19/09/2019
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[Karty-Latrua] l'Etoile crucigère

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L'Etoile crucigère. La nouvelle expression culturelle pour nommer le Latrua. L'Etoile réfère d'abord à la culture Kartienne. Le mot crucigère est en hommage à l'orbe crucigère, cet objet religieux présent sur le drapeau latruant, cette sorte de boule dorée et ornée d'une croix chrétienne à son dessus.

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AlinéaLes rues de Volkingrad se baignent dans les premières lueurs matinales, une douce journée s'annonçant à l'horizon. Kartiens et Kartiennes dévalent les chemins pour se rendre à leur travail, prendre un déjeuner en terrasse, ou encore pour les plus heureux, une simple marche. Deux hommes se démarquent dans la foule, à l'allure plutôt singulière. Ces deux hommes sont des commissaires de la Kaldrika, cette sorte d'armée pour la capitale, garde-fou du pouvoir militaire. Depuis la mise en place de cet organisme, il n'est pas rare de rencontrer ses meneurs, simplement dans la rue. Effectivement, la Kaldrika est dirigée par trente commissaires, tous à Volkingrad. En rencontrer n'est donc pas journalier, mais cela n'attise pas plus l'émoi général: Simplement une petite réjouissance lorsqu'on les voit, une anecdote. Ces commissaires drapés de noire et de pourpre, dans des uniformes impeccablement dressés, avec à leur taille une épée qui symbolise la protection de la République.

«Y'a un de ces vents aujourd'hui ! Ah et au fait, tu sais pourquoi on est convoqué au Capitole toi ? C'est plutôt inhabituel nan ? Oh puis remarque ça nous fera voir du monde, j'ai toujours v-»
«Putain Flavio, c'est ton premier jour et t'es pas capable de la fermer deux secondes ? »
«Ah... ah.»
«Profite donc de ce vent si fort, au lieu de me les briser...»
«Vous êtes tous des abrutis finis ou c'est le métier qui rend comme ça ?»
«Nan, nan, t'apprendras que me prendre le chou un matin, un lundi...»
«Ma question portait pourtant sens, pourquoi on est convoqué ?»
«Certes... Mh, va savoir, je suis pas plus au courant que toi.»
La discussion fut interrompue par la venue de ce qui semblait être une touriste. Elle ne parlait pas le Kartien, essayant de communiquer en italien avec les deux hommes.
«Signori ! Il posto d'onore, per favore ?»
Le jeune commissaire tendit son bras dans une direction en souriant, la touriste partant.
«Tu comprends son charabia toi ?»
«De l'italien, une Fortunéenne, je crois.»
«Tu parles le gitano toi ?»
«Flavio ça fait pas assez italien à ton goût ?»
«N'empêche qu'elle a du nous prendre pour des gradés Fortunéens avec nos uniformes de parade.»
«On va dire ça comme ça...»

Finalement, les deux commissaires avaient été convoqués afin de coordonner les derniers préparatifs d'un futur grand événement. Peut-être cela avait-il un lien avec l'arrivée succincte du président Latruant ? Quoiqu'il pouvait en être, l'accueil effectué avait été plutôt discret: Ce n'était guère encore l'heure de la grande fête diplomatique et ses parades. La délégation Latruante, au plus grand complet puisque se préparait, sans doute, la future noce d'Orlovski. En effet, l'entrevue avec le Latrua précédait cet événement. Après ce dernier, d'autres délégations viendront poser le pied à Volkingrad, puis au lieu sollicité. Cependant à cet instant, Vasiliy et ses proches, diplomates ou non, furent accueillis dans une légère demeure en périphérie de Volkingrad: Rien d'ostentatoire, pour l'instant. Angèle savait ce qui se préparait, les deux commissaires de la Kaldrika avait une bien lourde tâche. Lorsque Kartiens et Latruants se retrouvèrent, dame Orlovski commença par une invitation à s'installer, avant de se tourner vers Vasiliy en tendant un présent diplomatique.

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«Chers amis Latruants,

La République Fédérale Kartienne vous salue, je vous souhaite chaleureuse bienvenue à Volkingrad. Avant d'entamer ces discussions diplomatiques, j'ai l'honneur d'offrir à sieur Shulichenko la marque Kartienne, d'excellence populaire. Je tâche d'espérer que votre vision s'agrandira au delà du simple présent diplomatique, ce sytlo-plume est fait de l'acier de la toute première aciérie sujette au contrôle étatique et ouvrier. Il a été fabriqué, par ailleurs, par d'autres ouvriers et artisans locaux. En bref, il s'agit d'un présent de notre peuple, j'y accorde une plus grande importance plutôt qu'à un cadeau fastueux.
»

Citoyenne Angèle Orlovski
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