19/09/2019
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Jeux de pouvoirs - Seconde République du Götterland.

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Jeux de pouvoirs de la Seconde République du Götterland :

Waltereich, capitale ou tombeau de la République.


La particularité de la Seconde République, dans cette guerre civile, réside principalement dans son positionnement géographique. La Seconde République est retranchée à Waltereich, la capitale du Götterland, la zone la plus urbanisée et la plus riche du pays et accessoirement aussi la plus instable. Dépassée par les événements de la guerre civile, les fondements classiques sur lesquels s'est reposé la société civile et le gouvernement de la Seconde République depuis presque un siècle se sont effondrés et Waltereich fait figure de bac à sable. C'est autant un bac à sable pour les avides hommes d'affaires, profiteurs de guerre et de paix, qui ont monopolisés et vampirisés l'économie götterlandaise depuis des décennies et qui comptent bien rester maîtres du pays pour les décennies à venir ; c'est un bac à sable pour l'anti-establishment qui, loin d'avoir disparu par la dispersion des opposants politiques dans les territoires rebelles, continuent d'agir en sous-main dans la capitale pour favoriser leur faction ; enfin, pour l'opposition civile encore fidèle à la République mais qui tend au ras-le-bol général. La précarité, l'instabilité et l'afflux constant de réfugiés n'aide pas à apaiser les tensions et la paix sociale à Waltereich est un mirage que de rares quartiers gentrifiés, privilégiés et lourdement protégés peuvent se permettre. Avant de penser un seul instant à rétablir son autorité sur le Götterland, la République, désormais faisant figure de simple cité-état en l'absence de tout arrière-pays, va devoir affronter ses démons intérieurs, sans quoi elle s'effondrera sous le poids de ses contradictions finales et soit laissera la main au secteur privé dans une ultime tentative de sauvegarde du libéralisme classique, soit sera débordé par l'une des très nombreuses factions prétendantes qui n'attendent qu'une chose : mettre la main sur la Ville Reine.


Influence de la corporatocratie :

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Influence politique des grandes entreprises.
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Influence élevée - 70%.

Autonomie militaire des grandes entreprises.
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Autonomie faible - 15%.

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En dehors de l'arène parlementaire, d'autres acteurs jouent donc aux jeux de pouvoirs à l'intérieur de la Seconde République. Le premier de ces acteurs, ce sont les grandes entreprises götterlandaises. Les cinq conglomérats götterlandais constituent de facto un acteur collectif distinct, bien qu'ils ne se concertent pas formellement et que leurs intérêts divergent sur certains points entre eux. Ce qui les unit est plus fort que ce qui les sépare : tous dépendent de la République pour maintenir un cadre légal et monétaire qui protège leurs actifs, tous ont des raisons de ne pas laisser les communistes de l'ALPG ou les néo-nazis gagner la guerre civile et tous sont dans un processus de militarisation privée pour se protéger eux-mêmes, en l'absence de forces armées républicaines suffisantes pour assurer l'ordre. Le processus d'autonomisation militaire des grandes entreprises signifie aussi que ces dernières se préparent inévitablement au scénario où la République ne sera plus en mesure de les protéger et qu'elles devront seules assurer leur défense, avec toutes les conséquences que cela implique pour la souveraineté de l'Etat.

L'équilibre des pouvoirs entre les grandes entreprises et l'Etat est précaire et il convient de noter que si les grandes entreprises götterlandaises sentent qu'elles sont suffisamment puissantes pour saisir l'Etat directement, elles le feront. Si l'autonomie militaire et l'influence des grandes entreprises dépasse les 50%, il est probable que la Seconde République subisse un Coup d'Etat corporatocratique, laissant les mains libres aux grandes entreprises pour modeler la faction républicaine à leur guise. De même, si les grandes entreprises götterlandaises sont aujourd'hui sous contrôle, c'est car la plupart d'entre elles sont de mèche avec le Parti du Progrès et avec la droite parlementaire qui assure ses intérêts sur la scène. Si la droite libérale vient à se faire devancer par la Linke Faktion social-démocrate et que l'influence des grandes entreprises dépasse les 50%, il est certain que le patronat götterlandais tentera de reprendre le contrôle et qu'une guerre civile interne à la Seconde République éclatera dont l'issue dépendra de l'autonomie militaire des grandes entreprises.

Front intérieur :

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Soutien populaire.
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Popularité en berne - 40%

Tensions sociales.
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Tensions fortes - 55%

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Le deuxième grand acteur de la Seconde République en dehors du gouvernement, c'est le peuple lui-même. Waltereich elle-même est un territoire hautement instable. Les manifestations continuent, les factions adverses dans la guerre civile ont des réseaux à l'intérieur de la capitale, la population est fracturée entre soutien à la République, indifférence ou carrément hostile à celle-ci. Ce front intérieur est tout aussi important que le front militaire contre les autres factions car une République dont la capitale lui échappe moralement et socialement est une République perdue, indépendamment de toute capacité militaire. Organisations citoyennes, réseaux terroristes hostiles, syndicats et oppositions non-officielles se mêlent toutes dans le brouhaha de la capitale et la République est face au choix inéluctable entre la négociation et la répression.

En fonction des actions et événements qui toucheront la République, ces dernières impacteront toujours le soutien populaire du gouvernement en place. Si la popularité du gouvernement chute en-dessous de 15%, il est très probable que le cabinet chute face à la pression populaire, rendant le gouvernement républicain temporairement immobile et pourrait profiter à l'opposition parlementaire pour imposer ses vues au gouvernement actuel, avec toutes les conséquences que cela peut engendrer. De même, les tensions sociales immobilisent de facto les actions de la République, celle-ci ne peut se concentrer sur la guerre civile avec un front intérieur instable et une tension forte à l'arrière de ses lignes. Tant que les tensions sociales seront au-dessus de 50%, les troupes républicaines ne pourront mener aucune opération offensive en dehors de leur territoire. De même, si les tensions atteignent 100%, le gouvernement républicain chute complètement. Si les grandes entreprises sont suffisamment influentes, elles seront capables de prendre le relais ; sinon, le territoire sera morcelé dans une anarchie totale, la faction disparaîtra complètement.
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