15/03/2020
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La Justice

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Ici sera consigné le fonctionnement de la Justice — institution des plus spéciale occupant une place prédominante dans la société qu'est L'Union — ainsi que différentes histoires en lien avec cette dernière.
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Kent



00h24, 16 octobre 1997 — Hôpital de Astrakhan, en Libéria — Markus Michelsen contemplait sa femme, un immense sourire aux lèvres : elle venait de mettre au monde leur premier enfant. C'était un petit garçon, il était si beau... et sa femme semblait — autant qu'on peut l'être après avoir accoucher — en parfaite santé. Une grosse partie du stresse accumulé depuis quelques jours était retombé — regarder sa femme souffrir sans pouvoir la soulager l'avait torturé jours et nuits — mais le plus dur restait à venir : le Baptisement. Une épreuve que chaque citoyen redoutais au plus profond de soit ; tous terrifiés à l'idée de voir un nom déjà inscrit sur la case réservé à son enfant. Un nom qui aurait pour signification : adieu. Un nom qui changerait l'avenir de l'enfant à jamais. C'était son rôle, maintenant, d'aller inscrire le nom choisit sur la liste. Le stress l'empéchait presque de marcher — les chances que son fils ait été choisi étaient pourtant très faibles. Il se dirigea finalement jusqu'à l'énorme registre de naissance posé sur la table, et feuilleta jusqu'à trouver les M.

"M... M... Ma... Me... Mi ! Ah! Mic... non ! Michelsen ! "

Lentement, Markus fit glisser son doigts sur la ligne jusqu'à y trouver son nom : Markus. Normalement, la case sous son nom devrait être vide. Kent. Kent était le nom inscrit dans la case censée être blanche. Son fils avait été choisi par la Justice. Le désespoir s'empara du cœur de Markus. Il ne pleura pas. Personne ne pleure quand son enfant est choisit par la Justice. Il le savait, il ne reverrait jamais Kent. Il lui fallait prévenir sa femme. Elle ne pleurerait pas. Personne ne pleure quand son enfant est choisit par la Justice. Demain, il s'en irait travailler vers sept heure ; sa femme partirait une petit demi-heure plus tard. La vie reprendrait son cours. Sans son fils.

Deux hommes et une femme entrèrent dans la maternité. Ils étaient habillés de la très reconnaissable toge de la Justice — toge violette et noire. Personne ne se fit en travers de leur chemin. Personne ne le fait jamais ; la Justice va là où bon lui semble — il n'est d'ailleurs aucune serrure lui résistant. Personne ne leur parla — personne ne le fait jamais — et ils trouvèrent seul le chemin jusqu'à la chambre de Kent. Sentant leur présence, Markus leur ouvrit. Sa femme caressait alors pour la dernière fois la joue de leur fils. Les agents de la Justice tendirent les bras, et elle leur remit son fils. Ils disparurent ensuite dans la nuit. Aucune larme ne fut versée, pas même par Kent. Personne ne pleure jamais devant la Justice.

2006 — Kent avait maintenant 9 ans. Son enseignement avait commencé depuis trois ans, mais il n'avait aucun souvenir de sa vie avant ses six ans — personne ne se souviens de sa vie avant ses six ans à la Justice. Après avoir apprit à lire, écrire, parler et compter dans chacune des trois langues de L'Union, Kent avait enfin put passer à la phase supérieure de son apprentissage: on commençait à lui parler du monde extérieure, de L'Union et des autres pays. Avant cela, Kent n'avait aucune idée d'à quoi ressemblait le monde à l'extérieure de l'Enceinte de la Justice. Il ne savait pas où il était — on lui avait dis qu'il ne le saurait pas avant ses seize ans, mais cela l'importait peu. Kent ne comptait pas s'enfuir : comme chaque autre enfant présent dans l'Enceinte, il avait toute sa vie ici. De toute façon, personne n'essaie jamais de s’enfuir de la Justice. Kent était heureux, comme chaque enfant de son âge, et il n'envisageait aucune autre voie professionnelle que celle que lui assignerait la Justice. Personne ne prend jamais un autre chemin que celui choisit par la Justice.

2010 — Quatre ans plus tard, Kent entamait son troisième cycle d’apprentissage. Le premier cycle, on lui avait appris les bases, on l'avait lettré. Le deuxième cycle, on lui avait fait découvrir le monde. Maintenant, on l'amenait à penser par lui-même, à voire ce que les agents appelaient "la Vérité". Plus il avançait dans son apprentissage, plus il l’appréciait. Il ne passait pourtant pas la plupart de son temps dans les cours théoriques (seuls huit heures par semaine étaient obligatoire) : son activité préféré était les arts martiaux — on ne leur enseignait cependant qu'à se défendre.
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Règles, et fonctionnement de la Justice


Règles :

- Chaque décision relevant de l'importance nationale se doit d'être approuvée par un agent de la Justice

- Tout conseil en présence de politiques membres de L'Union se doit d’accueillir un membre de la Justice

- Les agents de la Justice n'ont pas d'opinion politique et ne participent pas à cette dernière.

- Les agents de la Justice sont imposés à chaque membre de L'Union ; sans exception. Ils ont pour objectif d'assurer la Justice dans la population civile comme politique. Aucune instance n'a de pouvoir sur la Justice. Les agents de la Justice sont incorruptibles ; si l'un d'entre eux venait à être corrompu, il serait exécuté.

- La Justice fonctionne par un tribunal où une dizaine d'agents s'affèrent à trouver toutes les informations sur le délit ou le crime pour pouvoir juger de la façon la plus neutre possible. Le "présumé coupable" dispose ensuite d'un mois pour apporter, s'il le souhaite, de nouveaux éléments et permettre une reprise du procès. La peine de mort n'est applicable qu'aux agents de la Justice.
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