07/12/2019
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[Encyclopédie] Idéologies et courants politiques en Westalia

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Idéologies et courants politiques en Westalia

Des personnalités historiques ayant grandement influencé les idées politiques westaliennes. De gauche à droite, George Markati, fondateur du Parti Communiste Westalien, Henry Horvanx, qui a inspiré l’Horvanxisme, Stanislas Asfort, père de l’Asfortisme, Simeon Belagri, père du bélagrisme, et Victor Hardenbor Sr., père de l’hardenborisme.
Des personnalités historiques ayant grandement influencé les idées politiques westaliennes. De gauche à droite, George Markati, fondateur du Parti Communiste Westalien, Henry Horvanx, qui a inspiré l’Horvanxisme, Stanislas Asfort, père de l’Asfortisme, Simeon Belagri, père du bélagrisme, et Victor Hardenbor Sr., père de l’hardenborisme.


Sommaire

Introduction : une histoire riche d’idéologies et très attachées à ses fondateurs

Arbre des idéologies en Westalia

Le concept central d’Union Nationale et ses différentes interprétations

L’Horvanxisme et l’héritage de la dictature
  • L’Horvanxisme Historique
  • Le Paléo-Horvanxisme
  • Le Fondamentalisme

L’Asfortisme et les fondations de la Grande République
  • L’Asfortisme
  • Le Néo-asfortisme

Le socialisme à la westalienne
  • L’Union des peuples (Socialisme westalien)
  • Communisme westalien (Markatisme)
  • Ouvriérisme (Alberi-Markatisme)
  • Communalisme westalien

A la croisée des grands courants
  • L’Hardenborisme (Néo-horvanxisme)
  • Le Bélagrisme

Le nationalisme hamajak
  • L’Autonomisme hamajak
  • L’Indépendantisme hamajak
  • Le Socialisme hamajak
  • Le Makkapistime

Quelques idéologies minoritaires ou disparues qui ont influencés le pays
  • Le Westalisme
  • Le Monarchisme
  • L’Indépendantisme madrerian


Introduction : une histoire riche d’idéologies et très attachées à ses fondateurs

La Grande République de Westalia, depuis la fondation de la Ier République, a été un berceau de réflexions politiques majeur, contribuant à la naissance de différentes idéologies ou à l’adaptation de certaines venues de l’étranger au contexte westalien. Certaines ont grandement impacté la direction qu’a pu prendre le pays, avant de disparaître ou de se fondre dans les courants de plus en plus distincts qu’elle a pu engendrer. Il est de connaissance commune que la première véritable idéologie westalienne à avoir dominé la scène politique du pays est celle des révolutionnaires de 1811, soit le westalisme, qui mettait l’accent sur le développement économique, qui influencera beaucoup le développement du capitalisme westalien, mais également celle du suprémacisme austarien, dont les préceptes seront élargis et repris dans le concept de l’Union Nationale, qui pourtant se positionne comme à l’opposé des westals sur cette question. Au fur et à mesure de la dictature et du passage à la Grande République, des influences étrangères et des événements mondiaux, de nombreuses personnalités vont émerger à partir du XIXème siècle, et jusqu’à aujourd’hui, pour proposer leur propre vision du pays, à des idéologies dont l’attache dépend particulièrement des symboles et de la personne à laquelle on l’associe, très souvent d’anciens dirigeants ou des théoriciens qui ont marqué leur temps. S'influençant régulièrement entre elles, ces dernières poursuivent leur inarrêtable évolution et division en de nouveaux courants qui apportent eux aussi leur pierre à l’édifice. Un cycle d’évolution qui ne s’est jamais arrêté, preuve du dynamisme westalien en la matière, et qui s'accélère même dans les dernières périodes de crises rencontrées par la Grande République, voyant de nouveaux termes beaucoup plus récents, mais toujours dans cette même logique, apparaître dans le langage commun : bélagrisme, néo-asfortisme, hardenborisme…

Ce document a pour objectif de présenter les différentes idéologies et leurs histoires au sein de la Grande République, pour apporter plus de clarté à cette scène politique très mouvante et parfois complexe à comprendre dans ses terminologies.

HRPHRP : Le but est surtout d’avoir une meilleure compréhension du lore westalien, pour mieux comprendre les événements sur lesquels je RP en ce moment, où la connaissance de ces idéologies devient de plus en plus nécessaire pour suivre mon histoire. Je souhaite rester simple et je ne suis surtout pas un expert en politique, donc j’aborde ces dernières beaucoup plus sous un aspect historique et d'impression, que sur le plan des doctrines et des positions, encore plus pour des idéologies très internationalisées et connues (exemple : socialisme, communisme…).


Arbre des idéologies en Westalia

Ces dernières sont divisées en quatre grands blocs, qui peuvent se partager des courants politiques. De gauche à droite : le Nationalisme Hamajak, l’Union des Peuples (socialisme), l’Asfortisme et l’Horvanxisme (Union Nationale).
Ces dernières sont divisées en quatre grands blocs, qui peuvent se partager des courants politiques. De gauche à droite : le Nationalisme Hamajak, l’Union des Peuples (socialisme), l’Asfortisme et l’Horvanxisme (Union Nationale).

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Le concept central d’Union Nationale et ses différentes interprétations

Dans la scène politique moderne, le concept d’Union Nationale est omniprésent, autant à gauche qu’à droite, parfois sous d’autres dénominations ou interprétations, à l’image du concept “d’Union des peuples”. Mais concrètement, qu’est-ce que l’Union Nationale et d’où cela vient-il ? Westalia est loin d’être une nation unitaire culturellement et religieusement, possédant une très grande diversité d’origines issues de la colonisation, des natifs locaux ou de l’immigration, mais elle reste avant tout un pays aux racines profondément austariennes et c’est dans ce sens que les westals, après la révolution, ont voulu imposer leur propre culture et langue aux madrerians, conquis quelques années plus tôt, entraînant deux grandes révoltes contre ce qui était à l’époque considérés comme “les occupants”. Pour autant, ces deux communautés ont réussi à mettre de côté leurs différends en l’espace de quelques décennies, et tout cela grâce à l’invention du concept “d’Union Nationale”. Ce dernier vient en réalité du premier dirigeant westalien aux origines madreriannes, de sa mère, et austariennes, de son père, le célèbre Dictateur Henry Horvanx. S’il est notoirement connu pour sa discrimination acharnée contre les hamajaks, il est également celui qui a fait preuve d’une très grande tolérance dans la pratique des cultures non-austariennes sur le territoire, en premier avec les madrerians, sans surprise, mais aussi avec les différentes communautés d’immigrés venus s’installer durant la Grande ruée vers l’or, qu’elles furent du Nazum ou d’Eurysie. Pour gouverner un peuple encore plus hétérogène, il a donc inventé un concept nationaliste d’une culture westalienne “aux multiples peuples, qui œuvrent ensemble pour construire une Westalia encore plus grande”, excluant bien évidemment les hamajaks de l’équation. Cette tolérance culturelle a ainsi permis de donner à l'État, et surtout à lui-même, le rôle d’une entité unificatrice et représentative d’un tout. Sa large diffusion est avant tout due au fait de la démocratisation de l’éducation dans le pays, couplée à une propagande omniprésente ayant nourri des générations dans cet idéal utopique.

Aujourd’hui, l’Union Nationale est un concept qui a beaucoup évolué, tout en ayant été à la base de l’écrasante majorité des idéologies et courants politiques westaliens. A droite, le concept reste toujours celui d’une idée patriotique, voir nationaliste, de Westalia, pouvant inclure les “quatre grandes communautés” (austariens, madrerians, nipozams et hamajak) dans cette alliance populaire, tout comme continuer à en exclure les hamajaks, bien que cette exclusion ne soit plus revendiqué publiquement par une très grande partie de la droite, à l’exception de quelques extrémistes, pour des raisons plus électorales que morales. A gauche, on préfère se rattacher au fait d’unir des peuples différents au sein d’une coopération commune, influencé malgré eux par Henry Horvanx sur ce point, mais qui s’oppose frontalement avec l’ancien dictateur, préférant l'appellation d’Union des peuples.

Cette présence aussi importante de cette volonté “d’unité” au sein de l’histoire politique westalienne, voir dans la culture, a naturellement produit une société de citoyens majoritairement patriotes, avec un accent particulier sur ce concept par la droite, qui en a fait l’un de ses principaux atouts politiques et ce qui peut expliquer sa dominance dans l’histoire de la Grande République.


L’Horvanxisme et l’héritage de la dictature

Portrait officiel du Président à vie Henry Horvanx (1894).
Portrait officiel du Président à vie Henry Horvanx (1894).

L’Horvanxisme Historique
L’horvanxisme est une vaste idéologie qui a posé les fondations de la droite westalienne, à différents degrés suivant les partis. Le principe général est celle de se revendiquer entièrement ou partiellements des idées et de l’héritage politique d’Henry Horvanx, bien que ce nom n'ait jamais été utilisé dans ce sens de son vivant. Ainsi, si aujourd’hui, on peut utiliser le terme de “régime horvanxien” pour parler de la dictature, il n’est pas utilisé à l’époque pour le qualifier de la sorte. Le qualificatif de “Historique” trouve ses racines directement dans les années 30, où plusieurs partisans autoritaristes de la tentative de coup d'État de 1918 ont été libéré de prison après avoir purgé leurs peines, pour ceux ayant écopé d’une condamnation légère, voir qui ont réussi à y échapper. Ces regroupements resteront anecdotiques, face à une population devenue majoritairement asfortienne, voir se faire interdire à plusieurs reprises, avec un gouvernement fédéral profondément anti-autoritaristes qui leur mènera la vie dure. Malgré tout, les idées horvanxiennes survivent dans l’ombre jusqu’à faire de l’anti-communisme leur cheval de bataille, notamment durant la guerre de 58-62 et la révolte ouvrière de 1961, qui pousseront ses membres à former des milices armées et à régulièrement recourir à des actions violentes, aboutissant à la fondation du Parti National Westalien, qui est toujours le principal représentant de l’Horvanxisme historique. Face aux multiples risques d’interdiction, pour ses violences, le parti va progressivement dissoudre ses milices officielles et ses stratégies de violences, pour essayer de s’intégrer dans la conquête électorale pleine, notamment lorsque le sentiment anti-hamajak commence à reprendre en popularité, tout particulièrement après la fin de la ségrégation. Aujourd’hui, l’Horvanxisme historique est beaucoup moins violent qu’à ses origines, plus adapté pour se diffuser dans un système démocratique, qu’il reconnaît comme défaillant pour la société. S’il est considéré comme la racine des autres courants horvanxiens, il n’est pas le plus populaire et souvent regardé comme un mouvement de nostalgiques de la dictature, bien que sa popularité croît depuis la fin des années 90.
Le Paléo-Horvanxisme
Le Paléo-horvanxisme est en quelque sorte une version “moderne” de l’horvanxisme historique, avec lequel il partage ses principales doctrines : anti-hamajak, anti-communiste… Ils s’opposent cependant sur les questions économiques, puisque si les deux sont de natures très protectionnistes, les paléo-horvanxiens sont très généralement le soutien d’un État ultralibéral, peu interventionniste sur les questions économiques et qui fait la part belle à l’individualisme, tandis que les autres sont partisans d’un État très centralisé et avec un pouvoir très important. Sur le plan diplomatique, les deux courants s’opposent également, puisque les paléo-horvanxiens, bien que dans un premier temps plutôt isolationniste, vont dans les années 2010 complètement embrasser la volonté d’une Westalia puissante à l’international, qu’ils imaginent comme dominante et avec un rôle de protecteur contre l'indigénisme et le communisme en Aleucie, là où les horvanxiens historiques sont toujours en faveur d’une politique isolationniste. Si les deux se revendiquent plus ou moins officiellement comme anti-hamajak, les paléo-horvanxiens n’ont pas de problème à intégrer dans leurs rangs des westaliens nipozams, ce qui n’est pas le cas des horvanxiens historiques, qui placent les austariens et les madrerians au-dessus de toutes les autres communautés. Le paléo-horvanxisme prend racine dans le retour du conservatisme sur le devant de la scène politique westalienne, à la fin des années 80, trouvant à la fin des années 90 et au début des années 2000 un représentant parfait : Alfred Eisendorf, qui influencera grandement les doctrines appliquées à droite, tandis que l’arrivée plus tardive d’Arthur McAubert, au milieu des années 2010, va apporter avec lui une véritable fondation économique à ce courant horvanxien. Bien qu’ayant plusieurs points qui les opposent, les horvanxiens historiques et les paléo-horvanxiens trouvent souvent matière à s’entendre idéologiquement.
Le Fondamentalisme
Jusque très récemment, le fondamentalisme horvanxien était un courant idéologique assez peu connu de la majorité de la population, de par sa relative minorité au sein même de la grande famille des horvanxiens, mais aussi de sa quasi-inexistence médiatique ou de son amalgame à tort avec d’autres courants horvanxiens. Avec les différentes exactions des Nouvelles Légions, organisation paramilitaire qui se revendique de ces idées, ce courant a eu un grand coup de projecteur depuis 2019. Mais concrètement, qu’est-ce que le fondamentalisme horvanxien ? C’est avant tout une interprétation extrêmement radicale de la vie et des paroles d’Henry Horvanx, à un tel point que certains observateurs ont du mal à le classifier comme une branche de l’horvanxisme, tellement elle s’éloigne des autres sur certains plans. En effet, les fondamentalistes prônent pour une société “purifiée” de tous les ennemis de la nation : les hamajaks, les communistes, les socialistes, les étrangers, les non-chrétiens… En soit, tout ce qui n’est pas ou ne pense comme eux, sur l’ensemble du territoire, souhaitant poursuivre ce “travail de purge” qu’ils affirment avoir été celui du Dictateur de son vivant. Avec un aspect très spirituel dans leur discours et leurs propres visions, une bonne partie de ces organisations fondamentalistes, souvent paramilitaires, est assez semblable à des sectes chrétiennes, avec des leaders qui revendiquent parfois agir sous le coup d’une “mission divine”, voir qui se présentent comme les “élus de Dieu” pour partager sa parole et “purifier le monde”, certains considérant même Henry Horvanx comme un prophète en son temps. Ils marquent également une grande frontière avec tout le reste de la droite, en revendiquant des positions anticapitalistes affirmées, qu’ils associent aux westals que leur idole avait chassé du pouvoir et qui sont pour eux le symbole de la décadence et du péché, associant toute société démocratique comme un outil de contrôle d’une oligarchie de riches hérétiques ayant pour objectif de détourner les westaliens de la voix de Dieu. En réalité, le fondamentalisme est très mal défini dans son ensemble et certains groupes s’en revendiquant s’opposent sur des points essentiels de leurs doctrines. Mais une chose est sûre : ce sont tous des fanatiques qui n’ont pas peur de faire usage de la violence pour arriver à leurs fins.

L’Asfortisme et les fondations de la Grande République

Photographie du 1er Président fédéral Stanislas Asfort, en tenue de Général, en 1922.
Photographie du 1er Président fédéral Stanislas Asfort, en tenue de Général, en 1922.

L’Asfortisme
De par son nom, l’Asfortisme est une idéologie qui se revendique des idées et de la façon de penser du Fondateur de la Grande République et premier Président fédéral de cette dernière : Stanislas Asfort. Héro westalien ayant déjoué le coup d'État de 1918, en stoppant les putschistes, tout en unifiant le pays pour éviter de le voir plonger dans la guerre civile. Il est à l’origine une figure majeure de la faction des démocrates, au cours de la fin de la dictature, promouvant une réforme majeure de la société pour en faire une véritable démocratie fonctionnelle, à l’image de ce qui se fait déjà ailleurs dans le monde. Promoteur d’une Westalia démocratique, fédéraliste et phare des libertés, son influence et sa prestance en font sans aucun doute le westalien le plus important du XXème siècle, tout comme il est compté dans les rangs des pères fondateurs de la nation. Pour autant, “l’asfortisme” ne prend pas encore réellement ce nom et on parle plutôt de “démocratisme” entre 1919 et 1965, dominant la scène politique westalienne sans interruption entre 1919 et 1949, avant de voir d’autres partis prendre le dessus. On commence réellement à parler d’asfortisme et d’héritage politique de Stanislas Asfort avec la fondation du Parti Asfortien, en 1965, qui se pose comme une alternative plus démocratique que l’Union des Conservateurs, mais aussi beaucoup moins radicale que les socialistes, occupant le pouvoir la majorité du temps jusqu’au début des années 90. Entre 1965 et aujourd’hui, l’asfortisme est une idéologie qui a beaucoup évoluée doctrinalement, d’abord fédéraliste, ses partisans adoptent de plus en plus des discours centralistes, plus libéraux et s’orientant vers un conservatisme modéré, tout une liste d’éléments qui ne caractérisent pas forcément la vision que l’on peut donner à Stanislas Asfort, tout particulièrement pour leur contribution à la transformation de la Grande République en société ultra-capitaliste. Pour certains observateurs, l’asfortisme peut-être considéré comme une branche de l’horvanxisme, reprenant des éléments majeurs comme le concept d’Union Nationale ou ses difficultés à remettre en cause tout ou partie du personnage d’Henry Horvanx, tout particulièrement lorsque Stanislas Asfort a, de son vivant, complimenté certains apports du Dictateur. Mais cette qualification est grandement sujet à débat, tout particulièrement de la part des asfortiens qui rejettent en bloc cette affiliation, qui ne fait clairement pas consensus dans les sciences-politiques westaliennes, qui considèrent l'asfortisme comme une idéologie à part entière, sans renier quelques influences d'Henry Horvanx.
Le Néo-asfortisme
Le concept du néo-asfortisme est quelque chose d’assez récent en Westalia, un terme dont la première mention date tout au plus des années 2000. Il émerge en force après la chute considérable de l’asfortisme au début des années 2000, dévoré d’un côté par les bélagristes et de l’autre par les hardenboristes, provoquant une véritable remise en question doctrinale de ses penseurs. Ainsi, de nombreux asfortiens en viennent à réclamer un retour aux sources, soit à une lecture plus fidèle de la vision de Stanislas Asfort : ces nouveaux partisans se faisant les soutiens d’une Westalia fédéraliste, à contre-courant du reste de la droite, mais également beaucoup plus souverainiste et protectionniste. Ils considèrent que l'État fédéral doit réduire ses interventions économiques pour reléguer plus de pouvoirs et de droits aux État-Républicains, présentant le néo-asfortisme comme un mouvement très libéral, considérant le développement d’une Grande République la plus autonome et souveraine possible. Le rapprochement de ses partisans avec les mouvances conservatrices, au cours des années 2010, ne va pas se faire sans conséquences, puisque les néo-asfortiens ont tendance à afficher des idées de plus en plus à droite, mais ils ont également exercé une certaine influence sur les conservateurs, notamment sur le plan économique, en promouvant le concept de souveraineté, qui est désormais un élément central à droite, grâce à eux. Cette mouvance est très souvent rattachée à la personnalité de Justin Darfor, qui en a fait la promotion, tout en impactant durablement la droite dans ses idées, certains qualifiant même le néo-asfortisme de “Darforisme”, bien que le terme ne soit pas utilisé par ses partisans, ni par le premier intéressé.

Le socialisme à la westalienne

Quelques grandes personnalités socialistes westaliennes, de gauche à droite : George Markati, fondateur du Parti Communiste Westalien et père du Markatisme, Joshua Wilson, fondateur de l’Union Socialiste et Révolutionnaire des Ouvriers, Giovanni Alberito, fondateur du Parti des Ouvriers Libres, et père de l’Alberi-markatisme.
Quelques grandes personnalités socialistes westaliennes, de gauche à droite : George Markati, fondateur du Parti Communiste Westalien et père du Markatisme, Joshua Wilson, fondateur de l’Union Socialiste et Révolutionnaire des Ouvriers, Giovanni Alberito, fondateur du Parti des Ouvriers Libres, et père de l’Alberi-markatisme.

L’Union des peuples (Socialisme westalien)
Comme précisé plus haut, le concept de l’Union des peuples n’est pas vraiment une idéologie, mais plus un précepte adopté par l’écrasante majorité des mouvements de gauche en Westalia, correspondant souvent à ce que l’on peut qualifier de “patriotisme de gauche”. S’il s’inspire de l’Union Nationale, pour son rapport à l’unité et de la coopération d’un ensemble de peuples différents pour un projet commun, la ressemblance s’arrête à ce niveau-là. En effet, l’Union des peuples ne s’arrête généralement pas à une liste d’ethnies prédéfinies pour se présenter et se transforme en un terme englobant aussi bien les luttes communautaires, sociales et de classes dans un seul concept. Ses représentants les plus importants sont sans aucun doute les socialistes dans l’histoire du pays. Si le socialisme n’est pas nouveau en Westalia, sa diffusion et son implantation remontant jusqu’à la dictature, bien qu’illégale à cette époque, c’est vraiment à partir de la démocratisation de la société que ce concept va prendre de l’ampleur et devenir la base de tous les courants socialistes, communiste ou de gauche pour les années qui suivront. Le socialisme, comme l’Union des peuples, sont des éléments particulière rattachées à la figure historique du sénateur Joshua Wilson, fondateur du premier parti de gauche au cours de la phase de démocratisation de la dictature : l’Union Socialiste et Révolutionnaire des Ouvriers, qui deviendra une référence sur la lutte politique de gauche suite à cela. Avec les défauts et les revers d’une société de plus en plus capitaliste et inégalitaire, le socialisme en Westalia est très populaire de la fondation de la Grande République à la crise économique de la fin des années 70-début des années 80, qui vont provoquer le début d’un déclin majeur sur les décennies qui suivront. Ces derniers ne reviendront pas au pouvoir avant 2015, soit trente-quatre ans plus tard et encore dans une fragile coalition très hétéroclite, face à une droite profondément divisée et affaiblie. Malgré tout, ce retour a eu l’occasion de remettre en avant les idées socialistes, principalement sociales-démocrates, mais également le concept de l’Union des peuples, dont l’utilisation reprend en popularité au sein de la gauche, pour contrer l’Union Nationale utilisée à outrance par la droite.
Communisme westalien (Markatisme)
Le communisme westalien a longtemps été considéré comme une branche des mouvances socialistes, jusqu’à leur scission au sein de l’USRO, dans les années 30, très critique de la tournure réformiste du parti. Désormais indépendant, c’est autour d’une figure centrale que le communisme va se construire à partir de cette date : George Markati, très populaire, charismatique et un théoricien qui donnera son nom à sa propre version du communisme à la westalienne : le markatisme. Facilement reconnaissable, présent dans presque toutes les grèves et manifestations ouvrières, c’est un révolutionnaire dans l’âme qui propulse le parti dans des scores électoraux important durant les années 40, alors que le sentiment anti-communiste prend de plus en plus de place et que nombre d’entre eux sont arrêtés sous les gouvernances asfortiennes et conservatrices. Cependant, George Markati décède d’un cancer en 1946, laissant les rênes du mouvement à son successeur, le célèbre leader communiste Alfred Smith, qui sera un allié fidèle des socialistes aux différentes élections. Très influencé par les régimes communistes un peu plus au nord, la Viétie et la Vlastie, les communistes vont adopter des positions très favorables à leurs égards et empruntent de nombreuses rhétoriques issues de la propagande de ces pays. En 1958, le communisme est rapidement pointé du doigt par la presse de droite comme le mal, avec l’éclatement de la première guerre contre la Viétie, se faisant lâcher par les socialistes politiquement, qui perdront aux élections de 1959 sans ce soutien précieux, et qui laissera place à un gouvernement conservateur très anti-communiste. En 1961, des révoltes ouvrières éclatent partout dans le pays et un très grand nombre d’entre elles se revendiquent comme des “révolutions communistes” pour renverser le gouvernement et arrêter la guerre. Si les révoltes sont rapidement matées, l’exécutif conservateur va rapidement profiter de la situation pour faire arrêter la quasi-totalité des leaders communistes, dissoudre leur mouvement et interdire leur idéologie, ce qui est toujours d’actualité. Aujourd’hui, rares sont les westaliens qui se revendiquent ouvertement du communisme et la diffusion de ces idées se fait soit de manière détournée, soit dans l’illégalité complète, bien que les gouvernements socialistes qui ont suivi ont été très tolérants sur cette question. La volonté d’une dépénalisation du communisme est un cheval de bataille de l’extrême-gauche depuis des décennies désormais, ainsi qu’un épouvantail parfait pour la droite qui y voit toujours le démon des années 60.
Ouvriérisme (Alberi-Markatisme)
L’ouvriérisme est un courant politique socialiste et révolutionnaire, dont le rapprochement avec le communisme est très important, bien qu’il n’en revendique pas de filiation, pour des raisons d’existence légale en Westalia. En effet, ce sont “d’anciens communistes” qui ont fondé ce nouveau mouvement peu de temps après l’interdiction de leur idéologie de prédilection, par d’anciens membres plus modéré et ayant évité de justesse leur arrestation durant les “purges rouges” organisés par le gouvernement conservateur, profitant d’un retour des socialistes au pouvoir pour sortir de l’ombre sous un nouveau visage qui s’accorde à la loi. Le nouveau mouvement est fondé par le théoricien socialiste Giovanni Alberito, qui prend forme politique sous le nom de Parti des Ouvriers Libres, qui se veut être le porte-parole des syndicats ouvriers westaliens, ce qu’il parvient à devenir au fur et à mesure des années, parvenant même à devenir un concurrent sérieux à l’hégémonie de l’USRO auprès de l’électorat de gauche. Assez rapidement, on associe les pensées de Giovanni Alberito aux différentes doctrines ouvriéristes, également qualifiées de “Socialisme alberi-markatiste”, sans rejeter les travaux de George Markati, qui reste une référence pour ses partisans. Bien que très surveillé, le mouvement ne sera jamais interdit ou étiqueté communiste par l'État, même si la droite et l’extrême-droite considèrent l’ouvriérisme comme tel, les horvanxiens des années 60 et 70 n’hésitant pas à faire preuve de violence à leur égard. Pour autant, l’ouvriérisme reste un courant politique socialiste très populaire, bien plus que l’horvanxisme, au cours de la seconde moitié du XXème siècle, où l’entre-deux-guerres peut être considéré comme son âge d’or politique. Cependant, lorsque la seconde guerre contre la Viétie éclate, l’ouvriérisme perd en influence et en popularité, comme la gauche de façon générale, avant d’entrer dans une chute électorale progressive, concurrencé par de nouveaux mouvements de gauche, tout comme leurs anciens alliés socialistes.
Communalisme westalien
Historiquement, le communalisme en Westalia trouve ses origines à la fin du XIXème siècle comme l’une des idéologies de gauche qui se développent au cours de la grande industrialisation du pays, de part quelques essaies rédigés par des auteurs peu connus, voir inconnus, transmis illégalement, alors que ce genre d’idéologie est traité comme une nuisance par le gouvernement horvanxien, ce qui ne permettra pas sa diffusion, ni même lors de l’instauration de la démocratie, les socialistes, puis les communistes, s’arrangeant pour occuper l’essentiel de l’espace idéologique à gauche. Le communalisme “moderne”, en Westalia, est en réalité assez récent et il trouve ses origines dans les rangs ouvriéristes, couplé à la démocratisation d’internet, qui provoquent la diffusion de nouvelles façons de penser, dont cette dernière est notamment propulsée par l’émergence du Grand Kah comme superpuissance dans le monde. Propulsée sous les projecteurs dans les années 2010, cette “nouvelle” idéologie sur le sol westalien opère par des réseaux et des moyens alternatifs en comparaison à ceux qu’utilisent ses rivaux politiques. A contre-courant de la gauche “traditionnelle”, à laquelle les communalistes ne s’associent pas, ces derniers parviennent à maintenir une croissance remarquable élections après élections, au point de s’installer durablement dans le paysage politique fédéral. En interne, le communalisme se divise entre deux principaux courants, avec d’un côté ceux qui sont surnommés les “kat-hanais”, majoritaire en l’état, ils portent leur regard vers le Grand Kah comme un modèle à appliquer en Westalia, avec une proximité internationale naturelle à leur égard, de nombreuses théories supposant que le Grand Kah est le marionnettiste derrière l’apparition du communalisme en Westalia, bien qu’il n’y ait à ce jour aucune preuve tangible de ces suppositions. L’autre courant se veut plus détaché des kat-hanais sur la question du modèle et souhaite la construction d’un communalisme adapté au contexte social westalien, reprenant notamment comme références des théoriciens communistes ou ouvriéristes, comme Giovanni Alberito, sur certains éléments clés. Malgré tout, les deux courants ne s’opposent pas idéologiquement, sont favorables au Grand Kah et coopèrent ensemble malgré quelques différences.

A la croisée des grands courants

Deux hommes aux mêmes racines politiques, mais à la finalité différente et opposée, qui ont construit la scène politique westalienne du XXIème siècle, de gauche à droite : Victor Hardenbor Sr. (en 1994), père de l’Hardenborisme et Président fédéral entre 1991 et 2015, et Simeon Belagri, père du Bélagrisme et Président fédéral entre 2015 et 2019.<br>
Deux hommes aux mêmes racines politiques, mais aux finalités divergentes opposées, qui ont construit la scène politique westalienne du XXIème siècle, de gauche à droite : Victor Hardenbor Sr. (en 1994), père de l’Hardenborisme et Président fédéral entre 1991 et 2015, et Simeon Belagri, père du Bélagrisme et Président fédéral entre 2015 et 2019.

L’Hardenborisme (Néo-horvanxisme)
L’hardenborisme, à qui l’on donne également la qualification de “néo-horvanxisme”, est une idéologie développée en grande majorité par l’ancien Président fédéral Victor Hardenbor Sr., en plusieurs phases qui feront basculer ce courant comme de “l’asfortisme très à droite” à un rapprochement assumé avec les idées horvanxiennes. En unifiant l’ensemble des mouvements conservateurs et profitant de la crise des ghettos devenue hors de contrôle pour les asfortiens au pouvoir, Victor Hardenbor Sr. propose à la population un programme beaucoup plus radical que ses anciens amis du Parti Libre et Démocrate, dont il a été membre, tout en gardant à cette époque le qualificatif “d’asfortien” pour se présenter, tout en posant les bases d’un véritable culte politique et social envers l’Union Nationale, qui devient le cœur idéologique de ce qu’il est en train de construire. L’Hardenborisme se forge une véritable ligne axée sur sa doctrine sécuritaire, après son arrivée au pouvoir, dans les années 90, en intégrant notamment de nombreux horvanxiens dans ses rangs et profitant d’avoir la main sur la résolution de la crise pour établir un “précédent” dans l’usage de la violence policière pour résoudre des problèmes d’ordre sociaux, entrant dans sa pente radicaliste. Au début des années 2000, avec l’intégration de personnalités encore plus extrême au sein du mouvement, l’Hardenborisme prend rapidement une forme de plus en plus hostile à de nombreux principes démocratiques, comme l’indépendance de la justice ou encore de plusieurs libertés individuelles, dans un populisme de droite qui lui permet de justifier ses prises de positions radicales et qui coûteront grandement à la popularité de cette droite que l’on qualifie à ce moment-là de “néo-horvanxienne” ou de “nouveau régime horvanxien”. Au départ hostile à une ouverture vers l’international, l’idéologie va progressivement basculer dans un avis plutôt favorable au fur et à mesure des années, avant d’en devenir un soutien important, notamment grâce à la présence d’Henry Takajiwa, qui va par la suite être le maître d’œuvre des doctrines diplomatiques hardenboriennes. Avec une vaste perte en popularité et de nombreux scandales impliquant des positions liberticides et anti-démocratiques, une partie de ses partisans vont essayer d’adopter une approche plus modéré, avant que les “grandes fractures de droite” entre 2015 et 2017, couplé à la montée en intensité des menaces de la Fédération de Stérus, n'inverse cette tendance pour aboutir à l’émergence d’un hardenborisme encore plus radical et extrême dans ses positions.

Avec la réunification des hardenboristes et de la droite par Victor Hardenbor Jr., fils du premier, le courant va embrasser à bras ouvert son orientation autoritariste et horvanxienne, mais également suprémaciste. Promouvant une politique sécuritaire radicale, sans limite et aux bords de la légalité, tout comme une volonté de voir Westalia devenir la grande puissance aleucienne, avec l’intention de renverser l’ordre géopolitique du continent en leur faveur, séduisant de nombreux autres mouvements conservateurs ou d’extrême-droite en Aleucie, espérant importer leurs réussites idéologiques et électorales chez leurs voisins pour provoquer une “vague conservatrice” sur l’ensemble du continent.

Le Bélagrisme
Le bélagrisme est une idéologie asfortienne, que l’on nomme également “asfortisme de gauche” ou “asfortisme social”, qui a émergé en même temps que la montée en popularité de Simeon Belagri, principal opposant à Victor Hardenbor Sr., puis Président fédéral de 2015 à 2019. Elle émerge de l’aile gauche du Parti Libre et Démocrate, qui considère que le mouvement n’avance pas les bons arguments pour s’opposer au populisme hardenborien, tout comme il ne le considère pas assez critique des dérives autoritaires de Victor Hardenbor Sr., avec un point de rupture établie à l’adoption du référendum sur les changements constitutionnel qui aura permis, entre 2003 et 2016, à la présidence fédérale d’avoir un contrôle quasi-total sur le Conseil de la Justice fédérale, donc sur le pouvoir judiciaire. Simeon Belagri, anciennement Ministère fédéral à l’économie nationale, sous le précédent gouvernement asfortien, émerge comme une figure de proue pro-démocratie et devient un acteur extrêmement actif de l’opposition au Président fédéral conservateur. En fondant son propre parti et en définissant sa propre vision, Simeon Belagri pose rapidement une pensée politique qui prend son nom : le bélagrisme. A l’image du néo-asfortisme qui pioche dans les idées prenant leur origine chez Stanislas Asfort, cette idéologie fait de même, mais s’accentue quant à elle sur le développement d’une société plus démocratique et fédéraliste, avec plus de pouvoir et de moyen de s’exprimer pour le peuple. Cependant, contrairement aux autres mouvances asfortiennes, le bélagrisme accorde une part importante au développement social, à tel point que l’on considère cette idéologie comme un courant social-libéral, séduisant aussi bien des libéraux asfortiens en quête d’une société meilleure, que les socio-démocrates à la recherche d’un mouvement aux idées capables de repousser la droite électoralement. De par le contexte de sa fondation, le bélagrisme s’est construit comme l’idéologie en opposition quasi-totale de celle de l’hardenborisme, à un tel point que ce caractère d’opposition en devient sa marque de fabrique. Tout naturellement, lorsque l’hardenborisme perd grandement en popularité entre 2014 et 2015, les bélagristes rencontrent des succès électoraux majeurs, qui leur permettent d’appliquer leurs nombreuses idées réformistes une fois au pouvoir, à partir de 2015.

Si le bélagrisme n’a été au pouvoir que quatre ans, entre 2015 et 2019, avec une réelle application de leur programme entre 2015 et 2017, celui-ci a eu un impact majeur sur la société westalienne, en contribuant à des réformes sociales et constitutionnelles qui ont permis à la Grande République de développer grandement sa culture démocratique, au point de devenir un exemple en Aleucie durant cette période, un objectif diplomatique pour ces derniers. Avec leur défaite en 2019, les bélagristes ont grandement perdu en influence sur la société, mais ils restent tout de même suffisamment puissants pour reprendre un rôle d’opposition important, face à des hardenboristes encore plus radicaux et extrêmes que jamais dans leurs idées.


Le nationalisme hamajak

L’Ak Amatra Makkapitew des Hamajaks, figure centrale et historique du nationalisme hamajak.
L’Ak Amatra Makkapitew des Hamajaks, figure centrale et historique du nationalisme hamajak.

L’Autonomisme hamajak
Tous les hamajaks ne souhaitent pas nécessairement la création d’un État propre à leur peuple et sont tout à fait favorable dans le fait de s’associer comme un westalien. Cependant, les autonomistes considèrent que la particularité du peuple hamajak, de par sa culture si spéciale et ses origines natives, devrait avoir le droit à une plus grande reconnaissance fédérale en termes de droit et de certaines exceptions, pour ne pas dire privilèges, par rapport à d’autres communautés. En effet, ces derniers luttent avant tout pour la création d’un septième État-Républicain dédié à la représentation de leur peuple, comme les madrerians ont Terracristo et comme les nipozams ont Lerant. Si la question et le dessin de ce nouvel État-Républicain ne sont pas encore totalement définis, l’idée la plus populaire est celle d’un État-Républicain qui couvrirait toute la partie orientale de l’État-Républicain d’Horvanx et une petite partie du nord de l’État-Républicain de Terracristo, une zone à forte majorité hamajak est au grand nombre de “terres sacrées” encore intactes après la colonisation. Cela représenterait une superficie de presque 80 000 km², principalement rurale et aride, occupant notamment une bonne partie de la région de l’End Plateaus, qui est très importante pour les clans hamajaks résidant au nord-ouest du pays. Si on est encore dans le cadre d’un rêve lointain, aucun gouvernement n’ayant accepté la moindre concession sur cette question, les autonomistes travaillent avant tout à la diffusion de leurs idées au sein de leur communauté et des mouvements politiques qui leur sont favorables (donc très majoritairement à gauche). En termes de diffusion, ils prônent les actions non-violentes et l’écrasante majorité des autonomistes se revendiquent comme des pacifistes pour atteindre leurs objectifs, bien qu’ils soient de grands adeptes des manifestations tape à l'œil. “L’autonomisme hamajak” est un terme large et qui n’est pas une idéologie unifiée en tant que tel, notamment sur leur rapport aux indépendantistes : certains les rejettent complètement, tandis que d’autres les tolèrent, voire sont plutôt proches d’eux. Au cours de l’histoire de la Grande République, ils ont échappé à de nombreuses reprises à leur interdiction, mais sont régulièrement victimes de la censure sous les gouvernements de droite, tout particulièrement hardenboristes. Historiquement, ils ont également joué un très grand rôle dans la rédaction des accords de Columbia, qui ont mis fin à la ségrégation dont ils étaient victimes depuis des décennies.
L’Indépendantisme hamajak
L’indépendantisme hamajak, comme son nom l’indique, est une idéologie qui prône la fondation d’un État hamajak totalement indépendant, dont la majorité des idées sur sa forme géographique serait la quasi-totalité de l’État-Républicain d’Horvanx, une partie nord de l’État-Républicain de Terracristo et une autre partie nord de l’État-Républicain de New Austaria, soit ce qui est considéré historiquement comme le berceau de la culture hamajak en Aleucie. Ils étaient à l’origine assez proches des mouvements autonomistes, au point qu’il était assez difficile de les distinguer dans leurs rangs, avec une minorité plus radicale promouvant la lutte armée pour accomplir leurs objectifs. Avec l’interdiction de l’indépendantisme en 2003, les plus modérés d’entre eux ont dû se fondre dans la foule, prenant souvent le label “d’autonomiste” pour continuer à lutter pour leurs idées. Mais une importante partie d’entre eux ont fait le choix d’opter pour la violence et les armes, avant de recourir au terrorisme au début des années 2000, une banalisation de ce genre d’acte qui avait été extrêmement rare avant cette période. Réprimés par le Président fédéral Victor Hardenbor Sr. et son gouvernement, les indépendantistes ont été traités comme des terroristes, peu importe leurs volontés de violence ou non, ce qui a particulièrement radicalisé le mouvement, bien que la répression fut telle que les actes terroristes se réduisirent naturellement, au profit d’une diffusion et d’une insertion des idées indépendantistes dans le monde de la criminalité organisée hamajak. La répression atteint son apogée avec l’adoption de la loi Safety & Security III, en 2013, qui introduit le délit d’extrémisme, accentue la censure et les arrestations au moindre écart dans le discours sur la question hamajak. Les années bélagristes, beaucoup plus souples, permettent une diffusion plus tolérante, du moment que cela soit discret, des discours indépendantistes, avant que le retour des hardenboristes et des massacres perpétrés par les fondamentalistes horvanxiens ne poussent à une nouvelle radicalisation de ces idées. En Westalia, la principale branche du Southern Hamajak Liberation Front est la principale organisation (terroriste) à se revendiquer de l'indépendantisme hamajak, qu'elle cherche à accomplir par la lutte armée.
Le Socialisme hamajak
Le socialisme dit “Hamajak” est la principale variante de l’autonomisme hamajak, auquel il se rattache volontiers. Tous les autonomistes ne partagent pas forcément toutes les mêmes idées sur certains aspects sociaux ou économiques, mais une grande majorité d’entre eux ont tendance à se présenter comme des socialistes dans leurs luttes, notamment grâce au soutien de longue date des socialistes “westaliens”, auxquels ils ont longtemps été rattachés, des socio-démocrates aux ouvriéristes. C’est notamment le courant dominant au sein du Mouvement Social Hamajak, dont Gary Sikyatavo, figure majeure de l’autonomisme hamajak du XXIème siècle, est membre, ainsi que son fondateur. Très à gauche, beaucoup d’hamajak rattache le modèle capitaliste à celui de la colonisation et n’hésitent pas à entretenir des idées anticapitalistes dans leurs discours, considérant que l’émancipation du peuple hamajak est la première étape pour l’émancipation du peuple, afin que toutes les communautés puissent vivre égales dans une même société, reprenant parfois des éléments de “l’Union des peuples”, un concept qui leur a toujours été très ouvert. A l’inverse des autres autonomistes, qui se concentrent surtout dans le sort des hamajaks en Westalia, les socialistes “hamajaks” considèrent leur lutte comme internationale, non seulement pour les autres communautés hamajaks du continent, comme en Lermandie ou en Yukanaslavie, mais aussi pour toutes les communautés natives d’Aleucie.
Le Makkapistime
On la considère souvent comme la part d’ombre du nationalisme hamajak, celle d’une “extrême-droite hamajak”. Le makkapitisme, qui reprend le nom de celui qui a dirigé la première union de tous les hamajks, en plus d’être considéré comme un être quasi-divin par de nombreux clans, se présente comme un courant de l’indépendantisme, mais plus loin que cela, il pense que les terres revendiqués par les hamajaks devraient être purgée “de toute présence coloniale”, sous entendu tout ce qui n’est pas hamajak ou natif. Leur objectif est donc la création d’un État “purifié” et complètement sous leur contrôle, avec un recours à la violence encouragé pour atteindre cet objectif. Ils considèrent que leur lutte ne s’arrête pas à Westalia, mais également à la Lermandie, voyant les communautés hamajaks des deux pays comme un tout qu’ils doivent sauver et guider vers la victoire, se considérant en guerre perpétuelle contre ceux qu’ils qualifient de “colon”. D’un point de vue sociétale, ils ne sont également pas des partisans d’un régime démocratique, qu’ils considèrent comme une “invention de l’oppression coloniale”, préférant plutôt l’adoption d’un modèle de conseils claniques modernisé et adapté pour répondre à l’accomplissement de leurs objectifs, sous-entendant des politiques plus antilibérale sur ce point. Ils sont également profondément christianophobe et souhaite le retour aux traditions religieuses ancestrales, encore pratiquées par une minorité d’hamajak. Le Makkapitisme est souvent mis dos à dos avec le fondamentalisme horvanxien où, si les deux idéologies sont des ennemis naturels, partagent de nombreux points communs, que cela soit des ambitions d’une société purifiée ethniquement ou leur rapport détourné de la religion comme un moyen de justifier leurs actions. Le Makkapitisme reste un courant de pensée très minoritaire chez les hamajaks, principalement dans les cercles terroristes, où ses principaux défenseurs sont à la tête de quelques cellules du Southern Hamajak Liberation Front, souvent considérées comme les plus radicales et les plus violentes.

Quelques idéologies minoritaires ou disparues qui ont influencés le pays

Des personnages centraux de l’histoire westalienne : le premier Président et fondateur de Westalia, Arthur Lerant, le Roi Edward Ier, dit “le Sans terre”, de New Austaria, et l’indépendantiste madrerian Severiano Sidoti, en 1879.
Des personnages centraux de l’histoire westalienne : le premier Président et fondateur de Westalia, Arthur Lerant, le Roi Edward Ier, dit “le Sans terre”, de New Austaria, et l’indépendantiste madrerian Severiano Sidoti, en 1879.

Le Westalisme
Le westalisme est une idéologie développée sous la monarchie edwardienne par les colons insatisfait de leur perte d’influence et de pouvoir face aux exilés venus de la métropole et du Roi qui l’a amené ici pour s’emparer de la colonie, après leur défaite dans la guerre de l’effondrement, en Austaria continentale. En opposition à la nouvelle royauté instaurée, ceux que l’on appelle les westals, en référence à l’explorateur Vistali Lambrosi, se positionnent comme des révolutionnaires anti-monarchiques et républicains, qui souhaitent renverser la tyrannie du Roi Edward Ier et reprendre le contrôle de leurs terres. Le Royaume de New Austaria étant composé en très grande majorité de colons, cette idéologie se propage rapidement, malgré la censure et la répression du nouveau régime. Son application prend effet lors de la révolution de 1811, à St George (Columbia), lorsque le principal représentant de cette idéologie, Arthur Lerant, est arrêté sur ordre du Roi, avant d'être libéré dans une grande révolte populaire. Cela va entraîner une suite d’événements qui va plonger le pays dans une guerre civile entre westals républicains et loyalistes monarchistes, qui va aboutir sur une victoire des westals. Une fois la République instaurée, bien qu’officiellement “démocratique”, le régime est en réalité entièrement contrôlé par le Parti westal, grâce à des élections truquées et un partage de l’économie du nouveau pays qu’ils ont fondé : Westalia. Avec pour objectif la recherche du profit, on qualifie souvent les westals de “proto-capitalistes”, avec la construction progressive d’une élite bourgeoise dans un régime oligarchique qui marquera profondément la culture politique du pays pour le reste de son histoire. Les westals les plus radicaux pouvaient également être qualifiés de suprémacistes austariens, avec une volonté évidente de faire dominer la culture austariennes sur l’ensemble de la jeune République, en imposant l’austarien comme langue dans les écoles ou en interdisant des éléments d’autres cultures locales, ciblant principalement les madrerians, mais aussi les hamajaks. Les westals vont régner sur le pays pendant plus d’un demi-siècle, avant d’être complètement renversé au cours du coup d'État d’Henry Horvanx, en 1876. La majorité de ses représentants et leaders seront emprisonnés, voir pour certains exécutés pour “haute trahison”, ces derniers ayant été des partisans d’une paix avec les hamajaks, pour des raisons économiques. D’autres, plus bellicistes, seront épargnés par la purge horvanxienne et pourront même se trouver une place dans la nouvelle dictature. Aujourd’hui, l’héritage westal n’est pas toujours entièrement revendiqué : on honore très régulièrement leurs intentions révolutionnaires et leurs accomplissements durant la révolution et la guerre civile. Cependant, on rejette aussi la décadence et la corruption qu’ils ont apportées au fur et à mesure des années, héritage de la propagande horvanxienne, qui a associé une image négative à cette idéologie. De nos jours, le westalisme est une idéologie complètement disparue, mais son influence sur Westalia est toujours bien présente.
Le Monarchisme
Après la chute et l’exil du Roi Edward Ier, les partisans d’une monarchie néo-austarienne, ou plus globalement en Westalia, ont été durement persécutés par les westals, les nobles qui ont eu l'autorisation de rester sur leurs terres furent discriminés et souvent dépouillés d’une grande partie de leurs biens. Malgré tout, vers la fin de la Ier République et les dérives des westals, les partisans d’une restauration de la monarchie se sont fait un peu plus nombreux, soutenu discrètement par la Reine Mathilde Ier du Royaume d’Austaria, qui y voyait l’occasion d’étendre à nouveau l’influence de son pays sur l’Aleucie. Lors du coup d’État de 1876, les monarchistes soutiennent l’initiative d’Henry Horvanx et plusieurs figures importantes de leurs mouvements réussissent même à intégrer le gouvernement provisoire imposé par le chef des putschistes. Influente, la question d’un retour à la monarchie est une véritable idée mise sur la table au cours des travaux de reconstitution du nouveau régime, avec l’idée de mettre sur le trône d’un “Royaume westalien” le petit-fils d’Edward Ier, également en exil. Leur objectif semble se rapprocher lorsqu’ils arrivent à obtenir du dictateur l’abolition des interdictions de présence sur le territoire pour l’ancienne famille royale néo-austarienne, couplée à l’installation à Columbia du prétendant, en 1878. Mais la guerre contre les hamajaks fait perdre en influence les monarchistes, au profit des militaires, qui ne partagent pas nécessairement cette idée, ce qui sera confirmé avec l’intention d’Henry Horvanx de gouverner le pays sans partage, avec son élection à vie comme Président de la République, en 1881. Après cela, les partisans monarchistes seront de moins en moins nombreux, au point d’en faire une lutte extrêmement minoritaire dans le pays. Aujourd’hui, il existe toujours des monarchistes dans la société westalienne, bien qu’en nombre très réduit, ainsi qu’un prétendant qu’ils soutiennent et résidant toujours sur le sol westalien. Leur influence sur la politique westalienne est presque inexistante, leur présence pouvant être considérée comme anecdotique.
L’Indépendantisme madrerian
Les madrerians, ce peuple descendant des colons de la colonie de Terracristo et conquise par le Royaume d’Austaria en 1801, avant d’être annexé dans le nouveau Royaume de New-Austaria en 1804, sur ordre du Roi Edward Ier. Sous le nouveau Royaume, ces derniers sont discriminés et la présence militaire accrue dans la région, ayant pour objectif de pacifier Terracristo, est tellement importante qu’ils n’ont que peu de possibilité de se révolter. Lorsque la révolution éclate, on voit apparaître des milices madreriannes, qui se réclament indépendantistes, et qui rejoignent le combat aux côtés des westals, en espérant obtenir la création d’un État madrerian indépendant à l’issue de la guerre civile. Cependant, les westals ne tiennent pas leur parole, force à la démobilisation des milices madreriannes et reprennent avec encore plus de radicalité la répression débutée par Edward Ier. Cette situation va grandement contribuer à la construction d’une identité madrerianne et à la cohésion des différentes cités terracristiennes contre ce qu’ils considèrent être des occupants. Très peu de temps après la fondation de la République, en 1816, les indépendantistes madrerians organisent une première révolte à Santa Maria, qui est rapidement matée par l’armée républicaine. Le nouveau gouvernement, de peur d’une nouvelle révolte, accorde tout de même certaines garanties de protection concernant la langue et la culture madrerianne en Terracristo. Mais ces derniers ne tiendront pas longtemps parole, en imposant l’austarien comme langue unique en Westalia et de sévères limitation à l’apprentissage des autres langues locales, notamment le madrerian, en 1824, provoquant une grande colère populaire de ses pratiquants. En 1825, un jeune milicien du nom de Severiano Sidoti organise une révolte armée à Reggio di Terracristo, prenant le contrôle totale de la ville, avant que presque toutes les autres villes madreriannes ne se rangent derrière lui dans des révoltes similaires, comme à Santa Maria ou à Seranti. Il faudra plusieurs mois à l’armée républicaine pour reprendre le contrôle de ces territoires sous contrôles indépendantistes, faisant face à des insurrectionnistes beaucoup plus organisés, mieux armée et surtout beaucoup plus nombreux qu’en 1816. Severiano Sidoti est arrêté par l’armée et les westals le condamne à la prison à vie, ne souhaitant pas faire de lui un martyr pour la cause indépendantiste en l'exécutant. A l’issue de cette révolte d’ampleur, le gouvernement wesal n’aura pas d’autres choix que de rétropédaler et d’accorder encore plus de garanties aux madrerian, grâce à la signature des accords de Santa Maria, en 1826, qui calme leur colère, mais qui n’empêche pas la région d’être toujours très instable.

Lors du coup d’État d’Henry Horvanx, en 1876, un très grand nombre de madrerians soutiennent les agissements du Général putschiste, notamment pour ses origines madreriannes qu’il revendique ouvertement et pour sa volonté de venger le massacre de Santa Maria par Makkapitew et ses soldats, qui a notamment coûté la vie à sa propre mère. Il libère très rapidement l’indépendantiste Severiano Sidoti, quelques jours après sa prise de pouvoir, après 56 ans de prison et désormais âgé de 83 ans. Le leader de la révolte de 1825 va devenir un proche conseiller du dictateur, qui va accorder un très grand nombre de libertés aux madrerians et à leur culture, menant même des politiques de promotion de cette dernière, contribuant grandement aux fondations du concept de l’Union Nationale. En réalité, le général va surtout profiter de l’image très populaire de Severiano Sidoti pour séduire les madrerians, ce qui sera encore plus le cas après le décès de l’indépendantiste, en 1880, dont il revendique un héritage reconstruit à sa manière. Il ne parle plus d’un “indépendantiste”, mais d’un “leader humaniste et populaire ayant combattu la tyrannie westal face à leurs volontés de génocides culturels”. Sous la dictature, l’indépendantisme perd beaucoup en popularité, soutenu par un dirigeant qui met bien plus en avant ses origines madreriannes qu’austariennes. Avec l’établissement de la Grande République en 1919 et la non-adoption du madrerian comme langue fédérale, l’indépendantisme va retrouver un second souffle, avant de rapidement chuter. Aujourd’hui, l’indépendantisme madrerian est extrêmement minoritaire en Terracristo, la majorité des madrerians s’identifiant comme westalien, bien qu’il reste représenté par un parti local : le Partito Autonomista Madreriano, également en pleine chute électorale et probablement voué à disparaître d’ici les prochaines décennies.

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