

Comme pour le reste de la culture, le cinéma barbérien est entièrement contrôlé par la Hoctemare via deux de ses filiales : Hoctemare Production, chargée du financement et de la distribution, et Hoctemare Cinéma, responsable de la projection. Rien n’empêche, bien sûr, de s’écarter des réseaux de la Firme, mais cela revient à s’éloigner de la poule aux œufs d’or. Se passer des subsides du Vieil Hoctemare suffit d’ailleurs presque à lui seul à qualifier un film d’underground. Notons qu’à la différence du Makota, où la censure (qui n’existe pas de jure) sévit de manière assez sévère et parfois violente par les attaques armées des Ligues de Vertus, Barbery préfère des méthodes d’étouffement plus discrètes : coupure des financements ou limitations logistiques des projections. Cela tient au fait que la Firme ne croit pas à la violence, ne cherche pas à attirer l’attention sur ses actes de censure mais vise avant tout un résultat concret et efficace. Notons enfin que la censure en Barbery vise principalement les films gauchisants, et beaucoup moins les œuvres immorales ou ouvertement licencieuses (les cinéma pour adultes existant toujours dans le pays d'ailleurs).
La Virée de Marie Jean (2019)
