01/04/2020
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Quatre Vallées - Latrua - C.S.N. / Dzyun Tovli, la cité des neiges et de la paix.

Bâtiment de la rencontre.

Dzyun Tovli, ville du centre Kyrkuzaï accueillait de nouveau une rencontre importante pour son pays mère. Les Quatre Vallées. Cette rencontre prestigieuse fait suite aux accords d'Illiv entre les Quatre Vallées, le Latrua, le Slaviensk et Karty. Le Titre Trois de celui-ci prévoit notamment l'établissement d'une base militaire Latruane dans le nord des Quatre Vallées, ainsi qu'une base militaire Lav P'iri sur le Latruant. Tout l'objet de ce sommet réside dans le potentiel accès de la CSN à la base militaire Lav P'iri. Peut-être que la discussion amènera à des accords entre le Latrua et la CSN plus poussés, mais l'objectif affiché par le Latrua ne fait pour l'instant pas croire à cela. En effet, les divergences entre les deux acteurs sont nombreuses ; elles se cristallisent dans l'idéologie, l'économie ou les intérêts stratégiques autour du détroit gris. Le contexte étant tendu dans la zone à cause notamment de la guerre en Retsvinie. Le Latrua et la CSN mettent de côté leurs divergences grâce à des intérêts communs. Les deux principaux résident dans la question des Quatre Vallées, acteur étonnant possédant d'excellentes relations avec les deux parties, pouvant réconcilier et mener à une coopération plus large. La question de la flotte velsnienne présente dans le détroit et faisant la police, à la manière des plus vils pirates, le long des côtes de la CSN et du Latrua et qui menace par sa non-diplomatie la stabilité de toute une région.

La rencontre allait être simple, comme à chaque fois aux Quatre Vallées. Le Code communautaire ne pouvait se permettre des dépenses excessives pour accueillir des délégations étrangères. Toutefois, l'expérience est à chaque fois la même pour celle-ci : l'hébergement dans un bâtiment typique, la découverte de l'impressionnante culture culinaire du pays, la tournée des bars de la capitale (dégustation du vin khalkhilebi typique, de la vodka mardiks et du tchatcha khalkhilebi), une petite fête le soir avec n'importe qui et le lendemain matin (ou après-midi en fonction de la soirée de la veille) le début des discussions. Beaucoup d'acteurs internationaux jugeaient ses pratiques diplomatiques archaïques, voire dangereuses, mais les dirigeants diplomatiques du Code communautaire estiment qu'une rencontre avant tout humaine est préférable sur tous les points et à tout le monde, plutôt qu'un protocole froid et ennuyant. Malgré cela, le Code communautaire ne lésinait pas sur les dépenses pour renforcer la sécurité des acteurs en déployant 1 000 soldats professionnels issus de la Communauté d'action pour le respect interne du code communautaire et de diverses communautés des forces secrètes, dont les agents particulièrement expérimentés et talentueux, ayant opéré en Ramchourie et en Aykhanides par exemple.

Plats, musique et danse.

Khinkali Tolma





Tout s'était bien déroulé pour tout le monde et le temps de la rencontre allait commencer. Aliji Denizli, Azniv Isagholian, Antog Mechigian et Terenti Jinjikhashvili étaient présents et savaient, tous autant qu'ils étaient, que les discussions allaient être subtilement tendues…
en-tête
06/12/2019, Dzyun Tovli
La nuit avait été courte pour le Président latruant et ses équipes, les festivités lav p'iri n'ayant pris fin que tard dans ce qui n'était plus vraiment la soirée. Vasiliy n'avait donc dormi que deux heures, un temps loin d'être nécessaire au vu de la fatigue accumulée depuis plusieurs longues semaines. En effet, il ne cessait de jongler entre son rôle de Président en fin de mandat, faisant tout pour défendre son bilan et fédérer le gouvernement autour de derniers projets, et celui, tout aussi chronophage, de candidat à sa succession, allant de meetings en réunions publiques, se livrant à un véritable pèlerinage électoral et médiatique. Si sa victoire semble acquise, les sondages le donnant gagnant et ce très largement, Vasiliy, après près de trente années de politique, savait mieux que personne qu'un scrutin était incertain par nature et qu'il lui fallait donc s'engager à corps perdu dans la campagne. Deux grands meetings s'annonçaient et occupaient ses nuits. Un premier en janvier, dans un territoire dit "oublié", en plein nature, ouvrirait les hostilités et lui permettrait d'aborder de manière exhaustive les différents points de son programme. Le second, plus citadin, se tiendrait à Vrarany, quelques semaines avant le premier tour, et aurait pour but de mobiliser les Latruants et les Latruantes et de créer une dernière vraie dynamique électorale et populaire.

En attendant, Vasiliy continuait d'assumer pleinement ses responsabilités de Chef d’État, de lourdes responsabilités, pesantes, prenantes, c'est pourquoi une plus longue nuit de sommeil ne lui aurait pas déplu. Il se préparait effectivement mentalement à une discussion technique, tant sur le plan militaire que sur le plan diplomatique. La rencontre du jour avait pour objectif affiché de délimiter l'implication de la C.S.N, influente organisation au Nazum, dans la construction et l'utilisation de la base militaire des Quatres Vallées sur le sol latruant. Une organisation dont les membres semblaient jouir d'une certaine liberté de mouvement, trop grande au goût de Vasiliy et de ses diplomates. Ces derniers se rappelaient encore de la crise qui était née du survol illégal du Latrua par des avions de la chasse ouanaise. Un incident qui aurait pu conduire les deux nations à choisir les armes et qui questionne donc le rôle de la Confédération.

C'est à la fois exténué, mais dopé par la conscience de l'importance de la réunion, que Vasiliy retrouva ses conseillers, une petite équipe à dominante féminine, et deux de ses ministres : Pyotr Abalyshev, Ministre des Affaires Étrangères et des Latruants de l'étranger, et Sergei Yesenin, Ministre de la Défense et des armées. Deux ministres aux qualités diverses, opposées. Pyotr était un homme posé, pur produit de la diplomatie latruante, usant de réflexion et de patience pour arriver à ses fins. Sergei était, quant à lui, plus impulsif, plus rapide dans l'exécution de ses tâches, mais aussi plus ambitieux, rêvant assez ouvertement de remplacer l'actuelle Première Ministre. Ces deux tempéraments, aux antipodes l'un de l'autre, permettraient à Vasiliy de mieux appréhender la situation et d'avoir une capacité de réponse variée et adaptée à la situation.

La délégation latruante fut accueillie par les responsables lav p'iri, presque aussi nombreux que les Eurysiens, et déambula dans les longs couloirs du bâtiment jusqu'à une salle qui donnait sur la ville. Derrière d’impressionnantes baies vitrées, une ville, seule, géante, immense, impressionnante, se dressait, royale, impériale. Le Président de la République pensa, un brin philosophe, un brin mystique : Du haut de ces toits, deux peuples vous contemplent. C'est avec cette sentence en tête qu'il commença la discussion :

"Je vous remercie, Mesdames, Messieurs, pour votre accueil festif et pour la chance que vous nous avez offerte de découvrir la culture, si spéciale, si belle, si complexe, des Quatres Vallées. Mon équipe, Messieurs les ministres ici présents, et moi-même avons été honorés de pouvoir participer, à vos côtés, à cette découverte.

Vous connaissez maintenant mieux que personne les traits qui font la diplomatie latruante. Je me permettrai donc d'entrer dans le sujet qui est le nôtre aujourd'hui. Avant de parler de la chose militaire, il me semble important de discuter du rapprochement entre le Latrua et la Confédération Socialiste. En effet, vous comme moi, nous savons que des divergences idéologiques existent entre le pays dont je suis le représentant élu et l'organisation dont vous êtes les membres de fait et de droit. Cependant, cette rencontre souligne le fait que, malgré les différences, malgré des points de vu parfois antipodiques, la diplomatie - et ici est sa force — réussit toujours à réunir dans l'intérêt général. C'est pourquoi j'aimerais que le Latrua et la C.S.N. procèdent à un échange diplomatique, envoyant mutuellement un ambassadeur ou un représentant auprès de l'autre. Cela nous permettra de créer un vrai lien ainsi qu'une ligne de communication directe et rapide.

Ceci étant dit, venons-en à ce qui nous préoccupe. En novembre dernier, soit il y a an, nos deux pays ont cosigné des accords importants de coopération, et dans ces accords, un des titres posait les bases d'une coopération militaire bilatérale. L'outil et la réalisation concrète de cette coopération seraient des bases militaire, une latruante sur le sol lav p'iri, une lav p'iri sur le sol latruant. Je tiens aujourd'hui à réitérer ma volonté à ce que cette coopération aille jusqu'à son terme.
Nonobstant, ces mêmes accords obligeaient, à raison, le Latrua à entrer en contact avec la Confédération Socialiste pour discuter d'une possible implication de cette dernière dans l'utilisation de la base militaire des Quatres Vallées. Ceci est chose faite aujourd'hui, alors permettez-moi de vous exposer ma réponse à cette interrogation, ce qui me semble être une voie de compromis, puis de vous présenter les raisons qui m'ont amenées à cette proposition.

Tout d'abord, ma réponse : le Latrua ne s'oppose pas à ce que la Confédération Socialiste du Nazum intervienne dans la conception, dans la construction et dans l'entretien de ladite base ; le Latrua ne s'oppose pas à ce que du matériel militaire de la C.S.N, acheté et utilisé par et uniquement par les Quatres Vallées, soit stationné sur ladite base ; le Latrua ne s'oppose pas à ce que les Quatres Vallées, en tant que pays indépendant membre d'une organisation internationale, utilisent ladite base. A contrario, le Latrua s'oppose à ce que du matériel opérationnel ou des militaires d'une autre nation membre de la Confédération Socialiste du Nazum stationnent sur ladite base ; le Latrua s'oppose à ce que du matériel opérationnel ou des militaires d'une autre nation membre de la Confédération Socialiste du Nazum transitent par ladite base ; le Latrua s'oppose à ce que ladite base soit utilisée dans le cadre d'opérations offensives initiées par la C.S.N et qui ne répondraient pas à une agression et une atteinte directe à la souveraineté territoriale des Quatres Vallées.

Pourquoi ce choix, ces propositions ? Pour trois raisons. La première est due à l'incursion, dans la nuit du 06 au 07 juin dernier, d'avions de la chasse ouanaise, en direction de la Restvinie, du territoire latruant. Ce survol s'étant fait sans aucune autorisation de la part des autorités latruantes compétentes, il s'apparente donc plus à un viol clair de la souveraineté du Latrua. À cette action, le gouvernement de la République aurait pu, à raison, répondre par la violence et détruire ces aéronefs. Cela aurait provoqué une crise sans précédent et aurait mené à un conflit armé entre les deux nations. Je vous laisse imaginer la situation et la place qui aurait été la vôtre si l'Ouaine avait eu accès à la base militaire alors qu'elle était en conflit ouvert avec le Latrua. Cela aurait donné quelque chose de baroque et aurait placé votre nation dans une position délicate, en porte-à-faux entre son alliance avec le Latrua et ses liens avec l'Ouaine et la Confédération Socialiste. En dissociant cette dernière de votre base, nous évitons ainsi que ce genre de situation délicate n'ait à exister.

Deuxième raison : l'opposition des partenaires stratégiques du Latrua. En effet, mon pays entretient plusieurs relations de défense mutuelle avec plusieurs nations eurysiennes. Ces relations impliquent une action de défense en cas d’agression extérieure qui ne serait pas du fait du Latrua. Or, si les Quatres Vallées se retrouvaient visées par des frappes, suite aux décisions de la Confédération, la base militaire pourrait être touchée, le Latrua pourrait être donc attaqué et ses alliés entraînés dans les hostilités. Cela créerait une spirale de violences inarrêtables, néfaste pour tous les acteurs.

Enfin, dernière raison, dernière motivation à mes propositions, qui rejoint d'ailleurs le point précédent : la volonté de neutralité du Latrua. Ma nation cultive, et ce depuis des siècles, une neutralité claire et affirmée qui la protège de tous les conflits qui font les plaisirs et les malheurs du monde. Si la base était visée, non pas car les Quatres Vallées étaient visées, mais parce que la C.S.N était visée, alors le Latrua serait entraîné, contre sa volonté, dans un conflit qui risquerait de semer mort et désolation.

Voici les différents points qu'il me semblait important de vous présenter. Je vous laisse maintenant réagir et faire vos contre-propositions. "


PR
Les festivités avaient été passées sans encombre et l'accueil subi sans coup férir pour la délégation ouanaise. On leur avait demandé de pour une fois se montrer aimable avec leurs interlocuteurs, tout d'abord parce qu'ils avaient besoin de leur soutien, et ensuite parce qu'ils étaient invités par les Quatre Valées qui leurs fournissaient un terrain de rencontre ce qui était fort appréciable. Anatavia Patrovichko, ministre des affaires étrangères ouanaises, ou aussi appelé "ministère de l''égo" par des oppositions aussi viles que traitres qui ne pouvaient rater une occasion de se moquer de la politique étrangère de l'Ouaine. Il est vrai qu'on avait plusieurs fois signifié à la ministre qu'elle allait "un peu trop loin" dans ses prises de paroles et se montrait parfois "un peu trop agressives". Billevesées ! Enfin, il allait falloir se montrer un peu plus conciliant cette fois-ci. Patrovichko ne put s'empêcher le rapide éclair d'inquiétude dans les yeux de leurs hôtes lorsqu'elle commença sa prise de parole, elle s'en délecta quelques secondes puis se reconcentra et parla ainsi:

Salutations. Nous voudrions d'abord remercier les Quatre Valées pour ce magnifique accueil et la prévenance avec le laquelle ils ont cru bon de nous inviter à cette réunion. Nous voudrions aussi remercier le Latrua d'avoir bien voulu nous honorer de sa présence.
Avant tout, l'Ouaine pense que sur ce point elle peut parler au nom de toute la CSN, elle est heureuse que vous proposiez cet échange diplomatique et souhaiterait l'accepter. Nous sommes convaincus que malgré les divergences idéologiques que vous avez souligné justement, nous sommes unis par une volonté de nous entendre, mais aussi par des interêts communs. Vous l'avez dit, et cela vous fait honneur, vous faites en sorte d'être un pays neutre depuis des années, une sorte de refuge de stabilité dans ce monde tanguant. Vous devez donc être probablement aussi pressés que nous que les affrontements en Retsvinie se terminent et que la région retrouve une nouvelle fois la paix. Nous tenons d'ailleurs une fois de plus à nous excuser de la tragique erreur qui avait failli mal tourner lorsque nos avions avaient penetré votre espace aérien de manière fort barbare. Nous comprenons tout à fait vos réticences à voir des troupes partiales s'installer sur votre sol, vous qui êtes impartial. Toutefois, nous savons que vous êtes assez clairvoyants pour y faire des exceptions, lorsque vous avez ouvert votre espace maritime à nos navires, ou lorsque vous avez accepté cette base des Quatre Valées.
Nous n'allons pas vous mentir en vous disant que nous nous réjouissons des conditions que vous mettez à l'installation de la base, toutefois nous les comprenons parfaitement, et, de toute façon, il est clair que c'est la base des Quatre Valées et pas la notre n'est-ce pas ? Ainsi, nous pouvons vous assurer qu'aucun militaire ou aucun matériel militaire ouanais, et donc probablement par extension de la CSN ne stationnera dans la base.
Cependant, nous oserions vous faire une petite demande, serait-il possible que cette base serve de point de transit au matériel que nous pourrions acheminer en Retsvinie une fois que le blocus velsien sera fini ? En effet, le trajet est long et un point qui nous permettrait de rediriger plus précisément notre aide en fonction des besoins de nos hommes et de la population nous seraient d'une grande aide.
De plus, cette ouverture nous montrerait votre volonté de rétablir l'ordre dans la région, et de mettre fin à la guerre rapidement. Après la guerre, il y aura des négociations, des traités, et le Latrua pourra être le pilier autour duquel se construira la nouvelle vie de la région. D'autant plus que vous aurez prouvé que vous êtes un pays de confiance sur lequel on peut compter pour faire passer la voix de la paix, de la stabilité et de la neutralité dans la région. Nous serons surs, et en tout cas l'Ouaine et la CSN le défendront, que la paix dans la région passera par vous et nous espérons que vous accepterez de vous mettre à la direction des négociations dans la région, en vertu de votre neutralité...
Toutefois, nous ne voudrions pas nous éterniser et faire dévier cette réunion de son but initial alors nous cédons la parole à qui la veut.
1942
Vasiliy avait écouté avec une attention certaine les paroles de son interlocutrice. Lorsque cette dernière eut terminé, le Président de la République jeta un rapide coup d’œil en direction de ses deux ministres, lut leurs regards et répondit :

"Merci Madame la Ministre pour vos paroles. Je commencerai par vous remercier pour vos mots concernant les décisions et les inclinations politiques du Latrua. La neutralité de mon pays est un principe important pour moi, pour sa diplomatie, car elle n'empêche pas l'initiative et c'est précisément ce que nous construisons ensemble aujourd'hui.

Par rapport à votre demande, sachez que la partie latruante ne s'oppose en rien à ce que cette base soit utilisée comme point de ravitaillement pour vos aéronefs. Deux conditions, cependant, s'imposent : la première, que la protection de la base et les ravitaillements soit opérée par la C.S.N et soit à la fois performante et effective ; la seconde, que les Quatres Vallées soient en accord avec cette utilisation.

Pour ce qui est du conflit en Restvinie et de sa résolution, nous sommes honorés de la place que votre pays, et plus largement votre organisation, réserve au Latrua dans la construction d'une paix solide et robuste. Je sais que la Confédération et l'Ouaine ne manqueront pas de rappeler cela lorsque des négociations se tiendront enfin. Je pense que cette question devra faire l'objet d'un examen plus approfondi et poussé de notre part, qui sait lors d'une autre rencontre, peut-être même avec la partie slavis.

Enfin, et je m'adresse ici aux représentants des Quatres Vallées, j'aimerais que nous abordions le sujet de l'utilité de la base latruante (sur votre territoire) pour votre nation et pour votre peuple. En effet, s'il existe un intérêt réel pour les forces armées latruantes de posséder un avant-poste sur un autre continent que l'Eurysie, il me semble que cette installation doit aussi pouvoir servir au pays hôte. C'est pourquoi nous voulions vous proposer que les forces aériennes qui y seront déployées se livrent à des missions de sécurisation de votre espace aérien ainsi qu'à des patrouilles, le tout en coopération avec votre aviation militaire, tandis que les forces terrestres pourront venir en aide aux forces de sécurité et de défense des communautés si vous ou elles en font la demande. "


PR
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