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[ENCYCLOPEDIE] La République Unie du Makeba

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Encyclopédie
Verenigde Republiek Makeba



Sommaire


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Informations générales

Nom officiel : République Unie du Makeba (Verenigde Republiek Makeba )
Nom courant : Makeba
Gentilé : Makeban, Makebane

Langue(s) officielle(s) : Néerlandais
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Créole néerlandais, peul, ewondo, bamiléké

Devise officielle : Liberté à la Patrie Unie
Hymne officiel : La Marche Makebane
Monnaie nationale : Florin makeban
Capitale : Tsangana (politique), Dibokohaven (économique)
Population : 30 millions d'habitants


La République Unie du Makeba, ou sobrement nommée Makeba, est une république présidentielle d’afarée centrale et occidentale. Colonisé par les Pays-Unies de l’Overjield à partir de 1776, le pays prend son indépendance formelle en 1917 où commence un régime d’apartheid jusqu’en 1946, date retenue comme indépendance complète du Makeba. Aujourd’hui encore, les traces de la colonisation demeurent : la langue officielle est le néerlandais et les inégalités (surtout économiques) sont toujours importantes. Au-delà, le Makeba est un pays très diversifié dans sa géographie, son climat, sa culture (peul, makau, nzinga) ou ses langues (peul, ewondo, bamilékés), au point où on le surnomme parfois “l’Afarée en miniature” ou “le Continent”.
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Histoire

Avant la colonisation, le territoire makeban est parsemé de royaumes et chefferies tantôt rivaux, tantôt alliés. Les peuples et cultures sont nombreux, mais cohabitent la plupart du tout. De la même façon, aucune forme d’organisation politique ou sociale prend l’ascendant sur les autres. Le Makeba n’est en rien un Etat-Nation. Pourtant, avant même l’arrivée des sociétés colonisatrices overjield, un processus d’institutionnalisation des fonctions politiques et économiques s’observe autour de trois royaumes (Royaume Peul, Makau et Nzinga), constituant encore aujourd'hui les trois ensembles culturelles dominants. Ce lent processus est freiné par l’arrivée des overjieldais en 1776 à travers la Compagnie Fédérée des Isteals Overijeldaises (CFIO) établissant le comptoire de Willemhaven (ville renommée Dibokohaven en 1963). Entreprise commerciale aux véritables allures d’Etat, la CFIO administre la colonie du Makeba (qu’elle nomme ainsi à partir du fleuve Makeba qui prend son embouchure sur le territoire) pour ses ressources naturelles agricoles et minières jusqu’en 1848 où la colonie est nationalisée.

A partir de 1848, la colonie du Makeba est progressivement intégrée à la Principauté des Pays-Unies de l’Overjield à travers un statut spécial. Celui-ci est obtenu par la mobilisation de l’élite locale blanche et eurysienne cherchant à s’autonomiser du centre. Alors que le parlement makeban bénéficie d’un important transfert de compétences en 1902, le pays prend son indépendance en 1917. A partir de ce moment, le régime parlementaire makeban s'autonomise. Si le Premier Ministre est toujours officiellement nommé par le Gouverneur du Makeba (lui-même nommé par le gouvernement overjieldais), le chef du gouvernement est effectivement responsable face au Parlement makeban. Au même moment, les colons et leurs descendants dominent la société et l’économie makebane bien qu’ils soient largement minoritaires au sein de la population. L’espace public est largement réservé aux populations blanches en dépit des populations noires.

Cette situation provoque la mobilisation politique des makebans dominés. Alors que plusieurs mouvements s’organisent, l’Alliance des Makebans Afaréens (AMA) devient progressivement le parti politique de référence. S’il est officiellement un mouvement pacifiste, une branche armée se crée clandestinement. La première vague d’attentats survient dans les années 1936-1937. A partir de ce moment, un véritable bras de fer s’engage entre les autorités gouvernementales et la milice armée. Parallèlement à l’action violente, le chef de l’AMA, Caspar Diboko, est en contact continu avec le Premier Ministre Makeban dans la recherche d’un compromis. Ces discussions se réalisent notamment depuis l’Antérie où Diboko est en exil depuis 1937. Finalement, les Pays-Unies de l’Overjield lâchent peu à peu leur ancienne, étant isolé sur la scène internationale mais aussi en proie à une grande crise interne. Gagnant la sympathie populaire, l’AMA prend contrôle des institutions lors du Coup d’Etat du 13 août 1948 qui débouche sur la proclamation de la République Fédérative du Makeba. Le lendemain, des membres de l’AMA (environ une trentaine) se regroupent dans le Parlement Makeban de Willemhaven où ils élisent Caspar Diboko comme Président par intérim.

Lors de la courte durée de vie de la République Fédérative, Caspar Diboko mène une politique largement influencée par le socialisme et le panafaréeisme : l’apartheid est dementelé, l’ensemble des terres agricoles est collectivisé par l’Etat et le pays appelle toutes les colonies afaréennes à se révolter pour former des Etats-Unis Afaréens. Pourtant, si l’AMA a été unie pour se battre pour son indépendance, le socialisme n’y fait pas l’unanimité. Le 17 janvier 1949, Caspar Diboko est enlevé et assassiné par des miliciens soutenus par l’Overjield et ses entreprises minières dans le plus grand des secrets. Le jour même, le Général des Armées Nils Etia se proclame Président de la République Fédérative du Makeba. Ce dernier est soutenu en secret par le gouvernement overjieldais qui accompagne le nouveau président en plaçant de nombreux hauts fonctionnaires à ses côtés pour remodeler l’Etat makeban mais surtout conserver les intérêts économiques overjieldais. Dès lors, la République Unie du Makeba naît le 11 février 1950 et Etia conserve le pouvoir jusqu’en 1994. Depuis, Jakob Yondo tient le pouvoir dans la continuité de son prédécesseur. Paradoxalement, Caspar Diboko est toujours célébré comme héros de la révolution bien que son héritage socialiste soit complètement effacé.

Aujourd’hui, la République unie du Makeba est donc toujours inégalitaire. Sur le plan économique, le pays suit une économie de marché capitaliste. Les populations blanches dominent toujours les noires héritant des grands conglomérats overjieldais, même si l’action gouvernementale tend à favoriser l’émergence de groupe makeban plus égalitaire depuis l’ascension de Yondo.
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Institutions politiques

Régime politique

La République unie du Makeba est une république présidentielle. En cela, le pouvoir exécutif est organiquemet indépendant du Parlement, étant ainsi uniquement responsable envers le Peuple via le suffrage. Les différents organes exercent donc leurs fonctions de façon autonomes, sans pour être autonomes. Selon les textes constitutionnels, l'organe exécutif est le Président de la République entouré de son gouvernement, erxerçant l'ensemble des fonctions exécutives et fédératives. L'organe législatif est l'Assemblée Unie du Peuple, initiant et fabriquant les lois makebanes. Le Conseil National des Chefferies a ici un rôle particulier dans le paysage constitutionnel makeban, se situant entre chambre haute et organe de conseil, entre fonctions législative et consultatives. Cet organe, constitué de Conseillers élus par les chefs locaux, a pour mission d'épauler l'exécutif et le législative, en rendant des Avis et Rapports portant sur les lois et les politiques engagées par le Président de la République, le Gouvernement ou l'Assemblée Unie du Peuple.

Le régime makeban est souvent qualifié de démocratie procédurale ou de démocrature. De fait, le pays est marqué par une répression politique importante et une concentration du pouvoir en la personne du Président de la République malgré la tenue d'élections régulières. Parallèlement, l'Assemblée Unie du Peuple est attrophiée par l'emprise gouvernementale, exerçant ses fonctions législatives les mains liées. En revanche, la démocratie n'est pas totalement absente au sein du régime. Effectivement, celle-ci vit notamment au niveau local via les institutions cheffériales (le statut des chefferies étant relativement peu encadré juridiquement, leur qualité démocratique relève avant tout de la pratique des individus endossant ce rôle) mais aussi à l'échelle nationale via le Conseil National des Chefferies. Au delà du texte constitutionnelle, la pratique des acteurs politiques a amené à déplacer la légitimité populaire de l'Assemblée Unie du Peuple, contrainte et corrompue, au Conseil National des Chefferies, dont la pratique est relativement libre et démocratique. En cela, il représente le seul véritable contre-pouvoir du régime, toute proportion gardée (son influence demeure limitée, notamment par la Constitution).


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