
[ANNONCE GOUVERNEMENTALE] Annonces et Déclarations du Gouvernement Provisoire
Posté le : 26 mai 2026 à 00:42:04
Modifié le : 26 mai 2026 à 01:18:57
38

Posté le : 26 mai 2026 à 12:10:58
Modifié le : 05 jui. 2026 à 19:58:53
0

Aussi et pour commencer je me dois de brièvement saluer et remercier l'intégralité des représentants siégeant au sein de cette grande institution. Travaillant sans relâche, depuis plus de six ans, pour représenter leurs communes et faire respirer, pour la première fois dans l'histoire de notre région, les grands poumons de la démocratie. Bien qu'il serait illusoire de prétendre qu'il existe un consensus universel et sans faille au sein du pays et de sa Convention, celle-là a été capable de dépasser chaque clivage et de solutionner chaque problème. Sous la direction avisée du Parti Communaliste Unifié, qui porte aujourd'hui mieux que jamais son nom, et avec le soutien sans faille du Parto des Communalistes-Révolutionnaires et du Club des Populistes de Gauches, nous avons pu gouverner et proposer des solutions de reconstruction crédibles. C'est sans doute grâce à cette crédibilité et aux nécessités vitales et Historiques eu moment que nous avons pu compter sur le soutien toujours critique de l'Escadron de Défense Prolétarienne et du Parti Communaliste du Paltoterra, nos frères de la gauche radicale, dont les récriminations fatiguent parfois certains de mes camarades réformistes mais ont à minima le mérite de nous rappeler, systématiquement et sans relâche, notre horizon politique partagé.
Un mot, aussi, pour les citoyennes et citoyens du Club pour la Liberté du Peuple et l'Union Démocratique Nationale. Les conditions matérielles d'existence de tels mouvements bourgeois n'existant plus, nous pouvons tout au plus saluer les derniers représentants de la classe des propriétaires et des exploitants, et espérer que l'absence de tentatives réactionnaires a moins à voir avec l'efficacité de la Garde Nationale et l'impuissance de nos ennemis, qu'avec leur compréhension instinctive ou raisonné que l'heure est maintenant à la victoire du peuple laborieux.
C'est ce programme crédible, basé sur l'observation matérielle des faits du pays et une praxis socialiste sérieux, et c'est le soutien de toutes les forces prolétariennes au sein de la représentation nationale, qui nous permettent aujourd'hui d'afficher une situation historiquement bonne, sinon excellente. Qui, il y a six ans, aurait parié sur la remarquable ascension du Paltoterra Oriental ? Oh je le reconnais : nous ne sommes pas partis de rien. Les forces de nos communes sont chiffrées et connues : plus de trente millions d'âmes courageuses et laborieuses. Un sol riche, plus important peut-être, le soutien solidaire des camarades du Grand Kah, lesquels ont permis de venir à bout des problèmes les plus immédiats dans lesquels nous avaient plongé la politique de l'Affect et de l'Idéalisme des meneurs de la Communaterra. Je n'irai pas prétendre que nous aurions pu, sans l'aide de nos camarades et amis, reconstruire nos villes, nos routes, nos voies de train en si peu de temps. Je ne prétendrai pas un seul instant que las Communes Unies du Paltoterra Oriental auraient pu produire seules les capitaux nécessaires à sa réindustrialisation. Pas, du moins, sans s'ouvrir à une politique économique de marché, restructuration artificielle visant à reproduire un capitalisme archaïque d'accumulation. Ces étapes historiquement nécessaires, on pu être contournées grâce au soutien sans faille de nos camarades.
Mais je ne crois pas non plus qu'il se trouve un seul gojigans de bonne foi se vivant comme un homme ou une femme assisté, et vive ses concitoyennes et concitoyens comme un peuple d'assisté. Les chantiers ont fleuri à travers la jungle et les montagnes, dans les rues abandonnées des métropoles et autour des anciennes "unités de production" périurbaines et agricoles. Nous avons coulé des tranchées de béton et d'asphalte, et battis un pays nouveau, moderne, à la pointe de l'urbanisme et de la pensée technique. Ce que nous faisions des capitaux de nos amis, c'était à nous de le décider. Ce que nous avons décidé démontre, avec le recul historique, un succès éclatant de la conscience de classe révolutionnaire et de la méthode scientifique appliquée à la gouvernance. Partant de rien, notre PIB a quintuplé. Notre industrie lourde a trouvé des débouchées continentales. Même les régions les plus historiquement enclavées, telle que le sud de notre nation, sont enfin connectés au reste du pays selon des normes jugées convenables. Nous nous rapprochons chaque année des objectifs affichés du socialisme économique, et cela nous le devons à la formidable force de travail, d'inventivité et de résilience dont nous avons fait preuve.
Cela étant, rien de tout ceci ne devrait nous surprendre: nous savons déjà quels succès la politique économique libertaire peut engranger. Si nous devons notre modèle à nos illustres prédécesseurs et camarades, ceux-là peuvent maintenant constater de la modernité de notre application. Ce modèle aurait pu être mal utilisé, nous l’avons pour notre part sublimé. Sur le plan du développement humain et de l’économie, sur le plan de l’urbanisme et de la mise aux normes des infrastructures, sur le plan de la sécurité intérieur de nos communes, et collectives du monde libertaire, nos objectifs quinquennaux ont été atteints ; et pour cela nous pouvons être fiers.
Je dois maintenant revenir sur les raisons premières de cette allocution, laquelle a en fait à voir avec l'archipel du Goïda, nom récent valant sans doute mieux que celui de "Nouvelle Communaterra", choisi avant la libération, et que le nom colonial donné par le précédent régime monarchiste. Ce gouvernement transitoire a, depuis sa création, cherché à protéger les plaies de la nation, comme d'épais bandages, afin d'empêcher que ces cicatrices ne se rouvrent, et donnent lieu à une nouvelle hémorragie : notre pays a déjà tant saigné. Dans ce contexte, l'archipel du Goïda était une croûte sans cesse grattée par quelques puissances étrangères. Un lieu d'infection potentielle, rappelant douloureusement la blessure initiale, et le contexte terrible de notre déchirement. Cette île, d'abord soumise aux survivants de la Communaterra, a ensuite été le lieu d'une occupation impérialiste inacceptable par la Nation Communiste de Loduarie. Les alliés du régime révolutionnaire communaterranos avaient placé plus de vingt mille hommes et des milliers de tonnes d'équipement et munitions sur ces îles. Pis encore, des batteries de missiles, orientées vers le continent. Exploitant le Goïda comme un véritable porte-avion-de-terre, la Nation Communiste faisait ainsi planer son ombre sur un continent pourtant voué à la paix et au développement humain.
Et comment ne pas mentionner nos concitoyens, plusieurs centaines de milliers d'entre eux, prisonniers de ces îles casernes, ces îles prison, arrachés à leur nation par l'occupation Loduarienne, soumis au traitement rigide d'un pays austère, qui ne voyait en eux que la faune d'un bout de terre ne servant jamais qu'à projeter leur puissance impériale au-delà de l'Eurysie. Ces milliers d'hommes et femmes ont été isolés, pendant si ans, loin de tout développement humain. Le socialisme eurysien est un socialisme militaire, où chacun a droit à sa ration de combat et, pendant six ans, les habitants de l'Archipel ont été au régime sec.
Plus maintenant. Grâce au concours de nos alliés, un accord de démilitarisation durable a été trouvé : désormais, l'Archipel du Goïda a été débarrassé de ses occupants, les batteries de missiles ne font plus peser leurs ombres sur la façade orientale du continent. Notre propre garde nationaux ont été dépêchés pour assurer la sécurité des habitants du Goïda et auditer la situation locale. Le Goïda est désormais une terre en friche, ses centres urbains ont pour voisin les friches industrielles du précédent régime bourgeois, et les casernes vides de la Loduarie. Notre devoir, camarades, et d'y construire là-bas comme nous l'avons fait sur le continent, une cité idéale du socialisme moderne, scientifique.
Libéré de la contrainte militaire que représentait cette menace constante, nous allons pouvoir continuer de concentrer nos efforts sur la modernisation de notre pays et l’édification du communisme.
Pourtant je ne suis pas sourde aux critiques que cette victoire de la diplomatie a pu susciter. J'ai à cœur d'écouter le pays, et je sais très bien quel genre de voix s'est élevé, et de quelle façon ont été salués les efforts importants de nos alliés kah-tanais, et de notre gouvernement transitoire. Aussi qu'on me laisse revenir, en peu de mots, sur ces critiques, et ma conviction personnelle, mais aussi en tant que Haute-Commissaire transitionnelle. Oui, j'entends ceux qui, à ma gauche, regrettent le départ des "camarades Loduariens". Ceux qui voient dans le régime eurycommuniste un allié potentiel, et qui ont pour lecture l'intervention en soutien à la Communaterra comme un acte de solidarité internationaliste. À ceux-là je dis que la Loduarie n'a pas à être notre ennemie, je l'entends etl e conçois, ce pourquoi nous avons obtenu cette victoire par la diplomatie. J'entends aussi qu'ils craignent pour la sûreté du précédent régime, s'étant exilé aux Îles Goïda, et qui voudraient croire que notre Garde Nationale chercherait à les réprimer. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité, et ces deux critiques sont en fait incompatibles : en effet, n'ignorons pas que les loduariens ont déjà purgés, et je veux bien dire éliminés physiquement, les leaders auxquels nous aurions souhaité faire un procès.
J'entends ceux aussi, à ma droite, qui espéraient reprendre les îles par les armes, avaient à cœur l'idée de faire couler le sang, de sacrifier la jeunesse de notre Confédération, non pas pour libérer les camarades de territoires occupés, mais pour tuer, tel est leur projet politique, les loduariens en faction au Goïda. J'entends ces grands déçus, qui salivaient à l'idée du conflit à venir, et manœuvraient pour nous y pousser. Sans succès. Je les entends maintenant, ceux-là même, qui prétendent que les infrastructures d'exploitation des îles, ces mines à ciel ouvert, ces champs pétroliers, devraient être remis sur le marché, restituées, composé en zone franche et rendus aux corporations oligarchiques que la première révolution a chassé. Que la Communaterra ait été une erreur ne donne par raisons à tous ses adversaires, qu'on se le dise : l'Eurycommunisme a fait long feu au Goïda, mais c'est au Communaliste Libertaire qu'il laissera place, et non à un quelconque compromis de marché inutile, nous l'avons vu, puisque nous disposons déjà des capitaux dont nous avons besoin.
Aujourd'hui se pose maintenant la question au centre de toute praxis : que faire ? Que faire du Goïda ? Que faire de notre nouvelle position stratégique et de notre succès ? La réponse à ce "Que Faire" s'édifiera à n'en pas douter au sein de la Convention Générale, où se décideront bientôt les tenants et aboutissants de notre prochain plan quinquennal. Je sais, pour ma part, que je suis heureuse de pouvoir accueillir nos concitoyens au sein de notre jeune Union, et heureuse de leur promettre, enfin, un peu de la prospérité que nous avons construite ensemble.
Longue vie à la paix, longue vie au peuple.