01/03/2020
00:22:06
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[Modom-MFM] Pour profiter de la guerre

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Rencontre Modom-MFM
Pour préparer la contre-offensive au Moranza

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Chef du mouvement fédéral Moranzais Camoud Belami

Alors même que la seconde offensive du gouvernement moranzais sur les territoires situés à l'est du fleuve Gonda, occupés par le Mouvement démocratique ouest-moranzais (Modom), n'est pas encore terminée, le chef du Mouvement fédéral moranzais, Camoud Belami, envoie une lettre à son homologue Rual Gasser, chef du Modom, afin de lui proposer une rencontre secrète à Acoujik, la principale ville occupée par les fédéralistes et comptant plus de 120 000 habitants.
L'objectif de cette rencontre est de discuter de la situation actuelle et de proposer une alliance de circonstance contre le gouvernement moranzais.

C'est ainsi que les deux chefs se rencontrent devant une villa située sur les hauteurs d'Acoujik, où ils se serrent la main avant que Camoud Belami ne l'invite à entrer afin de débuter les discussions.
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Les deux hommes s'installent seuls dans un bureau mal éclairé. Camoud Belami commence à prendre la parole pour briser le silence :

«Alors, pour commencer, j'espère que votre voyage s'est bien passé. Nous n'allons pas passer par quatre chemins. J'ai appris ce qui s'est passé sur la rive est du fleuve Gonda. Vous ne pouvez pas cacher la déconfiture qu'ont subie vos forces armées face aux troupes de Benoît Colin. À ce rythme, vous perdrez toutes vos positions stratégiques ainsi que vos mines situées sur les territoires à l'est du fleuve Gonda.»

Un léger blanc de quelques secondes s'installe. Le chef du Modom, Rual Gasser, se contente d'hocher la tête avant de prendre la parole :

«Si vous m'avez fait venir ici pour vous moquer de moi, c'est une perte de temps inutile et...»

Il n'a pas le temps de terminer sa phrase que Camoud lui coupe la parole :

«Non, il n'est pas question de se moquer. Nous ne sommes pas des enfants. Si je vous dis cela, c'est pour que vous compreniez que, dans la situation actuelle, vos forces ont besoin d'aide. C'est pourquoi je souhaiterais vous proposer une contre-offensive.»

«Une contre-offensive?»

«Oui. C'est le moment idéal pour contre-attaquer sur le front sud du fleuve Gonda. Réfléchissez: la majorité des forces armées de Benoît Colin est actuellement dispersée sur le front est du fleuve Gonda, dans le Nord Banaie. Cela fragilise les autres fronts, et nous devons en profiter. Si nos deux armées contre-attaquent dans les régions de la Côte Poliénne et de la Boulivie, nous aurons une chance de déstabiliser le pouvoir moranzais et de consolider notre position en Moranza occidentale, ce qui constitue votre principal objectif. Il s'agirait donc d'une alliance de circonstance afin de profiter de la guerre relancée par Benoît Colin.»
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Rual Gasser réfléchit quelques secondes puis répond :

«Je ne m'oppose pas à votre proposition qui, de ce que je comprends, est très intéressante et assez tentante. Cependant, le problème est le suivant: comment pouvons nous être certains que les forces de l'état moranzais ne sont pas suffisamment préparées et nombreuses pour repousser nos attaques? Avez vous effectué des repérages dans la région ?»

Camoud allume une cigarette avant de répondre:

«Pas vraiment, mon ami... enfin, presque. Je réalise des estimations approximatives en partant du principe qu'au vu de leur avancée rapide et violente, ils ont dû engager sur ce front une grande parti de leur armée. De plus, d'après les observations effectuées le long de la frontière entre mes troupes et celles de Colin, mes soldats m'ont rapporté qu'il y avait moins de militaires que d'habitude. Donc, si nous agissons par surprise et avec nos deux forces réunies, nous pourrions prendre l'avantage, à condition de ne pas laisser à Colin le temps de réparer les pertes subies et de redéployer ses troupes. Il faut agir vite. Sinon, le gouvernement moranzais finira par tirer profit du temps qui passe. Qu'en pensez vous ?»

«J'accepte. Cependant, si les premiers assauts ne s'annoncent pas fructueux de nos deux côtés, je crains de devoir me retirer afin de concentrer mes forces sur la protection du territoire que nous contrôlons. Nous verrons après l'opération pour s'accorder sur l'avenir de l'opération. En attendant je vous mettrez en contacte avec un de mes généraux pour coordonnées l'opérations»

«Je n'y vois aucun inconvénient. Tout est parfait. Je vous remercie d'être venu. Ce fut une rencontre très fructueuse.»

Les deux hommes se serrent la main avant que Camoud Belami ne guide Rual Gasser jusqu'à sa voiture.
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