
Dzyun Tovli, ville du centre Kyrkuzaï accueillait de nouveau une rencontre importante pour son pays mère. Les Quatre Vallées. Cette rencontre prestigieuse fait suite aux accords d'Illiv entre les Quatre Vallées, le Latrua, le Slaviensk et Karty. Le Titre Trois de celui-ci prévoit notamment l'établissement d'une base militaire Latruane dans le nord des Quatre Vallées, ainsi qu'une base militaire Lav P'iri sur le Latruant. Tout l'objet de ce sommet réside dans le potentiel accès de la CSN à la base militaire Lav P'iri. Peut-être que la discussion amènera à des accords entre le Latrua et la CSN plus poussés, mais l'objectif affiché par le Latrua ne fait pour l'instant pas croire à cela. En effet, les divergences entre les deux acteurs sont nombreuses ; elles se cristallisent dans l'idéologie, l'économie ou les intérêts stratégiques autour du détroit gris. Le contexte étant tendu dans la zone à cause notamment de la guerre en Retsvinie. Le Latrua et la CSN mettent de côté leurs divergences grâce à des intérêts communs. Les deux principaux résident dans la question des Quatre Vallées, acteur étonnant possédant d'excellentes relations avec les deux parties, pouvant réconcilier et mener à une coopération plus large. La question de la flotte velsnienne présente dans le détroit et faisant la police, à la manière des plus vils pirates, le long des côtes de la CSN et du Latrua et qui menace par sa non-diplomatie la stabilité de toute une région.
La rencontre allait être simple, comme à chaque fois aux Quatre Vallées. Le Code communautaire ne pouvait se permettre des dépenses excessives pour accueillir des délégations étrangères. Toutefois, l'expérience est à chaque fois la même pour celle-ci : l'hébergement dans un bâtiment typique, la découverte de l'impressionnante culture culinaire du pays, la tournée des bars de la capitale (dégustation du vin khalkhilebi typique, de la vodka mardiks et du tchatcha khalkhilebi), une petite fête le soir avec n'importe qui et le lendemain matin (ou après-midi en fonction de la soirée de la veille) le début des discussions. Beaucoup d'acteurs internationaux jugeaient ses pratiques diplomatiques archaïques, voire dangereuses, mais les dirigeants diplomatiques du Code communautaire estiment qu'une rencontre avant tout humaine est préférable sur tous les points et à tout le monde, plutôt qu'un protocole froid et ennuyant. Malgré cela, le Code communautaire ne lésinait pas sur les dépenses pour renforcer la sécurité des acteurs en déployant 1 000 soldats professionnels issus de la Communauté d'action pour le respect interne du code communautaire et de diverses communautés des forces secrètes, dont les agents particulièrement expérimentés et talentueux, ayant opéré en Ramchourie et en Aykhanides par exemple.

Tout s'était bien déroulé pour tout le monde et le temps de la rencontre allait commencer. Aliji Denizli, Azniv Isagholian, Antog Mechigian et Terenti Jinjikhashvili étaient présents et savaient, tous autant qu'ils étaient, que les discussions allaient être subtilement tendues…