24/03/2020
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[Latrua-Overijeld] Sommet d'Oranjehaven

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Overijeld et Latrua
Sommet d'Oranjehaven
Sur l'avenir des relations latruo-overijeldaises

Heleen Vokkert, Chancelière des Pays-Unis de l'Overijeld :

Je vous souhaite la bienvenue en Eurysie occidentale ! J'espère que vous avez fait bon voyage jusqu'ici, et que vous trouverez agréable notre ville d'Oranjehaven. Puisque c'est vous qui avez proposé d'organiser cette rencontre, je vous propose de commencer par me présenter les projets de coopération qui vous ont motivé à contacter l'Overijeld.
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en-tête
01/11/2019, Oranjehaven

"Je vous remercie, Madame la Chancelière, pour votre accueil chaleureux ainsi que pour celui de vos équipes et de votre peuple. C'est un honneur pour moi de me rendre officiellement dans votre beau pays. Permettez-moi, en préambule de ces discussions, de vous dire la manière qui sera la mienne aujourd'hui et la méthode que je mettrai en place. La diplomatie latruante est basée, et ce depuis des siècles, sur la franchise, sur l’honnêteté et sur la symétrie des informations. Je me ferai donc le défenseur de ces valeurs fondamentales et primordiales en faisant fi des habituelles, et très convenues, circonvolutions diplomatiques.

Vous me demandez d'exposer les raisons qui m'ont poussé à contacter officiellement votre République et à solliciter cet entretien, et je ne peux que m'exécuter. Je tenais à vous rencontrer pour que nous puissions créer les partenariats qui uniront demain nos deux nations. J'aimerais vous proposer des partenariats dans trois grands domaines.

Le premier d'entre eux concerne les transports et la liberté de circulation. Nous vous proposons d'ouvrir nos espaces aériens à la compagnie aérienne nationale civile de l'autre. Nous souhaiterions aussi la fin du régime de visa pour nos ressortissants en visite ou en résidence sur le territoire de l'autre, ou du moins la création d'un visa spécial, défini par des modalités d'accès spécifiques et par une période de résidence plus longue qu'un visa classique.

Autre point important pour la construction d'un partenariat durable : l'économie. Nous vous proposons d'ouvrir nos ports respectifs à nos navires de commerce ainsi que de passagers en proposant des tarifs préférentiels ainsi que des aides techniques. En effet, nos deux nations ont un accès particulier à la mer et je pense qu'il est primordial de mettre à profit cet accès privilégié en facilitant les échanges, mais aussi en protégeant ces espaces. Les protéger - je me permets une digression - en essayant, à deux États, de convaincre les autres nations maritimes de s'asseoir autour de la table et de discuter de la protection environnementale.
Toujours sur le plan économique, nous aimerions aussi permettre la signature d'un contrat d'échange de denrées réciproques. Nous vous fournirions plus de 8 millions de barils de pétrole et 9 millions de litres de gaz liquéfié, et ce annuellement, pour la somme de 35 millions de roubles latruant. Nous sommes bien entendu prêts à vous proposer d'autres denrées telles que des céréales ou des produits industriels, tels que des infrastructures de transport. De plus, nous attendons vos propositions quant aux produits que le Latrua pourrait accueillir.

Enfin, nous souhaiterions mettre en place des liens culturels entre nos deux pays, pour rapprocher nos deux peuples et ainsi souder notre relation future. Pour cela, nous voudrions lancer un programme bilatéral d'échange universitaire, concernant nos lycéens et nos étudiants, ainsi qu'un programme de résidence artistique pour nos chanteurs, nos danseurs, nos plasticiens et autres performeurs. En plus de ces programmes, nous vous proposons de jumeler deux de nos villes. Pour la partie latruante, la ville de Vrarany, capitale de ma nation, a été retenue.

Je crois avoir fini mon exposé. Je vous laisse le commenter et me livrer vos contre-propositions."


PR
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Heleen Vokkert, Chancelière des Pays-Unis de l'Overijeld :

Je vous remercie donc pour cette franchise que votre culture place comme si importante, ainsi que les autres devraient plus souvent le faire à mon goût.

Je vais donc commencer, comme vous, par les transports et visas. Je suis tout d'abord parfaitement ouverte à la proposition de supprimer les besoins en visas de nos citoyens pour qu'ils puissent voyager dans l'autre pays, mais il y a un territoire qui devra tout de même rester en dehors de cet accord : l'île du Prince Guillaume. Il s'agit d'une terre subniveréenne, qui est une réserve naturelle intégrale depuis déjà plusieurs décennies et n'est donc pas accessible par n'importe quel civil. Les latruants devront donc faire les mêmes démarches que les overijeldais ainsi que les touristes étrangers pour obtenir une visite de l'île conditionnée. Le passage d'avions au-dessus de la zone ne sera également pas autorisé, mais je ne pense pas que cela bloquera le moindre projet étant donné l'isolement de la région !
Du reste, chacun des six pays overijeldais sera en droit de révoquer temporairement cet accord douanier à tout instant, lorsque des raisons de sécurité nationale obligent. L'Overijeld étant un État éclaté sur plusieurs milliers de kilomètres, nous ne pouvons pas fonctionner de manière unitaire.
Et pour aller avec l'ouverture de nos espaces aériens, je pense que la mise en place de quelques liaisons maritimes serait également bénéfique. Les lignes régulières reliant la métropole overijeldaise à la Képhouranie passent déjà par les côtes de l'Eurysie de l'est, ce qui ne demande pas de grand détour pour ajouter une escale à Shakoy, par exemple.

La protection de l'environnement est une chose qui tient très à cœur à l'Overijeld, puisque nous avons placé tout un territoire sous protection pour éviter que les baleiniers ne continuent d'y faire des ravages. Je ne pourrais d'ailleurs que vous conseiller de financer l'implantation d'une section de l'Office Mondial pour les Animaux et la Nature dans votre pays. Nous en avons deux en Overijeld, qui font déjà un travail précieux de référencement des espèces animales les plus vulnérables et pour lesquelles notre gouvernement doit agir au plus vite. Mais évidemment, nous pouvons tout aussi bien nous passer de cette ONG et travailler bilatéralement à cela.

Quant aux importations et exportations entre nos pays, bien que les hydrocarbures ne soient pas un exemple d'énergie verte, importer un peu de pétrole latruant ne ferait pas de mal pour diversifier nos sources d'approvisionnement. En retour, nous avons les plus grands champs de fleurs de la planète dont vos fleuristes et jardiniers pourront profiter ! Mais également un peu de pêche, d'agriculture tropicale et volcanique qui donne un rendement décuplé, de l'industrie de précision et quelques compagnies de commerce maritime.

Enfin, pour le domaine culturel que vous évoquez, les villes d'Oranjehaven, d'Edelstad-Noord et de Bajawa sont les plus importantes du pays, bien qu'elles ne soient pas les seules à pouvoir être jumelées. Et pour aller avec tous les excellents programmes d'aide aux artistes que vous proposez, nous devrions organiser des concerts multilingues, ainsi que d'autres manifestations du même genre mettant en avant la diversité de l'Eurysie et des autres continents que l'Overijeld représente.
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"Merci beaucoup pour vos retours. En ce qui concerne les transports et la question des visas, je comprends l'obligation d'adaptation aux spécificités territoriales de votre pays. De plus, sur les routes maritimes, il me semble possible et réalisable que, si vos compagnies maritimes sont en capacité de rejoindre le port de Shakoy, elles pourront faire la liaison aussi avec le port de Litvîtee, première plateforme d'échanges du pays.

Pour ce qui est de la défense de l'environnement, je prends note de votre conseil de soutenir l'ONG qu'est l'Office Mondial pour les Animaux et la Nature. Je connais de nom et de réputation cet organisme qui fait un travail de fond pour la protection et la sauvegarde des espaces naturels, et je peux d'ores et déjà vous annoncer que, si mes compatriotes me font l'honneur de me réélire en tant que Président de la République, le Latrua saura prendre sa juste place dans cette organisation.
Mon but n'est donc pas de mettre de côté cette ONG mais de la faire cohabiter avec des décisions qui sont l'apanage du régalien et donc la chasse gardée des États et des gouvernements. Notre engagement écologique pourrait passer, comme je l'ai proposé, par l'incitation à la protection des océans, mais aussi par des lois communes sur les pesticides ou sur les règles de pêche qui feraient de nos pays des précurseurs dans la protection de l'environnement et des pionniers. Des exemples à suivre, car le constat est clair, sans appel : la protection de l'environnement est impérative.

Sur le plan économique, les étals latruants seront heureux de pouvoir accueillir fleurs, poissons et produits agricoles importés depuis votre nation. Idem pour vos produits issus de vos industries de précision, et sachez que nos ports seront ouverts à vos compagnies commerciales. Petite parenthèse concernant les hydrocarbures latruants : certes, ils ne constituent pas une forme d'énergie renouvelable, mais ils sont, malheureusement, une manne financière primordiale pour le Latrua.

Enfin, en ce qui concerne le volet culturel, je vous rejoins totalement à la fois sur votre analyse et sur vos propositions. Je me permettrais de vous dire que vous avez proposé trois villes au jumelage ; eh bien, le Latrua vous en proposera aussi trois.

Avant de vous proposer un texte d'accord résumant notre discussion, j'aimerais connaître votre impression sur la possibilité de lois communes dans le domaine écologique. "


PR
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