
La Kesatuan Pertahanan Nasional Myaikho, ou Unité de Défense Nationale de Myaikho, est le nom des forces armées de la République de la Cité de Myaikho. Créées en 1965 lors de l'indépendance de la Cité vis-à-vis de sa nation tutélaire de l'époque, l'Empire du Nord. Ses forces armées à ses débuts héritent à prix bas d'un certain nombre de navires nordistes stationnés dans la région en contrepartie que les navires impériaux puissent transiter et se ravitailler librement dans les ports militaires de la Cité et que l'armée de cette dernière coopère étroitement avec l'armée impériale. Les forces de la cité résident historiquement avant même la colonisation nordiste et lors de la guerre d'indépendance qui opposa la cité de Talo à l'Empire Wisani dans ses forces navales. La Cité est un port stratégique et est surnommée la Cité des perles en raison de son importance cruciale dans ce commerce. Son économie et sa culture sont tournées vers la mer, et logiquement sa force militaire également.
Durant les années 70-80, l'essor économique et technologique de la Cité et son importance toujours croissante dans le commerce mondial lui fait prendre conscience de la nécessité de disposer de forces armées robustes et que celles-ci, bien que partiellement protégées par son statut de nœud commercial majeur et de place financière nazumi de premier plan, elle subit malgré tout la piraterie, les menaces hybrides et que sa stature diplomatique ne peut être que renforcée par des forces permettant d'épauler ses alliés et le commerce international. Elle disposera donc à son apogée dans les années 80, début des années 90, d'une force navale relativement importante pour un pays de sa taille. On parle d'une flotte composée d'une dizaine de patrouilleurs, de cinq sous-marins, une dizaine de corvettes, cinq frégates, un destroyer et un porte-hélicoptère léger issu de la modification d'un porte-conteneur. On estime à environ un tiers le nombre de navires achetés à l'étranger, un tiers ceux produits directement comme tels par l'industrie nationale et un tiers issu de modification de navire existants. La Cité disposa aussi d'une force aérienne d'approximativement plus d'une centaine d'avions de chasse et une poignée d'avions radars et de guerre électronique bien que ce point fut l'une des principales lacunes de l'aviation de la Cité. Enfin, à cette époque, l'armée de terre était également arrivée à son apogée moderne. La Cité disposait d'une force régulière et permanente pour l'armée de terre de 30 000 soldats professionnels auxquels s'ajoutaient 30 à 35 000 conscrits / réservistes. À l'époque cette force était équipée d'environ 2000 blindés tout type confondus, plusieurs centaines d'autres véhicules, des systèmes radars et radios très modernes pour l'époque, ainsi qu'environ 200 pièces d'artilleries et une DCA naissante.
A partir des années 90 les forces armées suivent le déclin de la Cité. Ce déclin s'enclenche de par plusieurs facteurs, parmi lesquels un sous-investissement dans les infrastructures commerciales durant les dernières années, une mauvaise gestion financière, une période où d'autres pays ou villes captent les investissements étrangers en devenant plus compétitifs que la Cité (Heon-Kuang notamment), un manque de renouveau politique après plus des 25 ans de gouvernance du PPM et du faible renouvellement des profils (gouvernance du PPM qui durera encore 25 ans de plus), baisse inquiétante de la natalité qui continue encore aujourd'hui, coût croissant de l'entretien militaire, perte de vitesse de la recherche et de la technologie myaikhosienne, difficultés d'approvisionnement énergétique, etc.
Le coût d’entretien devient rapidement insupportable pour les finances de la Cité qui peine à contenir la croisse de la dette et qui avait largement surestimé ses capacités pour soutenir une telle force armée à long terme. Le PPM engage une réforme désastreuse du service militaire qui ne le rendra quasiment plus obligatoire et qui engendra un manque d'effectifs chroniques. L'armée de terre est la première victime des arbitrages budgétaires et verra ses forces blindées peu à peu diminuer, être vendues à l'étranger ou simplement rester dans les hangars sans pièces de rechange nécessaire. Le carburant sera rationné compte tenu des difficultés globales d'approvisionnement et la marine ainsi que l'aviation seront prioritaires. Les effectifs se réduisent à 20 000 au tournant des années 2000 puis 10 000 lors du budget de 2010, chiffre qui sera en réalité moindre, car peu de temps après 10 000 ne représente plus que les effectifs totaux des armées et une partie importante de ceux-ci sont attribués à la marine. L'aviation, elle est la seconde à décliner. Les capacités de projection sont abandonnées pour privilégier la défense de la Cité et de ses alentours et les capacités AWACS et EW sont, elles aussi, perdues au profit de systèmes au sol moins efficaces, mais moins coûteux. Les derniers avions vieillissants sont abandonnés ou vendus à bas prix dans les années 2010 par manque de pièce de rechange et de pilotes formés. Ventes qui mèneront à un scandale qui participera à la chute du PPM quelques années plus tard, car des avions myaikhosiens seront retrouvées lors de guerres civiles en Afarée, au Nazum et utilisés par des régimes autoritaires sur ces continents ainsi qu'au Paltoterra et en Eurysie de l'est. Des aéronefs aux caractéristiques ressemblant fortement aux avions myaikhosiens seront également retrouvés sur des territoires sous contrôle terroriste dans certaines régions du monde sans preuves formelles qu'ils proviennent de la Cité.
Finalement, la marine est la dernière à se voir décliner. Son importance était financièrement insoutenable, les infrastructures n'étaient plus à niveau et une telle flotte demandait des capacités d'entretien que peu de pays pouvaient se permettre. Le navire amiral, le porte-hélicoptère NSMP Raja Lautan , est désarmé au vu de son faible emploi en 2003. Suivent les capacités de haute mer les plus importantes telles que le destroyer NSMP Guruh et 2 frégates en 2005. Les sous-marins arrivés en fin de cycle en 2008 ne sont pas remplacés. Trois corvettes sont vendues en 2004 tandis que deux autres se percutent en 2009 lors d'un retour au port et doivent être sabordées. Considérant les risques sécuritaires de conserver les cinq autres corvettes dans un état de dégradation alarmant, il est décidé de les désarmer et de transférer leurs coques à plusieurs entreprises nazumies et aleuciennes pour les démanteler. Seule la dernière corvette mise à l'eau en 1994 est conservée. Enfin les patrouilleurs sont convertis en navires de pêche pour la plupart ou à leurs tours vendus à d'autres États. Seul subsiste de cette période les frégates NSMP Mutiara et NSMP Lautan Emas ainsi que la corvette NSMP Waspada.
L'armée de terre subsistait sous la forme d'une infanterie quasiment sans armements lourds et l'aviation ne disposait plus d'aucuns aéronefs.
Cependant, ces dernières années le nouveau gouvernement a exprimé la volonté de voir les forces armées de la Cité se reconstituer et a engagé plusieurs plans d'investissements et de montées de budget. À l'heure actuelle, fin 2019, la Cité n'a pas reconstitué de capacité industrielle de production militaire nationale. Toutefois, elle a investi massivement dans la R&D sur de nombreux pans économiques et dans le secteur de la défense, lui permettant progressivement de rattraper son retard mais aussi d'envisager de devenir leader dans certaines technologies. Ces avancées lui permettent ainsi de disposer théoriquement des technologies nécessaires pour envisager la production nationale d'aéronefs de plutôt bonne facture, bien qu'une difficulté semble se poser pour le saut de la sixième génération en termes d'aviation radar, d'aviation autonome et d'aviation multimissions mais aussi pour les hélicoptères. La Cité est pratiquement à la pointe de la technologie navale, électronique et balistique, et cherche à développer à présent des compétences en matière de robotique, de radars, d'intelligence artificielles et de DCA.
Cependant ce constat de compétences en matière technologique s'accompagne du constat que la Cité n'est pas en mesure de produire ces équipements par manque d'industrie en la matière ou du moins, dans les proportions requises. C'est pourquoi dans un premier temps le gouvernement s'est mis en quête d'achats d'équipements à bas prix dans le déstockage de ses alliés ou dans les enchères internationales. Cette stratégie, bien que vivement critiquée par l'opposition, a permis à la Kesatuan Pertahanan Nasional Myaikho de recouvrer une certaine mobilité sur le plan terrestre en disposant fin 2019 d'environ 200 blindés et plus d'une centaine de camions, mais également de retrouver une capacité aérienne naissante - faiblement technologique au demeurant - par l'achat d'une dizaine d'avions de chasse, une dizaine de chasseurs multirôles et de capacités de bombardements stratégiques. Si ces avions sont pour partie très en retard technologiquement, ils permettent tout de même à la Cité de ne pas être sans défense, mais surtout de former de nouveaux pilotes qui devront par la suite être aux commandes d'aéronefs bien plus performants. De nouveaux achats sont envisagés prochainement pour renforcer les forces nouvelles de l'armée de terre dont la Cité est à ce stade incapable de produire des véhicules à but militaires par sa propre industrie. Il est également question de reconstituer les capacités sous-marines de la République des perles, de se procurer pour les mêmes raisons de formations de pilotes, des hélicoptères de tout type et enfin reconstituer des capacités patrouilles maritimes côtières.
Ce réarmement s'opérant depuis 2015 ne manque pas de susciter des tensions au sein de la classe politique mais aussi de la société toute entière. Une feuille de route précise de se réarmement est réclamée. A cela s'ajoute l'engagement récent de la marine de la cité dans une opération extérieure, l'opération grand barrage du Grand Ling, pour la première fois depuis 2003. L'armée redevient donc un enjeu majeur et connaît un regain d'intérêt sur tous les plans.