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[ENCYCLOPEDIE] La République Unie du Makeba

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Encyclopédie
Verenigde Republiek Makeba



Sommaire


1944
Informations générales

Nom officiel : République Unie du Makeba (Verenigde Republiek Makeba )
Nom courant : Makeba
Gentilé : Makeban, Makebane

Langue(s) officielle(s) : Néerlandais
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Créole néerlandais, peul, ewondo, bamiléké

Devise officielle : Liberté à la Patrie Unie
Hymne officiel : La Marche Makebane
Monnaie nationale : Florin makeban
Capitale : Tsangana (politique), Dibokohaven (économique)
Population : 30 millions d'habitants


La République Unie du Makeba, ou sobrement nommée Makeba, est une république présidentielle d’afarée centrale et occidentale. Colonisé par les Pays-Unies de l’Overjield à partir de 1776, le pays prend son indépendance formelle en 1917 où commence un régime d’apartheid jusqu’en 1946, date retenue comme indépendance complète du Makeba. Aujourd’hui encore, les traces de la colonisation demeurent : la langue officielle est le néerlandais et les inégalités (surtout économiques) sont toujours importantes. Au-delà, le Makeba est un pays très diversifié dans sa géographie, son climat, sa culture (peul, makau, nzinga) ou ses langues (peul, ewondo, bamilékés), au point où on le surnomme parfois “l’Afarée en miniature” ou “le Continent”.

Secteurs d'activités économiques

L'économie du Makeba a longtemps reposé sur ses ressources naturelles, qu'elles soient agricoles (miel, coton, banane, cacao, café), minières (bauxite, diamant, marbre, cobalt, fer) ou forestières. Depuis plusieurs années, l'extraction minière gagne en importance en terme de volume, d'exportation et de valeurs ajoutés menant à des investissements massifs de l'Etat. Le secteur primaire représente ainsi 20% de la population active en 2020.

Parallèlement, le secteur industriel makeban s'est développé autour de trois fillières principales étant le textile (bénéficiant de la production nationale de coton), l'aluminium (bénéficiant de l'extraction nationale de bauxite) et l'industrie (para-)chimique (comprenant notamment la production perfomante d'engrais et de savon). Le secteur secondaire emploit près de 35% de la population active en 2020.

Enfin, le secteur tertiaire du Makeba est majoritairement porté par le commerce (avec une importante diffusion des petites entreprises), puis par la finance, les transports et le tourisme. Il représente près de 45% de la population active en 2020.
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Histoire

Avant la colonisation, le territoire makeban est parsemé de royaumes et chefferies tantôt rivaux, tantôt alliés. Les peuples et cultures sont nombreux, mais cohabitent la plupart du tout. De la même façon, aucune forme d’organisation politique ou sociale prend l’ascendant sur les autres. Le Makeba n’est en rien un Etat-Nation. Pourtant, avant même l’arrivée des sociétés colonisatrices overjield, un processus d’institutionnalisation des fonctions politiques et économiques s’observe autour de trois royaumes (Royaume Peul, Makau et Nzinga), constituant encore aujourd'hui les trois ensembles culturelles dominants. Ce lent processus est freiné par l’arrivée des overjieldais en 1776 à travers la Compagnie Fédérée des Isteals Overijeldaises (CFIO) établissant le comptoire de Willemhaven (ville renommée Dibokohaven en 1963). Entreprise commerciale aux véritables allures d’Etat, la CFIO administre la colonie du Makeba (qu’elle nomme ainsi à partir du fleuve Makeba qui prend son embouchure sur le territoire) pour ses ressources naturelles agricoles et minières jusqu’en 1848 où la colonie est nationalisée.

A partir de 1848, la colonie du Makeba est progressivement intégrée à la Principauté des Pays-Unies de l’Overjield à travers un statut spécial. Celui-ci est obtenu par la mobilisation de l’élite locale blanche et eurysienne cherchant à s’autonomiser du centre. Alors que le parlement makeban bénéficie d’un important transfert de compétences en 1902, le pays prend son indépendance en 1917. A partir de ce moment, le régime parlementaire makeban s'autonomise. Si le Premier Ministre est toujours officiellement nommé par le Gouverneur du Makeba (lui-même nommé par le gouvernement overjieldais), le chef du gouvernement est effectivement responsable face au Parlement makeban. Au même moment, les colons et leurs descendants dominent la société et l’économie makebane bien qu’ils soient largement minoritaires au sein de la population. L’espace public est largement réservé aux populations blanches en dépit des populations noires.

Cette situation provoque la mobilisation politique des makebans dominés. Alors que plusieurs mouvements s’organisent, l’Alliance des Makebans Afaréens (AMA) devient progressivement le parti politique de référence. S’il est officiellement un mouvement pacifiste, une branche armée se crée clandestinement. La première vague d’attentats survient dans les années 1936-1937. A partir de ce moment, un véritable bras de fer s’engage entre les autorités gouvernementales et la milice armée. Parallèlement à l’action violente, le chef de l’AMA, Caspar Diboko, est en contact continu avec le Premier Ministre Makeban dans la recherche d’un compromis. Ces discussions se réalisent notamment depuis l’Antérie où Diboko est en exil depuis 1937. Finalement, les Pays-Unies de l’Overjield lâchent peu à peu leur ancienne, étant isolé sur la scène internationale mais aussi en proie à une grande crise interne. Gagnant la sympathie populaire, l’AMA prend contrôle des institutions lors du Coup d’Etat du 13 août 1948 qui débouche sur la proclamation de la République Fédérative du Makeba. Le lendemain, des membres de l’AMA (environ une trentaine) se regroupent dans le Parlement Makeban de Willemhaven où ils élisent Caspar Diboko comme Président par intérim.

Lors de la courte durée de vie de la République Fédérative, Caspar Diboko mène une politique largement influencée par le socialisme et le panafaréeisme : l’apartheid est dementelé, l’ensemble des terres agricoles est collectivisé par l’Etat et le pays appelle toutes les colonies afaréennes à se révolter pour former des Etats-Unis Afaréens. Pourtant, si l’AMA a été unie pour se battre pour son indépendance, le socialisme n’y fait pas l’unanimité. Le 17 janvier 1949, Caspar Diboko est enlevé et assassiné par des miliciens soutenus par l’Overjield et ses entreprises minières dans le plus grand des secrets. Le jour même, le Général des Armées Nils Etia se proclame Président de la République Fédérative du Makeba. Ce dernier est soutenu en secret par le gouvernement overjieldais qui accompagne le nouveau président en plaçant de nombreux hauts fonctionnaires à ses côtés pour remodeler l’Etat makeban mais surtout conserver les intérêts économiques overjieldais. Dès lors, la République Unie du Makeba naît le 11 février 1950 et Etia conserve le pouvoir jusqu’en 1994. Depuis, Jakob Yondo tient le pouvoir dans la continuité de son prédécesseur. Paradoxalement, Caspar Diboko est toujours célébré comme héros de la révolution bien que son héritage socialiste soit complètement effacé.

Aujourd’hui, la République unie du Makeba est donc toujours inégalitaire. Sur le plan économique, le pays suit une économie de marché capitaliste. Les populations blanches dominent toujours les noires héritant des grands conglomérats overjieldais, même si l’action gouvernementale tend à favoriser l’émergence de groupe makeban plus égalitaire depuis l’ascension de Yondo.
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Institutions politiques

Régime politique

La République unie du Makeba est une république présidentielle. En cela, le pouvoir exécutif est organiquemet indépendant du Parlement, étant ainsi uniquement responsable envers le Peuple via le suffrage. Les différents organes exercent donc leurs fonctions de façon autonomes, sans pour être autonomes. Selon les textes constitutionnels, l'organe exécutif est le Président de la République entouré de son gouvernement, erxerçant l'ensemble des fonctions exécutives et fédératives. L'organe législatif est l'Assemblée Unie du Peuple, initiant et fabriquant les lois makebanes. Le Conseil National des Chefferies a ici un rôle particulier dans le paysage constitutionnel makeban, se situant entre chambre haute et organe de conseil, entre fonctions législative et consultatives. Cet organe, constitué de Conseillers élus par les chefs locaux, a pour mission d'épauler l'exécutif et le législative, en rendant des Avis et Rapports portant sur les lois et les politiques engagées par le Président de la République, le Gouvernement ou l'Assemblée Unie du Peuple.

Le régime makeban est souvent qualifié de démocratie procédurale ou de démocrature. De fait, le pays est marqué par une répression politique importante et une concentration du pouvoir en la personne du Président de la République malgré la tenue d'élections régulières. Parallèlement, l'Assemblée Unie du Peuple est attrophiée par l'emprise gouvernementale, exerçant ses fonctions législatives les mains liées. En revanche, la démocratie n'est pas totalement absente au sein du régime. Effectivement, celle-ci vit notamment au niveau local via les institutions cheffériales (le statut des chefferies étant relativement peu encadré juridiquement, leur qualité démocratique relève avant tout de la pratique des individus endossant ce rôle) mais aussi à l'échelle nationale via le Conseil National des Chefferies. Au delà du texte constitutionnelle, la pratique des acteurs politiques a amené à déplacer la légitimité populaire de l'Assemblée Unie du Peuple, contrainte et corrompue, au Conseil National des Chefferies, dont la pratique est relativement libre et démocratique. En cela, il représente le seul véritable contre-pouvoir du régime, toute proportion gardée (son influence demeure limitée, notamment par la Constitution).


Présidence de la République / President van de Republiek

Le Président de la République Unie du Makeba est la pièce maîtresse du puzzle politique makeban. En tant que Chef d'Etat, il constitue l'organe de premier plan de la branche exécutive de l'Etat. En ce sens, il impulse la politique de la Nation, est garant de l'intégrité territoriale, représente la République Unie et son peuple à l'international. Plusieurs pouvoirs constitutionnels sont attribués au Président de la République comme notamment : nomination du Secrétaire Général du Gouvernement, co-nomination des secrétaires gouvernementaux, présidence du Conseil des Secrétaires, promulgation de la loi (lui attribuant de fait un droit de veto informel), nomination aux emplois civils et militaires, initie les réformes constitutionnelles (sous l'avis du Conseil National des Chefferies). Elu au suffrage universel direct, son mandat est valable pour 6 ans et renouvelable sans limite. Jusqu'à ce jour, seuls deux hommes ont exercé cette fonction.

Liste des personnes ayant occupé le mandat de Président de la République

  • Nils Etia (1923 - 1994) : Elu pour la première fois en 1950, réélu en 1956/1962/1968/1974/1980/1986/1992 (mort lors de son 8e mandat à l'âge de 71 ans).
  • Jakob Yondo (1956 - ) : Elu pour la première fois en 1994, réélu en 2000/2006/2012/2018, actuellement en mandat (5e).


Jakob Yondo, Président de la République en exercice


Gouvernement / Regering

Le Gouvernement (Regering) est le deuxième organe de la branche exécutive de la République Unie du Makeba. A sa tête, le Secrétaire Général du Gouvernement (Secretaris-generaal van de Regering) est nommé par le Président de la République. Ensemble, ils nomment les secrétaires gouvernementaux (Regeringssecretarissen), individuellement responsable devant le Président seulement. Chaque secrétariat est affecté à un domaine d'action par l'Assemblée Unie du Peuple qui seule peut créer ou supprimer un secrétariat. Les secrétaires gouvernementaux sont chefs de leur administration, prennent et appliquent les décisions politiques dans leur champ d'action. Ces derniers ne peuvent siéger à l'Assemblée Unie du Peuple où s'y rendre, sauf invitation explicite.

Composition du Gouvernement

Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) : Vaast Ekwala ♂

  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Académiques et Novatrices (SGAAN) : Lieve Ngo ♀
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Administratives (SGAAd) : Joannes Kenfack ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Agricoles (SGAAg) : Mark Kengne ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Commerciales (SGAC) : Willy Yaouba ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Culturelles et Traditionnelles (SGACT) : Anthonij Bello ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Économiques et Fiscales (SGAEF) : Rijkaart Ndjidda ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Énergétiques (SGAEn) : Lydia Kamdem ♀
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Étrangères (SGAE) : Hendrik Andulu ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Intérieures (SGAI) : Clemens Biloa ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Judiciaires (SGAJ) : Joris Fouda ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Militaires (SGAM) : Laurens Nsangou ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Sanitaires (SGASa) : Patricia Ateba ♀
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Sociales (SGASo) : Rika Abomo ♀
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Territoriales (SGATe) : Zulma Garga ♀
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Touristiques (SGATo) : Guido Sadou ♂
  • Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Urbaines (SGAU) : Karel Akamba ♂

Assemblée Unie du Peuple / Verenigde Volksvergadering

L’Assemblée Unie du Peuple (Verenigde Volksvergadering) est le principal organe de la branche législative de la République Unie du Makeba. Elu au suffrage universel direct tous les 5 ans, les Députés de la Nation légifèrent, ayant l’initiative de la loi et la liberté d’amendement, et contrôlent l’action du gouvernement par le biais des commissions parlementaires et des lois correctives. A chaque début de législature, l’Assemblée Unie du Peuple élit son bureau, instance chargée d’établir le règlement intérieur, l’agenda parlementaire et les sanctions disciplinaires éventuelles. En réalité, le pouvoir de cet organe est assez faible, verrouillé par le parti en place du dirigeant Jakob Yondo.

Les groupes parlementaires

  • Alliance des Makebans Afaréens : Actrice centrale de l'indépendance nationale, l'AMA gouverne le pays depuis sans discontinué. Pour autant, la ligne du politique du Parti a grandement changé depuis 1948. Alors qu'elle est imprégnée par le socialisme et le panafaréeisme sous Caspar Diboko, l'AMA promeut un Etat fort sous les mandats de Niels Etia qui mena continuellement la purge du Parti. Cela se matérialise à la fois par un capitalisme d'Etat et par l'étouffement de la vie politique par le Parti. Depuis l'accession au pouvoir de Jakob Yondo, l'Alliance des Makebans Afaréens porte un discours économique davantage libéral. Dans les faits, le Parti n'est que la chambre d'écho de la volonté présidentielle, tout député trop aventureux risquant sa place.

  • Ligue Libérale : Principale force d'opposition (bien que ne se revendique pas tout le temps comme telle), la Ligue Libérale est un parti politique portant les valeurs du libéralisme au sein des espaces politique et économique. Dans les faits, le parti concentre son action sur l'obtention de revendications économiques, davantages accessibles que les droits politiques dans le contexte makeban. Les libéraux les plus convaincus justifient l'urgence de l'adoption d'un modèle capitaliste libéral par le fait qu'elle amène nécessairement à libéraliser la sphère politique. Bien que faible en nombre, l'action législative de la Ligue Libérale, notamment via les commissions préparatoires, tend à trouver résonnance au sein de l'Alliance des Makebans Afaréens depuis quelques années.

  • Parti pour la Patrie Peul : Le Parti pour la Patrie Peul est un parti nationaliste peul revendiquant les droits et l'autonomie d'un "pays peul". Cette patrie revendiquée couvre le Nord du Makeba et une partie de l'Afarée centrale. Au delà des questions identitaires, le PPP est de tendance libérale. Cela se répercute dans ses votes, largement partagés avec la Ligue Libérale. Pour autant, les représentants du parti ont toujours cherché à ménager l'AMA de sorte à obtenir sa complaisance.

  • Parti Populaire Makeban : Isolé sur la scène politique, le Parti Populaire Makeban est le principal parti social démocrate du Makeba. Surveillé et marginalisé par le gouvernement, le PPM prend difficilement en importance et le discours qu'il porte est plus étouffé que diffusé. Son influence dans l'Assemblée Unie du Peuple est nulle.


Conseil National des Chefferies / Nationale Raad van Stamhoofden

Le Conseil National des Chefferies (Nationale Raad van Stamhoofden) est un organe particulier dans l’architecture étatique du Makeba. Perçu comme un “médiateur”, ce conseil dispose de différentes fonctions : représentation du pouvoir local, contrôle de l’action gouvernementale et parlementaire, évaluation des politiques publiques et de leur impact, médiation entre lors de conflits institutionnels. Bien qu’ils ne soient qu’à force non-contraignante, les avis rendus par le Conseil National des Chefferies tendent à être suivis, ou du moins entendus par le gouvernement, de part la légitimité et l’influence des représentants locaux.

Au nombre de cinquante, les membres du Conseil portent le titre de Représentant national. Ces derniers sont élus au sein de district par un collège électoral constitué de l’ensemble des chefs du pays au cours d’un scrutin uninominal à un tour. En outre, les Préfets métropolitains de Tsangana et Dibokohaven, villes au statut de Métropoles où les chefferies ne sont pas reconnus par l’Etat, participent au déroulement des séances comme des Représentants nationaux classiques. Enfin, le Conseil National des Chefferies n’est pas organisé par groupe politique, bien que certains membres se revendiquent d’une affiliation partisanne.


Chefferies / Stamhoofden

Les chefferies (Stamhoofden) sont des institutions politiques, locales, sociales et coutumières reconnues par l’Etat ayant juridiction à l’échelle d’une ville ou un village. Ces unités sont gouvernés par un chef tantôt désigné par son prédecesseur, tantôt élus. Souvent, les chefs sont souvent accompagnés de ministres, tantôt nommés tantôt élus. Fonction symbolique, le statut de chef confère à une personne des compétences judiciaires dans certaines cultures. Dans les grandes villes ou agglomérations, la chefferie surplombe plusieurs sous-chefferies disposant de leur propre autonomie. De façon générale, le phénomène des chefferies au Makeba dépend largement des lieux et cultures. Pour ainsi dire, le terme chefferie est avant tout juridique, bon nombre de chefferies prenant le nom de “royaume” ou de “sultanat”. En ce sens, l’Etat offre un cadre législatif et réglementaire ouvert de sorte à reconnaitre l’ensemble des pouvoirs locaux.

Pour autant, l’existence des chefferies ne signifie pas que l’échelon local est totalement déconnecté de l’Etat central. Si les chefferies permettent une pleine expérience démocratique, elle demeure encadrée par le pouvoir gouvernemental. Parallèlement à leurs fonctions politico-sociales, les chefs ont des obligations administratives contrôlés par les préfets de district. Dans les villes les plus importantes, ces tâches sont délégués à des administrations redevables auprès du pouvoir central.

Finalement, une situation fait exception à la chefferie : la Métropole (Metropool). Au nombre de deux (Tsangana et Dibokohaven), les Métropoles sont des municipalités à statut particulier définit par la loi où le pouvoir des chefs n’est pas reconnu. A la place, ces villes sont gouvernés par un Préfet métropolitain nommé dans un accord tripartite entre le Président de la République, le Secrétaire Général du Gouvernemental et le Secrétaire Gouvernemental pour les Affaires Intérieures. Afin d’accomplir leurs missions, les préfets métropolitains nomment des secrétaires métropolitains à leur côté.
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