


Légitimité - 20%.
Goldstein et le PIN avaient obtenu, aux yeux de leur propre base, la majorité du peuple götterlandais derrière eux lors de l'élection de 2015, une conviction que trois ans de rhétorique de l'élection volée ont transformée en certitude absolue pour des centaines de milliers de militants. Pourtant, la réalité de la légitimité reconnue au FRN comme gouvernement exerçant une autorité concrète sur des territoires et des populations s'avère être une autre affaire. La faiblesse de la légitimité actuelle du FRN s'explique autant par un facteur purement géographique que psychologique car si avant la guerre, le PIN avait une base électorale solide dans Rheinbruck et ses alentours, la population ressent bien la différence entre voter pour un parti populiste et accepter son autorité administrative directe, ce qui implique de subir ses réquisitions, ses milices, sa justice punitive, ses privations de libertés, etc. La légitimité du FRN est donc moins une ressource acquise à consolider qu'une ressource à construire de toute urgence sur des fondations qui n'ont jamais été testées par l'exercice effectif du pouvoir. C'est une variable d'autant plus liée à la personne de Goldstein lui-même : chacune de ses déclarations, chacun de ses gestes aura un effet immédiat sur la manière dont le mouvement est perçu, ce qui rend la légitimité du FRN d'autant plus fragile car elle dépend certes des succès concrets du FRN mais aussi l'absence d'affaires qui révéleraient les contradictions entre le discours anti-corruption et anti-élitiste du Président et la réalité des pratiques de ses cadres. Plus la légitimité du FRN sera élevée, plus le moral des troupes augmentera en conséquence et plus le FRN sera poussé à mener l'offensive et intégrera plus aisément les territoires.


Economie de guerre - 0%.
La situation économique du FRN est peut-être sa plus forte faiblesse structurelle car si Rheinbruck produit des engrais, des solvants industriels et dispose d'un port et que l'arrière-pays produit massivement des biens agricoles, aucune base économique ne produit dans ces territoires des chars, des munitions, des uniformes, des véhicules blindés ou des pièces de rechanges pour l'entretient des équipements militaires actuels. Le FRN ne produit aucun équipement militaire significatif et s'il doit maintenir sa puissance militaire exclusivement sur les stocks existants, ceux-ci peuvent vite s'épuiser en quelques semaines de combat. La transformation de cette économie agricole en une économie de guerre impliquera nécessairement des décisions difficiles qui vont aliéner les soutiens du FRN et faire baisser sa légitimité car si les grands propriétaires terriens soutiennent encore le mouvement, c'est surtout pour protéger leurs intérêts économiques. Des réquisitions trop lourdes ou une industrialisation trop rapide peut aliéner cette base de soutien qui constitue l'ossature administrative du mouvement. De même, la main d'œuvre qualifiée industrielle fait cruellement défaut dans une région majoritairement agricole et dont les ouvriers spécialisés ont migrés dans les villes industrielles au nord ou au sud. Le FRN peut convertir son économie en économie de guerre au prix de réorganisations économiques qui lui seront indubitablement coûteuses politiquement et toucheront à la légitimité du FRN. Néanmoins, plus l'économie de guerre se mettra en place, plus le FRN obtiendra une part substantielle du matériel de l'atlas du Götterland et sera plus prompt à l'offensive.


Unification militaire - 40%.
Les forces armées du FRN sont...un joyeux bordel. D'un côté, les officiers de l'ancienne armée régulière avec en tête de liste le général Timon Luxenberg qui a apporté au FRN sa formation, l'équipement, ses réseaux et son expérience opérationnelle mais qui n'est pas forcément parfaitement alignée avec l'ensemble du projet politique de Goldstein. De l'autre, des miliciens issus de plusieurs années de structuration paramilitaire du PIN qui constituent la base loyale du FRN politiquement à être armée. Cette coexistence tendue produit des dysfonctionnements opérationnels qui ne sont pas anodins dans un contexte de guerre. Les opérations qui nécessitent une coordination entre les unités régulières et les milices (donc la plupart des opérations de grande envergure) nécessitent des négociations informelles préalables entre des chaînes de commandement qui ne se reconnaissent pas mutuellement et qui ne respectent pas non plus. Les ordres qui descendent des militaires réguliers ne sont appliqués par les miliciens que si leurs commandants les jugent opportuns, ce qui les prive de leur caractère contraignant et inversement quand l'initiative des milices est contredite par des militaires qui n'ont pas à se faire dicter leur loi par des civils armés. Si rien n'est résolu pour améliorer la cohésion entre l'armée régulière et les milices, il est probable que Luxenberg, qui voit les milices comme le principal obstacle à la constitution d'une véritable force armée, tentera de résoudre le problème plus ouvertement. L'unification militaire augmentera en fonction des réformes du FRN de ses forces armées, ce qui peut entamer sa légitimité si le FRN penche trop en faveur de l'armée régulière. Si l'unification militaire atteint 70% ou plus, celle-ci aura un impact positif sur l'organisation du FRN et dissipera les tensions internes au sein du FRN et de ses troupes mais si elle tombe à 0%, Luxenberg tentera certainement de prendre le pouvoir par les armes dont l'issue dépendra de la légitimité de Goldstein.
- Conseil : de toutes les factions du Götterland, le FRN est certes une des moins complexes mais aussi la plus simple à faire monter en puissance, n'ayant que trois paramètres à gérer dans toute la campagne, elle convient davantage à ceux qui veulent pas trop se prendre la tête, rien de plus, du moins si vous avez l'idée de soutenir ou de combattre cette faction.