17/10/2019
16:07:36
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[Modom-MFM] Pour profiter de la guerre

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Rencontre Modom-MFM
Pour préparer la contre-offensive au Moranza

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Chef du mouvement fédéral Moranzais Camoud Belami

Alors même que la seconde offensive du gouvernement moranzais sur les territoires situés à l'est du fleuve Gonda, occupés par le Mouvement démocratique ouest-moranzais (Modom), n'est pas encore terminée, le chef du Mouvement fédéral moranzais, Camoud Belami, envoie une lettre à son homologue Rual Gasser, chef du Modom, afin de lui proposer une rencontre secrète à Acoujik, la principale ville occupée par les fédéralistes et comptant plus de 120 000 habitants.
L'objectif de cette rencontre est de discuter de la situation actuelle et de proposer une alliance de circonstance contre le gouvernement moranzais.

C'est ainsi que les deux chefs se rencontrent devant une villa située sur les hauteurs d'Acoujik, où ils se serrent la main avant que Camoud Belami ne l'invite à entrer afin de débuter les discussions.
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Les deux hommes s'installent seuls dans un bureau mal éclairé. Camoud Belami commence à prendre la parole pour briser le silence :

«Alors, pour commencer, j'espère que votre voyage s'est bien passé. Nous n'allons pas passer par quatre chemins. J'ai appris ce qui s'est passé sur la rive est du fleuve Gonda. Vous ne pouvez pas cacher la déconfiture qu'ont subie vos forces armées face aux troupes de Benoît Colin. À ce rythme, vous perdrez toutes vos positions stratégiques ainsi que vos mines situées sur les territoires à l'est du fleuve Gonda.»

Un léger blanc de quelques secondes s'installe. Le chef du Modom, Rual Gasser, se contente d'hocher la tête avant de prendre la parole :

«Si vous m'avez fait venir ici pour vous moquer de moi, c'est une perte de temps inutile et...»

Il n'a pas le temps de terminer sa phrase que Camoud lui coupe la parole :

«Non, il n'est pas question de se moquer. Nous ne sommes pas des enfants. Si je vous dis cela, c'est pour que vous compreniez que, dans la situation actuelle, vos forces ont besoin d'aide. C'est pourquoi je souhaiterais vous proposer une contre-offensive.»

«Une contre-offensive?»

«Oui. C'est le moment idéal pour contre-attaquer sur le front sud du fleuve Gonda. Réfléchissez: la majorité des forces armées de Benoît Colin est actuellement dispersée sur le front est du fleuve Gonda, dans le Nord Banaie. Cela fragilise les autres fronts, et nous devons en profiter. Si nos deux armées contre-attaquent dans les régions de la Côte Poliénne et de la Boulivie, nous aurons une chance de déstabiliser le pouvoir moranzais et de consolider notre position en Moranza occidentale, ce qui constitue votre principal objectif. Il s'agirait donc d'une alliance de circonstance afin de profiter de la guerre relancée par Benoît Colin.»
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