

Influence politique des grandes entreprises.

Influence élevée - 70%.
Autonomie militaire des grandes entreprises.

Autonomie faible - 15%.

En dehors de l'arène parlementaire, d'autres acteurs jouent donc aux jeux de pouvoirs à l'intérieur de la Seconde République. Le premier de ces acteurs, ce sont les grandes entreprises götterlandaises. Les cinq conglomérats götterlandais constituent de facto un acteur collectif distinct, bien qu'ils ne se concertent pas formellement et que leurs intérêts divergent sur certains points entre eux. Ce qui les unit est plus fort que ce qui les sépare : tous dépendent de la République pour maintenir un cadre légal et monétaire qui protège leurs actifs, tous ont des raisons de ne pas laisser les communistes de l'ALPG ou les néo-nazis gagner la guerre civile et tous sont dans un processus de militarisation privée pour se protéger eux-mêmes, en l'absence de forces armées républicaines suffisantes pour assurer l'ordre. Le processus d'autonomisation militaire des grandes entreprises signifie aussi que ces dernières se préparent inévitablement au scénario où la République ne sera plus en mesure de les protéger et qu'elles devront seules assurer leur défense, avec toutes les conséquences que cela implique pour la souveraineté de l'Etat.
L'équilibre des pouvoirs entre les grandes entreprises et l'Etat est précaire et il convient de noter que si les grandes entreprises götterlandaises sentent qu'elles sont suffisamment puissantes pour saisir l'Etat directement, elles le feront. Si l'autonomie militaire et l'influence des grandes entreprises dépasse les 50%, il est probable que la Seconde République subisse un Coup d'Etat corporatocratique, laissant les mains libres aux grandes entreprises pour modeler la faction républicaine à leur guise. De même, si les grandes entreprises götterlandaises sont aujourd'hui sous contrôle, c'est car la plupart d'entre elles sont de mèche avec le Parti du Progrès et avec la droite parlementaire qui assure ses intérêts sur la scène. Si la droite libérale vient à se faire devancer par la Linke Faktion social-démocrate et que l'influence des grandes entreprises dépasse les 50%, il est certain que le patronat götterlandais tentera de reprendre le contrôle et qu'une guerre civile interne à la Seconde République éclatera dont l'issue dépendra de l'autonomie militaire des grandes entreprises.

Soutien populaire.

Popularité en berne - 40%
Tensions sociales.

Tensions fortes - 55%

Le deuxième grand acteur de la Seconde République en dehors du gouvernement, c'est le peuple lui-même. Waltereich elle-même est un territoire hautement instable. Les manifestations continuent, les factions adverses dans la guerre civile ont des réseaux à l'intérieur de la capitale, la population est fracturée entre soutien à la République, indifférence ou carrément hostile à celle-ci. Ce front intérieur est tout aussi important que le front militaire contre les autres factions car une République dont la capitale lui échappe moralement et socialement est une République perdue, indépendamment de toute capacité militaire. Organisations citoyennes, réseaux terroristes hostiles, syndicats et oppositions non-officielles se mêlent toutes dans le brouhaha de la capitale et la République est face au choix inéluctable entre la négociation et la répression.
En fonction des actions et événements qui toucheront la République, ces dernières impacteront toujours le soutien populaire du gouvernement en place. Si la popularité du gouvernement chute en-dessous de 15%, il est très probable que le cabinet chute face à la pression populaire, rendant le gouvernement républicain temporairement immobile et pourrait profiter à l'opposition parlementaire pour imposer ses vues au gouvernement actuel, avec toutes les conséquences que cela peut engendrer. De même, les tensions sociales immobilisent de facto les actions de la République, celle-ci ne peut se concentrer sur la guerre civile avec un front intérieur instable et une tension forte à l'arrière de ses lignes. Tant que les tensions sociales seront au-dessus de 50%, les troupes républicaines ne pourront mener aucune opération offensive en dehors de leur territoire. De même, si les tensions atteignent 100%, le gouvernement républicain chute complètement. Si les grandes entreprises sont suffisamment influentes, elles seront capables de prendre le relais ; sinon, le territoire sera morcelé dans une anarchie totale, la faction disparaîtra complètement.