Posté le : 30 juin 2026 à 21:30:18
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Le Président Josh McKenzie écouta avec la plus grande attention, griffonnant quelques notes rapides sur son carnet avant de les glisser discrètement à son ministre des Affaires Étrangères. Ce dernier jeta un œil aux annotations et hocha la tête d'un air approbateur. McKenzie prit alors une gorgée d'eau, réajusta sa veste de costume d'un geste élégant, se racla légèrement la gorge et reprit la parole d'un ton à la fois ferme et rassurant :
''Je vous remercie pour votre transparence, Madame la Présidente. Vos observations sont particulièrement justes, et permettez-moi de dissiper immédiatement vos craintes légitimes concernant notre attractivité fiscale.
Il n'a jamais été question de favoriser l'évasion fiscale ou de déstabiliser le tissu industriel de la Petite Brann. Au contraire, la législation néxanienne punit sévèrement ces pratiques sur son propre sol ; proposer à une nation amie de s'y prêter chez nous serait un comble absolu ! Notre objectif n'est pas que vos entreprises déménagent l'intégralité de leurs actifs. Nous souhaitons simplement encourager l'installation de quelques filiales ou usines stratégiques sur notre territoire. N'oubliez pas que la Néxanie représente un marché de plus de 10 millions d'habitants. En prélevant des taxes quasi nulles sur ces installations, nous offrons à vos industries un accès direct et massif à nos consommateurs, ce qui boostera vos propres chaînes de production nationales. C'est un partenariat gagnant-gagnant.''
Le président marqua une courte pause, jetant un regard complice vers son ministre de l'Économie ainsi que vers le gouverneur de la NNB (National Nexan Bank). Les deux hommes hochèrent simultanément la tête en signe de confirmation. McKenzie se tourna de nouveau vers Abigél Lajos :
''Concernant le NEXX 30 et notre grand projet d'Indice Boursier Mondial, nous sommes ravis de votre enthousiasme. Plusieurs places sont d'ores et déjà réservées pour vos fleurons industriels. Cependant, pour donner à cet indice l'envergure internationale qu'il mérite, nous aurons également besoin de votre influence. Nous attendons de la Petite Brann qu'elle use de ses connexions et de sa diplomatie pour attirer des entreprises issues de pays tiers avec lesquels vous entretenez d'excellentes relations. Ensemble, nous poserons les bases de cette nouvelle architecture financière mondiale, comme nous l'avons prévu.
Enfin, pour ce qui est de la Coopération Sécuritaire, je comprends parfaitement votre prudence. Le domaine militaire exige de la rigueur. Si la Néxanie moderne concentre aujourd'hui ses efforts sur son essor et ne se considère pas comme une puissance militaire hyper-avancée, la sécurité reste le pilier central de notre souveraineté. Notre vision de cette coopération est celle d'une solidarité totale, un pacte de défense mutuelle : si la Petite Brann est attaquée, la Néxanie entrera en guerre à vos côtés pour vous défendre, et nous attendons naturellement la même réciprocité. En protégeant nos frontières de manière conjointe, nous sanctuarisons nos espaces économiques et nous envoyons un signal de stabilité inébranlable au reste du monde.''
Ayant exposé ses arguments, Josh McKenzie réarrangea discrètement les pans de son costume, se adossa confortablement dans son siège et gratifia la présidente d'un sourire courtois, l'invitant d'un geste de la main à reprendre la parole.