
C’est un petit village de plus de six cents âmes, perdu dans le nord-est de la Iakumie « du Sud », à près de deux cents kilomètres de la frontière avec la Poëtoscovie. Une fine route, souvent impraticable durant l’hiver, le relie tant bien que mal à la « civilisation », incarnée ici par Ukordok, sans doute la plus grande municipalité de la région. Une église orthodoxe, quelques commerces et entreprises locales sans grande particularité, des habitations de bois battues par les vents… rien qui ne semble distinguer Tyngyldoryakh des centaines d’autres localités dispersées dans l’immensité iakume.
Pourtant, quelque part, le village est aussi l’une des communautés rurales les plus représentatives de ce qu’est réellement la vie loin des grandes villes de Iakumie : une existence tournée vers le local, dans un isolement parfois presque total vis-à -vis du reste du monde.
