Généralités :
Nom officiel : République démocratique du Zafongo
Nom courant : Zafongo
Gentilé : Zafongolais, Zafongolaise
Inspirations culturelles : Congo, Angola, Gabon
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Thieb
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : aucune
Drapeau :

Devise officielle : Ici, on ne demande rien. On mérite tout.
Hymne officiel :
Monnaie nationale : Le Mercure
Capitale : Ménaka
Population : 161 millions d'habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Il y a des pays qu'on comprend en regardant une carte de densité de population plutôt qu'en lisant des statistiques. Le Zafongo en fait partie. À l'ouest, le silence des montagnes des sommets gris, parfois blancs de neige, qui dominent un territoire presque vide d'hommes. Puis, en descendant vers l'est, tout s'embrase : la forêt cède du terrain, les villages se multiplient, les villes grossissent, jusqu'à ces zones où la carte devient rouge sombre, presque noire, signe que plus de deux mille âmes se pressent sur chaque kilomètre carré. Entre ces deux extrêmes, 1 450 000 km² de forêts denses, de rivières qui dévalent sur tous le pays ainsi que des lac, des massifs montagneux, et au nord, là où l'arbre se fait plus rare, des étendues plus sèches qui annoncent déjà la savane.
161 millions d'habitants aujourd'hui. Le chiffre a longtemps semblé excessif à qui ne connaissait pas le pays, et pourtant il continue de grimper, porté par une fécondité qui tient presque du vertige : près de cinq enfants par femme en moyenne. Un pays jeune, donc, débordant d'enfants, où l'on construit des écoles à un rythme effréné sans jamais tout à fait rattraper la démographie. Car au Zafongo, l'instruction n'est pas un luxe qu'on dispense aux uns et qu'on refuse aux autres : c'est devenu, au fil des générations, une obsession nationale, presque une religion civile. On y voit le seul levier capable, à terme, de transformer cette jeunesse innombrable en richesse véritable plutôt qu'en simple fardeau démographique. Le drapeau du pays raconte d'ailleurs cette pluralité mieux qu'aucun discours officiel. Une croix jaune qui traverse un fond où alternent le vert des forêts et le rose corail de la vitalité populaire, et au centre, une étoile aux branches multiples et entrecroisées : chacune représente l'une des grandes communautés qui composent le peuple zafongolais, car jamais, en plusieurs siècles d'histoire commune, cette nation n'a été un bloc culturel uniforme. Le jaune, omniprésent, rappelle ce que le sous-sol a offert au pays une richesse plus théorique que réellement partagée, mais une richesse tout de même. Car la terre du Zafongo regorge de tout : pétrole, gaz, uranium, cobalt, et surtout cette pierre que l'on ne trouve nulle part ailleurs, le zafongi. Un cristal très beau aux teintes changeantes selon la lumière qui l'effleure, qui vaut assez cher sur le marché qui en fait une vrai fierté nationale. Le Zafongo s'est ainsi imposé comme un acteur que personne ne peut ignorer sur ce marché, même si, comme il arrive souvent aux nations bâties sur leur sous-sol, ce sont surtout les grandes compagnies d'extraction qui en profitent, bien plus que les paysans dont les champs recouvrent ces gisements.
Gérer une population pareille impose une discipline particulière, et c'est peut-être là que le pays surprend le plus : l'écologie y est traitée non pas comme un supplément d'âme, mais comme une condition de survie pure et simple, géré les déchet de 161 millions d'habitant et une tache énorme. Le Zafongo possède aujourd'hui un vaste réseau de centres de recyclage électrique qui s'est construit dans le temps, des installations colossales qui transforment les déchets industriels en énergie réinjectée dans le réseau national. Des barrages s'étendent le long des rivières descendues des montagnes, et plusieurs centrales nucléaires, bâties à l'est où la demande ne cesse de croître, complètent cet édifice énergétique. L'agriculture, malgré tout ce progrès industriel, demeure le cœur battant du pays. Manioc, maïs, plantain, cacao, café, riz : les plaines de Doro produisent sans relâche, et ce sont les zones rurales de l'ouest et du centre qui portent encore, sur leurs épaules, la subsistance de la nation. Une ironie cependant subsiste, presque cruelle pour un pays si fertile : privé d'un véritable accès à la mer, le Zafongo doit importer le poisson et les fruits de mer dont il a besoin, dépendant ainsi de ses voisins côtiers et des aléas diplomatiques qui rythment ces échanges.
Le travail, lui, ne manque pas. Les champs, les mines de zafongi, le commerce informel des villes, l'industrie énergétique en expansion constante tout cela occupe la population, et le chômage y reste étonnamment bas. Mais le salaire, voilà ce qui manque cruellement. Travailler, au Zafongo, ne garantit pas de vivre dignement. Alors chaque année, des centaines de milliers de Zafongolais, souvent les plus jeunes, les plus instruits aussi parfois, quittent le pays pour chercher ailleurs ce qu'il ne peut leur offrir : d'abord vers les nations voisines, puis, de plus en plus, vers les pays d'Eurysie, où l'on dit qu'un salaire honnête récompense encore le travail honnête. L'argent qu'ils renvoient à leurs familles est devenu, avec le temps, presque aussi vital pour l'économie nationale que les exportations de minerais comme si le pays, malgré toutes ses richesses, devait sa survie autant à ceux qui restent qu'à ceux qui sont partis. Malgré tous ceci, le Zafongo reste l'un des pays les plus pauvres du monde. C'est tout le paradoxe de cette nation : une richesse souterraine et agricole presque insolente, contredite chaque jour par le quotidien de millions de familles qui n'en voient jamais vraiment la couleur. Depuis le début du vingt-et-unième siècle cependant, quelque chose a commencé à bouger : le commerce extérieur s'est intensifié, les exportations du Zafongo et d'hydrocarbures se sont multipliées, et le PIB du pays n'a cessé de croître, lentement mais sûrement, année après année. Le Zafongo entretient une image de pays stable et sûr, en grande partie parce que le tourisme pèse beaucoup dans son économie et que le gouvernement tient à préserver cette réputation. Mais dans les zones rurales, c'est une autre histoire : la sécurité y est bien plus fragile, la délinquance plus présente, et certaines régions reculées dans le sud sont même contrôlées par des groupes rebelles que l'État ne parvient pas vraiment à déloger.
Relief du pays :

Densité population :

Niveau de sureté dans le pays

Réseau routier

Histoire
Vers -100 av J-C, il n'y eut là que du vent et des troupeaux. Des nomades traversaient les plaines de Doro au fil des saisons, suivant l'eau plutôt que les frontières, car il n'y en avait aucune à suivre. Puis le Ve siècle apporta le changement : certains clans cessèrent d'errer et se fixèrent le long des rivières. Avec l'agriculture vinrent les villages, et avec les villages, les premiers royaumes, encore modestes, encore nombreux. Un seul, pourtant, allait dominer tous les autres : celui bâti sur les rives de ce qui deviendrait l'Empire de Ménaka. Coincé entre forêt, plaines fertiles et collines, l'endroit avait tout pour devenir un carrefour, et il le devint vite. Vers 850, un certain Konaté l'Ancien commença à dicter ses conditions aux voisins. Son descendant Massiré Premier, un siècle plus tard, choisit une autre méthode : plutôt que négocier, il leva une armée et conquit. Rien n'arrêta plus l'expansion après cela. Le royaume grandit en empire, culmina vers 1250 sous Soundjata Ba, et atteindra son apogée en 1780, plus de 2 680 000 km² un territoire bien plus vaste que celui d'aujourd'hui aujourd'hui.
Vers 1900, l'administration impériale, alourdie par des siècles de pouvoir, ne tenait déjà plus grand-chose au-delà de ses provinces centrales. La corruption avait gangrené chaque échelon : les gouverneurs s'enrichissaient en silence, sans plus rendre le moindre compte à l'Empire de Menaka. Puis vint 1907 et en l'espace de trois semaines à peine, comme si tout s'effondrait d'un coup, le pays passa de 2 634 175 km² à seulement 1 450 000 km². On en parle encore, de ce choc-là. Mais des ruines naît parfois autre chose de plus solide. Le peuple vivant dans les territoires restant de l'Empire, lassé de siècles d'autorité absolue, réclama un pouvoir partagé, le peuple ne voulait plus simplement changer de maître : il voulait des droits, une voix dans les décisions, la fin d'un pouvoir qui s'exerçait toujours du haut vers le bas sans jamais redescendre. L'empire de Menaka s'effaça pour de bon, et sur ses cendres naquit la République démocratique du Zafongo en 1908 une démocratie qui, contre toute attente, tient encore aujourd'hui.
Le siècle qui suivit fut calme, presque trop calme, jusqu'en 1977. Cette année-là, une région du sud réclama son autonomie, estimant ne pas profiter assez des richesses qu'elle fournissait au reste du pays. La guerre qui éclata dura dix ans, jusqu'en 1987, et laissa le Zafongo à genoux : plus de 150 000 morts, des villes en ruines, et un pays où plus personne, pendant dix ans, n'avait eu le temps de s'occuper de l'environnement. C'est de cette décennie noire qu'est née, sans qu'on l'ait vraiment décidé, une obsession qui perdure encore : nettoyer, reconstruire, reverdir, comme pour effacer ce dont on préfère, encore aujourd'hui, ne pas trop parler. Le sud va mieux désormais, même si quelques poches rebelles subsistent assez pour que la région reste, à ce jour, la moins sûre du pays.
Mentalité de la population :
Les Zafongolais, c'est un peuple souriant, et ce sourire-là tient surtout d'une force de caractère plus que d'une vie facile. Ici, on ne croit pas trop aux miracles : si on veut une meilleure vie, on se lève et on travaille, simplement, sans trop se plaindre. C'est un peuple de combattants dans l'âme, qui a appris à se relever après chaque coup dur. Ils restent aussi très proches de la nature, presque naturellement, comme si forêts et rivières faisaient partie de la famille plutôt que du paysage. Ça explique sûrement pourquoi le pays tient tant à son écologie. Avec les touristes, l'accueil est chaleureux, sincère, sans calcul. Mais face aux gens d'Eurysie, la chaleur redescend un peu : on reste poli, jamais hostile, mais méfiant, parce que l'histoire coloniale n'est pas oubliée, et que certains territoires sont toujours là pour le rappeler. Ici, les habitants sont autant fiers d'être Afaréens que Zafongolais.
Place de la religion dans l'État et la société :
Ici, la foi se porte sans détour. Catholiques et protestants se partagent presque tout le pays, 87% à eux deux, et vivent côte à côte depuis si longtemps qu'on ne sait plus très bien où l'un commence et où l'autre finit. Le reste se répartit entre les croyances traditionnelles 12%, encore bien vivantes dans certains villages, et une minorité musulmane 1% installée surtout au nord.
Le dimanche, les cloches résonnent et tout le pays semble suivre le même pas l'église n'est pas qu'un lieu de prière, c'est un rendez-vous, presque une habitude collective. Cette ferveur monte jusqu'au sommet : le président lui-même prête serment sur la Bible le jour de son investiture, comme pour sceller le lien entre la foi du peuple et l'autorité de l'État. Et pourtant, cette domination chrétienne n'a jamais rimé avec exclusion. Les musulmans du nord et les croyances traditionnelles vivent leur foi en paix, intégrés comme tous les autres, et le Zafongo, depuis ses débuts, n'a jamais connu de querelle religieuse digne de ce nom.
Politique et institutions :
Institutions politiques :

Chefferies locales : c'est l'échelon le plus proche du terrain. Dans chaque communauté, il y a un chef local (parfois héréditaire, parfois élu selon les traditions de la communauté) qui gère les affaires courantes, règle les petits conflits, et fait le lien entre les habitants et l'administration centrale à Menaka. C'est un peu l'héritage direct de l'organisation ancestrale du pays, celle des clans et des conseils d'anciens d'avant l'empire.
Conseil des communautés : une instance qui réunit des représentants de chaque grande communauté du pays (un peu comme une chambre consultative). Son rôle, c'est d'arbitrer les tensions ou désaccords entre les différents groupes qui composent le Zafongo, avant que ça ne remonte au gouvernement central ou que ça devienne un vrai conflit politique. Vu l'histoire du pays (l'éclatement de l'empire, la guerre civile de 1977), cette instance a une vraie importance symbolique : elle existe justement pour éviter qu'un groupe se sente exclu du pouvoir.
Cour suprême : l'institution judiciaire la plus haute du pays, chargée de vérifier que les lois votées par le parlement et les décisions du président respectent bien la constitution. C'est elle qui tranche en dernier recours sur les litiges institutionnels les plus importants.
Parlement : Chargé d'examiner, de débattre et d'adopter les lois
Principaux personnages :
Président de la République : Mamadou Kéïta

Premier ministre : Issa Bemba

Ministre des Affaires étrangères : Jean-Baptiste Dzila

Ministre de l'Écologie et de l'Environnement : Aïssatou Diarra

Ministre des Armées : Général Bakary N'Diaye

Politique internationale :
La République démocratique du Zafongo aura une attitude de neutralité absolue. Elle peut tout aussi bien entretenir des relations avec des régimes autoritaires, des régimes communistes ou d'autres types de systèmes politiques. Elle ne fait pas de distinction entre les États en fonction de leur régime et reste ouverte au dialogue avec tous les pays.