitsa et les Courtisans de la Cour doivent alors de nouveau nommer des délégués de l'Union pour réitérer une élection de voïvodes. Il n'existe en revanche aucun contrepouvoir attribué aux parlementaires du Zemny Sovet pour influer sur les actions du Haut Conseil, ce qui est souvent décrié par les partis les plus progressistes ou réformateurs. En réalité, les voïvodes participent tout de même à la justice étatique. Vingt d'entre eux sont tirés au sort pour devenir magistrats constitutionnels et assurer le pouvoir judiciaire aux côtés des cinq juges de la Couronne.

V - L'instance de Justice

Pilier du système, l'Instance de Justice garantit la légalité des décrets et propositions de lois soumises aux assemblées, en vertu de la Première Constitution. Cinq juges de la Couronne sont nommés par le Cercle Royal et le roi. Les 360 voïvodes siégeant au Zemny Sovet sont à leur tour soumis au tirage au sort pour nommer vingt magistrats constitutionnels, avant même le discours de politique général du Grand Consul. Ensemble, ils interprètent les lois et arbitrent tout litige pouvant survenir entre le Directoire et les assemblées constitutives du pouvoir législatif. Ce système est souvent perçu comme un contre-pouvoir au Haut Conseil qui dispose déjà du droit de dissoudre le Zemny Sovet.

Répartition des sièges dans le Zemny Sovet


Partis politiques légitimes de Thémivarnie :


Ligue des Peuples

Sans aucun doute l'un des partis d'opposition le plus controversé, la LDP prône la démocratisation et un socialisme ambigu qui plaît à la jeunesse de la monarchie. Souvent considérée proche de milieux communistes internationaux, et ayant esquivé plus d'une fois la censure pour ses positions frôlant l'antimonarchisme, le parti tempère son discours pour gagner en légitimité et en soutien de l'Union Sociale du Travail. Il oriente son discours vers la défense des minorités et une remise en question du rôle politique des maisons. Connaissant un gain de popularité spectaculaire et plus que jamais d'actualité, les autorités assurent une surveillance constante des activités du parti qui progresse tout particulièrement auprès des peuples turciques et sibériens souvent méprisés par la culture slave dominante.

Union Sociale du Travail

Parti travailliste, l'UST s'inscrit dans un courant de réformisme social. Représentant des classes modestes urbaines et rurales, il aspire à une refonte intégrale du système de protection sociale à l'échelle du royaume. L'amélioration des conditions de travail et le protectionnisme économique prôné par l'UST ont longtemps fait adhéré leur discours à une majorité populaire, d'autant que le parti se revendique fermement anti-communiste. Mais depuis la seconde moitié du XXᵉ siècle, le partie fluctue de façon brutale dans les intentions de vote. Il souffre en particulier d'une terrible communication, dont bénéficie de facto la LDP. Aujourd'hui, l'UST est considéré par beaucoup comme un fantoche du premier, plus jeune et plus active.

Parti des Provinces Unies

Attaché aux localités et au développement des provinces, le PPU est le port étendard de la décentralisation. En effet, il milite pour un transfert des compétences étatiques vers les régionalités et la rupture avec la marginalisation des territoires limitrophes. Son aspiration séduit les provinces extérieures, lui offrant une ascension fulgurante dans le visage politique thémivarnien. Toutefois, l'Affaire Siedlecki le fait tomber en disgrâce : inculpé en 2012 dans une gigantesque fraude financière, plusieurs cadres, parlementaires et ministres du PPU ont couvert l'homme d'affaires partisan de leur parti en toute connaissance de cause. Les accusations de détournements de fonds ont fait tomber les têtes d'affiche du parti, n'étant plus aujourd'hui que l'ombre de ce qu'il était au siècle précédent.

Mouvement Constitutionnel Thémivarnien

Fervent promoteur de l'ultralibéralisme, le MCT s'approprie la Constitution et en défend principalement les aspects juridiques et économiques. Le parti promeut le non-interventionnisme étatique et la libéralisation des marchés. Apprécié pour son rejet des idéologies de masse, le parti stagne pourtant dans les urnes. On lui reproche notamment son opportunisme électoral, ses élites urbaines ainsi que son soutien à géométrie variable aux conservateurs et aux réformistes. Le MCT est également proche des milieux technocrates, ce qui lui a valu des placements stratégiques parmi les hauts fonctionnaires et les différents ministères. À l'inverse des autres partis centristes, celui-ci parvient à tenir bon aux élections.

Unionistes/(Union) de la Couronne

Conservateur, le parti est un des pivots du régime. L'UDLC soutient l'ordre et le système institutionnel tel qu'il est issu de l'unification. Il soutient en particulier la rotation monarchique et une augmentation des pouvoirs allouées aux maisons et au Directoire. Défenseurs d'un monarchisme constitutionnel, leur influence est principalement due aux réseaux nobiliaires qui leur confère une présence accrue au sein du Zemny Sovet et au Haut Conseil. Toutefois, le parti est en perte de vitesse et peine à rassembler la population. Perçu comme étant trop attaché à l'aristocratie, et dénoncé pour son oligarchie historique, l'UDLC subit depuis le nouveau millénaire une chute dans les urnes qui le contraignent à se coaliser.

Droite Cléricale Radicale

Ouvertement ésotérique, la DCR aspire à une primauté de la force spirituelle sur le politique et l'instauration d'une théocratie. Ouverte aux croyances des masses, elle constitue l'une des forces politiques les plus budgétées, en particulier par le clergé. Prônant une moralisation de la vie publique ainsi qu'une lecture mystique du roman national, l'UDLC est souvent contrainte de s'aligner à sa vision pour obtenir une majorité. Sa pensée traditionaliste plaît, autant qu'elle horripile les rationalistes du centre qui perçoivent la DCR comme un pas vers l'obscurantisme. Le parti s'aligne régulièrement avec le Bloc du Renouveau National avec qui elle est en coalition depuis 2014, ils constituent ensemble une force d'opposition majeure.

Maison impériale Mykhoïvich

Curiosité politique, les origines de la MIM remontent aux conquêtes de l'ouest par le Thémiasme après l'unification. La dynastie Mykhoïvich, alors implantée sur les terres conquises, se soulève à l'encontre de l'occupant krokblême. Constituant une maison à part de la double monarchie, elle prône l'absolutisme et aspire à l'instauration d'un Empire fondé sur les traditions des nomades samars. Toutefois, la crédibilité du parti est souvent moquée par le peuple slave. Écrasée dans les élections, le parti ne parvient pas à s'imposer comme force politique et survit grâce aux financements étatiques. Isolée, beaucoup parient aujourd'hui sur sa dissolution future qui paraît par moment imminente.

Bloc du Renouveau National

Plus jeune parti existant, le BRN témoigne de la montée du populisme et de l'extrémisme. Heurté par les contentieux avec l'UDLC, le parti défend un nationalisme chauvin et le souverainisme : il s'ancre parmi les classes populaires et les radicaux des Deux Maisons. Hostiles à celles-ci, ainsi qu'aux élites libérales et socialistes, le BRN instrumentalise la gloire passée du pays pour en fédérer les peuples. Alors que le pouvoir historique se fragilise, la popularité du parti bat tous les records. Sa rhétorique plaît et exalte l'irrédentisme thémivarnien : ils ne le cachent pas, et se décrivent ouvertement impérialistes. C'est avec la LDP le parti le plus surveillé par l'autorité monarchique.

D'autres partis illégitimes existent, mais sous la forme de réseaux clandestins combattus par la censure et la répression. On peut mentionner parmi les plus influents la Nouvelle Vague, entité pro démocratique radicale reposant sur divers collectifs d'intellectuels et d'universitaires qui prônent un suffrage direct du pouvoir exécutif et l'abolition de la monarchie. En outre, le Cercle de la Libération Populaire entretient quant à lui des relations privilégiées et informelles avec la LDP. Orienté vers un communisme révolutionnaire, et disposant de groupuscules dans divers pays communistes voisins, elle agit de façon plus organisée à l'échelle locale et provinciale : violences, dégradations, sabotages, le parti aspire à une rupture avec l'ordre établi.

Principaux personnages :

Portrait officiel de Pavel VI, 45 ans, actuel roi de Thémivarnie (Maison des Pavelyetsk)


Mikhaïl I à la caserne de Zhapaïv, 19 ans, successeur légitime au trône de Thémivarnie (Maison des Zynovits)


Politique internationale :

Sur la scène internationale, l'avenir du Royaume de Thémivarnie est incertain. Fort de son unification au Royaume de Varnace, l'accès aux eaux internationales et le contrôle du détroit du Pays Gris lui confère un avantage stratégique majeur. La double monarchie y assume désormais un rôle prépondérant dans la défense de la liberté de navigation. Elle sait que l'établissement d'accord bilatéraux demeure une priorité pour assurer sa présence navale et la circulation des flux maritimes.

L'agitation gronde dans la Thémivarnie : en conséquence, pour palier aux troubles internes, encore faut-il stabiliser sa position extérieure. En ce sens, la monarchie a toujours privilégiée le rejet de l'ingérence ou de la cobelligérance. Il aspire à devenir un médiateur de choix : berceau des peuples et des croyances, cerné par des états aux idéologies antagonistes, le pays revendique devenir une passerelle entre les blocs que tout semble opposer.

Pourtant, le pays s'est longuement renfermé sur lui-même. Il faut dire que sa situation limitrophe ne l'avantage guère. En particulier, l'Empire constitutionnel du Drovolski qui le borde au sud a toujours été un rival de premier choix. Bien que les tensions soient retombés au fil des décennies, l'entente est ternie par le contentieux historique du territoire sur Lotus et la naissante concurrence économico portuaire. Néanmoins, la menace principale demeure la vague communiste qui a balayé les régimes au nord, à l'est et au sud. Face à cet état de fait, le royaume pourrait être rapidement amené à rejoindre la SMA pour faire front avec les monarchies régionales.

La recherche de garanties de sécurité et d'une coopération militaire régionale est un enjeu majeur quant à la prospérité de la double monarchie, dans un monde de plus en plus soumis à l'incertitude.
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