01/02/2020
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POLITIQUE : une opposition de plus en plus unie,
face à un gouvernement fragilisé


Alors que le gouvernement de Mme Nitzana Sayar continue d’entreprendre ses réformes sociales dans un contexte social particulièrement polarisé, l’opposition montre sa volonté de faire front commun face au gouvernement fragilisé.

Le gouvernement de Mme Sayar, représenté à la Chambre des Députés par 310 élus issus des partis politiques Alianza Social Almaria (ASA), Movimiento del Renacimiento de Almar (MRA), Movimiento para la Reforma y la Integridad (MRI) et Partido del Cedro y de la Estrella (PCE), se trouve actuellement dans une situation délicate. A travers son objectif de renforcer et de pérenniser l'État providence, le gouvernement a déclenché la colère de certains partis de l’opposition.

En effet, les partis Unión Nacional de Almar (UNA), Movimiento Cívico de Solayim (MCS), Partido Liberal de Almar (PLA) et Partido Republicano Almario (PRA) qui regroupent 175 des 600 élus de la Chambre des Députés ont décidé de manière inédite de s’entendre sur la manière à faire barrage au gouvernement.

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Mme Nadia Benali Cruz, Ministre du Travail et des Affaires Sociales

Concrètement, la volonté de ces quatre partis d’opposition se traduit par de nombreux amendements déposés à la Chambre des Députés, on en décompte pas moins de 400 seulement pour le débat de l’assurance chômage. Ces partis soulignent de la part du gouvernement un manque de cohérence quant au financement des nombreuses réformes qu’il propose, mais également de discernement, considérant certains problèmes plus importants à traiter en priorité.

Le gouvernement cherche quant à lui à rester clair et transparent sur les réformes entreprises. Mme Nadia Benali Cruz, Ministre du Travail et des Affaires Sociales a déclaré : “Le gouvernement assume pleinement les réformes qu’il porte devant la représentation nationale. Notre objectif n’est pas de multiplier les dépenses publiques sans contrôle, mais bien de garantir à chaque Almarien une protection sociale durable et adaptée à la période à laquelle nous vivons. Le financement de ces mesures a été étudié avec rigueur et transparence, c'est pourquoi nous irons jusqu’au bout du parcours législatif. Nous respectons le rôle de l’opposition, mais nous refusons que l’obstruction parlementaire empêche un vrai débat de fond sur l’avenir de notre modèle social”.


Les clés de compréhension :

- Site internet de la Chambre des Députés
- Site internet du Gouvernement


Traduit de l’espagnol almarien par Dalila Serrano.
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POLITIQUE : tandis que l’opposition s’unit officiellement,
le gouvernement est plus que jamais divisé


Les partis Unión Nacional de Almar (UNA), Movimiento Cívico de Solayim (MCS), Partido Liberal de Almar (PLA) et Partido Republicano Almario (PRA) qui regroupent 175 des 600 élus de la Chambre des Députés sont officiellement unis sous la forme d’une coalition minoritaire nommée Alianza Liberal por la Unión de Almar, ALUA (Alliance Libérale pour l’Union d’Almar). Après trois semaines de négociations officieuses, les quatre partis se sont réunis autour de Mme Amina Sánchez Belkacem, Vice-Présidente de l’UNA et désormais jeune Présidente de l’ALUA.

L'ALUA défend une vision de la République Fédérale d’Almar fondée sur les libertés individuelles, l'État de droit, la responsabilité économique, le pluralisme culturel et la cohésion nationale. Leur volonté se traduit par le slogan présent sur les affiches déployées dès aujourd’hui partout à travers Almar “Unidos en la libertad, fuertes en la diversidad” (Unis dans la liberté, forts dans la diversité). L’objectif principal que sert l’ALUA est d’empêcher le gouvernement de mettre en oeuvre son paquet de réformes sociales comprenant : l’augmentation du salaire minimum, l’abaissement de l'âge de départ à la retraite, la semaine de travail de 35h, la réglementation du licenciement et la couverture maladie universelle. Emettant surtout des bémols sur les points 2, 3 et 4.

L’ALUA a décidé de passer à l’offensive face au gouvernement de Mme Sayar. En effet, ils investissent massivement les réseaux sociaux et les médias pour faire comprendre leur projet au grand public. Leur porte-parole, Mme Dina Hassani Suárez a déclaré ce matin sur TFA : “Le gouvernement de Mme Sayar multiplie les grandes annonces mais peine à produire des résultats concrets. Derrière les effets d’annonce, on trouve en réalité une politique improvisée qui fragilise la compétitivité de notre économie, alourdit les charges des entreprises et ignore les inquiétudes des travailleurs et des entrepreneurs. La majorité gouvernementale est divisée sur plusieurs dossiers essentiels des réformes promises, et avance par compromis internes, sans pour autant permettre aux almariens d’y voir clair. Pendant que le gouvernement se concentre sur des réformes purement idéologiques, les défis du pouvoir d'achat, des investissements dans les NTIC et de la modernisation de l'État restent sur le carreau. Nous voulons défendre une autre voie, celle d'une économie dynamique, d'un État efficace et des institutions transparentes.”

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A gauche, Mme Nitzana Sayar, Présidente du gouvernement (ASA).
A droite, Mme Amina Sánchez Belkacem, Présidente de l’ALUA.

Pour le gouvernement de Mme Sayar, la période actuelle est loin d’être idyllique. En effet, malgré sa représentation à la Chambre des Députés par 310 élus, le gouvernement fait face à des dissensions de plus en plus fortes. Les membres du gouvernement et de la majorité gouvernementale sont issus des partis politiques Alianza Social Almaria (ASA), Movimiento del Renacimiento de Almar (MRA), Movimiento para la Reforma y la Integridad (MRI) et Partido del Cedro y de la Estrella (PCE). La principale voix dissidente de la majorité étant le PCE, de M. Azriel Hadar.

Effectivement, le PCE s’oppose à l’une des réformes clés du projet du gouvernement de Mme Sayar : la semaine de travail de 35h. Le PCE étant un parti libéral, il ne peut pas soutenir une réduction du temps de travail et estime qu'une réduction uniforme de cinq heures hebdomadaires risque de pénaliser la compétitivité des entreprises, notamment les PME. Mais étant donné l’implication de la majorité dans cette bataille, le PCE prendra-t-il une décision lourde de conséquence à la hauteur de son mécontentement ?

Mme Nitzana Sayar, Présidente du Gouvernement tente de limiter la casse et a déclaré : “Je regrette la décision du PCE de ne pas soutenir l'intégralité de notre paquet de réformes sociales. Il y a, dans tout majorité démocratique, des désaccords qui existent et qui sont légitimes. Mais face aux défis auxquels sont confrontés les travailleurs, nous estimons qu'il est temps de prendre des décisions ambitieuses. Cependant, je prends acte du fait que le PCE continue de soutenir l'essentiel du programme que nous avons longuement élaboré : la hausse du salaire minimum, la couverture maladie universelle, la réforme des retraites et le renforcement des droits des salariés. C’est une preuve qui démontre, notamment à l’ALUA, que notre coalition reste unie autour du même objectif principal : bâtir une société plus juste pour tous. Le débat sur la réduction du temps de travail est un débat de moyens, pas un débat de finalité. Le gouvernement veut poursuivre absolument le dialogue avec tous ses partenaires afin de trouver les solutions les plus adaptées pour les travailleurs et pour les entreprises”.


Les clés de compréhension :

- Site internet de la Chambre des Députés
- Site internet du Gouvernement


Version originale en espagnol almarien, traduit par Fatima García Aziz.
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TÉLÉVISION : "Face à Face" – TFA© Prime Time
Azriel Hadar vs. Nitzana Sayar


Participants :

- Mme Nitzana Sayar (Alianza Social Almaria, ASA), Présidente du Gouvernement
- M. Azriel Hadar (Partido del Cedro y de la Estrella, PCE), Ministre des Jilahs et de la Décentralisation
- Mme Sofia Benamou : Journaliste TFA


Sofia Benamou, journaliste : M. Hadar, vous êtes ministre du gouvernement de Mme Sayar, mais vous vous opposez à l'une de ses réformes phares. N'est-ce pas une forme de double discours de votre part et de la part de votre parti, le PCE ?

Azriel Hadar : Non. Non c’est n’est pas un double discours car je considère le double discours comme quelque chose qui consiste à promettre toujours plus à tout le monde mais sans expliquer qui paiera la facture à la fin. Ce n'est pas ma méthode, pas ma vision.

Nitzana Sayar : Voilà précisément le problème, et c’est la seule chose que je vous reproche M. Hadar. Dès qu'il s'agit d'améliorer concrètement la vie de nos travailleurs, vous trouvez toujours une bonne raison d'attendre.

Azriel Hadar : Et dès qu'il s'agit d'économie, vous pensez qu'il suffit de voter une loi pour changer une réalité complexe basée sur des éléments factuels.

Sofia Benamou, journaliste : Madame Sayar ?

Nitzana Sayar : Les almariens ne peuvent plus attendre. Pendant des années, les gouvernements successifs leur ont demandé des sacrifices au nom de la compétitivité. Aujourd'hui, alors que nous proposons une avancée historique, le PCE nous explique de manière totalement infondée que le moment n'est pas venu.

Azriel Hadar : Ce n'est pas ce que je dis Mme Sayar, vous cherchez à déformer mes propos. Je dis que gouverner, ce n'est pas rédiger des slogans sur une affiche électorale.

Nitzana Sayar : Ah, donc les 35 heures c'est un slogan ?

Azriel Hadar : Quand on refuse d'expliquer comment une petite entreprise locale pourra absorber le coût de la réforme, oui, cela ressemble davantage à un slogan qu'à une vraie politique publique d’intérêt général.

Nitzana Sayar : M. Hadar permettez-moi de vous dire que ce discours, je l'entends surtout chez l'opposition.

Azriel Hadar : Et moi, Mme Sayar, je constate que dans votre propre camp quiconque pose une question est automatiquement considéré comme un réactionnaire.

Sofia Benamou, journaliste : L'ambiance semble assez tendue sur le plateau. Mme Sayar est-ce…

Nitzana Sayar : Parce que les enjeux sont plus que sérieux ! Le gouvernement a pour mission de changer les choses. C’est pourquoi je refuse une politique de l'immobilisme.

Azriel Hadar : Et c’est aussi pourquoi je refuse une politique de l'improvisation.

Nitzana Sayar : Vous qualifiez nos réformes d’”improvisation” ? Après dix-huit mois de concertation avec les partenaires sociaux ?

Azriel Hadar : Dix-huit mois de concertation dans lesquelles les conclusions des Jilahs et de leurs partenaires économiques et sociaux ont été largement ignorées.

Nitzana Sayar : M. Hadar, vous le savez aussi bien que moi, les Jilahs ne peuvent pas disposer d'un droit de veto sur chaque réforme nationale.

Azriel Hadar : Et vous savez aussi bien que moi que Yehudara ne peut pas prétendre connaître mieux que tout le monde les réalités locales almariennes…

Nitzana Sayar : Notre gouvernement gouverne pour l'ensemble du pays.

Azriel Hadar : Alors commençons par écouter l'ensemble du pays.

Image TFA© / Généré par IA
A gauche, Mme Nitzana Sayar, Présidente du gouvernement (ASA).
A droite, M. Azriel Hadar, Ministre des Jilahs et de la Décentralisation (PCE).

Sofia Benamou, journaliste : M. Hadar, certains membres de l'ASA et des autres partis de la majorité affirment que le PCE est devenu le maillon faible du gouvernement et de la majorité.

Azriel Hadar : C'est assez ironique quand on sait que nous avons soutenu toutes les grandes réformes du gouvernement. Une seule divergence et nous devenons soudainement un problème alors que tout le monde était bien content de nous trouver au moment de former le gouvernement.

Nitzana Sayar : Ce qui pose problème M. Hadar, c'est que vous critiquez publiquement une réforme que vous êtes censé défendre au Conseil des ministres et devant les deux chambres de notre Parlement.

Azriel Hadar : Mme Sayar permettez-moi de vous rappeler que je suis ministre, pas figurant.

Nitzana Sayar : Et moi je suis cheffe de notre gouvernement, je ne suis pas présidente d'un club de débat, que vous alimentez en permanence.

Azriel Hadar : Alors gouvernez, mais acceptez que nous, vos partenaires, ne sommes pas de simples machines à voter, mais que nous défendons aussi un projet et une certaine vision de la société.

Sofia Benamou, journaliste : Madame Sayar, le PCE menace-t-il l'équilibre de votre majorité ?

Nitzana Sayar : Non, je reste persuadée du contraire. Mais je crois qu'à force de regarder trop souvent dans le passé, certains risquent de manquer le train des réformes…

Azriel Hadar : Et je crois qu'à force d'accélérer sans regarder la route, certains finiront dans le fossé…

Sofia Benamou, journaliste : C’était le dernier mot de notre face à face. Le débat sur les 35 heures est loin d'être terminé. Merci à vous deux. L’information continue sur www.tfa.al.


Les clés de compréhension :

- Site internet de la Chambre des Députés
- Site internet du Gouvernement


Version originale diffusée en espagnol almarien.
Traducteur interprète : Fatima García Aziz.
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