L'histoire du Festival est intimement liée à celle des infrastructures de La Cité des Anges, et plus particulièrement à la Cité des Lumières. En 1912, l'ingénieur Herbert Bresson fonde ces studios disposant de l'éclairage électrique (fait rarissime à l'époque), jetant les bases de l'influence du cinéma kah-tanais grand spectacle, sur nommé "Côte Est". Très vite, l'idée d'une célébration annuelle de la production locale émerge, d'abord sous la forme d'une foire syndicale, avant de s'ouvrir aux productions étrangères en 1932. La manifestation s'inscrit alors dans le cadre de l'organisation plus d'un festival culturel d'art contemporain dont elle constitue la section cinématographique.
Le Festival connaît son premier Âge d'Or entre 1960 et 1980, époque où le Grand Kah exporte massivement ses films de studio tout en surfant sur la vague renouveau auteuriste ayant accompagné les grands mouvements sociaux et culturels des années 60.
Cette dynamique est brutalement interrompue par le coup d'État de la Junte militaire en 1980. La Cité des Lumières est incendiée lors de la guerre civile, la censure s'abat sur la création, et le Festival est suspendu. Après la Révolution de 1992, le cinéma kah-tanais, exsangue, se réorganise de manière dispersée. Le Festival renaît progressivement, délocalisé temporairement dans la métropole de Chan Chimù sous l'appellation plus austère de "Festival des Arts du Cinéma", qui en 2004 accueillera parallèlement le Festival International de Cinéma.
Il faudra attendre la réouverture pharaonique des studios de la Cité des Lumières dans les années 2010 pour que l'événement retourne sur sa terre natale. Rebaptisé Festival des Anges. C'est aussi l'occasion pour cet évènement hyper-médiatisé de remettre en avant son fameux Marché du film, vaste bourse d'échanges de droits audiovisuels permettant aux professionnels de l'industrie - producteurs, distributeurs, exploitants, importateurs - de faire affaire et de promouvoir la vente ou l'achat de leurs projets.
FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION
Le fonctionnement du festival repose sur la pluralité des regards. Si le Jury Officiel possède un pouvoir de décision prépondérant (pondéré selon l'influence de son Président et de ses membres) qui définit l'attribution des Grands Prix, le Festival des Anges reconnaît également la voix brute de ses spectateurs et de la presse internationale. C'est à ce titre qu'est remis le Prix du Public, une récompense strictement comptable, reflétant le vote direct et non pondéré de l'ensemble des festivaliers, récompensant ainsi l'œuvre ayant suscité l'adhésion la plus massive et spontanée. Outre cette sélection officielle, un Prix d'Interprétation et de Mise en Scène et un Prix de la Meilleure Série Télévisée sont aussi distribuées hors compétition officielle.