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[Rajastan-Karty] - Rencontre glaciale

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Astabad
L'hiver règne sur Astabad.

8 Décembre 2019,
Astabad, Quartier de la Paix et de la Diplomatie


L'hiver était glacial en ce mois de décembre 2019 sur la capitale Raja. Perché sur les hauteurs du plateau d'Astabad, le froid congelait les mains de nombreux aventuriers qui sortaient sans gants, et les températures négatives feraient ressentir un frisson même au plus habitué des Raja. Dans le Cabinet du Ministère des Affaires Extérieures, tout le monde s'activait. Tous les fonctionnaires de ce haut lieu national étaient aux aguets, dans la peur de croiser Gosso Merdo, le Ministre. Il avait une réputation de tyran paranoïaque, puisqu'avant chaque rencontre diplomatique il se calmait les nerfs sur certains de ses fonctionnaires. Depuis déjà plus d'une heure il avait ordonné à son chauffeur d'aller à l'aérodrome afin de pouvoir accueillir la délégation kartienne comme il se doit. Pourtant le trajet jusque la piste privée du gouvernement, située dans l'aérodrome d'Abata, à quelques kilomètres d'Astabad, ne durait habituellement que quelques dizaines de minutes, mais en raison des quelques chutes de neige et du verglas, dans son anxiété constante, Gosso avait préféré le faire partir très à l'avance afin de pouvoir accueillir ses homologues comme il se doit.

Gosso patientait dans son bureau comme un enfant hyperactif, fumant un cigare en laissant gigoter ses jambes, tout en relisant en boucle ses notes concernant ce qu'il comptait dire lors de cette entrevue. C'était une des premières fois de sa vie qu'il endossait autant de responsabilités et qu'il devait organiser cela lui-même, mais c'était pourtant de son plein gré qu'il n'a pas délégué cette tâche à sa secrétaire Anna Niyaz, sûrement à cause du stress et son anxiété habituelle, qui l'avaient poussé à ne pas quitter son bureau de la journée. L'heure tournait, et il n'attendait désormais plus qu'un message de son chauffeur.
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Steppes enneigées
Steppes enneigées, Hans Osprey, Musée des Beaux Arts de Volkingrad

AlinéaLe climat dans lequel se plonge l'entrevue Rajao-Kartienne a tout des hautes steppes de la République Fédérale, l'on peut presqu'en comparer la froideur du Mont Hayä, plateaux des Jägers et des noces d'Orlovski. Or ce froid ne se retrouve pas seulement dans les paysages des deux pays non, et guère seulement dans le traitement qu'inflige le Ministre Raja à ses subordonnés, mais bien dans le caractère du diplomate Kartien. Léon Kostery ? Peu de monde le connaît, vraiment, même en Karty. Il s'agit de l'ancien ambassadeur en Union Kahtanaise. Ce n'est un secret pour personne, les ambassadeurs Kartiens n'ont quasiment aucun pouvoir, si ce n'est celui de relayer à la quasi perfection les messages de la Présidence Fédérale. Alors quoi ? L'ambassadeur Kartien en Union Kahtanaise préside l'entrevue Rajao-Kartienne ? S'il est évident que la réponse est négative, il faut se pencher sur le récent huitième amendement, qui vient d'amener le rôle du Secrétaire d'Etat. Léon Kostery a été nommé par les Gouverneurs de la Fédération, et il se chargera désormais de la diplomatie de son pays.

Aussi nouveau qu'il soit sur la scène diplomatique et politique Kartienne, Léon Kostery incarne, en quelque sorte, la doctrine Kartienne. Froide, lucide, mais surtout pragmatique. Elle est reconnue comme telle, car là sont les mots d'un haut représentant de l'Empire des Xins. Pragmatique et froid, comme l'annoncement des paysages au Rajastan, Léon Kostery l'est. Les quelques analystes politiques qui se sont penchés sur son cas ont assez vite cerné sa pensée, pour lui seuls les intérêts servent la nation: Une lecture terre à terre de la composition géopolitique. Pour marquer le coup de sa prise en fonction, il d'abord pris en main l'affaire de vente avec le Code Communautaire et les enjeux liés à la Confédération Socialiste du Nazum. Ce fut en mirant les cartes Nazumies que le Secrétaire avait appris l'existence du Rajastan, ou plutôt son ouverture diplomatique. Il connaissait déjà le pays, les rumeurs ayant véhiculé l'ouverture diplomatique de ce dernier.

Sieur Kostery arriva au Rajastan par voie aérienne, escorté robustement par les fidèles Requiems Kartiens. Des bijoux de technologie, qui s'étaient présentés dans un pays où le développement en la matière semblait réellement peu envieux. Léon notait tout en son for intérieur, guère des reproches mais bien des analyses. L'accueil ne se faisait pas en grandes pompes, mais simplement par un chauffeur. Original, souligna-t-il. Il ne se vexait pas de ne pas avoir un grand accueil, non, il n'en avait que faire, il notait simplement. Peut-être les services Rajas avaient estimé le climat trop peu envisageable aux défilés, des soldats entassés dans la neige n'auraient pas fait meilleure vue qu'un rien. Ou peut-être ces services n'étaient pas en capacité d'organiser des défilés, ou bien peut-être ne souhaitaient-ils pas les grands honneurs pour Karty ? Tout cela s'entrechoqua dans la réflexion du diplomate Kartien, qui classifia chacune des hypothèses en fonction de leur probabilité. Et c'est avec cette même réflexion que Léon Kostery se présenta devant le Ministre Gosso, il sonda d'une simple phrase: Sommaire et froide, tout comme l'accueil.

«Je vous salue.»

Citoyen Léon Kostery
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Gosso Merdo

« Je vous salue également. »

Un court silence régna soudain en l'espace de quelques secondes dans le Salon où Gosso attendait Léon. Ce dernier y avait été guidé et amené par quelques gardes du bâtiment, et Gosso l'y attendait de pied ferme, debout à l'intérieur de la pièce. Ils s'échangèrent une poignée de main avant que Gosso ne reprenne la parole :

Je vous en prie, asseyez-vous. C'est un honneur pour moi de vous recevoir ici. Ce n'est pas anodin de recevoir le représentant d'un Etat si puissant comparé au nôtre en tant que première entrevue diplomatique. Malheureusement comme vous l'aviez sûrement constaté, le climat n'est pas au rendez-vous, j'espère que l'accueil ne vous a pas refroidi. Sachez en tout cas que je suis absolument enchanté que soyez notre premier partenaire diplomatique. Sachez également que nos services diplomatiques scrutent les agissements de votre nation, et que nous saluons les initiatives diplomatiques que vous entreprenez partout au travers du globe. En effet, nous avons remarqué une activité accrue de votre part quant à la diplomatie et nous trouvons cette cause valeureuse : c'est impressionnant de voir, dans un monde plus multipolaire que jamais, un Etat se distinguer en parvenant à tisser des liens avec tant d'autres Etats. Nous espérons sincèrement que notre collaboration durera. Mais trêve de discussions, je vais aborder l'enjeu majeur qui vous a amené ici selon votre première missive : vous évoquiez des liens cordiaux, et ainsi j'aimerais directement aborder une mesure concrète qui pourrait constituer l'établissement de nos relations, un élément que j'ai d'ailleurs évoqué dans ma réponse. Que penseriez-vous d'un échange d'ambassade ? Voyez-vous, nous sommes actuellement, avec l'aide de nos partenaires locaux, en train de rénover un quartier entier autour de ce Cabinet dans lequel nous sommes ; et j'aimerais proposer aux diplomates Kartiens une ambassade fraîchement rénovée au cœur même de ce quartier. Ce serait également un honneur de pouvoir envoyer une équipe de nos diplomates chez vous.
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AlinéaLa faute du climat, donc, se répondit intérieurement Léon Kostery. Il passa cependant d'une réflexion à une autre, flatteries ou œuvre de lucidité stratégique ? Léon cherchait à qualifier la prise de parole de son interlocuteur, c'était soit l'un, soit l'autre. Effectivement, ce dernier avait qualifié Karty de "grande puissance" qui se "distinguait", porteuse "d'initiatives diplomatiques" dont les mouvements étaient vaillamment "scrutés" par ses services. Le Secrétaire Kartien savait que, durant une entrevue, révéler ses cartes au début du jeu n'était pas une bonne chose. Sieur Kostery avait la fâcheuse habitude de comparer une occurrence diplomatique à une simple partie de poker, avec le taux de chance fortement réduit. Pour lui, c'était comme si son adversaire, car il le voyait ainsi en quelque sorte, venait de révéler sa main: Pire chose à faire au poker. Il reprit la parole, d'une voix calme, posée et sans aucune forme de précipitation, décidé à prendre le "lead", comme il aimait le nommer.

«Ce n'est pas l'absence ou la présence d'un accueil en grandes pompes qui forgera la pensée diplomatique, ce sera à mes yeux par la lecture et la convergence de nos intérêts que des partenariats durables pourront véritablement s'enraciner. Un échange d'ambassades, c'est une nécessité, une formalité, pour établir des partenariats durables. Nos diplomates pourront prendre place dans le quartier en rénovation que vous avez évoqué, les vôtres auront leur place dans la quartier de la diplomatie, réservé aux infrastructures de ce type, à Volkingrad. Les formalités arrêtées, intéressons nous au volet économique et la coopération inter-étatique. Mon pays possède ses grandes entreprises, que ce soit l'Ordre Oruzhiya pour l'armement, Steinhart pour l'automobile, les compagnies minières de cuivre, de zinc et de plomb, ou encore celles agricoles de tabac, de blé, d'orge et surtout d'huile de tournesol. Ce sont là les principales offres Kartiennes. Mon pays recherche, quant à lui, les minerais liés à la fabrication d'armement, les ressources nucléaires pour l'alimentation des centrales. Quel en serait l'intérêt Raja ?»

Citoyen Léon Kostery
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Gosso s'arrêta un instant pour songer, il devait construire une réponse dans son esprit pour laisser entendre à la fois la dureté et le côté étonnant de son caractère. Lui, l'enfant du peuple Raja, ressentait un certain mépris ou du moins une sensation de supériorité chez son homologue kartien. Il déglutit avant de reprendre la parole :

« Nous sommes bien d'accord sur le fait que c'est des convergences d'intérêts que doivent émerger les liens et non du visuel et des accueils qui claquent. Nous sommes bien au courant de la situation économique de Karty et des entreprises majeurs, et nous y voyons là un grand intérêt pour notre Etat. Voyez-vous, nous cherchons actuellement à développer nos exportations à l'international afin de renforcer notre économie, et je pense que certaines de nos ressources vous intéresseraient, notamment dans le domaine de l'armement. Nous exploitons déjà nos ressources minières depuis longtemps, mais nous ne l'utilisions jusqu'alors qu'à une échelle nationale, et je pense que des exportations de matières premières Rajas intéresseraient vos entreprises. L'Ordre Oruzhiya et Steinhart devraient contacter nos compagnies minières, notamment celle du Plateau Rouge, nichée sur les hauteurs de Zaira et qui regorge de cuivre mais surtout de titane ; ou encore celle du Massif Bleu, dans l'Ouest du Rajastan, qui est réputée déjà à l'échelle nationale pour sa production de cobalt ; voire même les Compagnies Minières de la région fédérée de Najalah, réputée pour ses larges mines d'aluminium et de tungstène, situées au sud des Cols de la Sheriffiya. Beaucoup de ces compagnies cherchent justement à exporter leurs produits afin de pouvoir gagner une réputation internationale au-delà de la réputation nationale déjà acquérir. Cela pourrait bénéficier bilatéralement à nos deux économies, et je pense que l'effervescence actuelle des compagnies minières Rajas qui cherchent à s'exporter pourraient offrir à vos entreprises des prix attirants. Mais je ne suis pas un expert en économie et je pense que nos entreprises respectives devraient s'en charger chacune, même si je pense donc que nos entreprises pourraient y trouver un intérêt et que des accords économiques à une échelle nationale pourraient favoriser ces échanges. Qu'en dites-vous ?

Gosso Merdo
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AlinéaPrétendre être "au courant de la situation économique de Karty" et affirmer au même temps que la coopération s'effectuera au niveau des entreprises est une vaste blague. Léon Kostery semblait s'amuser de cette entrevue. Au fond oui, la République Fédérale Kartienne serait ravie de traiter avec le Rajastan, tout en particulier en matière économique qui fournirait l'Ordre en matières premières. Néanmoins, Léon était profondément amusé de voir que son interlocuteur pouvait affirmer des choses factuellement erronées sur Karty, devant son Secrétaire d'Etat. Comment prétendre comprendre l'économie Kartienne, en omettant le fait que les entreprises stratégiques comme l'Ordre ne sont pas privées et sous le giron d'Etat ? Si le Rajastan devait traiter avec une personne ou entité pour échanger des ressources avec Karty, ce ne serait en aucun cas avec les entreprises mais bien avec l'Etat: En conséquence, ici, Léon.

«L'Ordre Oruzhiya trouverait intérêt dans les ressources du Plateau Rouge que sont le titane, le cobalt du Massif Bleu et enfin l'aluminium et le tungstène des Compagnies Minières de la région fédérée de Najalah. L'Ordre n'est cependant pas une entreprise privée, son Directeur Cassian Kormyne est un fonctionnaire titularisé par l'Etat, cette entreprise -comme beaucoup d'autres en Karty- est sous le giron d'Etat: Que je représente. Je sais les intérêts de l'Ordre, il suffit d'en conclure les modalités. Je pense notamment à des douanes revues à la baisse, les prix réduits que vous avez mentionnés...»

Léon Kostery entama une légère pause avant de reprendre.

«L'ouverture diplomatique de votre pays est encourageante. Le Rajastan aurait-il des propositions en conséquence ?»

Citoyen Léon Kostery
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Gosso s'arrêta un instant, ne venant d'apprendre qu'à l'instant cette situation des entreprises nationalisées à Karty. Il était très loin d'être un expert en économie, et il venait d'en avoir la preuve irréfutable sous ses yeux : il a du talent pour comprendre la diplomatie, mais il n'est que trop superficiel dans beaucoup d'autres domaines. Son esprit revenait à lui peu à peu à mesure qu'il réfléchissait à quoi proposer à son interlocuteur, afin de se rattraper de l'erreur commise sans ridiculiser son État certes faible comparé à Karty mais qui a aussi une certaine souveraineté dans cette conversation : il a un avantage, il a des ressources que Karty n'a pas, et il sait pertinemment qu'en proposant une offre attirante il pourrait toujours montrer là où le Rajastan pourrait être intéressant à Léon. Il reprit la parole :

« Je n'étais en effet pas au courant de la nationalisant des entreprises à Karty, dit-il avec un sourire nerveux, je suis très loin d'être un expert en économie d'ailleurs. Cependant, nous sommes capables, malgré tout, en tant que Rajas de vous offrir ce que beaucoup d'autres n'offriraient pas : non seulement nos matières sont abondantes, mais en plus nous pouvons vous proposer une offre alléchante qui bénéficierait à vous comme à nous. Les compagnies minières du Rajastan sont aussi nationalisées, mais à une échelle où elles conservent malgré tout une certaine souveraineté intérieure concernant les décisions. Cependant, en connaissance des volontés d'exportations et d'internationalisation de ces dernières, elles m'ont accordé un droit de conclure des accords les concernant à l'échelle internationale. Le gouvernement m'a aussi accordé le droit de prendre des décisions concernant des accords commerciaux. Ainsi, je vous propose, en tant que représentant du gouvernement Raja, des taxes douanières nulles pour les entreprises Kartiennes important depuis le Rajastan et exportant au Rajastan, et une réduction de 5% du prix initial par 10 tonnes de matière première pour la matière que vous importerez le plus depuis nos mines.

Gosso pris une pause dans son discours, le temps de réfléchir quelques instants avant de reprendre :
« De plus, je me suis renseigné sur les automobiles Steinhart puisque le Rajastan cherche actuellement à développer son secteur de l'automobile, et nous investissons de plus en plus dans des marques locales, et l'expérience et le talent de Steinhart serait le bienvenue pour accompagner cet essor de l'industrie automobile au Rajastan en apportant ses véhicules de qualité sur le marché. Nous pourrions travailler main dans la main dans l'optique de pouvoir concevoir un modèle qui répondrait aux besoins du peuple Raja, et Steinhart pourrait travailler directement en collaboration avec nos fabricants locaux comme Dala pour comprendre les besoins des Rajas et pouvoir créer un véhicule mieux ciblé pour s'implanter au Rajastan. Que dites-vous donc d'un accord concret qui conclurait les mesures proposées concernant les taxes douanières, la réduction de prix, et une collaboration à venir entre Steinhart et Dala ? »
Gosso Merdo
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AlinéaLéon Kostery rendit -sur la longueur- le sourire gêné de son interlocuteur. A ceci près que lui n'était absolument pas gêné, il affichait un calme des plus détendus. Assumer ses propres fautes dans une entrevue, c'est une chose et pas des moindres ! Soit, soit, se dit-il.

«J'en dis que nous venons enfin à de potentiels accords, monsieur. Oui, oui c'est une certitude. Je me permets de résumer pour notre aisance commune: Nous abattons communément les douanes entre les marchandises de nos pays pour faciliter les échanges. Une telle mesure facilitera -entre autres- l'importation de cobalt, de titane, d'aluminium et de tungstène, ressources rajas vers Karty. Parallèlement, votre gouvernement assurera diverses réductions sur le prix de ces ressources, afin de stimuler la demande. Si l'Ordre est sous la direction étatique, il estime lui-même ses besoins en matières premières, vous comprendrez que là n'est pas mon travail que d'évaluer les quantités minières qui lui sont nécessaires. En ce qui concerne Steinhart, je me permets de faire évoluer votre proposition. Pourquoi pas simplement faciliter l'implantation des entreprises Kartiennes sur votre sol ? Dont Steinhart cela va de soi, je peux facilement vous octroyer des discussions avec son directeur, qui sera enclin à collaborer avec Dala. L'entreprise automobile Steinhart semble développer un modèle spécifique pour chaque pays, une collaboration avec ce dernier pour se faire est largement envisageable. D'autres entreprises Kartiennes, privées cette fois, pourraient être envieuses de tels accords... Pour vous, l'essor du secteur tertiaire et la création d'emploi pour vos citoyens, pour nous, le développement de nos entreprises. Vous me parlez d'un simple échange de véhicules, là où j'y vois l'exportation d'un savoir-faire qui bénéficiera à votre pays... Si Steinhart s'implante, ce ne sera pas seulement pour vendre des automobiles. L'entreprise formera ingénieurs et chaînes de production, tout en tirant profit: En somme nos deux secteurs ressortiront plus imposants qu'auparavant. Je pense qu'il s'agit d'un accord respectueux, entre gentilshommes, n'est-ce pas ? Dit-il en souriant, faussement ou honnêtement, cela semblait difficile à cerner. Je me permets, finalement, de vous offrir ce présent... Oh, rien d'ostentatoire, mais j'ai à cœur de penser que vous saisirez la symbolique derrière ce dernier. Léon chercha quelques secondes dans sa mallette de cuir, en sortant un exemplaire du Coran, imprimé à Volkingrad puis traduit dans la langue officielle de la République Fédérale.»

Présent diplomatique
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Citoyen Léon Kostery
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