19/03/2020
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Sommet de Nesilgûn - [ Azur - SMA ]

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L'unification inachevé de la Ummah de Muhammed SWS est une plaie dans le cœur de chaque musulman. Les dirigeants des nations musulmanes n'ont jamais tenus leur promesse fait devant Allah, qui est la raison même de leur accès au pouvoir. Introuvables sont ceux qui ont suivis le chemin menant à l'accomplissement du projet grandiose et noble qu'était celui du plus aimé des Hommes. Perdues dans les pages poussiéreux ceux qui ont porté la bannière de l'unification. Ils n'ont point compris que la recherche du pouvoir et de la gloire individuel ne mène à rien d'autre qu'un nom et une date inscrite sur une pierre qui se mêlera à la terre noire. Ils sont sans savoir ces paroles de leur Seigneur Allah JJ : « Tous les gens formaient à l’origine une seule communauté ; mais ils s’opposèrent, alors Dieu leur envoya des prophètes pour leur annoncer la bonne nouvelle et pour les avertir. C’est ainsi qu’Il leur révéla les Écritures contenant la vérité pour leur servir de juge et trancher leurs différends. », coran verset 213 sourate Al-Baqarah. Ils ne savent point non plus que le Tout-Puissant ne leur conseille pas, mais leur ordonne de s'éloigner de ceux qui recherchent l'opposition, au profit de ceux qui recherchent l'union. Nul doute que chaque âme est destinée à la rencontre d'autres. Il en va au corps et à l'esprit de suivre ce chemin qui leur est offert sur un plateau. Pourtant ceux mêmes à qui la révélation a été faite par le messager en personnes ont depuis délaissés la foi. Enfin ceux qui en portent soi-disant le nom ne font que contribuer à sa perte parmi les hommes.

Orkhan Aykhanoglu figure parmi ces princes à qui il a été confié dans une obscure période une lourde tâche. En ces jours il n'est aisé pour aucune famille d'élever ses enfants dans le bon chemin. Il est avant dur pour les adultes eux-mêmes d'y rester. Les manières de faire de nos ancêtres sont aujourd'hui caducs. Contre de nouveaux problèmes, de nouvelles solutions ont été requises. Pourtant destiner à rompre le travail entrepris par ses ancêtres pour ouvrir les portes du Palais restées trop longtemps fermés, Orkhan Ier a en réalité joué son jeu tout autrement. Cette porte qu'il montra comme ouverte était en réalité toujours sous son contrôle, il décidait sans qu'on ne puisse l'en tenir compte de la bloquer ou de l'ouvrir quand il le juge bon. Les plus influents politiciens, parmis lesquels figurent ceux qui ont mis Orkhan Ier sur le trône, ont vu leur influence s'assécher tandis que le Grand Bey s'en abreuvait. C'est habilement mais fermement que fonctionnait efficacement ce système profond mis en place par le souverain Aykhanide. Certains aiment dire qu'il est celui qui introduit au sein du pays cette notion qu'on à tendance à retrouver au sein des républiques démocratiques, l'Etat profond. Communément appelé chez les anglais deep state, elle est utilisé d'abord en Bozyurtie par les partisans de Murad Asaf Öztürk. On peut bien facilement affirmé que Orkhan Ier s'est fait des soutiens qui l'ont maintenus au pouvoir malgré la rupture de bien de ses promesses faites à ceux qui lui ont fait accédé au pouvoir.


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LUZESTAN, Île de Safêrav
Nesilgûn, palais de Keshifsan
30 octobre 2019


Il ne restait au Luzestan plus aucune trace de la révolution fasciste. Les tags ont été nettoyés, les clubs fermés, les drapeaux aux symboles extrémistes brulés. Les villes agités étaient de nouveaux paisibles. Depuis le port de Nesilgûn on pouvait apercevoir flotter le drapeau Aykhanide au dessus du navire du Grand Bey. Ce dernier avait été offert par Velsna. Il arborait désormais les symboles de la maison d'Aykhan et de l'Islam. Assis sur son fauteuil Orkhan Ier buvait son café yözid. Il était en compagnie d'Alper Kamar Agha, son fidèle ministre des affaires étrangères. Les deux hommes observaient en silence le paysage grisâtre de la mer blême. Même si l'île se trouvait dans le sud, en octobre les temps n'étaient pas favorable aux paysages coloré. La solgun deniz tient bien son nom après tout. Le Grand Bey finit par se lever, il regarda une dernière fois la brume à l'horizon. Après avoir murmurer quelques mots à son ministre, il prit la route pour rejoindre le palais de Keshifsan. La salle de la réunion était assez sobre. Les grandes fenêtres faisant face à la mer laissaient passer la lumière terne du jour. La salle de réunion n'était pas bien grande. Juste assez de sièges autour de la table pour que les représentants puissent s'assoir. Les autres membres des délégations avaient eux des places sur des sièges placés tout autour de la salle. Des loukoums nature et quelques pâtisseries avaient été placés en ligne au centre de la table. Au fond de la salle, une carte des Nations liées à la Sublime Maison Aykhanide. Les représentants de la maison et le Grand Bey discutèrent devant pendant plusieurs minutes.

La délégation azuréenne est elle escorté par des militaires de cérémonie jusqu'au palais où ils ont été accueillis par le ministre des affaires étrangères et le représentant Luze de la SMA. Lorsqu'ils entrèrent dans la salle, les représentants de la SMA prirent position devant leur siège. Chacun se tourna vers le Grand Bey qui avança vers le Khalife pour le saluer. Il tendit sa main pour attraper avec son avant bras. Chacun sait que les yözids pratiquent que très rarement le handshake. Il est coutume chez eux de se tenir par le bras ou de serrer contre sa poitrine son point en guise de salue. Après ce geste, le Grand Bey invita le Khalife et ses hommes à s'assoir. Il fit de même avant d'être suivit par le reste de la salle.



Grand Bey Orkhan Ier : « C'est pour nous un énorme bonheur de vous recevoir en ce jour, Halife Kubilay ibn Sayyid. Ayant pris l'initiative de cette rencontre, nous avons juger bon de vous laisser démarrer ce sommet. Devant vous, son excellence le Haut Bey Akim IV du Luzestan et son éminence le Roi Gilgamesh IV qui nous à accordé son temps pour ce sommet. Auprès de nous, les représentants de la Sublime Maison Aykhanide. Ces derniers ce présenterons lorsqu'ils prendrons la parole. La parole est ainsi à vous, ami. »


Sont invités les représentants...
- de la SMA pour : la Morakhan ; le Khardaz ; les Aykhanides ; l'Arkavie
- de l'Azur
- de l'Illâj
- du Luzestan
- des Aykhanides
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— As-salam aleikum wa rahmatullahi wa barakatuhu.


Le temps avait permis un atterrissage non sans difficulté. Le vent s'engouffrait entre les îles de l'archipel, déferlant du nord, apportant un air plus sec et plus frais, qui repousserait les volutes humides de la mousson le long de la côte de Faravan. Le dirigeable Uthmani Sahib avait fait luire sa surface argentée sous les yeux des habitants de Safêrav. Finalement, réuni sur le tarmac aux grands hangars adaptés pour son entretien, la délégation en était sortie, tourmentée de bourrasques de vent. La garde en livrée bleu marine de la Sublime Maison les avaient ensuite conduits au Keshifsan Sarayı. Dans les parages, les forces azuréennes surveillaient le ciel et la profondeur des mers. Depuis des hélicoptères déployés dans les parages, des forces spéciales contemplaient les hauteurs rocheuses du palais, branchés sur les murmures électroniques des services de sécurité du Lüzestan.

Kubilay laissa ses disciples retirer son burnus, grand manteau blanc d'une laine fine et légère, de ses épaules. Eux-mêmes enveloppés dans ces grandes toiles, ils formaient ensemble une cohorte semblable à celle de pigeons aux plumes blanches, tranchant avec leurs peaux tannées et leurs yeux brillants. Sauf quelques traducteurs, dont le costume moderne tranchait avec l'intemporalité du vêtement des religieux, la délégation azuréenne était composée de ceux qui, dans l'entourage du Khalife, s'habillent comme lui, prient comme lui, font voeu auprès de lui de cheminer sans relâche vers la connaissance de Dieu. Il resta avec une simple veste bleue sombre, l'identifiant comme une tache parmi ses compagnons.

Ils saluèrent avec révérence l'entourage du Sublime Prince, l'héritier de l'empire, et les représentants de la fière nation Lüz, avant de serrer sur leur coeur des paroles déférentes à l'égard des bons païens d'Illâj, pays voisin et nécessairement frère de l'Azur. Le Haut Bey et le Roi entouraient le Prince. Puis, tout étant fait, ils laissèrent les Aykhanides initier la rencontre dans le calme. Dehors, le vent soufflait, balayant ombres et lumières, écrêtant des vagues dont l'écume salée roulait comme des filets de laine.


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Kubilay s'assit, entouré d'un disciple à sa gauche, et de son secrétaire personnel à sa droite. Si le discipline revêtait le même burnous, Muhammad Badie, lui, était en costume simple et moderne. Derrière ses petites lunettes s'abritait un regard réfléchi, appuyé, consciencieux et méthodique. Sa barbe n'était pas longue, et faisait sur sa peau sombre un masque dessiné en gris. Ils échangèrent quelques paroles, mais ce fut, comme c'est d'usage, le secrétaire qui s'exprima au nom de l'Azur. Plus loin, Kârzukî, le conseiller personnel du Grand Vizir, tendait l'oreille, relégué au deuxième rang.

— Chers frères, votre accueil et notre réunion sont un bonheur pour toute notre nation. Grâce à Dieu cette rencontre a pu être rendue possible. Qu'Il en fasse une nouvelle répétition de notre tendre amitié et de la solidité des liens qui nous unissent tous.

Ils se tournèrent vers les représentants du Lüzestan.

— Chers frères, nous vous remercions pour l'accueil sur vos terres, sur cette île, en plein coeur des mers qui nous séparent, à l'intersection exacte de nos continents, sur cet archipel qui commande depuis la nuit des temps le contrôle des échanges, les courants marins et aériens, les routes du commerce, du pèlerinage et des campagnes militaires. C'est bien ici que nous devions nous retrouver : car c'est ici que bat le coeur de la Ummah.

Il replaça ses deux mains sur ses genoux.

— La continuité spirituelle ne peut faire l'économie d'une continuité des échanges, des contacts, des voies de circulation, et pour l'Azur, il n'y a d'unité de l'Ummah s'il n'y a de possibilité matérielle de cette unité. Il ne peut y avoir la réunion de nos nations sans la possibilité d'un commerce tranquille, de voyages sereins, d'une circulation sûre, et dans le monde actuel, d'une architecture commune de sécurité. Là est l'enjeu essentiel de cette rencontre : construire la réalité des moyens de notre fraternité, en nous basant sur les impératifs essentiels, qui sont de maîtriser pleinement l'archipel qui nous relie ; voici pourquoi le Lüzestan a toute sa part dans le coeur de l'Azur, qui, pour continental qu'il soit, n'a jamais renié l'appel du grand large.


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Il tendit une main vers les autres représentants.

— Majestés, Excellences, nous avons aujourd'hui l'occasion de définir ensemble les grands contours d'une coopération matérielle réelle pour assurer, au moins sur le plan le plus vital, la continuité des échanges et des contacts entre nos pays ; et pour cela, l'Azur a des propositions à faire. La première, c'est d'activer, tout d'abord, entre les Nations musulmanes que sont la Sublime Maison et l'Azur, le Traité d'administration des Lieux Saints prévu entre le Diwan et la République laïque du Banairah, qui a été écrit mais pas mis en oeuvre. Ce traité vise à assurer la pleine satisfaction, du point de vue des Etats islamiques, de la gouvernance de nos sites de pèlerinage à Maka et Taba, où se trouvent la Kaaba, la Mosquée du Prophète Saws, les grottes et les mausolées les plus importants non seulement pour les gens de la Sunna, mais pour tous ceux qui aiment Muhammad Sallallahu alayhi wa salam. Le Banairah, qui n'a pas de religion officielle, est aujourd'hui en gestion de ces sites, et pour harmoniser cette gestion, qui doit convenir à la fois aux autorités locales soucieuses de sécurité, et aux pèlerins venus du monde entier pour exercer leur foi, il a été convenu un Traité d'administration, négocié par l'Azur, avec Abunaj. Ainsi, nous pourrions, Etats islamiques librement concernés par ce sujet central du point de vue de l'unité de la Ummah, mettre pleinement en oeuvre ce traité en créant aujourd'hui l'une des premières réunions du Conseil d'administration des Lieux Saints, si vos Etats en admettent la signature et le principe.

Traité d'administration des Lieux Saints de l'Islam
Traité des Lieux Saints

1. Les Lieux Saints de l'Islam sont la propriété inaliénable de la communauté des croyants dans son ensemble ; "Allah a institué la kaaba, la Maison sacrée, comme un lieu de rassemblement pour les gens" (Sourate V, verset 97).

2. La gestion des Lieux Saints est confiée à un Sharîf qui exerce sa mission au nom de la Oumma (communauté des croyants). Celui-ci doit garantir la sécurité des pèlerins et l'accessibilité des Lieux Saints.

3. Le Shârif est désigné parmi les Descendants du Prophète. Il est proposé par l'Etat de Banairah au Conseil des Lieux Saints qui en ratifie le mandat. Son autorité ne saurait être que strictement limitée à ses prérogatives de gestion administrative.

4. Le Conseil des Lieux Saints rassemble les délégués des Etats qui reconnaissent l'islam comme religion nationale. Chaque Etat membre du Conseil doit contribuer matériellement aux dépenses requises par le Sharîf pour l'entretien et la rénovation des sites sacrés et des bâtiments afférents.

5. En cas de difficulté, pour des raisons sécuritaires ou pour des raisons d'hygiène, à garantir l'accès aux pèlerins vers les Lieux Saints, le Conseil des Lieux Saints doit faciliter l'adoption de mesures temporaires par le Sharîf et la République de Banairah, de sorte que la liberté du pèlerinage doit restaurée dans les meilleures conditions.

Muhammad Badie tourna ensuite la tête vers Orkhan Aykhanoğlu.

— Officialiser cette enceinte de coopération et de dialogue entre les Etats musulmans est une chose, mais qui reste une promesse vaine si cette entente n'est pas assise sur une forte compréhension mutuelle dans le contexte stratégique précis qui détermine tout le reste. Nous ne pouvons pas faire abstraction des enjeux qui sont ceux de la Ummah aujourd'hui. Ceux-ci sont économiques, écologiques, politiques et sécuritaires. Notamment, l'enjeu crucial que j'ai évoqué est celui de la continuité des échanges et du lien entre nos nations à travers la Mer Aykhanide. Le rôle du Lüzestan est essentiel. Le rôle de chaque nation, de la Morakhan aux Talars de la steppe, devrait désormais être celui d'assurer une cohérence et un équilibre. Nos pays ont en commun le souhait de vivre en paix avec leurs voisins, et de gérer de façon organisée et cohérente les problèmes qui se présentent. Au Nazum du nord, nous semblons voir apparaître des inquiétudes liées à des Etats laïques communistes, dont certains ne cachent pas leur sympathie pour des auteurs de conflits ici et là. En Afarée, c'est bien au colonialisme que la Ummah est confrontée, et elle aura raison de lui. Dans chacun de nos cas, nous faisons face à des difficultés particulières. Chacun de ces cas mérite d'être étudié ici pour que nous puissions avoir une compréhension mutuelle des enjeux, et nous porter mutuellement conseil ; et ainsi, nous pourrons, je l'espère, en venir à ce qui semble nécessaire : réaffirmer la solidarité de nos pays entre eux, en démontrant notre capacité et notre volonté à tenir le lien qui nous unit, c'est-à-dire à défendre les routes commerciales qui relient nos pays. Ainsi, après un échange politique et stratégique sur les divers défis — communisme, colonialisme, impérialisme, pollutions, désertification, changements démographiques et économiques —, incluant les méthodes retenues pour y faire face — en Azur nous avons choisi face à la colonisation cramoisienne, la voie de la diplomatie, de la mesure et du langage avec nos partenaires althaljires, voie dont nous souhaitons présenter l'intérêt et les conditions à vos Excellences — nous pourrons en venir à ce que l'Azur considère comme une opportunité essentielle pour ouvrir l'année 2020 qui arrive : celle d'un grand exercice militaire commun entre nos pays, déployant autour de l'archipel les moyens dissuasifs nécessaires à réaffirmer auprès du monde que la Ummah garde le plein contrôle de ses territoires ; et, avec ceci, un accord de sécurité, établissant des partenariats pour acquérir des armements et les déployer en vue d'assurer la sécurité. Cet accord, nous ne présageons pas de son contenu : c'est à nous de définir ici ce que nous en attendons, ce que nous voulons, ce dont nous avons besoin et ce qui mérite d'être réalisé en ce sens. Je vous remercie.


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