10/12/2019
12:50:06
Index du forum Continents Nazum Îles de la Terre Pure

Seifu

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Gouvernement de la
République
de la
Terre Pure



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Amida Buddha

Amitābha (Amida dans le langage populaire kingo) est un Bouddha vénéré depuis la Basse Antiquité, aux côtés de Shakyamuni. Il est la référence principale de l'école de la Terre Pure (Jōdō Shinshū), donc du régime religieux qui gouverne les Îles de la Terre Pure (Tany Madioo). Il est le créateur et le gardien du monde de Sukhāvatī dans le bouddhisme ; avec ses acolytes Avalokiteśvara et Mahasthamaprapta, il assure et recueille les êtres dans la Terre Pure, terre éloignée et bienheureuse où se retrouveront toutes les âmes avant d'entrer dans le Nirvana. Il est l'objet d'une dévotion intense, au coeur de la pensée shinshu et du mouvement des Ikkos-Ikki, qui a pris le pouvoir sur l'archipel Xiaodao (les « Petites Îles » de l'époque impériale). Depuis la révolution shinshu, le culte d'Amida est au centre de la vie sociale et spirituelle des habitants de l'archipel, promouvant des valeurs de compassion, d'égalité, d'acceptation des failles humaines, de solidarité et de réunion de tous les êtres dans une terre d'égalité bénie par le Bouddha. La récitation du nembutsu : « Namu Amida Butsu », « hommage à la lumière infinie » ou « hommage à Amida », est centrale pour les fidèles : elle permet d'invoquer la compassion d'Amida. Sous le régime de la Terre Pure, c'est devenu le slogan à la fois de la religion et de l'Etat, les deux se confondant, dans le programme de réalisation de la Terre Pure. Officiellement, c'est donc le Bouddha Amitābha qui est à la tête du pouvoir dans l'archipel. Plus prosaïquement, son pouvoir est délégué à d'autres.






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Les Ikkos
« Ceux qui partagent un même but »

Lorsqu'au coeur des guerres seigneuriales du Moyen-Âge, émergea le mouvement de la Terre Pure, celui-ci était promu par quelques moines rassemblés dans les monastères shinshu. Ces fidèles, qui étaient souvent issus de la petite chevalerie ou de la paysannerie, mutualisaient les terres agricoles et les biens, dont ils assuraient une gestion collective. C'est l'horizontalité et la solidarité des communautés qui firent leur capacité à résister aux seigneurs féodaux dans un premier temps, et dans un second temps, qui leur permit d'organiser un mouvement de fond capable de renverser complètement l'ordre féodal. Les ligues paysannes, les ikkis, pouvaient avoir toutes formes d'obédiences, et le plus souvent, elles n'étaient que des groupements de villageois armés. Les moines-guerriers adeptes du bouddhisme shinshu dans sa version populaire, et de la cosmogonie fanatique et révolutionnaire qui les a structuré en force militaire organisée, ont été désignés comme ikko — « ceux qui partagent un même but. » Les « Ikko-Ikki », ligues paysannes adeptes du bouddhisme shinshu, sont la Terre Pure elle-même. Ce sont eux qui ont anéanti les institutions féodales, et qui ont renversé l'ordre impérial ; ce sont eux qui ont créé la République de la Terre Pure ; encore aujourd'hui, ce sont les Ikko, groupe militaire et religieux du Hongan-ji, qui assurent la sécurité du régime. Cette armée de fanatiques, qui pratique des rites autrement différents de ceux admis pour la population générale, a dans les faits sa propre autonomie politique. Sa hiérarchie, ses principes d'action et son enracinement demeure privilégié. Les Ikkos ont hérité de la foi amidienne la pratique des arts martiaux traditionnels, et notamment l'utilisation du sabre long, du sabre court et de la faux naginata, dont l'usage est toujours en vigueur dans l'archipel. Ils sont reconnaissables à leur grand voile blanc de moine, et à leur propension à utiliser de tissus et de masques pour dissimuler leur visage. Cette pratique des paysans rebelles du Moyen-Âge était inspirée de croyances selon lesquelles couvrir son visage permettait de revêtir une autre identité, et de s'attirer la force, l'adresse et le courage du tengu — le démon-renard. Aujourd'hui encore, les agents Ikko dissimulent leur visage en public, instituant une forme d'égalité entre ses membres — la reconnaissance des individus étant brouillée derrière une identité mystérieuse — et d'érotique du combat.






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Le Hongan-ji
Le Temple du Voeu Originel

Le « Voeu originel » est celui du Bouddha. Le Hongan-ji, depuis le Moyen-Âge, est le temple fondé par Shinran, fondateur du mouvement de la Terre Pure, avant même l'éclatement de la révolution. C'est avant tout le mausolée où se trouvent les cendres du fondateur, et dont le monshu, « gardien de la porte », est un descendant jusqu'à ce jour. Quartier général des Ikko-Ikkis pendant le Moyen-Âge, le Hongan-ji est attaqué de façon répétitive. Lors de la révolution shinshu, il devient le coeur du pouvoir politique sur l'archipel. Il est déplacé dans la capitale, rebâti, et les autres temples sont rasés. Il devient, depuis, le siège du pouvoir politique réel, bien qu'il reste officiellement un lieu de culte accessible au grand public. Les archives du Hongan-ji contiennent des informations classifiées jusqu'à nos jours sur les origines du pouvoir local. L'abbé supérieur, Ryûmaru, est l'autorité principale de l'institution, et donc du pays, bien qu'il soit peu impliqué dans les affaires gouvernementales quotidiennes. La secte shinshu étant peu hiérarchique, c'est avant tout un disciple élu parmi les citoyens. La distance au pouvoir est informelle. Dans la conception de la Terre Pure, tous sont appelés à la rédemption grâce à la vénération d'Amida ; il n'y a pas réellement de rôle de prêtrise, bien que des « déviances » dans les années 1800 et 1900 aient pu tenter de réformer et verticaliser l'organisation du Hongan-ji. Composée de citoyens investis, l'assemblée des croyants est gouvernée par le charisme de « moines » — c'est-à-dire d'individus ayant choisi de se dédier à la religion et à l'entretien des autels. L'abbé Ryûmaru est très populaire, bien que les arcanes réelles du pouvoir dans le Temple restent opaques.


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L'Abbé Ryûmaru







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Le Cabinet
Tatami des affaires courantes

Les affaires courantes du gouvernement sont gérées par le Cabinet, qui est plus souvent désigné comme le Tatami car les ministres-délégués envoyés par les unités territoriales de l'archipel (en tous cas de la partie non-irrédente de l'archipel) s'assoient dans une grande pièce à tatamis pour délibérer et décider de la gestion des affaires. Enfin en réalité vu le nombre de personnes il y a une salle avec des chaises, bien que la désignation traditionnelle de Tatami perdure. Le Cabinet trouve sa légitimité auprès du Hongan-ji, qui nomme chacun de ses membres, en assurant une représentation égale de toutes les communes au sein de l'équipe en charge. C'est le Tatami qui s'occupe des questions économiques et sociales, dans l'application de la doctrine shinshu égalitariste et horizontale. C'est en réalité un espace d'harmonisation des communes entre elles, étant donné la forte déconcentration des décisions. Le Tatami est dépourvu de prérogatives régaliennes, celles-ci appartenant confusément au Hongan-ji et à ses Ikkos. La présidente du gouvernement, c'est-à-dire la Première Ministre, est SHIRAWA Futsuko, originaire de Terasendai, une petite localité de pêcheurs.


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SHIRAWA Futsuko, Première ministre, présidente du Tatami


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