16/12/2019
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{🌐} Politique | Histoire des élections de 2015

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Préambule HRP : Ce topic raconte l'histoire de la campagne des élections des 2015. Ce topic va regrouper l'histoire des élections parlementaires ET des élections présidentielles. Pour un peu plus d'infos pour savoir comment fonctionne la politique au Rajastan, je vous conseille ce message. Ce topic va pouvoir vous aider davantage dans la compréhension de la politique dans mon pays, pour ceux qui s'y intéresseraient, à l'approche des élections parlementaires puis présidentielles de 2020 (respectivement en Janvier puis en Juin in game). Merci de votre attention :)

Acte I : La campagne des parlementaires : Janvier 2014 - Janvier 2015.
Partie 1 : Présentation des acteurs majeurs
Sous-Partie 1 : La Flamme Nationale Révolutionnaire

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Introduction :
La Flamme Nationale Révolutionnaire, de son ancien nom le Front Réactionnaire, est un parti ouvertement d'extrême droite, réactionnaire, profondément nationaliste, très traditionnaliste et conservateur, profondément attaché à la religion musulmane, et ayant souvent été largement décrié pour ses penchants évidents vers le totalitarisme et le fascisme.
Histoire :
La Flamme Nationale Révolutionnaire est le parti qui s'est imposé le plus récemment sur la scène politique nationale, puisqu'il n'a été fondé qu'en 1984 dans l'optique de la campagne des élections parlementaires de 1985. Son père fondateur, le théoricien et pseudo-philosophe Salaah Sabzvari-Sahni, était un personnage mineur de la scène médiatique Raja de l'époque. C'était un penseur avec des idéologies très limites, qui suivent toujours la ligne actuelle du parti, avec pour pilliers le nationalisme renforcé, une vision très stricte de la religion musulmane, et un traditionalisme fort. Avant la fondation de son parti, il n'était connu que pour quelques ouvrages qu'il considérait comme "philosophiques" mais qui étaient dénoncés par la presse entière pour la violence et l'infâmie des propos tenus. Il a d'ailleurs été condamné 4 fois par des tribunaux depuis la fondation du parti pour des propos tenus dans les médias ou dans ses ouvrages comme par exemple : « L'homosexualité est une hérésie ridicule » (Propos tenus en 1991, seulement 3 mois après que la loi autorisant le mariage et l'adoption homosexuelle ait été adoptée). C'est donc un personnage très polémique de la scène nationale, et très connu pour ses dérapages fréquents, et ses propos ouvertement réactionnaires et dangereux.

Salaah Sabzvari-Sahni
Ci-dessus, une photo de Salaah Sabzvari-Sahni en 2009

Le parti a fait peau neuve en 2009 à l'approche des élections de 2010 pour tenter, lors de cette campagne, de se donner une nouvelle image, plus modérée, dans une optique de dédiabolisation en se proclamant comme révolutionnaire et comme « le dernier rempart avant l'anarchisme et le chaos ». Grâce à ce rebranding, on estime qu'ils auraient effectivement gagné en popularité, puisque avant 2010, ils n'avaient de sièges que dans 9 parlements régionaux sur 20, les empêchant donc de se présenter aux élections présidentielle (puisqu'il y faut un minimum d'un siège dans au moins 15 parlements) ; tandis qu'aujourd'hui, ils ont au moins un siège dans 17 parlements régionaux. Les seules régions qu'ils n'ont pas encore atteintes sont les régions les plus propices et favorables aux idées de gauche, c'est-à-dire la région ouvrière de Zaira (détaillée dans cette partie de l'encyclopédie), la région d'Ahvast (région avec le moins de sièges au parlement et dominée par l'ACS), et la région de Tell Radin (très urbaine et largement ouvrière)

Aujourd'hui :
De nos jours, la Flamme Nationale Révolutionnaire est un parti en pleine expansion, malgré les condamnations croissante de ses membres. Le parti entreprend encore aujourd'hui de laver son image sale du passé pour tenter de se rendre plus correcte aux yeux du grand public, à grands coups de sophisme avec des discours mensongers qui indiquent qu'ils voteraient certaines mesures qu'ils ne votent en réalité pas, puisqu'ils ne font que défendre les intérêts du capitalisme et des plus riche alors qu'ils prétendent défendre l'intérêt du peuple et sa richesse culturelle, alors qu'ils votent des mesures liberticides envers beaucoup de minorités. C'est un parti qui gagne de plus en plus de popularité et qui, aux élections de 2015, a été considéré comme un réel outsider qui s'est par la suite, confirmé de plus en plus comme nous le verrons dans la suite de cette histoire.

Sous-Partie 2 : Le Parti Traditionnel Républicain

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Introduction :
Le Parti Traditionnel Républicain est le plus vieux et historiquement le plus puissant de la scène politique Raja. Fondé en 1934 à l'occasion de l'indépendance du Rajastan vis-à-vis de l'Empire Mor, ce parti est actuellement celui du gouvernement et du président Baz Sadman. Ce parti revendique des positions républicaines, favorables à une augmentation de pouvoir du gouvernement au dépit des parlements régionaux, et qui dérive de plus en plus, au fil du temps, de la colonne vertébrale politique originelle du parti. C'est un parti qui se positionne de plus en plus contre le fédéralisme, se revendiquant comme patriote, internationaliste malgré tout, assez traditionnaliste sur les bords, avec un goût accru pour le capitalisme.
Histoire :
Le Parti Traditionnel Républicain trouve donc son origine en 1934, à l'occasion de l'indépendance du Rajastan. A cette époque, la politique nationale toute entière était à reconstruire, et dans ce contexte tendu et chaotique, le parti a émergé avec à sa tête des figures emblématiques de la résistance et de la révolution Raja qui a offert l'indépendance. Le parti s'est donc, avec des figures si importantes aux yeux du peuple, imposé largement à l'époque comme le guide à suivre pour organiser et reconstruire une scène politique viable et démocratique. Le parti a ainsi imposé sa domination sur tout le XXème siècle - domination qui perdure d'ailleurs encore puisque le gouvernement actuel est issu du PTR -. Seules quelques exceptions ont réussi à prendre le pouvoir à l'instar du PTR, notamment lorsque l'Alliance entre Communistes et Socialiste s'est faite, et que les deux partis majeurs de l'opposition réunis ont été logiquement plus forts que le PTR et ont notamment gouverné de 1990 à 2010.

Le PTR a donc connu des temps beaucoup plus faible dont cette période fait parti. Cependant, il est important de rappeler que le parti restait solide malgré tout grâce à une ligne politique forte, stable et durable, mais aussi grâce à des figures emblématiques, éloquentes et bien vues de tous, y compris des communistes et des socialistes. Malgré cette parenthèse plus faible, le PTR est revenu en force en se reconstruisant une image et un portefeuille d'alliances solides à l'aube des élections de 2010, en parvenant notamment à s'allier à l'ACS grâce à un jeu astucieux de concessions, mais aussi avec les GUP centristes déjà très proches de l'idéologie du PTR puisque ses fondateurs sont d'anciens membres ayant quitté le PTR, ou encore le Mouvement Ecologiste qui s'est allié avec le PTR en s'avouant plus faible, et en comprenant que pour pouvoir espérer un jour gouverner et s'approprier le pouvoir, il fallait faire des concessions et s'allier avec plus fort que soit. Grâce à ce jeu d'alliances donc, le PTR a rallié beaucoup plus qu'il ne l'avait jamais fait auparavant, et a très logiquement remporté les élections de 2010 avec succès, avec à sa tête le stratège de tout ce jeu d'alliance, le théoricien de la nouvelle idéologie du PTR : Baz Sadman, l'actuel président de la république depuis 2010.

Baz Sadman
Ci-dessus, une photographie de Baz Sadman à son élection remportée de 2015.

Aujourd'hui :
Cette nouvelle idéologie développée par Baz Sadman se veut plus rattachée aux traditions nationales, plus proche du capitalisme afin de pouvoir développer le pays à l'international et de pouvoir faire croître l'économie à grands coups d'échanges internationaux et d'alliances diplomatiques, avec, certes, une certaine fermeture d'esprit différente d'avant, mais une ouverture diplomatique promise et qui se réalise petit à petit depuis 2010. Le parti a donc perdu des soutiens à cause de cette nouvelle ligne politique, principalement à gauche chez l'ACS et les partis mineurs et locaux à l'approche des élections de 2015 ; perde de soutien qui s'est encore plus accentuée depuis au cours de ce mandat 2015-2020.


Sous-Partie 3 : Les Groupes Unis Populaires

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Introduction :
Les Groupes Unis Populaires sont une union de partis mineurs de la scène politique Raja qui se sont unis afin de former un grand ensemble d'une dizaine de partis qui puisse s'imposer sur la scène politique nationale, pour servir de "passerelle" (selon les termes de leur porte-parole) entre la gauche et la droite, un parti qui puisse être un soutien important et qui puisse représenter la plus large variété de personnes dans la population Raja possible. C'est un parti qui cherche donc à unir, à trouver des points communs là où l'on n'en verrait pas, qui cherche à rassembler le peuple pour pouvoir gouverner de manière plus homogène et prendre des décisions plus unanimement qu'avant, à cause du chaos causé par les larges divergences entre les partis majeurs. C'est un parti qui se revendique comme centriste, avec des idées piquées à un peu tous les autres partis politiques, même si ses idées sont en réalité assez proche de celles du PTR d'avant Sadman, et que le parti est qualifié par beaucoup de « PTR bis ».
Histoire :
Les Groupes Unis Populaires sont, comme expliqué dans l'introduction, une union d'une dizaine de partis mineurs, et présenter leur histoire respective serait à la fois trop long et trop peu impactant, puisque la seule partie intéressante et importante à retenir dans leur histoire débute en 1975, à la fondation, l'origine de cette union. Avant 1975, le Rajastan connaissait un problème grave et majeur qui permettait de constater une faille dans le système et dans les différentes mentalités et idéologies que le peuple pouvait suivre : les écarts politiques entre les partis étaient trop larges, et si l'on souhaitait trouver quelqu'un ou un parti qui faisait office de passerelle, il n'existait que de petits partis mineurs peu intéressants que quasiment personne ne connaissait et pour qui personne ne prêtait trop d'attention. Dans ce contexte de tensions politiques fortes avec un duel acharné entre le PTR et l'ACS, les GUP se sont unis afin de constituer cette plateforme manquante qui permettrait de faire le lien entre les partis pour trouver des compromis, qui pourrait servir de base pour créer une politique plus stable avec moins de tensions et de débats incessants, pour apaiser les conflits entre partis et entre personnes ; dans une optique donc de rassembler.

A l'origine de cette union se trouve une personne, qui a eu l'idée de cette initiative alors qu'il était inconnu au bataillon par une large majorité de la population, même si beaucoup dans la scène politique le connaissaient et le qualifiaient « d'acteur de l'ombre » car il avait une importance que peu ne savaient : Milovan Darkozer. Cet ancien membre du PTR l'avait quitté pour fonder son propre parti, avant de contacter une dizaine de partis mineurs et/ou locaux dans l'optique de son union qu'il souhaitait créer. Il a rassemblé autour d'un message fort : « Il faut s'unir pour mieux diriger ». Ses idées : les concessions sont un mal nécessaire, la fin ne justifie absolument pas les moyens, et il y a du bon comme du mal partout dans tous les camps politiques.

Milovan Darkozer
Ci-dessus, une photographie de Milovan Darkozer en 2018

Aujourd'hui :
Le parti est puissant et a véritablement gagné sa place sur la scène politique nationale depuis 2005, la première élection où il est parvenu à obtenir des sièges dans au moins 15 parlement, présentant la première candidature présidentielle de l'histoire du parti avec pour représentant Milovan Darkozer, le fondateur du parti, qui est un personnage toujours aussi important de la scène politique nationale puisqu'il est aussi à l'origine de la renaissance du PTR de 2010 puisqu'il y a travaillé, conjointement avec Baz Sadman, afin de remettre le parti au pouvoir en les aidant à trouver des soutiens, et en faisant office de négociateur. Le parti est en pleine croissance et a réussi à atteindre le palier symbolique d'avoir au moins un siège dans chaque parlement régional, une prouesse qui n'est réservé qu'aux plus grands puisque seulement 5 partis y sont arrivés, et ces 5 (en comprenant aussi les GUP) sont les plus important du paysage politique n national Raja. C'est donc un parti influent, important et majeur de la scène politique.

Sous-Partie 4 : Le Mouvement Ecologiste

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Introduction :
Le Mouvement Ecologiste est un parti majeur du paysage politique national. Ce n'est pas un parti à proprement parler avec des adhérents et ce système de donations, c'est plutôt un mouvement politique auquel on pense appartenir ou non en fonction de la convergence de nos opinions avec ce dernier. C'est un part important, qui se revendique comme activiste, qui lutte ouvertement en faveur de l'écologie et des droits des classes populaires, qui est très proche de l'ACS et qui se rapproche de plus en plus, au fil du temps, de l'UPC à cause du rapprochement entre les socialistes de l'ACS et le PTR. C'est un groupe qui, au fil du temps, converge de plus en plus vers la gauche, et qui revendique son identité militante depuis sa fondation par des militants écologistes hippies.
Histoire :
L'histoire du Mouvement Ecologiste remonte donc à la décennie 1960, plus précisément en 1962 lorsque des groupements hippies commencèrent à se former dans les campagnes Rajas. Ces groupements connaissaient un essor fort, grâce à une couverture médiatique offerte par la presse Raja qui était très curieuse vis-à-vis de ce mode de vie alternatif et de cette vision du monde dans une société, à l'époque, encore relativement fermée d'esprit et traditionnelle, mais en proie au changements face à la montée en puissance des idées communistes et socialistes à l'échelle nationale. Profitant de cette couverture médiatique, les deux artistes hippies Lala Arghavan et Iraj Anoushirvan commencèrent alors à répandre de plus en plus leurs idées militantistes et écologistes dans la presse locale, puis nationale, s'octroyant une réelle image positive dans les médias, comme les figures inspirantes à suivre pour la jeunesse qui se sent mal dans cette société attachée aux traditions. Au fil des années, leurs paroles ne cessaient de résonner dans les esprits, mais en 1969, une catastrophe eut lieu : Iraj Anoushirvan, l'amant de Lala et principal fondateur, conjointement avec elle, du nouveau mouvement écologiste et hippie Raja, décède dans un assassinat violent perpétré par un extrémiste fasciste. Dans l'optique de lui rendre hommage, Lala Arghavan entreprit alors de fonder un réel mouvement, pour s'imposer dans la politique nationale pour rentabiliser la couverture médiatique et ses années de militantisme : le Mouvement Ecologiste naquit donc en 1971, avec pour objectif d'obtenir des sièges dans au moins 10 parlements régionaux d'ici les élections de 1975. Aidés par la fracturation progressive du PTR avec l'arrivée des GUP, ils s'imposèrent alors petit à petit au fil des décennies, avant d'atteindre, en 1990, après 15 ans de militantisme, de manifestations en faveur des classes populaires et des minorités, de protestations de décisions gouvernementales et de mesures significatives quant à l'écologie, le pallier symbolique d'au moins un siège dans chaque parlement régional.
Lala Arghavan
Ci-dessus, une photographie de Lala Arghavan en 1979.

Une fois ce palier significatif atteint, la croissance du mouvement a continué, et il s'est réellement fait une place dans les débats, les votes et au sein des parlements, à tel point qu'il en est devenu problématique pour le PTR : il était un de ses seuls (conjointement avec l'UPC) derniers adversaires qui ne voulait d'aucune alliance, d'aucune concession offerte et d'aucun compromis proposé par le PTR. Ce mouvement progressiste, radicalement opposé aux forces gouvernementales, de plus en plus en proie aux idées communalistes, est aujourd'hui une force majeure de la scène politique nationale, et l'une des forces majeures des communalistes et des militants de gauche. Lala Arghavan nous a malheureusement quitté en 2001, des suites d'un cancer, mais son successeur, Rakhat Farji, est tout autant devenu une idole de la jeunesse militante, grâce à son passé de militant réputé pour son fort dévouement pour l'internationalisme et ses penchants pour le communisme.
Rakhat Farji
Ci-dessus, une photographie de Rakhat Farji en 2018.


Sous-Partie 5 : L'Alliance Communiste et Socialiste

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Introduction :
L'Alliance Communiste et Socialiste est un parti très récent ne datant que de 1985, mais l'origine des deux partis fondateurs séparés remonte quant à elle à 1938. Le parti est issu d'une fusion entre les deux partis communiste et socialiste en 1985, alors à l'époque en perte de popularité et ayant acquis au fil du temps une image de « sociaux-traîtres » aux yeux des militants de l'UPC, qui étaient pour autant leur plus grand allié historique, notamment à cause d'une colonne vertébrale politique se déformant de plus en plus, s'assouplissant au profit d'idées contraires aux idéaux de gauche originels, notamment avec des alliances douteuses conclues avec la droite. De nos jours, le parti se revendique comme mouvement de gauche progressiste, presque libertaire, alliés de l'UPC malgré les tensions se renforçant au fil du temps, et du ME, malgré là aussi des tensions naissantes.
Histoire :
Avant de nous focaliser sur l'histoire de l'Alliance, il faut d'abord mettre l'accent sur l'histoire unique de chacun de ces deux partis, et remonter à 1938. Dans le contexte de l'époque, le PTR était le parti dominant largement la politique nationale car fondateur de la société Raja actuelle et acteur majeure de l'indépendance et de la construction du nouveau système de fonctionnement institutionnel et politique de l'époque. A l'époque, déjà des dizaines de partis avaient fleuris partout au travers du pays, hélas, beaucoup d'entre eux n'étaient qu'éphémères et n'ont perdurés que deux décennies tout au plus. Dans ce cadre politique, le Parti Communiste Raja est née en 1938 à l'initiative d'anciens membres du PTR, qui, constatant les doctrines communistes et socialistes du monde, souhaitait s'y identifier et les propager au Rajastan pour créer un paysage politique plus diversifié, et créer un vrai parti du peuple, qui souhaite offrir plus de libertés et plus de droits, notamment aux travailleurs alors très appauvris par des horaires interminables et une interdiction des syndicats pour défendre leur droit, car le pays devait se rebâtir une économie, et le PTR considérait alors qu'il était juste de faire autant travailler les gens, que c'était dans « l'intérêt de la nation », une idée évidemment patriotique, nationaliste et qui servait à mentir aux travailleurs pour en faire des esclaves modernes. Le parti communiste s'est donc, dans ce contexte, construit une image forte de parti proche du peuple, progressiste, axé vers l'avenir et la jeunesse, qui parle à des minorités et à des catégories de population plus en difficulté dans la société Raja alors très discriminatoire et parsemée d'inégalités en tout genre. Le parti communiste s'est donc érigé en rempart de gauche et est très vite un des partis les plus important du pays, devenant le deuxième parti, après le PTR, à obtenir un siège dans les 20 parlements.
Le Parti Socialiste Raja quant à lui n'a émergé que quelques années plus tard, en 1942, dans l'optique des élections parlementaires de 1945. Ses fondateurs sont d'anciens membres du Parti Communiste qui ne s'imprégnaient pas autant des idéologies communistes, et qui n'appréciaient que moyennement cette approche si populaire, car le Parti Communiste de l'époque avait des tendances populistes très critiquées, et le parti socialiste est donc issu de ces critiques du populisme communisme de l'époque. C'est un parti fondamentalement très proche des idées communistes, mais qui est fondé sur les points de divergences entre communistes et socialistes de l'époques : les socialistes avaient une approche qui cherchait à toucher le plus de personne, sans cibler spécifiquement les minorités ou les classes populaires, en tentant d'attirer aussi des personnes plus aisées qui seraient plus aptes à propager ces idées à dans une haute strate de la société alors très fermée d'esprit et proche du PTR. Cette entreprise fut cependant un succès modéré, et la croissance du parti socialiste fut alors bien plus lente que celle du Parti Communiste, avec une ascension qui s'est surtout construire dans la décennie 1950, grâce à l'essor des ouvrages de théoriciens de la politique socialiste ; proclament une idéologie progressiste, libertaire, théorisant les prémices de l'écologisme qui seront ensuite repris par les communautés hippies qui formeront le ME ; se revendiquant comme proche de tous, cherchant à rassembler les classes populaires et les classes aisées en supprimant la barrière systémique et sociale créée par le système économique capitaliste mis en place par le PTR.
L'Alliance et la fusion des deux partis peut donc paraître paradoxale lorsque l'on a accès à l'histoire de chacun de ces partis, mais elle est bien réelle et a eu lieu en 1985. Le constat de l'époque était clair : les deux partis sont en baisse évidente de popularité, et les points de divergences qui avaient causés la séparation historique entre les deux s'étaient progressivement effacées avec le temps et le brassage de personnalités qui alternaient entre socialisme et communisme Raja. Les deux partis, ne pouvant plus rivaliser face au PTR comme ils le pouvaient avant, n'avaient plus le choix : ils devaient s'unir s'ils comptaient garder autant de pouvoir qu'avant. Ils se sont donc unis sous une seule et même bannière, et les deux idéologies se sont mélangées et ont fusionées au fil du temps, leur offrant un pouvoir et une popularité plus forte que jamais, au cœur du front antifasciste opposé au Front Réactionnaire (devenu Flamme Nationale Révolutionnaire) et au centre de l'opposition au gouvernement du PTR, en perte de puissance et en plein déclin à cause de polémiques liées à des abus de pouvoir et à des mesures douteuses. L'ACS, plus forte que jamais, a alors monopolisé le pouvoir gouvernemental de 1990 à 2010, sans interruption, prenant des mesures primordiales dans l'histoire de la politique au Rajastan, qui ne serait pas aussi démocratique ni aussi libre qu'aujourd'hui si l'ACS n'avait pas gouverné pendant 20 ans. Sans eux, clairement, le pays aurait couru à sa perte assez rapidement et l'économie aurait chuté, et le champ aurait alors été libre pour les fascistes et pour le PTR qui divergeait de plus en plus vers une droite de plus en plus dure.
Aujourd'hui :
Le parti est très fort, mais le PTR a repris le dessus sur eux grâce à l'aide des GUP et aussi à une partie de l'ACS elle-même qui a trahi les intérêts initiaux du parti en pactisant avec le PTR, d'où le surnom de « social-traître » qui est accordé à l'ACS par l'UPC depuis quelques années. L'UPC est d'ailleurs devenue plus puissante que l'ACS à l'échelle nationale, ce qui témoigne réellement de la forte baisse de popularité du parti. Malgré tout, le parti reste bien présent sur le théâtre politique national, avec une place toujours très importante, simplement bien moins majeure qu'avant, avec un déclin fort que le parti connaît depuis 2010. Aujourd'hui, des figures comme Ronan Bagro, candidat du parti aux futures élections présidentielles de 2020, tentent de relever le parti en reprenant la colonne idéologique originelle des communistes, pour se rapprocher davantage de la jeunesse et de la gauche, notamment pour tenter de renouer avec l'UPC et le ME qu'ils perdent petit à petit avec des tensions de plus en plus fortes avec ces partis.

Ronan Bagro
Ci-dessus, une photographie de Ronan Bagro en 2018.


Sous-Partie 6 : L'Union Populaire Communaliste

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Introduction :
L'Union Populaire Communaliste est un mouvement politique militantiste apparu dans les années 1980. Inspiré des idéologies libertaires du monde, notamment kah-tanaise, ce parti, largement critiqué par une large sphère traditionnaliste de la politique Raja, est à l'heure actuelle le candidat le plus sérieux aux prochaines élections parlementaires. Depuis les années 2000 et la propagation des idées communalistes et libertaires à travers le monde, ce parti a acquis la confiance du peuple par ses volontés de changement pour sortir de ce système si critiqué pour les abus de pouvoirs du gouvernement, et par ses actions proches du peuple et de toutes les sphères de la société, et par son militantisme fort, notamment par sa proximité avec le Mouvement Ecologiste et les quelques fidèles de l'ACS. C'est un parti qui se revendique comme libertaire, proche des courants anarchistes, en faveur du communisme, marxiste, progressiste, anti-capitaliste, en faveur à une révision complète du système politique pour abolir en quelque sorte le gouvernement et l'Etat. C'est, à l'heure actuel, le parti qui a le plus de sièges en cumulant tous les parlements régionaux, même s'il reste largement critiqué et détesté par tout le bloc droit de la politique et par beaucoup de médias traditionnels.
Histoire :
Comme évoqué dans l'introduction, l'Union Populaire Communaliste est un mouvement ayant émergé dans les années 80, dans un contexte où, le PTR perdait en force et où l'ACS gagnait en force mais s'unissait et discutait avec des membres des GUP et du PTR. Dans ce contexte, l'UPC s'est érigée, avec le ME, comme l'un des derniers remparts de la gauche à l'échelle nationale au Rajastan. Inspiré par des penseurs et philosophes comme Meryam Nemati, principale fondatrice du parti et favorable au modèle communaliste pour se sentir plus proche du peuple, et accorder à ce dernier beaucoup plus de pouvori dans une société où les modèles totalitaristes prolifèrent de plus en plus facilement.

Si dans ses débuts, le parti était très fortement critiqué par toute la presse nationale et une large partie de la sphère politique, notamment à cause de son aspect révolutionnaire et ses idées inconnues de beaucoup et qui pouvaient effrayer certains car le parti était souvent dépeint dans les médias comme dangereux, violent et profondément antisystème ce qui, n'est pas faux, mais a fini par s'estomper avec le temps grâce à une image novatrice que le parti a fini par acquérir notamment grâce à l'effondrement encore en cours de l'ACS, l'essor du ME et le déclin puissant du PTR (malgré sa renaissance récente). Depuis 2010 donc, le parti a largement conquit le paysage médiatique et politique nationale, car parlant à la jeunesse, souhaitant l'abolition des classes, et grâce à ses idées libertaires qui gagnent en popularité non seulement dans le monde mais aussi à l'échelle nationale. Il est donc un parti presque "frère" du ME car très proche de ce mouvement militant, et en fracture avec le système, et en tension croissante avec l'ACS. Le côté antisystème du parti a d'ailleurs tellement fait polémique qu'en 2014, une tentative de réforme pour affaiblir voire interdire le parti avait été intenté par le PTR. Réforme qui a très vite été abandonné face aux larges manifestations qui ont suivi. L'affaire a depuis été étouffée par les avocats et les personnalités du PTR, mais l'UPC n'oublie pas et parle souvent de ce cas non pas d'une manière rancunière mais d'une manière à faire comprendre ses idées : le système et le PTR ne sont pas fait pour le peuple, ils sont conçus contre lui et cherchent à effacer les libertés dès qu'il en a l'occasion.

La présentation des acteurs maintenant conclue et le contexte maintenant posé, penchons nous sur la campagne de 2015 en elle-même.
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