23/01/2020
21:58:09
Index du forum Continents Aleucie Barbery

[Diplomatie] Contacter les services diplomatiques de Barbery

Voir fiche pays
1782
Titre du sujet en style 80S : Contacter les services diplomatiques de Barbery
Le président Hoctemare à son bureau lit son courrier. Une de ses secrétaires porte une lettre à sa signature

On ne peut s'empêcher de sourire quand on songe que l’État de Barbery fut tellement fier de sa Constitution qu’il fit figurer sa date de promulgation sur son médaillon héraldique. Adoptée en 1822, celle-ci dote le pays d’institutions républicaines classiques : un régime semi-présidentiel bicaméral. Inutile d’entrer dans les détails techniques ici car quiconque connaît un tant soit peu le pays sait que, depuis la fin de la Guerre civile il y a quelques décennies, la Hoctemare a définitivement vaincu les pouvoirs régaliens et s’est érigée en maîtresse absolue de Barbery. Pourtant, fidèles à leur nature d’entrepreneurs plutôt que de tyrans, les Hoctemare ont toujours tenu à préserver autant que possible le vernis républicain sur le régime corporatiste oligarchique et ploutocratique qu’ils dirigent. Ainsi, bien que les chambres existent toujours , elles sont maintenant élues avec des taux de participation catastrophiquement bas et désignent, le plus souvent sous présentation du PDG de la Hoctemare, un président de la République dépourvu de tout pouvoir réel, et que personne dans la population ne connaît vraiment.

Concrètement, si vous devez mener une diplomatie avec Barbery, deux écoles s’opposent. La première consiste à respecter les apparences démocratiques : vous adressez alors vos courriers au président de la République, actuellement c'est un certain Jean Lebrun. Autant vous prévenir tout de suite que ce n’est pas lui qui les lira. Il se contentera d’apposer sa signature au bas de la réponse qui lui sera dictée. La seconde école, plus pragmatique, consiste à accepter l’état de fait et à refuser la comédie. Dans ce cas, vous envoyez directement votre missive à l’intention de M. Jean-Charles Hoctemare, Président-Directeur Général de la Hoctemare Corporation. Dans tous les cas, c’est bien le vieux Hoctemare qui lira votre courrier et qui en dictera personnellement la réponse, si réponse il y a.
Entête  (obtenu par encrage)  de la Présidence de la République de l'Etat du Makota sur lequel on voit, outre le texte que l'on vient de donner, un écu avec une vache dans un cercle (armes de la République) flanqué de deux cowboys montés et armés et la devise est jointe : Dieu, Liberté, Patrie. Le tout est encadré.

Début du texte
fin du texte


Signature à la plume élégamment tracée surmontée d'un texte imprimé par encrage en typographie ancienne (mais toujours d'actualité en Makota), il est écrit : Jean Irreville, Président de la République de l'Etat du Makota.
Transcription du documentA l'attention de monsieur Jean-Charles Hoctemare, Président-Directeur Général de la Corporation Hoctemare et en charge de la diplomatie barberienne
Monsieur,
Si je vous écris aujourd’hui en ma qualité de président de la République du Makota, c’est afin de restaurer ce lien ancien, pour ne pas dire originel, qui unissait jadis nos deux nations. Celles-ci se composent en effet d’une même population, détentrice d’une même culture et plus que jamais animée d’une même espérance en Dieu.
Ce lien si naturel et si précieux, pour ne pas dire inestimable, a été durement éprouvé, pour ne pas dire rompu, par la chute dramatique de la République du Dakora lors de ce que l’on appelle désormais l’Incident du 5 mai 1990. Un abîme infranchissable de ténèbres s’étant creusé entre nous, il n’était plus question d’entretenir la moindre relation subtancielle tant économique que politique ou diplomatique. C'est pourquoi, ne pouvant plus passer par notre sœur, la République du Dakora, nous avons cessé tout échange.
Ces heures sombres sont à présent largement derrière nous. Le Dakora renaît enfin de ses cendres grâce au courage et à la détermination d’un homme : le général Lye. Cet officier d’exception, qui fut longtemps commandant de la cavalerie du Makota, a senti en lui l’appel de Dieu pour régénérer le Dakora. Se mettant en congé de son commandement, il a travaillé d’arrache-pied pour recruter des colons et reprendre par le courage et le travail, ainsi que par les armes parfois, ce que l’Incident avait ravi injustement au monde néo-gallèsant d'Aleucie.
Naturellement, comme vous pouvez vous en doutez, les services makotans ont apporté un soutien massif et enthousiate à cette excellente initiative du général Lye. Nous avons ainsi pu restaurer, tant bien que mal, un bon quart de ce qu’était le Dakora d'antan. Ce quart, si il est encore peu de choses, nous semble toutefois une base suffisante pour renouer nos liens avec vous. Je pense en effet qu’il est temps de reconnecter nos deux nations.
Dans ce but, je m’apprête à donner des instructions au général Lye afin qu’il s’active à rétablir l’antique ligne de chemin de fer reliant Sainte-Régine à Barbery via Fondation, Fort-Aleucien、Dakoraville et quelques autres localités.
À ce stade, j’aurais besoin de savoir si Barbery est toujours disposée à faire front uni avec nous pour l'interet du peuple néo-gallésant et de la religion volignoniste, et si l’initiative de restaurer cette ligne lui agrée. Je donnerai mes instructions au général en conséquence. Si vous estimez, comme moi, que ce projet est utile et important, je ne doute pas que vous apporterez votre concours à la restauration de cette voie ferrée. Quelques miliers de fantassins berberiens ne seraient pas de trop pour cette tache. Au besoin, nous vous donnerons de l'or, vous savez que nous payons bien nos mercenaires.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, très estimable Monsieur, veuillez recevoir l’expression de mes salutations distinguées.

Fait à Sainte-Régine, Capitale du Makota, le 23 novembre 2019..
page1

page2

page3

Texte en vracFort-Aleucien, le 26 novembre 2019


A M. Jean-Charles Hoctemare, Président de la Corporation Hoctemare et en charge de la diplomatie de Barbery

Copie envoyée à M. Jean Irreville, Président du Makota

Note verbale
Par la présente note, je vous informe des décisions prises par le général Lye et son état-major concernant le rétablissement de la connexion ferroviaire entre la République du Makota et la République de Barbery via le réseau de chemin de fer de la République du Dakora.
Avant toute chose, sachez que le général s’est montré à la fois très ému et très enthousiaste à l’idée de voir renaître les relations privilégiées jadis mutuellement bénéfiques entre les trois nations néo-gallésantes d’Aleucie. Il m’a donné l’ordre formel de vous faire savoir que la République du Dakora était plus déterminée que jamais à se montrer à la hauteur des enjeux actuels et qu’elle engageait, en conséquence, l’ensemble des moyens dont elle dispose pour mener à bien cette mission d’intérêt général dans les délais les plus courts.
Le général a pleinement conscience qu’il y va de la prospérité de l’ensemble du monde néo-gallésant d’Aleucie, et que rien de durable ne pourra être construit ou reconstruit entre nous tant que ce lien vital entre l’agriculture makotane et l’industrie barberienne ne sera pas rétabli. Il tient cependant à insister sur un point : s’il ne conteste pas que le Dakora ne pèse aujourd’hui que fort peu dans cette relation économique privilégiée, il ne s’interdit pas, dans l’avenir, de devenir bien plus qu’un simple relais logistique entre les deux poumons du monde néo-gallésant.
Le Dakora est aujourd’hui une verrue, le général ne le nie pas. Et cette verrue est infectée, d’autant plus infectée que de vastes portions du territoire échappent encore totalement à la souveraineté de la République.

Certes, le Wasteland n’a pas de maître et sera difficile à soumettre, mais le problème ne se limite pas à ces seules terres dévastées. Il y a le despotat des punks et ce maudit Zed à la tête de ses Cradocs, qui occupent notre capitale historique, Dakoraville. Il y a aussi la Parapluvie Inc., qui s’obstine à se considérer comme une principauté autonome au milieu du Dakora. Sans oublier ces nombreuses enclaves étrangères qui fleurissent un peu partout dans la plus parfaite illégalité.
Vous comprendrez donc qu’il ne saurait absolument pas être question, dans l’immédiat, de réactiver la ligne que vous suggériez avec les Makotans, c’est-à-dire la ligne passant par Sainte-Régine, Dakoraville et Barbery. Pour cela, il faudrait faire la guerre — et même beaucoup plus qu'une —, et pas seulement contre le Wasteland, mais aussi contre des forces armées qui, il faut bien l’admettre pour notre honte, rivalisent largement avec les nôtres.
Aussi, sans soutien militaire de votre part — et ce n’est pas une critique, nous comprenons que vous n’ayez actuellement aucune capacité militaire à investir dans des guerres qui promettent d'être longues et coûteuses en hommes —, nous avons décidé d’opter pour une autre solution afin de relier nos trois nations par voie ferrée. Vous trouverez directement ci-dessous le tracé que nous proposons.

Voie dite « serpentine » reliant le Makota à Barbery
Carte purement illustrative indiquant le tracé qui sera restauré

Comme vous pouvez le constater, il existe déjà un moyen d’accéder à Barbery par voie ferrée sans avoir à réinvestir des territoires hors de notre contrôle. Je pense que si le président Irreville a négligé ce point lors de vos discussions, c’est que n’étant pas connaisseur du pays, il devait s’imaginer que nos connexions se limitaient à la seule grande ligne de fret et de passagers qui, effectivement, passait par Dakoraville.
Sur le papier, on ne pouvait d’ailleurs que lui donner raison, puisque cette grande ligne permettait de faire rouler des trains dans les deux sens et à des vitesses relativement élevées. Hélas, il n’en va pas du tout de même pour notre tracé dit le Serpentin. Il s’agit d’une voie unique, lente, et nécessitant des machines puissantes. À l’origine, elle servait à descendre les minerais des montagnes de Barbery jusqu’aux hauts-fourneaux dakorans. Natu-rellement, ces hauts-fourneaux se sont éteints depuis longtemps, ce qui a poussé les industriels barberiens — et quand je dis les industriels barberiens, je veux dire la Hoctemare Extraction — à en construire de nouveaux à proximité des mines, mais côté barberien. Il existe donc déjà un réseau virtuellement connecté ou presque via cette ancienne voie minière.
Le général se doute bien que cette voie finira par montrer ses limites. Mais nous autres Dakorans avons appris à régler les problèmes les uns après les autres, au fur et à mesure qu’ils se présentent. Beaucoup de ressources pourront transiter par le Serpentin avant que nous ayons besoin d’envisager une solution de plus grande envergure.
Pour l’heure, le hasard — ou plutôt la grâce de Dieu — a fait que l’ensemble des tronçons de Sainte-Régine à Fort-Aleucien sont de nouveau opérationnels. Il nous reste cependant à restaurer les sections Fort-Aleucien–Basiay, Basiay–Alizay, Alizay–Launay, et Launay jusqu’au col de Sainte-Ambre, en Barbery. Si l’ouvrage peut sembler modeste par rapport au projet initialement envisagé, je tiens à vous informer qu’il s’agit, comme son nom l’indique, d’un tortillard : une voie qui serpente dans la montagne et qui, par conséquent, comporte de nombreux tunnels et ouvrages d’art massifs, coûteux et complexes, qu’il va nous falloir inspecter minutieusement avant de les restaurer.
Cela dit, comme je vous l’ai déjà indiqué, le général est très optimiste et a donné des autres énergiques à son gouvernement et à son état-major. C'est pourquoi nous ne doutons pas que dans quelques mois — quelques années tout au plus —, cette voie sera de nouveau ouverte, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour le Dakora, mais aussi pour le Makota et Barbery. Nous vous tiendrons bien entendu informés de nos avancées. En tout état de cause, veuillez croire, monsieur, aux sentiments les meilleurs que le général et son gouvernement portent à votre nation.
1506
AMÉTHYSTE CASTELAGE

Améthyste Castelage

Cher monsieur Hoctemare,

Je suis ravie d'apprendre que Carnavale est votre premier choix, nous aurions été vexés de passer derrière des pays moins notables. D'autant que nos deux nations présentent des similitudes politiques et en termes d'aménagement du territoire.

Et bien on peut dire que vous avec du tact monsieur Hoctemare, je suis heureuse que mon empire financier ait trouvé écho à vos oreilles malgré sa modestie. Je ne possède après tout que les deux tiers de la Cité noire. Je ne manquerai pas de passer vos félicitations à Blaise Dalyoha, nous sommes tous reconnaissant de la qualité des soins que sa compagnie offre au monde.

Vous avez raison de parler de libre échange sous condition, la Principauté de Carnavale exerce depuis des décennies un protectionnisme stratégique dans les domaines où elle désire rester souveraine. Sont concernés les hautes technologies, la pharmacie, l'armement, la micro-ingénieurie, l'intelligence artificielle et l'informatique ainsi que les machines outils. Nous sommes en revanche ouvert à l'export dans ces secteurs.

Pour ce qui est de l'import, la Principauté est friande de produits de consommation, le secteur du luxe, les produits manufacturés à faible valeur ajoutée, le commerce, les minerais, les produits agricoles et l'énergie (quoique nous rattrapons nos besoins dans ce domaine). Nous serons également heureux de pouvoir nous appuyer sur la République de Barbery pour la production industrielle non-militaire.

Pour le reste, la Principauté de Carnavale est un marché assez libre. Nous travaillons simplement à ne jamais déléguer l'innovation et la R&D des secteurs stratégiques à l'extérieur. Également, nos brevets ne sortent pas de Carnavale sans l'aval des grandes familles.


Symbole de l'Ambassade



Message de la Troisième Ambassadrice de la République du Jashuria


A l'attention de leurs Excellences Jean-Charles Hoctemare et Jean Lebrun, en leur qualité respective de représentant du Congrès de Barbery et de Président de la République de Barbery

Excellences,

Que mille printemps honorent vos champs,

Permettez-moi de vous adresser nos plus sincères salutations de la part de la Troisième République du Jashuria. La République des Deux Océans a suivi la sortie de l’isolationnisme de votre république avec la plus grande attention et nous sommes ravis de voir que votre pays a choisi de s’intégrer au concert des nations. Nous espérons que cette décision vous sera des plus profitables et nous vous adressons nos plus sincères vœux de prospérité.

Nous prenons attache avec vos services diplomatiques suite à votre proposition d’ouverture d’ambassades conjointes entre la République de Barbery et la Troisième République du Jashuria. Il va de soi qu’au vu des relations positives quoique distantes entretenues entre l’Etat du Makota et la Troisième République du Jashuria, il serait des plus indélicats que de ne pas accepter votre proposition diplomatique. L’Etat du Makota a été, ces dernières années, un partenaire commercial discret, mais efficace et nous lui savons gré de son sérieux et de sa diligence pour mener ses affaires commerciales avec notre pays.

Outre l’ouverture d’ambassades, préalable nécessaire à l’ouverture des relations entre nos deux pays, la proposition de relations commerciales nous est des plus plaisantes et nous savons que nous pourrons trouver un terrain d’entente avec vos services. La religion et les traditions ne sont pour nous pas des freins au doux commerce et nous savons ménager les deux premiers pour obtenir l’autre, sans risquer de froisser nos susceptibilités respectives. Reste à trouver, bien entendu, les bons produits sur lesquels nous pourrons nous accorder.

Dans l’attente de votre réponse sur les canaux diplomatiques, je reste à votre entière disposition.

Veuillez agréer, Excellences, l'expression de mes salutations distinguées.

Cordialement

Dame Pharah Wattana, Troisième Ambassadrice du Jashuria, en charge du secteur aleucien

Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ


A l'attention des Services diplomatiques de la République de l'État de Barbery,
A l'attention de Son Excellence Monsieur le président de la République de l'État de Barbery,


Monsieur Hoctemare,
Votre Excellence monsieur le président de la République,

En premier lieu, la République du Talaristan tient à saluer la volonté politique de la République de l'État de Barbery de sortir de son isolement relatif sur la scène internationale et de rejoindre plus activement le concert des nations. Les valeurs libérales prônées par votre gouvernement et votre défense d'un régime démocratique et républicain ont poussé notre ministère à contacter vos services diplomatiques afin de proposer, au nom de la République du Talaristan, l'ouverture d'ambassades dans nos capitales respectives, étape préliminaire à un renforcement de nos relations dans notre intérêt mutuel.

Nous tenons également à féliciter les États néo-gallouésants pour leur récente entente, bien qu'encore très partielle, et la mise en place d'une chambre de discussion commune : trop souvent, nous avons assisté à une fragmentation régionale qui ne sert nullement les intérêts de nos gouvernements et de nos peuples. Par ailleurs, vos relations historiques et privilégiées avec la République de l'État de Makota ne font que renforcer notre positionnement vis-à-vis de l'État de Barbery, la République du Talaristan entretenant une relation certes lointaine, mais toutefois amicale, avec le gouvernement makotan présidé par Monsieur Jean Irreville.

En témoignage de la bonne volonté de la République du Talaristan d'entamer des relations cordiales avec la République de l'État de Barbery, et en conformité avec nos traditions turciques, notre délégation vous apporte un tapis traditionnel talar, symbole éminent et très respecté, représentant une grande marque d'honneur de la part de nos artisans. Le tapis talar est l'un des symboles forts de notre peuple, en raison de sa place centrale dans la vie sociale et familiale, qui l'utilise non seulement comme tapis, mais aussi comme selle pour nos chevaux et comme élément décoratif pour orner nos murs. Le tapis que nous vous remettons provient d'une famille rurale et typique d'Ulmara, sur la côte du Golfe de Moritonie.

Je reste à votre entière disposition, Monsieur le Ministre, pour toute demande spécifique relative à l'établissement desdites relations ainsi que pour tout potentiel éclaircissement concernant les dispositions juridiques d'ordre international que la République du Talaristan s'attache à respecter et à promouvoir.

Avec mes plus sincères respects,

Signée par Asmina AkmyradowaAsmina Akmyradowa
Première ministre par intérim,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.

Fait à Khydan, le 26 décembre 2019


Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
1571
AMÉTHYSTE CASTELAGE

Améthyste Castelage

Cher monsieur Hoctemare,

Si les choses sont claires de part et d'autre alors tout roule, si vous me passez l'expression. De toute façon, on ne fait bien du profit qu'entre nations qui ne se marchent pas sur les pieds. Il faut des inégalités pour mettre de l'huile dans les rouages, ce n'est pas un à un homme d'affaire à succès comme vous que je vais l'apprendre.

Ma foi les transactions entre nos pays passeront naturellement par des sociétés privées tiers à qui reviendra la charge de signer des accords au cas par cas. Bien sûr en tant que principale actionnaire de ces sociétés, la Banque Castelage possède un droit de regard sur le commerce, aussi avez vous bien fait d'en passer par la diplomatie, mais vos entreprises sont parfaitement libres de se fournir sur nos marchés.

Si cependant vous souhaitiez bénéficier d'un prix d'ami, ou aviez une requête particulière à exprimer, je vous écouterai avec plaisir. La Principauté de Carnavale est généreuse avec ceux qu'elle considère et il est suffisamment rare de croiser une nation au modèle si proche du notre pour que nous ne la laissions par repartir les mains vides.

Je n'ai aucun problème à discuter avec mes clones, figurez-vous que je le fais tous les matins. Le domaine Castelage a parfois des airs de grande collocation et mes "sœurs" y abondent. Si je puis me permettre un conseil cependant : méfiez vous quand même de ces créatures. Ce sont après tout des créations Dalyoha et si ma famille a pris ses précautions pour ce que cela implique, on ne sait jamais très bien ce que Blaise trafique à Bourg-Léon. Pour ce que j'en sais, si mademoiselle Pascale est passée entre les mains de leurs médecins, elle pourrait tout aussi bien avoir un micro caméra implanté dans le fond du crâne ou que sais-je une autre malversation tordue du même genre.

Enfin bon. On lui fera faire un scanner.
1090
AMÉTHYSTE CASTELAGE

Améthyste Castelage

Cher monsieur Hoctemare,

Carnavale ne manque pas de quartiers luxueux où se concentrent nos plus grandes fortunes. Il y a même quelques manoirs et domaines désertés depuis l'Armageddon't et le suicide de la noblesse qui ne demandent qu'à être repris. Votre ambassadrice aura tout le loisir de faire son choix sur le marché de l'immobilier, dans un hôtel particulier du cœur vibrant de la Cité noire ou, si elle préfère le calme, dans les quartiers de la féeries qui offrent des terrains plus spacieux. Si elle a du bien, mademoiselle Pascal trouvera aisément sa place dans la haute société carnavalaise. Il y en a vraiment pour tous les goûts.

Pour votre chaîne de restauration, là encore le marché vous est tout ouvert. S'appliquent naturellement les lois de la concurrence mais s'il y a de la demande, je ne vois pas du tout ce qui pourrait vous empêcher de prospérer. Si vous désirez faire une petite étude de marché préalable je mettrai à votre disposition nos banquiers. C'est leur métier de savoir distinguer une affaire qui a de l'avenir à Carnavale d'un projet flopesque. Pour ce qui est du personnel, la Cité noire ne manque pas de chômeurs, vous ne devriez avoir aucun mal à recruter.

Si votre affaire marche, pensez à me réserver une table à l'occasion.

288
Crypté selon les normes du projet Xipher (décodage automatique)

Missive officielle de l'Everia
Drapeau officiel de la nation d'Everia (nouveau drapeau)


Monsieur Jean-Charles Hoctemare, Président-Directeur Général de la Corporation Hoctemare

Cette missive qui vous est adressée ce jour de la part du conseil présidentiel a pour but de vous informer de notre volonté d'ouvrir un dialogue diplomatique avec votre pays, la République de l'État de Barbery, étant deux nations aleuciennes. Il est grand temps que nos deux nations sortent du silence diplomatique qui est l'état actuel des choses. Je propose notamment que, pour commencer, nous ouvrions un canal de communication officiel entre nos deux pays afin de pouvoir, dans un futur qui, nous l'espérons, sera proche, développer de façon plus approfondie nos liens et interactions.

Même dans le cas d'un refus de cette proposition, le maintien d'un dialogue minimal est toujours préférable à une absence totale de contact entre nos deux pays. C'est pourquoi, si ce cas de figure se présente, il ne faut pas refuser tout contact avec nous et il est primordial de laisser exister la possibilité d'une future discussion.

C'est avec cet objectif que, afin d'inaugurer ma prise de poste en tant que nouveau conseiller aux affaires étrangères du conseil présidentiel, je me charge de briser ce silence afin de commencer une nouvelle ère diplomatique pour mon pays et peut-être l'Aleucie. C'est donc avec de grands espoirs que je vous adresse cette main tendue.



Cordialement,

Thalvor Eryndal,
Conseiller aux affaires étrangères du conseil présidentiel.
Symbole de l'Ambassade



Message de la Troisième Ambassadrice de la République du Jashuria


A l'attention de leurs Excellences Jean-Charles Hoctemare et Jean Lebrun, en leur qualité respective de représentant du Congrès de Barbery et de Président de la République de Barbery

Excellences,

Que mille printemps honorent vos champs,

Veuillez recevoir nos salutations les plus sincères. Nous avons pris le temps de considérer votre offre afin de pouvoir y répondre favorablement. La Troisième République du Jashuria ne vous cachera pas son plus profond intérêt pour les métaux communs que vous pourriez nous fournir. A ce titre, nous sommes à la recherche de bons prix sur les aciers, le cuivre, le zinc et l’aluminium, qui constituent les principaux produits dont nos industries ont besoin. Nous recherchons aussi des fournisseurs de terres rares, pour lesquelles nous sommes disposés à donner de bons prix. Ces matières premiers font l’objet d’une recherche attentive de fournisseurs de notre part, afin d’alimenter nos industries de haute technologie.

Concernant nos surplus alimentaires, la production agricole du Jashuria lui permet de fournir du riz et des fruits en quantités importantes. La production d’énergies fossiles faisant l’objet d’une stratégie nationale spécialisée, notre pétrole et nos produits primaires destinés à la pétrochimie font l’objet d’exportations limitées. Nous vous recommandons plutôt de vous adresser à nos fournisseurs comme le Banairah, plus à même de répondre à vos besoins en la matière. Si besoin, nos experts peuvent appuyer vos demandes auprès de l’un de nous fournisseurs de l’ONC.

Dans l’attente de votre réponse sur les canaux diplomatiques, je reste à votre entière disposition.

Veuillez agréer, Excellences, l'expression de mes salutations distinguées.

Cordialement

Dame Pharah Wattana, Troisième Ambassadrice du Jashuria, en charge du secteur aleucien
Haut de page