16/12/2019
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[Petite Brann-Néxanie] Sommet de Syltrua

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La délégation de la Petite Brann était sur le parvis de l'Aéroport International de Syltrua.
Ce dernier avait été spécialement aménagé pour l'occasion avec des drapeaux des deux nations, une ligne de soldats de la Garde d'Honneur Brann et un important dispositif de sécurité.
L'avion de la délégation néxanienne finit par atterrir avec son bord rien de moins que le président de la Néxanie.
La porte de l'avion s'ouvrit et l'hymne national de la Néxanie puis de la Petite Brann se fit entendre depuis les hauts parleurs installés.
La présidente Abigél Lajos s'approcha alors pour saluer la délégation néxanienne et serrer la main de son excellence Josh McKenzie.
”Enchanté de vous rencontrer enfin Monsieur le Président, bienvenue en Petite Brann.
J'espère que le voyage c'est bien déroulé pour vous.”


Les deux passèrent ensuite devant la Garde d'Honneur Brann avant d'entrer dans le cortège qui allait les amener aux Palais.

Dans le véhicule, les deux échangèrent des formalités mais dans la tête de la présidente Abigél Lajos, les enjeux de ce sommet étaient majeurs, il s'agissait de la première délégation étrangères à venir en Petite Brann pour un sommet bilatérale depuis des décennies.
C'était une question d'honneur et de crédibilité pour son ouverture au monde que de faire en sorte que tout se déroule bien.
De plus, la présidente accueilleront une délégation de marque qui pourrait devenir les premiers alliés de la Petite Brann, des alliés proches qui plus est.

Le cortège finit par arriver et après une dernière salutation aux journalistes des deux pays qui avaient fait le déplacement pour l'occasion.

Les délégations finirent par arriver dans la salle qui accueillera la réunion, ils s'installèrent et Abigél Lajos pris la parole :
”Maintenant que nous sommes installés, commençons ce sommet sans plus tarder.
Il me semble que lors des échanges entre nos ministères, vous avez fait plusieurs propositions de collaboration à la Petite Brann alors je vous laisse la parole pour développer vos propositions.”
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Le Président Josh McKenzie afficha un sourire chaleureux mais teinté de la solennité due à l'événement.
Après avoir salué d'un hochement de tête respectueux la Présidente Abigél Lajos et les membres de la délégation brann, il prit la parole d'une voix posée et assurée, captivant l'attention de l'assemblée :

''C'est un immense honneur pour moi, ainsi que pour toute la délégation qui m'accompagne, de vous rencontrer enfin aujourd'hui, Madame la Présidente. Ce voyage s'est parfaitement déroulé, et l'accueil exceptionnel que vos services nous ont réservé à l'aéroport témoigne déjà de la grandeur de votre nation. C'est une grande première historique pour la Néxanie, et c'est peut-être également une première pour la Petite Brann. J'ai le ferme espoir que cette rencontre marquera le début d'un partenariat indéfectible et prospère entre nos deux Républiques.

Comme nos ministères respectifs l'ont sagement préparé, la IIIe République Néxanienne souhaite poser sur la table des négociations plusieurs axes stratégiques majeurs. Nous sommes pleinement ouverts à une alliance approfondie, à la condition stricte et absolue que l'indépendance totale et la souveraineté de nos deux Nations demeurent préservées et respectées.

Voici les propositions concrètes que nous soumettons aujourd'hui à votre attention :

Premièrement, une Coopération Médiatique et Informationnelle. Notre grand quotidien national, Berria, se tient prêt à établir des ponts de communication solides avec votre média de référence, Újqág. L'échange régulier de dépêches et la couverture croisée de nos actualités permettraient à nos deux peuples de mieux se connaître et de fluidifier l'information.

Deuxièmement, un Partenariat Économique d'envergure. Au vu de notre politique fiscale attractive pour les grands groupes et de notre ouverture aux investissements, nous pensons que des accords commerciaux bilatéraux favoriseraient grandement l'essor de nos industries respectives. Dans cette optique, nous serions ravis d'ouvrir les discussions sur une possible intégration et participation de la Petite Brann ou de ses entreprises phares au sein du NEXX 30, afin de dynamiser nos flux financiers dans notre projet de crée '' L'Indice Boursier Mondial''.

Troisièmement, un Pacte de Non-Agression et une Coopération Sécuritaire. En tant qu'États souverains et soucieux de l'ordre, poser les bases d'une entente cordiale et sécuritaire garantira la stabilité de nos zones d'influence mutuelles et protégera nos intérêts géopolitiques.

La table est désormais dressée, Madame la Présidente. Je vous laisse la parole afin de connaître votre position sur ces différents points et de voir comment nous pouvons, ensemble, façonner les contours de ce futur traité d'alliance.''


Josh McKenzie se rassit alors avec élégance, joignant les mains, prêt à écouter attentivement les retours de la dirigeante de la Petite Brann.
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Abigél Lajos écoutait attentivement son homologue et avec intérêt, ces propositions étaient extrêmement attrayantes pour la Petite Brann.
Une fois que ce dernier termina sa prise de parole, la présidente répondit :
”Vos différentes propositions sont extrêmement attrayantes, laissez-moi revenir dessus.

Pour commencer avec la collaboration entre Berria et Újqág, c'est -à -dire une collaboration entre nos principaux organes de presse.
Je n'y vois personnellement aucun problème et une collaboration de ce type ne peut se révéler que bénéfique en bien des aspects, néanmoins Újqág est du registre du privé, je ne peux donc pas intervenir personnellement dans la décision finale du journal qui vous la communiquera peu après ce sommet.
Je m'assurerais personnellement que votre demande leur parviendra mais je vous rassure, la chance que Újqág refuse de collaborer avec Berria est quasiment nulle.

Ensuite, c'est avec plaisir que nos entreprises participeront aux programmes NEXX 30, j'ai déjà plusieurs noms en tête et je n'ai donc rien à redire sur cette proposition.
Cependant, j'aimerais vous rappeler que lorsque vous me dites que votre pays dispose “d’une politique fiscale attractive”, j'aimerais vous mettre en garde face aux risques d'évasion fiscale où même de délocalisation qui représente un risque non-négligeable pour l'économie barnn.
C'est pour ça que je prendrais des mesures en interne pour m'assurer que la participation des entreprises barnns à votre programme ne nuit pas à la Petite Brann.

[indent=5%]Pour finir, je signerais avec joie Pacte de Non-Agression avec la IIIe République Néxanienne.
Néanmoins pour m'engager sur une Coopération Sécuritaire, j'aurais besoin de plus de détails sur les formes et la manière que prendrait cette coopération.
En effet, le militaire est un domaine sensible qu'on ne prend pas à la légère.
Néanmoins cette proposition éveille largement mon intérêt.”
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Le Président Josh McKenzie écouta avec la plus grande attention, griffonnant quelques notes rapides sur son carnet avant de les glisser discrètement à son ministre des Affaires Étrangères. Ce dernier jeta un œil aux annotations et hocha la tête d'un air approbateur. McKenzie prit alors une gorgée d'eau, réajusta sa veste de costume d'un geste élégant, se racla légèrement la gorge et reprit la parole d'un ton à la fois ferme et rassurant :

''Je vous remercie pour votre transparence, Madame la Présidente. Vos observations sont particulièrement justes, et permettez-moi de dissiper immédiatement vos craintes légitimes concernant notre attractivité fiscale.

Il n'a jamais été question de favoriser l'évasion fiscale ou de déstabiliser le tissu industriel de la Petite Brann. Au contraire, la législation néxanienne punit sévèrement ces pratiques sur son propre sol ; proposer à une nation amie de s'y prêter chez nous serait un comble absolu ! Notre objectif n'est pas que vos entreprises déménagent l'intégralité de leurs actifs. Nous souhaitons simplement encourager l'installation de quelques filiales ou usines stratégiques sur notre territoire. N'oubliez pas que la Néxanie représente un marché de plus de 10 millions d'habitants. En prélevant des taxes quasi nulles sur ces installations, nous offrons à vos industries un accès direct et massif à nos consommateurs, ce qui boostera vos propres chaînes de production nationales. C'est un partenariat gagnant-gagnant.''


Le président marqua une courte pause, jetant un regard complice vers son ministre de l'Économie ainsi que vers le gouverneur de la NNB (National Nexan Bank). Les deux hommes hochèrent simultanément la tête en signe de confirmation. McKenzie se tourna de nouveau vers Abigél Lajos :

''Concernant le NEXX 30 et notre grand projet d'Indice Boursier Mondial, nous sommes ravis de votre enthousiasme. Plusieurs places sont d'ores et déjà réservées pour vos fleurons industriels. Cependant, pour donner à cet indice l'envergure internationale qu'il mérite, nous aurons également besoin de votre influence. Nous attendons de la Petite Brann qu'elle use de ses connexions et de sa diplomatie pour attirer des entreprises issues de pays tiers avec lesquels vous entretenez d'excellentes relations. Ensemble, nous poserons les bases de cette nouvelle architecture financière mondiale, comme nous l'avons prévu.

Enfin, pour ce qui est de la Coopération Sécuritaire, je comprends parfaitement votre prudence. Le domaine militaire exige de la rigueur. Si la Néxanie moderne concentre aujourd'hui ses efforts sur son essor et ne se considère pas comme une puissance militaire hyper-avancée, la sécurité reste le pilier central de notre souveraineté. Notre vision de cette coopération est celle d'une solidarité totale, un pacte de défense mutuelle : si la Petite Brann est attaquée, la Néxanie entrera en guerre à vos côtés pour vous défendre, et nous attendons naturellement la même réciprocité. En protégeant nos frontières de manière conjointe, nous sanctuarisons nos espaces économiques et nous envoyons un signal de stabilité inébranlable au reste du monde.''


Ayant exposé ses arguments, Josh McKenzie réarrangea discrètement les pans de son costume, se adossa confortablement dans son siège et gratifia la présidente d'un sourire courtois, l'invitant d'un geste de la main à reprendre la parole.
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