Fils d'une mère namarovienne membre du Parti de l'Union des Prolétaires Solidaires et d'un père ustien membre des Rouges et Noirs, Pavel Orlov est né le 2 juin 1990 ici, dans le village. Dès son enfance, il adhère rapidement à l'idéologie communiste grâce à l'éducation politique rigoureuse que lui donnent ses parents. À la fin de ses études, une grande frustration grandit en lui, provoquée par le fait que les pays de la CSN n'interviennent pas assez selon lui au Nazum face aux régimes fascistes, monarchiques et capitalistes. Il décide donc de s'impliquer concrètement dans la lutte, en se donnant pour objectif d'étendre le communisme au Nazum et notamment au Kyrkuzaï. Il choisit la voie armée et, à l'âge de 25 ans, créa clandestinement un groupe armé avec quelques-uns de ses amis convaincus. Il passe deux ans à trouver des personnes qui accepteraient de se lancer dans cette entreprise. Ses parents soutiennent son projet. Sa mère au UPS réussit à trouver des poukovlistes qui acceptent de donner des fonds tandis que son père réussit à trouver quelques armées données par les Rouges et Noirs. À la fin de l'année 2018, son groupe soudé composé de 28 camarades majoritairement jeunes, s'entraîne au tir et à la guérilla. Il est le chef de ces derniers qui le surnomme le "Molo Gotov" (le jeune prêt)
Car animé par un espoir presque inconscient et une ardente envie d'aventure, il ne se dégonflera pas. Il ne sait pas quand mais un jour, très proche, il partira en disant au revoir à ses parents, pour un de ces pays où les travailleurs sont opprimés.
Mais pour l'instant il est condamné à vivre la beauté apparente des cieux et de celle controversée de son monde. Rester éveillé est sa seule solution. Après quelques minutes, il prend son téléphone et lit les actualités mondiale : "Manifestations au Talaristan", "Élections au Morahkan",... Il grimace de dégoût. Les mors votent mal tandis que le gouvernement talar dit ne pas être contre l'idée de faire du tir au pigeon sur la foule. Le Talaristan pourrait être une belle opportunité, pense-t-il. Au vu des tensions, il y a peut-être une carte à jouer ?
"De toute façon je n'ai pas besoin de choisir la destination aujourd'hui. Il est tard, je vais dormir", conclut-il finalement. "Mais demain quand je me réveillerais"...