09/01/2020
20:48:24
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[Cinéma] Le Cinéma makotan

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Cinéma
Photographie d'une salle de cinéma makotane où l'on projette un film devant le public, en l'occurrence ici un Western.
Ce sujet a pour vocation de présenter les films réalisés (ou tout du moins produits) par des citoyens makotans. Bien que cela puisse paraitre étrange pour tout observateur extérieur qui ne connait pas bien le pays, en raison du caractère largement arriéré du pays sur un certain nombre d'aspects, notamment les moyens d'art et d'information, il est pourtant une évidence que le Makota est un grand pays de cinéma. Evidemment, les particularité du pays des grandes prairies fait que tous les genres ne se retrouvent pas aussi bien représenter et que la plupart des films étrangers, retoqués par l'index, ne sont pas connus car inconsultable et donc n'ont pas d'influence réel sur la scène nationale. Sans entrer trop dans le détail, il existe malgré tout plusieurs scènes que l'on peut esquisser très rapidement. Le Western est assurément le genre majeur, il comprend d'ailleurs la majorité des longs métrages qui sortent. On trouve également du cinéma plus familial et d'animation, mais aussi, et c'est moins connu, une véritable scène expérimentale se concentrant essentiellement sur des questions de représentation de l'indicible, essentiellement en matière de mysticisme, scène qui, comme on s'en doute, ne touche que les partis les plus niches de la population.
Liste des fiches de films

L'attaque des Peaux-Rouges (2019) (western)
La réussite selon Mlle Olaf (2019) (documentaire)
Immersion dans le demi-Monde (2019) (documentaire)
La Croisade de la Nonne avec un Gros Flingue (2019) (action)
Le Joli Ranch sur la Colline (série)
Set, Amour & Bonheur (série)
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Pays producteur(s) : République de l'Etat du Makota

Catégorie : Film de fiction

Nom de la production : L'attaque des Peaux-Rouges

Affiche ou visuel : Facultatif – À défaut d’une affiche, vous pouvez illustrer le formulaire avec un visuel/une capture d’écran de votre production prise à un moment donné.

affiche du film

Genre ou thème abordé : Western

Synopsis ou résumé :
Le film s’ouvre sur une scène de vie idéalisée du Makota profond. Quelque part dans un comté rural qui n’est jamais précisément défini, une petite municipalité vit son existence sereine sous la direction calme et avisée de son maire, le vieux Jean Bertrand – par ailleurs principal vacher des alentours –, et du shérif Alexandre Touret. Pourtant, la communauté commence à s’inquiéter face à des vols de bétail répétés. Une enquête du shérif révèle rapidement que les responsables sont les Peaux-Rouges, des indigènes aleuciens venant de l'étranger. Les voleurs sont arrêtés, jugés par un jury populaire, condamnés et pendus, au grand soulagement de la population qui espère ainsi se débarrasser définitivement de cette plaie qui trouble l'ordre public.

Mais les vols reprennent de plus belle et s’intensifient. De nouveaux sauvages font leur apparition, et ils sont de plus en plus nombreux et de mieux en mieux armés. Il s’avère alors que ces Peaux-Rouges étaient en réalité formés, armés et envoyés par des commissaires communistes étranger (le film mentionne plusieurs pays d’Aleucie, dont la plupart ne sont pas considérés comme communistes par la communauté internationale). La petite communauté, qui vit essentiellement du vacherisme, refuse de disparaître sous les déprédations des forces coalisées et barbares du paganisme et du collectivisme. Alors, comme tout Makotan le ferait spontanément dans une telle situation, la municipalité s’organise en milice. Puis, sans que l’on sache vraiment pourquoi, les forces aleuco-communistes lancent alors une attaque massive contre la municipalité, menant au climax du film : une fusillade spectaculaire.

Naturellement, les gentils – c’est-à-dire les Makotans – sortent vainqueurs. Les Peaux-Rouges sont éliminés, mais les commissaires politiques communistes, dépeints comme très laches, parviennent à s’enfuir. Acclamé par la population pour son courage, le shérif demande alors au maire la main de sa fille, une idylle ayant été discrètement esquissée auparavant. Le maire la lui accorde et le film s’achève sur une noce joyeuse avec une mise en scéne qui évoque la paix, l'harmonie et le bonheur retrouvés dans la communauté. Le dernier plan, accompagné de la chanson « Makota, Terre Bénie », montre une botte de vacher écrasant un symbole communiste à côté du cadavre d’un Aleucien.


Commentaire :
Promis à un gros succès commercial, L’Attaque des Peaux-Rouges s’inscrit dans la veine classique du cinéma makotan. Il n’est pas besoin de préciser qu’il s’agit d’une idéalisation de la société makotane. Si les costumes, les armes et certains réflexes de défense communautaire s’appuient sur des éléments réels, le film idéalise clairement la figure du rancher ainsi que celle du shérif. Il convient de rappeler que les producteurs sont eux-mêmes des ranchers, à l’image de George Tépha, qui produit ce film. Le public makotan se montre extrêmement friand de ces œuvres qui lui renvoient une image idéalisée de lui-même.

Par ailleurs, certaines erreurs factuelles assez absurdes, comme l’origine disparate et incohérente des agents communistes, ne devraient vraisemblablement poser de sérieux problème ni au public ni à la critique. Ajoutons que, les Makotans n’ayant plus (ou presque) de représentants des populations aléuciennes, les rôles de Peaux-Rouges sont entièrement interprétés par des acteurs blancs grimés pour l’occasion. Le film ne présente d’ailleurs aucun aspect culturel profond ou authentique de la société des Premières Nations — ce qui, à la décharge du film, s’explique par l’absence ou le caractère largement mythique de cette culture au Makota, du moins en ce qui concerne la tribu des Makota.


Société de production / Producteur : George Tépha

Réalisateur : René Chabrol

Distribution :
Jean-Pierre Moreau (Jean Bertrand, le maire)
Lise Moreau (Gilberte, la fille du maire)
Gaston Leblanc (Alexandre Touret, le shérif)

Date de sortie : en avant-premère pour le festival et donc date de sortie après.
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Pays producteur(s) : République du Makota

Catégorie : Documentaire

Nom de la production : La réussite selon Mlle Olaf

Affiche ou visuel : Facultatif

Une affiche du documentaire. Au centre de l’image, une femme (Mlle Olaf) est assise dans un grand fauteuil. Elle porte une magnifique robe à crinoline rose à large décolleté  et elle a de longs gants blancs qui montent jusqu’au-dessus des coudes. Bref, la toilette en usage dans le  Monde au Makota.  Dans sa main droite (côté gauche de l’image), elle tient un verre de jus d’orange. Dans sa main gauche, posée sur ses genoux, elle tient un smartphone noir. Derrière elle, on distingue un intérieur très luxueux et classique.

Genre ou thème abordé : Documentaire intimiste, tranche de vie

Synopsis ou résumé :
Ce documentaire retrace l’ascension fulgurante de Mlle Hélène Olaf, devenue à dix-huit ans président-directeur général des Hôtels Olaf et l’une des femmes les plus influentes du Makota. Il s’ouvre sur une galerie de photographie commentées par l’intéressée : on y apprend qu’elle est née le 7 mars 2000 au manoir familial de Ranch-le-Grand, dans le comté des Marais, et qu’elle est la fille aînée de Noël Olaf, grand industriel à la tête du groupe familial. Le film (et Mlle Olaf lisant son texte à M. Longer qui lui donne la réplique) s’attarde longuement sur des considérations généalogiques, rendues vivantes par de nombreuses illustrations et anecdotes d’archives.

On passe ensuite à des videos scolaires en VHS. La jeune fille y apparaît en uniforme, posant devant la caméra ou disputant des matchs de volleyball au prestigieux pensionnat de jeunes filles de Sainte-Aurore. On y voit qu’elle fréquentait l’élite makotane, notamment la fille du président Irreville et celle de M. Vèque, maire de Sainte-Régine, capitale du Makota, et chef du principal parti d’opposition. Mlle Olaf commente longuement sa scolarité et les liens d’amitié qui l’unissaient et l'unissent encore à ces jeunes filles issues des milieux les plus influents.

Par le moyen de photographies et de vidéos d'entreprise, le documentaire évoque ensuite son passage à la tête des Restaurants Olaf, une chaîne populaire destinée au grand public. On assiste à sa nomination au poste de vice-président et à son discours d’investiture, dans lequel elle expose, avec une certaine affectation et une emphase laborieuse (mais à sa décharge elle a alors seulement dix-huit ans), plusieurs idées nouvelles en matière d’aménagement et d’ambiance. Elle avoue plus tard, en voix off, les avoir toutes empruntées à différentes enseignes d’Eurysie. On apprend toutefois qu’elle n’est pas parvenue à imposer cette vision à son père et qu’elle a fini par quitter ses fonctions.

Le film nous entraîne alors à l’Exposition universelle de Starvosk, où Mlle Olaf présente son ouvrage "La Nouvelle Ménagère" devant un public que l’on devine mais que l’on ne voit jamais, le réalisateur s’abstenant de faire de contrechamp. Lors de cette conférence dont un long passage nous est imposé, elle expose — en lisant ses fiches — des techniques modernes de faire son ménage et le bon usage qu'il convient de faire des appareils ménagers importés. Le ton et le contenu de l’intervention laissent toutefois clairement entendre qu’elle n'est pas l’auteur de ce manuel qui est un grand succès de vente et qui lui est cependant attribué par complaisance.

Le documentaire aborde ensuite son entrée dans l’hôtellerie de luxe. C’est le moment le plus emphatique du film, au point d’en devenir caricatural. Après s'être fait la main comme directrice des Hôtels Olaf sous la supervision de son père, elle en prend la présidence, toujours à dix-huit ans, devenant ainsi, comme il le sera répété plusieurs fois, la plus jeune femme PDG de l’histoire du pays. Le commentaire, d’une complaisance extrême, salue l’impulsion visionnaire de la jeune femme, grâce à laquelle les quatre établissements cinq étoiles du groupe, situés dans les principales villes du Makota, auraient connu un surcroît d’élégance et de prestige jusqu’alors inégalé.

Le portrait s’achève enfin dans une salle de bal accueillant le gratin makotan et où l’on voit Mlle Olaf minauder avec une affectation qui frôle le ridicule, entourée de ses admirateurs. La jeune femme y adopte des poses d’une grandiloquence invraisemblable, tandis que le réalisateur conclut en voix off, avec une gravité imperturbable, que cette jeune fille constitue un exemple de réussite et de grâce digne d’être imité par l'ensemble des jeunes femmes du Makota.

Commentaire : Ce documentaire se révèle assez déroutant, car il semble autoriser deux lectures diamétralement opposées. La première, la plus immédiate, est celle que le réalisateur met en avant, certainement sous la pression du producteur (lequel producteur est, pour rappel, le père de Mlle Olaf) : une success story racontée sur un ton intimiste, avec sérieux, gravité et emphase. L’autre lecture, que l’auteur ne revendique évidemment jamais, consiste à y voir une critique subtile de la vanité des ranchers et des capitaines d’industrie du Makota — autrement dit, de son aristocratie. Celle-ci, incarnée par sa jeunesse, allie bêtise et orgueil avec une élégance et une force qui demeurent incontestables car le réalisateur nous montre bien que si l’aristocratie makotane est idiote et superficielle, mais elle n’est pas pour autant décadente.
Société de production / Producteur : Olaf Production

Réalisateur : Albert Longer

Distribution : Il n'y a pas d'acteurs, c'est un documentaire.

Date de sortie : Dès la fin du festival
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Pays producteur(s) : République du Makota

Catégorie : Documentaire

Nom de la production : Immersion dans le demi-Monde

Affiche ou visuel : Facultatif

affiche du documentaire

Genre ou thème abordé : Courtisanerie, immersif

Synopsis ou résumé :
Dans ce documentaire résolument intimiste et sans aucune voix off ni commentaire, la caméra observe, en silence, la vie croisée de plusieurs courtisanes makotanes évoluant dans le demi-Monde de Sainte-Régine, capitale du Makota. Malgré les paillettes et les ors omniprésent à l'image, aucune mise en scène ni artifice factice ne vient fausser le regard du spectateur car on cherche à capturer le quotidien de ces femmes et la caméra, utilisée comme tampon, nous protège de la tentation de pénétrer dans leur monde imaginaire de plaisir et de douceur dans lequel elles travaillent inconsciemment à nous faire entrer.

On les suit donc dans l’intimité de leurs appartements excessivement meublés, décoré délicatement et élégants à outrance, par la générosité de leurs protecteurs et l'on assiste à leurs longs rituels d’habillage et de la réalisation de leurs coiffures complexes, puis on les suit à l'extérieur dans les rues commerçantes où leurs emplettes s’accompagnent de murmures offusqués, de sourires complices ou de regards lourdement appuyés. Tout la société les observe et réagit à leur passage : admiration et désir chez beaucoup d’hommes, mépris et hostilité chez nombre de femmes du peuple comme du Monde.

Le visage de la plupart des courtisanes et de leurs clients restent masqués tout au long du film, préservant leur anonymat tout en permettant à la caméra de pénétrer dans les salons feutrés dans lesquels elle n'aura pas pu entrer autrement. On assiste alors à l’autre versant de leur existence : l’accompagnement aux soirées culturelles et artistique, la maîtrise de l'art de la conversation, du chant et de la musique et de la représentation mondaine… mais aussi de ce qui est au centre de leur profession et que la caméra ne peut pas filmer. Comme on s'en doute, le documentaire ne montre jamais aucune scène explicite mais il les suggère adroitement.

Un passage particulièrement cru et vrai montre une courtisane, une certaine Mlle L. , anonymisée, en consultation chez un médecin spécialiste des maladies vénériennes. L’entretien, d’une franchise rare et déroutante, laisse peu de place au glamour et au rêve. Le praticien lui expose sans détour son constat concernant son état de santé préoccupant ainsi que les risques qu’elle court en continuant sur cette voie et il lui conseille vivement d’arrêter le genre de vie qu'elle mène. Elle écoute poliment puis répond sobrement qu’elle y songe mais on se doute bien qu'elle n'en fera rien, tant la vie de la nuit lui convient en dépit des difficultés et des peines qui l'accompagnent.

Plus tard, on suit une courtisane parvenue au terme de sa carrière. Ayant dépassé l’âge où le marché la sollicite encore, elle tente de se reconvertir en ouvrant un établissement de gamme inférieure. La caméra l’accompagne dans les travaux encore en cours de son futur bordel où elle fera office de mère macrelle. C’est alors qu’une ancienne consœur, elle aussi en fin de parcours, vient lui rendre visite. Nous assistons à leur échange. Cette consœur, quant à elle, a trouvé une issue différente mais dont elle espère beaucoup : un mariage avec un ancien détenu de droit commun.

Le film se conclut sur une nouvelle scène de préparation de partie fine dans un salon particulièrement coquet. Les rires, la musique, les discussions politiques, les verres qui se choquent… la caméra se fixe alors vers le sol et la scène se poursuit hors champs puis, au bout d'un assez long moment, quand les conversations sont sur le point de dépasser le convenable, le documentaire s'achève sur un fondu au noir.

Petite vidéo d'extraits choisis du documentaire :

Commentaire :
Par ce documentaire, Jean Dumas ne veut pas défendre ou condamner la courtisanerie, son projet est à la fois beaucoup plus humble et beaucoup plus ambitieux : il veut seulement montrer la vérité au spectateur et lui laisser se faire son opinion, si tant est qu'il y ai une opinion à se faire à ce sujet. Ce film est produit par la maison de production Poulin, maison progressiste, et n'est pas en soi provocateur, il cherche seulement à montrer ce qu'est la courtisanerie au Makota. Si il devrait intéresser le public, on ne peut pas exclure que les Ligues de Vertus chercheront à le faire interdire ou, tout du moins, à en limiter la distribution.
Société de production / Producteur : Poulin Production

Réalisateur : Jean Dumas

Distribution : Aucun acteur, c'est un documentaire

Date de sortie : Avant-Première pour le festival, puis, diffusion en salle dans la foulée.
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Pays producteur(s) : République du Makota

Catégorie : Film de fiction

Nom de la production : La Croisade de la Nonne avec un Gros Flingue

Affiche ou visuel :

Affiche du film

Genre ou thème abordé : Action, Exploitation, Grindhouse, LGBT

Synopsis ou résumé :
Le film suit la quête personnelle et mystique de Sœur Eugénia, une religieuse makotane visionnaire aussi psychologiquement assez instable dans sa foi qu'elle est intempérante et violente dans ses mœurs. Après une vision largement explicable par sa consommation de drogue récréative – dans un cadre sororal certes, mais incompatible avec ses vœux de chasteté –, elle se persuade d’avoir été suscitée par Dieu lui-même pour libérer son Église, la Vraie Église, autrement dit l’Église volignonaise du Makota, de l’influence pernicieuse et destructrice des forces combinées du communisme et du progressisme, en sommes les démons et leurs suppots. Ce qui s’ensuit est une croisade mystique (en réalité largement hallucinée et psychotique), qui mêle une enquête aussi absurde que rocambolesque, une romance lesbienne on ne peut plus racoleuse ainsi que des combats extrêmement crus et sanglants qui s’enchaînent sans temps mort.


Commentaire :
La Croisade de la Nonne avec un Gros Flingue est un film subversif d’une grande valeur artistique, sociale et esthétique. Outre qu'il nous offre une photographie soignée, il joue sur l’absurde, l’extrême et les limites de ce qui est montrable pour servir un propos en réalité diamétralement opposé à celui qu’il prétend défendre (procédé assez fréquent dans la contre culture makotane). Ce long-métrage constitue en effet un brûlot ironique et racoleur contre le clergé makotan, ses excès et surtout ses prérogatives démesurées dans cet État qui est probablement l’un des rares, sinon le dernier, à entretenir avec son Église nationale une union de type organique, allant bien au-delà d’une simple religion d’État ou même du concordat.

Émanation de la scène underground progressiste makotane, d'ailleurs on remarquera qu'il a été produit par la sulfureuse Maison de production Poulin et réalisé par Mlle Mathilde Poisson, nonne défroquée et figure importante de ce milieu interlope, ce film, sous ses aspectes sciemment outranciers à l'absurde, est en réalité une satire sociale au vitriol. Sa violence et sa crudité extrêmes lui confèrent un aspect « cinéma vérité » qui le rend, sinon intouchable, du moins tolérable malgré l’omniprésence de ses outrances blasphématoires et subversives. C’est d’ailleurs largement grâce à ses outrances et à sa violence qui en font un film d'exploitation qu’il doit son existence et sa survie, tout comme celle de ses équipes de production et de réalisation.

Et les outrances sont nombreuses : violence extrême à travers des scènes de fusillades d’une crudité saisissante et sanglantes à souhait, sexe récréatif omniprésent via la prostitution et les bordels, ainsi qu’une apologie subversive et hilarante des comportements lesbiens récurrents dans le monde religieux féminin. Tous les curseurs sont poussés au maximum pour choquer et, par ce biais, créer une véritable œuvre artistique qui dit quelque chose de la société qu'elle dénonce.

Notons au passage que Sœur Eugénia, malgré ses petits vices – consommation de substances illicites et proximités excessives avec ses consoeurs –, ne se détourne jamais de sa quête sacrée qu'elle mène avec constance et brio : traquer et exterminer, au sein du clergé ou à son service, les agents de la subversion communiste et progressiste. Et ce qui rend le film si magistral, c’est qu’elle en trouve… et pas qu'un peu, et qu’elle en extermine à foison, faisant la démonstration de la véracité de la morale que le film entend nous enseigner, à savoir que l'on peut toujours trouver ce que l'on cherche quand on se donne un peu de mal, surtout si l'on peut se reposer sur l'assistance solide de la drogue et de la violence combinée.

Le film trouvera assurément son public au Makota, pour peu que les Ligues de Vertu ne détruisent pas trop de salles progressistes. Il est en revanche peu probable qu’il parvienne à exister à l’étranger, tant il est profondément ancré dans des considérations culturelles et politiques nationales peu exportables.

Société de production / Producteur : Poulin Production

Réalisatrice : Mlle Mathilde Poisson

Distribution :
Mlle Amandine Roux (Soeur Eugénia)
Mlle Gwendoline Jackart (Soeur Madeleine)
Jean Fallot (le chef des agents communistes)

Date de sortie : En avant-première pour le festival.
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Pays producteur(s) : République du Makota

Catégorie : Série télévisée

Nom de la production : Le Joli Ranch sur la Colline

Affiche ou visuel :

Affiche du Film

Genre ou thème abordé : Soap, tranche de vie, famille

Synopsis ou résumé :
Charles Angle, un brave paysan plein de bonne volonté et de morale religieuse, s’installe avec sa petite famille sur une parcelle sauvage qu’il vient d’acquérir au milieu des collines, dans un lieu enchanteur nommé le Ruisseau des Pruniers, à faible distance du village des Noisetiers. Il y construit patiemment sa maison afin d’y loger les siens : sa femme Laura et leurs trois enfants. Au fil des épisodes, la ferme s’agrandit peu à peu ; de nouveaux bâtiments apparaissent et le cheptel s’enrichit, témoignant de la réussite économique progressive de Charles malgré les nombreuses adversités. Car l’adversité est le véritable moteur de la série. À chaque épisode, un malheur semble s’abattre sur la famille Angle ou sur son entourage immédiat : incendie, grêle, blizzard, crise, etc. Pourtant, grâce à leur vertu, leur foi en Dieu et leur travail acharné pour gagner leur vie, les Angle finissent toujours par triompher de toutes les embuches pour aller de l'avant. Ce schéma narratif permet d’enseigner de belles leçons de vie aux spectateurs tout en leur rappelant le caractère profondément tragique de l’existence humaine.

Le Générique de la série


Commentaire :
Cette série feuilletonnante connaît une infinité de remakes possibles et imaginables depuis l’introduction du cinéma au Makota au début de XXe siècle, car elle s’appuie sur un livre éponyme profondément ancré au cœur de la culture makotane traditionnelle. Cet engouement se comprend d'autant mieux que la série se limite strictement aux questions agraires et pastorales, sans jamais s’aventurer sur des thématiques plus périlleuses telles que la modernité ou la production industrielle. Plus généralement, dans Le Joli Ranch sur la Colline, tout ce qui est étranger au modèle makotan traditionnel n’existe tout simplement pas : il est davantage passé sous silence que réellement combattu. Cela en fait une garantie absolue de succès auprès du grand public et lui assure la bienveillance totale des Ligues de Vertu, qui facilitent activement sa diffusion à travers tout le pays et auprès de toutes les couches de la population.

Au point que cette série est devenue une véritable source de dérision pour les progressistes. Ces derniers n’hésitent pas à réaliser, sous le manteau et à destination des scènes d’art et d’essai les plus confidentielles, de nombreux courts-métrages satiriques dans lesquels les personnages et leurs intrigues sont tournés en ridicule : Charles devient alcoolique, sa femme adultère, etc. C’est précisément ce type de comportement de la part des patrons de salles progressistes qui explique, en partie, les incendies réguliers dont sont victimes ces établissements culturels – actes hautement illégaux que les Ligues de Vertu pratiquent sans jamais les revendiquer publiquement. Fort heureusement pour les spectacteurs, ces exactions n’ont presque jamais lieu pendant les projections. Et comme ces salles s’installent le plus souvent dans des granges abandonnées ou des hangars désaffectés, les destructions ont généralement peu d’impact matériel tout en renforçant paradoxalement l’engagement du public underground.Ainsi, la parodie pirate du Joli Ranch sur la Colline est devenue à part entière un sous-genre du cinéma makotan clandestin.

Société de production / Producteur : Maison de Production Irreville

Réalisatrice : Michel Landron

Distribution :
Michel Landron (Charles Angle)
Mlle Charlotte Grace (La mère, Laure Angle)
Mlle Gilberte Melisse (La fille, Laure Angle)

Date de sortie : C'est une série dont sort un épisode par semaine pendant une vingtaine de semaine par an.
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Pays producteur(s) : République du Makota

Catégorie : Série télévisée (d’animation)

Nom de la production : Set, Amour & Bonheur

Affiche ou visuel : Facultatif – À défaut d’une affiche, vous pouvez illustrer le formulaire avec un visuel/une capture d’écran de votre production prise à un moment donné.
Affiche du dessin animé Set, Amour & Bonheur, où l'on voit l'héroine en tenue de volleyeuse de l'équipe du Makota monter au filet.

Genre ou thème abordé : Romance, Sport

Synopsis ou résumé : Mlle Jeanne Loiseau, lycéenne makotane tout à faire ordinaire, est passionnée de volley-ball et évolue au sein de l’équipe de son établissement, dont le gymnase est partagé avec le lycée de garçons d’à côté. C’est au cours des entraînements qu’elle fait la rencontre de Serge, un joueur de l’équipe de Volleyball du Lycée pour garçon, dont elle tombe immédiatement amoureuse. S’ensuivent alors de nombreuses aventures et péripéties hautes en couleur. Nous suivons donc Jeanne qui devra jongler entre son quotidien de lycéenne, ses obligations de jeune fille issue d’une bonne famille et sa passion très prenante pour le volley-ball, … sans jamais oublier sa romance naissante avec Serge.

Commentaire :Il s'agit naturellement d'un dessin animé pour fille. Plus précisément, Set, Amour & Bonheur est une série toute nouvelle mais qui connait déja un succès national. L'oeuvre est cependant assez sulfureuse car elle fait passer subtilement un propos assez favorable à l'amour libre (en plus de suggérer assez fréquemment des jeux de pensionnats et autres amours à la makotane, ce qui est cependant beaucoup moins inhabituel pour la scène nationale).
Société de production / Producteur : La maison de Production Poulin découle, très logiquement, de l'empire industriel et foncier Poulin, le principal financier du progressisme makotan.

Réalisatrice : Mlle Paulette Saumon

Distribution : Les doubleurs (ou plutot les acteurs, puisque l'on parle ici de la VO) ne sont pas crédités au Makota.

Date de sortie : Il y a déja une saison de sortie, mais il est certain que le festival aura des épisodes en exclusivité.
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