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📖 La longue histoire du Katàl

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La longue histoire du Katàl


Drapeau de Katàl

Le Katàl est certainement l'état-membre à l'histoire la plus difficile. Autrefois un ensemble d'états natifs, ce territoire a été pendant près de deux siècles colonisé par l'Austaria. Aujourd'hui encore, des traces témoignent de cette lointaine époque de domination. Malgré l'indépendance gagnée au prix fort en 1871, une réalité simple mais terrible doit confronter ses habitants : n'être que le fruit d'une pure fiction coloniale austarienne. Aucune entité du katàl n'existait avant la colonisation. Mais pourtant, grâce aux migrations et aux efforts de ses peuples, le Katàl a su se réinventer une identité nouvelle, qui a su permettre son émergence comme une entité unifiée et solidaire.

Sommaire

Les grandes lignes de l'Histoire :
𖥟 The Katali War of Independence ou "La Guerre d'indépendance Katàli"


"The army of freedom", Howard Koyotipi, 1895
La guerre d'indépendance du Katàl, du tableau "The army of freedom", Howard Koyotipi, 1895
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𝐋𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐇𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞
The Katali War of Independence ou "La Guerre d'indépendance Katàli"
Pourquoi et comment le Katàl a-t-il pris son indépendance ?
De 1860 à 1880

"The army of freedom", Howard Koyotipi, 1895
La guerre d'indépendance du Katàl, du tableau "The army of freedom", Howard Koyotipi, 1895


Ambiance musique

The Katali War of Independence ou "La Guerre d'indépendance Katàli" est une période s'étalant de 1868 à 1870, soit près de 2 ans. Bien que les logiques ayant menées à cette guerre d'indépendance remontent à bien plus loin, on considère que la déclaration d'indépendance des Nations-Unies de Tentéotl du 8 Mars 1868 marque le début du conflit. Elle se termine alors en 1870, lorsque la puissance coloniale de l'Austaria, sortant défaite de la guerre, reconnait l'indépendance de l'ensemble du Katàl. Aussi surnommée "Guerre de Libération", cet affrontement est l'évènement fondateur de l'identité du pays, qui a notamment permis d'unir les divers peuples du Katàl sous la seule bannière de l'identité katàli.

I - Contexte de la situation au Katàl

Le Katàl, a bien des égards, ne signifie pas grand chose si ce n'est que deux territoires disparates qui semblent, au premier regard, n'avoir aucune cohérence géographique commune. Et à bien des égards, cette interprétation est correcte. En effet, historiquement parlant, jamais le Katàl a été unifié de cette manière en un état. Mais alors comment un tel état a-t-il pu se former ? La réponse ne tient qu'en un mot : l'Austaria.

Suite à un épisode d'exploration du monde, le Royaume d'Austaria et ses vassaux débutent alors la colonisation de nombreux territoires : Shiramazu en 1552, Kamaltapente en 1612. Mais ces ambitions territoriales s'étendent rapidement au Paltoterra, ce qui amène le Duché de Weistmester, entité composant le Royaume d'Austaria, a envahir les royaumes et cités-états natives du territoire vers les années 1590, jusqu'à la conquête totale du territoire en 1604, après que les entités politiques locales ne puissent contrer les armes technologiquement en avance des eurysiens.

Drapeau du Duché de Weistmester
Drapeau du Duché de Weistmester

De cette manière, le territoire entre sous la direction du duc de Weistmester, avec toutefois un gouverneur chargé de diriger le territoire au nom de celui-ci (dans les faits, il obéit surtout à ses ordres). De cette manière, entre 1604 et les années 1850, soit pendant plus de deux siècles, de nombreux gouverneurs vont participer au développement et à la gestion de la colonisation du Katàl (qui trouve son origine à travers la rencontre des Austariens avec le peuple des Qutàls, qui, par la langue, est devenu le "Katàl", ou "terre des Qutàls").

Toutefois, les maltraitances réalisées à l'encontre des populations natives vont rapidement être mentionnées par de nombreux auteurs, comme le prêtre Bartholomée Nozar dans "Livre de la jungle et du Katàl". De cette manière, un premier mécontentement va apparaitre, les "nativistes" souhaitant intégrer les autochtones au sein des institutions austariennes de manière pacifique, là où les "austaristes" souhaitent l'anéantissement complet des natifs de la colonie.

Toutefois, en plus de cela, une contestation du pouvoir ducale ne cesse d'augmenter. Les austariens vivant dans la colonie, surnommés les "katàlis", se sentent profondément méprisés par les institutions austariennes, et revendiquent au départ une plus grande autonomie, notamment avec la création d'un nouveau duché au Katàl, comme cela s'est fait au Brocelynwood. Mais le refus des ducs de Weistmester face à une potentielle perte de contrôle de ce territoire, riche en ressources minières comme le charbon et tourbe, ne provoque alors qu'une radicalisation des mouvements autonomistes.

C'est de cette manière que se forme ce qu'on appel les "Katàlistes". Leur objectif est simple : obtenir l'indépendance du Katàl, par la négociation ou par la guerre s'il le faut. Leur idéologie indépendantistes est particulièrement soutenues grâce aux exploits révolutionnaires au Grand-Kah dans les années 1790, ou encore les diverses révolutions survenues dans l'Aleucie-Paltoterra. De cette manière, les "Katàlistes" gagnent de plus en plus en importance, jusqu'au point de former une véritable milice capable de menacer les institutions coloniales.

Andrew Yatapoya, héro de l'indépendance Katàli
Andrew Yatapoya, héro de l'indépendance Katàli, tableau d'Andres Qiudomo, 1890

Leur principal leader est alors Andrew Yatapoya. Né à Tentéotl en 1820 dans une famille militaire (d'un père caporal et de frères soldats), il a de ce fais été très tôt entrainé à l'art de la guerre, et a fais ses armes au sein de l'armée ducale du Katàl. Ayant accès à une bonne éducation, il découvre alors les idées "katalistes", et les fait siennes. Progressivement, il devint même la principale figure du mouvement en 1865, sa réputation de grand stratège et d'excellent orateur ayant jouer sur cette popularité.

C'est alors qu'il ne manque plus qu'une ouverture pour que la révolution éclate...


II - La Guerre d'Indépendance Katàli

Finalement, l'étincelle qui allume la poudre survint au coeur même de l'Austaria, en 1867, lorsque le roi Richard X, dit "le fou", meurt en se défenestrant. Les problèmes de successions qu'engendrent cette disparition poussent alors les "katàlistes" à commettre l'irréparable : le 8 Mars 1868, à Tentéotl, deuxième grande ville après la capitale coloniale de Wepshire, les "nativistes", qui trouvent dans le combat des "katàlistes" un objectif commun, décident de s'allier avec ses derniers et de proclamer l'indépendance des "Nations-Unies de Tentéotl". Nations, pour les divers peuples du Katàl, et unis, pour l'indépendance du Katàl. Tentéotl étant la seule ville a avoir toujours gardé une certaine distance avec la culture austarienne, et de ce fait, représenter un autre avenir que celle d'une colonie eurysienne.

Rapidement, l'insurrection s'étend dans le nord du territoire. Les forces du désormais nommé "Général Yatapoya", avec l'aide de natifs locaux, de mécontents du système colonial et d'armes fournies par des pays anticolonialistes, parviennent à s'emparer de Tentéotl et des terres environnantes. A l'occasion de la conquête de la quasi-totalité du nord du Katàl, un premier drapeau est créé pour représenter le nouvel état. Il est alors composé de trois bandes horizontales, une jaune, une bleue et une rouge. Le jaune représente le soleil, symbole de puissance et d'unité, le bleue représente la mer et la prospérité, tandis que le rouge, tout en bas, représente le sang qu'ont versé et verseront les révolutionnaires pour permettre cet avenir des deux bandes horizontales supérieures.

Drapeau des révolutionnaires katàlis
Drapeau des révolutionnaires katàlis, créé en Avril 1868

Suite aux avancées des indépendantistes, le pouvoir austarien décide de réagir en envoyant un corps d'armée pour limiter leur progression et réprimer la révolte. Toutefois, ils sont rapidement acculés dans le Fort Harold VII, réputé imprenable de part ses fortifications, où ils doivent résister avec près de 2 500 soldats. Le 6 Juin 1869, Yatapoya parvint à assiéger la place forte avec près de 12 000 hommes. Grâce à une flottille austarienne qui a fais défection de la couronne et a rejoins les révoltés, un véritable blocus est mis en place.

La famine commence alors à s'installer dans le Fort Harold VII, ce qui force le Major O'Safish à déposer les armes le 20 Juin 1869. Les rares soldats qui voudront se battre jusqu'au bout pour l'Austaria finiront capturés et fusillés dans le même fort qu'ils ont tenté de défendre vainement. C'est alors un message clair qui est envoyé à la capitale austarienne Landor : les indépendantistes katàlis combattront jusqu'au bout, et obtiendront leurs revandications.

Dans les 5 mois qui vont suivre, Yatapoya va ordonner la mise en place de tactiques de raids et de pillages sur les côtes du sud-Katàl. Wepshire, capitale coloniale, est pillée à deux reprises, en Octobre 1869, et en Novembre 1870. Ces défaites vont amener à une révolte des peuples du sud de la colonie, comme les Hancas ou les Tequeros, qui rejoignent le conflit aux côtés des Nations-Unies de Tentéotl.

Malgré une victoire austarienne contre les Tequeros au début de l'année 1870, seul Wepshire va rester fidèle au Duché de Weistmester. La ville est finalement mise sous blocus en Mai 1870. Malgré une tentative désespérée de fuir la ville, le torpilleur austarien "Prosperity" est coulé par la flotte révolutionnaire. La ville est alors bombardée par l'artillerie, ce qui provoque des dégâts considérables. Même si quelques sorties de l'armée de défense de la ville ont réussi à ralentir ces destructions, Wepshire devint rapidement un champ de ruines. L'opération de destruction menée par les armées indépendantistes est considérable : près de 1/3 de la ville est détruite. Afin d'éviter un bain de sang considérable, le gouverneur de la ville capitule le 9 Août 1870, permettant alors l'unification du Katàl en un seul état unifié.


III - La fin de la guerre et l'indépendance du Katàl

Ne pouvant plus tenir la colonie, les austariens se résignent à commettre l'impensable : reconnaitre l'indépendance du Katàl. Le 2 Septembre 1870, le Royaume d'Austaria signe alors l'acte de reconnaissance de l'indépendance des Nations-Unies de Tentéotl, qui deviennent les "Nations-Unies du Katàl". Andrew Yatapoya est alors élevé dans la foulée comme premier "Président des Nations-Unies" le 6 Septembre 1870.
Acte de reconnaissance de l'indépendance katàli par l'Austaria, 1870
Acte de reconnaissance de l'indépendance katàli par l'Austaria le 2 Septembre 1870, tableau de James Polemondopoùlos, 1889

L'indépendance du Katàl va alors permettre la création d'un tout nouvel état au Paltoterra de l'est. Cette nouvelle entité politique va alors rapidement réalisée les objectifs qu'elle s'était donnée, comme par exemple en abolissant l'esclavage le 15 Septembre 1870. Fière des idées révolutionnaires dont elle s'est montrée la garante, un sentiment patriotique autour du "Katàl" va se former, et s'ériger comme la pierre angulaire de l'unité des peuples de son territoire.

Egalement, sous la présidence de James Inkapata (1875 - 1880), de nombreux anciens forts et bâtiments rappelant l'ère coloniale vont être renommés. C'est notamment le cas du Fort Harold VII, qui va devenir le Fort de l'Indépendance le 8 Juin 1875. Le drapeau révolutionnaire va également être officiellement adopté comme celui des Nations-Unies du Katàl le 5 Juillet 1875.

Toutefois, plus important encore, la victoire des révolutionnaires au Katàl va permettre à d'autres colonies environnantes de trouver le courage et l'espoir de se soulever et de vaincre leur oppresseur colonial, comme cela fut le cas au Kamaltapente, qui va connaitre son indépendance l'année suivant celle du Katàl, en 1871.
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