07/01/2020
02:13:24
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Groupe "Molo Gotov"

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La nuit est tombée sur Oïmiakoust, un petit village au Nord Ouest de l'Ustia au-dessus de la ville de Salaskoye, non loin de la frontière namarovienne. Les oiseaux se sont tus, et les voitures ont cessé leur va-et-vient incessant. Au sol, les quelques rues du village sont désertes, inertes, tandis que dans le ciel, les étoiles ont repris leur monopole quotidien sur le fond noir de l'univers. Perdu dans sa contemplation et ses pensées, un jeune ne dort pas. Il regarde par la fenêtre.

Fils d'une mère namarovienne membre du Parti de l'Union des Prolétaires Solidaires et d'un père ustien membre des Rouges et Noirs, Pavel Orlov est né le 2 juin 1990 ici, dans le village. Dès son enfance, il adhère rapidement à l'idéologie communiste grâce à l'éducation politique rigoureuse que lui donnent ses parents. À la fin de ses études, une grande frustration grandit en lui, provoquée par le fait que les pays de la CSN n'interviennent pas assez selon lui au Nazum face aux régimes fascistes, monarchiques et capitalistes. Il décide donc de s'impliquer concrètement dans la lutte, en se donnant pour objectif d'étendre le communisme au Nazum et notamment au Kyrkuzaï. Il choisit la voie armée et, à l'âge de 25 ans, créa clandestinement un groupe armé avec quelques-uns de ses amis convaincus. Il passe deux ans à trouver des personnes qui accepteraient de se lancer dans cette entreprise. Ses parents soutiennent son projet. Sa mère au UPS réussit à trouver des poukovlistes qui acceptent de donner des fonds tandis que son père réussit à trouver quelques armées données par les Rouges et Noirs. À la fin de l'année 2018, son groupe soudé composé de 28 camarades majoritairement jeunes, s'entraîne au tir et à la guérilla. Il est le chef de ces derniers qui le surnomme le "Molo Gotov" (le jeune prêt)

Car animé par un espoir presque inconscient et une ardente envie d'aventure, il ne se dégonflera pas. Il ne sait pas quand mais un jour, très proche, il partira en disant au revoir à ses parents, pour un de ces pays où les travailleurs sont opprimés.
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GROUPE MOLO GOTOV

Chef : Pavel Orlov
Surnom : "Molo Gotov" (Jeune prêt)

Membres : 28
Matériel : 40 Armes
Fonds : 240 UMI

Idéologie :
  • Communisme/Anarchisme
  • Révolution Permanente

Position géographique :

Actions :

Campagne au Talaristan - 2019


Notes HRP :

1) Emplacement du matériel militaire et des membres
Le matériel militaire du groupe ainsi que les membres sont présent dans aucun atlas. C'est fictif.
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Comme tout les matins, Pavel Orlov prend son téléphone et lit les actualités mondiale : "Manifestations au Talaristan", "Élections au Morahkan", ...
Il grimace de dégoût. Les mors votent mal tandis que le gouvernement talar dit ne pas être contre l'idée de faire du tir au pigeon sur la foule qui manifeste. Car en effet, de grands mouvements de contestation ont eu lieu ces derniers temps ce qui affaibli le régime. Celui-ci a d'ailleurs lâchement interdit et dissous la parti de nos camarades communistes a l'initiative du CAAT, un maléfique comité anti-communiste. Le pays est donc une belle cible car une opération bien menés pourrez affaiblir le pouvoir tout en attaquant légitimement par vengeance les anti-communiste du pays. C'est donc décidé, il irons au Talaristan.

Le lendemain après que le groupe se soit réuni, les préparatifs du départ commencèrent et le plan prit forme. Celui-ci est simple : le gros du groupe se rendra à l'aéroport de Salaskoye, la grande ville la plus proche du village d'Oïmiakoust où ils se situent actuellement. De là, ils prendront l'avion et iront jusqu'à Sarï, une ville du Talaristan de 107 000 habitants proche de la frontière, de manière légale. Puis, ils s'éloigneront pour trouver un village assez discret où ils s'installeront. Pendant ce temps-là, quatre membres répartis dans deux voitures transporteront les armes ainsi que des tracts pour exprimer leurs intentions. Ils traverseront tranquillement l'Ustia et iront jusqu'à la frontière du Rajastan. Ils traverseront le pays dans sa partie est, peu peuplée, ce qui leur permettra de ne pas se faire repérer. Puis ils atteindront enfin la frontière talar. Tout cela permet d'arriver rapidement au Talaristan tout en prenant en compte le nombre limité de voitures et la discrétion nécessaire à la réussite de l'opération.

pour ceux qui ont pas compris le plan...

Ceux en voiture partirent les premiers car c'était leur voyage qui prendrait le plus de temps. Ils partirent très tôt le matin emportant avec eux les armes. Les autres prirent leur avion en fin d'après-midi et arrivèrent le soir. Le lendemain soir, après presque deux jours épuisants de voyage en voiture, ceux avec les armes arrivèrent sans incident dans un village non loin de Sarï, où le reste les attendait impatiemment. Leur arrivée signifiait un imminent passage à l'action. Celle-ci serait composée dans un premier temps d'attaque de type banditisme révolutionnaire ainsi qu'a d'attentats, le temps de s'installer. Puis ils passeraient peut-être a l'étape supérieure en déclenchant une guérilla si le contexe s'y prête.

Notes HRP :

Accord du joueur concernéUnius et moi avons donc discuté sur le déroulement des événements. Pour ceux qui suivront, il n'y aura donc pas besoin de la modération.
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Un réveil sonna dans une tranquille maison de village, quelque part dans l'immensité du monde. Un bâillement se fit entendre. Il provenait de celui qu'on surnommait le Molo Gotov, Pavel Orlov, qui venait d'être tiré de sa deuxième nuit sur le sol du Talaristan. Ce dernier se leva, il ne pouvait se permettre de tarder au lit. Car aujourd'hui ne serait pas un jour comme les autres. Pour la première fois, il allait passer à l'action contre le capitalisme, les fascistes et tous les oppresseurs du genre humain. Puisque, depuis qu'il est arrivé sur cette terre, il y a 29 ans déjà, il n'avait pas cessé de vouloir que ce moment arrive. Toutes ces années n'avaient été que préparations. Il naissait véritablement maintenant. 

C'est donc rempli d'espoir et de détermination qu'il se leva. Il se prépara à la hâte, incapable de contenir son excitation et sa détermination. Il réveilla ses camarades et se remémora le plan d'aujourd'hui. Lui et sept autres de ses camarades s'attaqueront au bureau du CAAT, le Comité Associatif Anticommuniste du Talaristan à Sarï, la ville non loin de leur position. Comité grandement responsable du mépris de la démocratie dont le gouvernement a fait preuve en interdisant le Parti Communiste du Talaristan. À l'aide des deux voitures qu'ils ont en leur possession, ils iront au centre-ville. Deux resteront aux volants des voitures, prêts à démarrer à tout instant, tandis que deux autres sortirons et resteront sur le trottoir, prêts à riposter si des policiers interviennent. Les quatre restants, dont Pavel, entreront dans les bureaux, feront un maximum de dégâts et quelque victimes puis lanceront des cocktails molotov pour incendier le bâtiment. Lors de leur fuite, ils jetteront par la fenêtre des tracts imprimés en Ustia pour expliquer leur motivations et leurs intentions. Pendant ce temps-là, les 20 autres membres du groupe partiront récupérer des ressources, voleront des voitures ou feront de la reconnaissance.

Deux heures plus tard, le Molo Gotov après avoir rappelé cela, prit son arme, la vérifia puis donna le signal pour sortir de la maison et aller dans les voitures. Ses sept hommes le suivirent discrètement, pour faire attention à ne pas alerter les habitants du village. Puis les deux automobiles partirent. Sur le chemin, peu de paroles furent échangées. Tous étaient plongés dans leurs pensées. Certains pensèrent à leur famille tandis que d'autres se préparaient mentalement. Seules les paroles de la radio se faisaient entendre. Une petite heure plus tard, la ville se montra à eux. Il était dix heures. Les travailleurs n'étaient plus sur les routes puisqu'ils étaient déjà en place. C'est pour ça que Pavel avait choisi cet horaire. Ainsi, il était sûr qu'il y aurait du monde au CAAT tandis que les routes seraient dégagées, propices à la fuite.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent finalement devant les bureaux du CAAT. Pavel lança :

- Pret ?

Ceux dans sa voiture acquiesça silencieusement :

- Maintenant !

Il sortit, arme à la main, avec ceux de la première voiture, bientôt rejoint par ceux de la deuxième en quelques secondes. Un unique vigile qui se tenait devant l'entrée n'eut le temps de montrer qu'un visage déformé par stupéfaction et l'horreur. Sa vie se termina quand Pavel tira trois fois. À l'intérieur du bâtiment, on se retourna, en pleine incompréhension. Dans l'accueil, se tenaient une femme et son jeune enfant assis sur des chaises, deux hommes en costard qui discutaient tandis que deux secrétaires répondaient aux appels. Tous se turent immédiatement. Puis la porte s'ouvrit brutalement et quatre hommes armés rentrèrent :

- MORT AU CAAT, proclama Pavel qui etait entré en premier.

Il tira sur les deux hommes, mettant définitivement fin à leur discussion. L'un des deux s'effondra instantanément tandis que l'autre plongea sur le sol. Une secrétaire hurla. La seconde lança son téléphone, comme si celui-ci était une arme. Mais les trois autres compagnons de Pavel tirèrent sur les vitres qui furent facilement traversées et ne laissèrent aucune chance aux deux femmes qui mouraient sur leurs sièges respectifs. À ce moment-là, Pavel remarqua la femme et l'enfant qui étaient restés assis. La femme eut une expression de terreur pure en voyant le regard se poser sur elle. Le Molo Gotov malgré la furie de l'action, était toujours lucide. Il détourna le regard, décidant de ne pas tirer sur eux, et eut juste le temps de voir que l'homme qui avait réchappé à la première rafale venait de traverser le couloir pour s'enfermer dans un des bureaux. Il soupira en sortant un cocktail molotov : 

- Allez les gars, balancez les vôtres et partons de la.

Il alluma le chiffon avec son briquet puis lança la bouteille dans le couloir. Les autres firent de même. Puis ils sortirent et virent les passants dans la rue qui avaient logiquement remarqué les deux hommes qui étaient restés sur le trottoir armé, qui ne s'étaient pas cachés. Certains des civils fuyaient, en hurlant, d'autres sortirent leurs portables, appelant la police. Pavel n'y fit pas attention et remonta dans sa voiture. En moins de 100 secondes, ils avaient instauré la panique et la peur dans la rue. Ils démarrèrent en trombe puis s'éloignèrent, laissant le chaos qu'ils avaient provoqué.

La femme et son enfant avaient donc été laissés vivants. Elle essayait de rassembler ses esprits tout en continuant d'envelopper son fils comme si le danger n'était pas parti. Son regard parcourut le sol avant de se poser sur l'homme mort. Celui-ci avait du sang sur le torse qui avait dégouliné pour former une flaque de sang sur le parquet. Il était mort sans aucun doute. Elle se retint de vomir. Une vingtaine de secondes passèrent quand, dans le couloir, les portes s'ouvrirent. Les gens qui sortirent leur tête à l'intérieur furent horrifiés par le spectacle qui s'était déroulé à quelques mètres d'eux. L'un remarqua rapidement le feu provoqué par les cocktails qui se propageaient dans le couloir. Il cria :

– DEGAGEZ, IL Y A LE FEU

Son cri réveilla la femme qui prit son enfant et sortit en courant du bâtiment. Pour ceux dans les bureaux, le feu était sur le chemin entre la sortie et eux. Ils durent se résoudre à évacuer par la fenêtre. Étant au rez-de-chaussée, ils n'eurent aucun mal. À ce moment-là, les sirènes se firent entendre. Des pompiers et des policiers envahirent la rue. S'en était fini de l'enfer…

Pour l'instant.
Au même moment, les voitures des auteurs de l'attaque traversaient a toute allure les rues presque vides de la ville. Comme promis, ils lâcherent aux carrefours sur le chemin des tracts. Ceux-ci disaient ceci :


Citoyens du Talaristan,

Ces derniers temps, votre gouvernement n'a cessé de multiplier les actes antidémocratiques. En interdisant le Parti Communiste et en réprimant les mouvements populaires, il a montré quelles sont ses réelles intentions, celles d'instaurer la terreur pour assouvir son désir maladif de pouvoir et d'assurer la continuité d'un système capitaliste inégalitaire et meurtrier. 

Également, celui-ci s'adonne desormais à l'emprisonnement de ses opposants, comme l'a montré l'arrestation Ramazan Yuktar, ancien secrétaire du Parti communiste dissous, ce qui viole la liberté d'expression. Acceptez-vous cela ?
Pire encore, lors des courageuses et légitimes manifestations que votre peuple a effectuées, il en a tué plus d'une centaine d'entre vous dans des charges policieres brutales. Acceptez vous cela ?

Non, vous ne pouvez pas accepter. Vous devez lutter pour un ordre plus juste, égalitaire et démocratique. Dans cette démarche vous n'êtes pas seul. Le groupe armé Molo Gotov vous soutient. Lui et ses membres sont prêts à se battre pour vous, pour votre liberté et pour vos droits. Pour cela, les actions violentes sont nécessaires. Il faut montrer au gouvernement qu'il ne peut pas faire ce qu'il veut avec vous. Celle-ci comprendra des attentats, voire des affrontements direct avec les forces oppresseurs. Ses actes ne s'arrêteront que lorsque ces conditions seront remplies. Nous exigeons :

  • La libération immédiate de Ramazan Yuktar.
  • L'annulation de la dissolution du Parti Communiste 
  • La fin des répressions sur les manifestations en cours.

Si ces trois points sont respectés, la voie du dialogue pourra être privilégié.

La lutte continuera jusqu'à la victoire finale.

Signé : Le Molo Gotov
Chef du groupe à son nom.


Ils rentrèrent dans leur maison. Au total, c'est quatres personnes qu'ils ont tué. Un vigile, deux secrétaires et un des deux assistants du responsable du CAAT a Sarï. Leur première action venait d'être terminée.

Notes HRP :

Accord du joueur concernéUnius et moi avons donc discuté sur le déroulement des événements. Pour ceux qui suivront, il n'y aura donc pas besoin de la modération.
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Une semaine s'était écoulée depuis l'attentat au CAAT. Pendant celle-ci, Pavel n'avait pas cessé de se remémorer l'attaque. Avant de partir pour le Talaristan, il pensait que tuer des ennemis ne lui ferait rien, mais il dut bien admettre que cela l'avait déstabilisé et impacté émotionnellement. Lors de l'action, il avait tué deux personnes de ses propres mains, froidement. Il en était conscient, mais préférait lâchement ne pas trop y penser. 

Entre-temps, on avait fait venir d'Ustia des munitions ainsi que des ressources pour son groupe. Les quantités avaient été sous-estimées au départ. Une voiture fit donc l'aller-retour entre Oïmiakoust et Sarï pour en apporter davantage. En traversant la frontière talar, son conducteur et les passagers avaient pu remarquer que les contrôles se faisaient plus réguliers et plus minutieux. Même s'ils avaient pu passer par les petites routes sans incident, il fallait faire attention. Car l'attaque avait entraîné une réaction logique de la part des forces de l'ordre talar. Des policiers et des militaires ont été déployés dans la ville et ses alentours, notamment sur les potentielles cibles du groupe. Il fallait donc plus de moyens sur une seule attaque, pour que celle-ci soit menée à bien.

C'est ce que se dit le Molo Gotov lorsqu'il prépara la prochaine action. Il était résigné à continuer même si les risques se faisaient plus grands. L'attaque qui suivrait serait celle sur le bureau du Parti Libéral-Démocrate du Talaristan, toujours dans la ville de Sarï. Cette dernière est l'une des rares grandes villes du pays à ne pas être tenue par le parti au pouvoir. En effet, c'est actuellement une maire du parti centre-gauche qui exerce ses fonctions. En partie à cause de cela, la ville a donc des différends avec le gouvernement. Une attaque sur le TLDP, le parti libéral pourrait donc aider à mettre un peu plus le feu aux poudres.

C'est avec trois voitures, au lieu de deux la dernière fois, qu'il prit la route avec 11 de ses soldats vers la ville de Sarï. La disposition était la même que la première attaque. Le chauffeur dans chaque voiture resterait à son poste, un des passagers sortirait sur le trottoir pour couvrir la fuite tandis que le reste entrerait dans le bâtiment. Dix minutes plus tard, ils arrivèrent dans la rue de leur cible. Ils remarquèrent qu'une patrouille de quatre policiers était placée devant. Pavel eut un petit instant d'hésitation. Il vit que les policiers étaient armés de pistolet. Mais finalement il se ressaisit et fit signe à ses hommes de sortir de leurs voitures.

Un des policiers vit rapidement les hommes qui sortaient et cria a ses coéquipiers en degainant rapidement son arme :

- TERRORISTES !

A ce cri, ses collègues sortirent leur arme de service. Pavel ouvrit le feu avec son fusils d'assaut, bientôt suivis par les huits autres hommes qui sortaient. Une pluie de balles s'écrasa sur la patrouille. Deux policiers plongerent derrière une voiture au lieu de tirer. Les deux autres, qui avaient décidé de riposter courageusement fut abbatu. Néanmoins l'un d'eux eu le temps de toucher un terroriste a la poitrine. Pavel fit signe a ses hommes de se séparer en deux groupes. L'un composé de cinq hommes prit la direction de l'entrée du bureau tandis que le quatre autres dont Pavel allaient s'occuper de leur blessé et de couvrir le premier ou tuer les policiers restants. Mais ceux-ci restèrent a couvert, conscient que tenter toute sortie serait du suicide. Ils appelerent les renforts avec leurs Talkie-walkie, bien sagement.

Mais Pavel n'avait pas l'intention de les laisser partir. Il entra dans ses voitures, prit deux cocktails molotov et les lança sur celle où s'était trouvé refuge les policiers. La voiture s'embrasa rapidement et contraignit les policiers à s'éloigner de la voiture en rampant, diminuant leur protection. Avec son groupe, il encercla la voiture et tira sur les policiers. L'un d'eux eut le temps de tirer dans la jambe de son adversaire mais fut abattu comme l'autre.

Pendant ce temps, le deuxième groupe entra dans le bâtiment. Les personnes présentes avaient eu le temps de se cacher dans les bureaux. Les quatre assaillants formèrent deux duos et chacun de ces derniers entra dans un bureau. Dans le premier se trouvait un homme en costard ainsi qu'un autre habillé plus modestement. Ils furent tués sans ménagement. Les meurtriers ne le savaient pas encore, mais l'homme en costard était un des membres du conseil municipal de Sarï qui avait été élu sur la liste municipale du TLDP lors des dernières élections. Le deuxième duo, lui, essaya d'entrer dans le bureau d'à côté, dans lequel une secrétaire s'était barricadée avec un meuble. Ils ne cherchèrent pas à entrer et se contentèrent de tirer sur la porte après avoir constaté qu'elle était fermée. Une balle touche la femme à la poitrine. Elle se vida de son sang.

Cela fait, les hommes sortirent et remontèrent le plus vite possible dans leur voiture. Les sirènes commençaient à se faire entendre. Ils démarrèrent en trombe et prirent des directions différentes. Ils avaient réussi à fuir de justesse. En ce 20/09/19, ils avaient tué sept personnes dont quatres policiers une personnalité politique de la région et deux civils. Également, le groupe du Molo Gotov n'était pas ressorti indemne puisque de deux leur membres ont été blessé gravement.
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Tandis que les criquets commençaient leur symphonie nocturne sous le ciel étoilé et vide de nuages, de l'agitation se fit entendre dans une maison. Des gémissements suivis d'ordres se faisaient entendre. À l'intérieur, Pavel Orlov finalisait les derniers préparatifs. Son groupe et lui allaient prendre la route pour rentrer chez eux, en Ustia. En effet, ils ne pouvaient rester là. Deux de leurs membres étaient gravement blessés et la sécurité au Talaristan s'était trop renforcée pour pouvoir continuer les attaques sans trop de risques. 

De toute façon, ils avaient mieux à faire que de rester inutilement ici. Car même si les deux attentats avaient marqué les esprits des droitards au Talaristan, notamment dans la ville Sarï, et qu'ils avaient participé à l'instabilité du pays, les attaques ont eu un impact mineur. Néanmoins, on ne peut pas qualifier leur action d'erreur stratégique, ce serait faux. Le communisme et le groupe n'ont rien perdu. Simplement, le bilan est plus absent que mauvais. Mais malgré cela, Pavel était lui, assez content. C'était la première campagne de son groupe, et grâce à elle, ils ont pu acquérir de l'expérience. De plus, leurs attentats, même s'ils furent exécutés à la volée, ne furent pas si mal pour un début. "C'est prometteur pour la suite", pensa-t-il.

Un de ses camarades le tira de ses pensées. Pavel reprit son poste de chef et ordonna aux autres de sortir et de monter dans les voitures avec le matériel. Pour l'occasion, on en avait volé trois supplémentaires, ce qui portait le nombre total à 6. On porta les deux hommes blessés dans l'une d'entre elles et on rangea les équipements. Puis un sifflet annonça le départ et chacune des automobiles prit un chemin différent. Dans un peu plus de 24 h, ils seraient de retour chez eux. Cependant, il leur faudra être discrets. Ils traverserent la frontière talar pour la dernière fois, en passant par les petites routes et s'évaporèrent. Ils firent pareil au Rajastan avant d'arriver chez eux.
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