
Heureusement, Quieval n’est pas un lieu pour tout le monde. Les punks, les employés de la Parapluvie et les colons de la République du Dakora l’ignorent, ou feignent soigneusement de ne pas le connaître. Même les Raiders, ces fous assoiffés de sang et qui survivent en se repaissant de chair humaine, semblent instinctivement percevoir que cet endroit n’est pas fait pour eux et l’évitent avec soin. C’est pourquoi Quieval reste presque toujours vide de toute présence humaine. Tant qu’on n’y reste pas trop longtemps et qu’on ne s’aventure pas trop loin dans ses profondeurs, on n’y risque rien.
Il n’y a ni promeneurs, ni explorateurs, ni récupérateurs dans ses rues à jamais endormies car il n'est pas possible d'entretenir avec Quieval un rapport rationnel et mesuré. Ceux qui s’y rendent le font uniquement parce qu’ils y sont appelés, et ils y sont appelés parce que quelque chose, en eux, réclame l’aide de la ville. L’ancienne station thermale recèle-t-elle encore des eaux aux vertus régénérantes ? Les rumeurs parlant d’un culte maudit et secret, actif avant l’Incident du 5 mai 1990, sont-elles fondées ? Ou tout ce que l’on raconte sur ces ruines n’est-il que ragots d’asiles psychiatriques, colportés avec complaisance par un corps médical aussi facétieux que cruel ?Personne ne peut trancher. Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : rares sont ceux qui, après avoir arpenté les rues désertes et dévastées de Quieval, en réapparaissent un jour. Et les quelques élus qui en reviennent se trouvent alors métamorphosés, libérés de leurs tourments psychiques et aptes à commencer à reprendre leur vie ou en commencer une autre.
Autre fait troublant, que les sceptiques seront libre de balayer d’un revers de main : ceux que la ville appelle semblent bénéficier d’une étrange protection dans le Wasteland. Rien ne les attaque sur la route, pas même les êtres qui semblent privés de raison. Le Smog lui-même ne se dresse pas devant eux, et les Raiders, malgré leur folie, semblent instinctivement reconnaître en eux des pèlerins de Quieval. Personne, à ce jour, n’a échoué à atteindre la ville et cela n'est pas censé arriver car les véritables épreuves ne commencent qu’une fois que vous êtes rendus sur place
En revanche, veillez à respecter les récits des autres joueurs et à ne pas vous inviter dans leurs intrigues sans leur accord.Pour préserver une certaine cohérence, je vous invite à lire ce que les autres ont déjà écrit sur les lieux et à en tenir compte dans la mesure du possible. Cela dit, la réalité matérielle de Quieval étant malléable par essence, une certaine souplesse narrative est tout à fait acceptable.
Si une colonie appartenant à une Nation-Joueur ou un Personnage Non-Joueur du Dakora venait à prendre le contrôle du district, la section de Quieval serait simplement déplacée dans la section concernée, sans que cela modifie la nature profonde du lieu. Il est possible d’occuper les abords de la ville, mais personne ne peut en interdire durablement l’accès à ceux qu’elle appelle.