03/01/2020
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[🏛️] Élections législatives de 2020

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THÉMIVARNIE : Élections législatives de 2020


2020 commence sur les chapeaux de roue. Trois ans plus tôt, les élections législatives témoignaient d'ores et déjà d'un sursaut nationaliste et socialiste parmi la population. Une bipolarisation qui avait de quoi inquiéter les Unionistes de la Couronne. Tandis que la coalition du centre s'asphyxie, la nouvelle année qui s'ouvre ne semble guère apporter la moindre bouffée d'air aux partisans monarchistes. Découvrez l'issue de ces élections sous un jour complétement nouveau.


Grands discours, jolis costumes, promesses à volonté, l'heure est à la pêche aux voix !


RAPPEL DES MODALITÉS ÉLECTORALES :

L'exercice du pouvoir exécutif et législatif s'articule autour de trois entités : le Directoire, les Assemblées (Sobranitsa, Zemny Sovet) et les Sujets de la Couronne. Deux maisons royales se partagent le pouvoir depuis l'unification de 1838 : les Pavelyetsk pour le royaume du Thémiasme et les Zynovits pour le royaume de Varnace. Tous les deux ans, une rotation s'exécute suivant la volonté révolutionnaire de 1852. Le successeur légitime d'une maison substitue l'autre en exercice à l'issue du biennat et nomme par la même occasion les nouvelles figures du Directoire, l'instance exécutive de la Thémivarnie. Ces hommes et femmes sont désignés par le souverain dès son arrivée sur le trône, choisis pour leurs compétences mais aussi proportionnellement à la représentation des différents partis au Zemny Sovet, assemblée législative prépondérante de l'État, en vertu de l'article 38 de la Constitution.


Organigramme des institutions politiques & répartition des instances exécutives, législatives et judicaires


Les Sujets, nobles titrés par les maisons ou citoyens lambdas du peuple, élisent tous les trois ans les 1200 représentants communaux et citadins de la Sobranitsa. Cet ensemble vise à représenter les régionalités et municipalités : il demeure un siège privilégié du débat et du rassemblement électoral. Son pouvoir principal est la nomination de 540 délégués de l'Union, placés par les différents partis politiques qui siègent à la Sobranitsa, pour candidater au titre de parlementaire de la Zemny Sovet. 180 autres délégués s'ajoutent à ce collège, ils sont nommés directement par le corps nobiliaire : universitaires, éminents intellectuels et savants, chefs d'entreprises ou encore officiers militaires, la plupart sont alignés avec les monarchistes du centre. Leur nomination est un sujet de controverse régulier auprès du peuple pour chaque élection, mais ce processus est exigé des maisons royales. 360 voïvodes sont élus à l'issu du processus électoral.

Les voïvodes du Zemny Sovet votent les lois, tirent au sort des magistrats constitutionnels pour le pouvoir judiciaire et représentent l'incarnation politique majeure et législative de l'État de Thémivarnie. Les délégués de l'Union, candidats au poste de voïvode, sont aussi électeurs tout comme les représentants de la Sobranitsa et les courtisans nobles. Le corps populaire participe ainsi indirectement à l'élection des parlementaires du Zemny Sovet.

Pour plus d'informations, se référer à "La Thémivarnie en bref", chapitre « Politique et institutions »



Blocs et partis politiques en liste

FRONT POUR LA MONARCHIE !




Statut politique
— Nature : Coalition (incluant « Unionistes de la Couronne », « Mouvement Constitutionnel Thémivarnien » et « Parti des Provinces Unies »)
— Positionnement idéologique : Monarchisme constitutionnel, libéralisme
— Rapport au régime : Favorable, soutien à la Couronne et aux institutions
— Statut légal et institutionnel : Coalition politique déclarée, associations à caractère politique


TĂŞte(s) de liste
— Candidat principal :
• Vladimir Petrovitch Volkov (48 ans) – Président du parti « Unionistes de la Couronne », actuel coordinateur des Maisons royales
— Figures secondaires notables :
• Alekseï Danilovitch Zaganov (35 ans) – Ministre des Affaires Étrangères, coordinateur des Maisons au Directoire
• Rostislav Ivanovitch Dobrinsky (41 ans) – Président du parti « Mouvement Constitutionnel Thémivarnien », ancien voïvode du Zemny Sovet
• Ekaterina Mikhailovna Borislav (67 ans) – Présidente du parti « Parti des Provinces Unies »
• Piotr Vladimirovitch Belov – Représentant nobiliaire afféré aux coalisés monarchistes


Ligne idéologique

Le « Front pour la Monarchie ! » s'est formé en réponse à la montée en puissance des extrêmes. Les Unionistes de la Couronne, déjà en difficulté pendant la dernière période triennale au Zemny Sovet, souffrait d'un sérieux blocage législatif ayant compromis le passage de plusieurs projets de loi (parmi les plus notables : les réformes sur le marché du travail et sur le budget alloué à la défense).

La coalition, ouvertement libérale et soutien directe des Maisons de la double monarchie, souhaite insuffler la stabilité institutionnelle par la défense farouche des textes constitutionnels. Elle prône une monarchie pragmatique, unitaire, et s'oppose en particulier aux propositions antisystèmes que portent les éléments radicaux des partis socialiste et nationaliste. Moyen de lutte contre le populisme de gauche et de droite, le Front pour la Monarchie revendique l'importance du droit et la légitimité dynastique des souverains. Elle tend la main aux non-alignés des assemblées, mais aussi à la Droite Cléricale Radicale par leur attachement mutuelle à la religion orthodoxe.


Axes majeurs du programme

— Institutions et pouvoir :

La défense de la monarchie constitutionnelle est une priorité absolue pour la coalition. À terme, l'objectif est de réaffirmer le pouvoir du Directoire et de mettre en vigueur divers ajustements constitutionnels pour réassurer la pérennité des Maisons. En effet, les monarchistes aspirent au maintien du rôle politique des Pavelyetsk et des Zynovits, considérés comme des atouts pour la gestion de l'État. Cette aristocratie compétente est le poing de la riposte, bien que l'opposition déplore une oligarchie élitiste qui déteint sur la volonté populaire. Le Mouvement Constitutionnel Thémivarnien est néanmoins méfiant à l'idée d'accorder davantage de prédominance à l'exécutif.

La dépolitisation de la justice est une priorité pour l'alliance, en réponse aux récents scandales ayant frappé la Cour de l'Union. Comme la plupart des courants politiques étatiques, le Front soutien le bicamérisme qu'opère la Sobranitsa avec le Zemny Sovet. Cette complémentarité facilite simultanément le vote et l'établissement des politiques dans les diverses régionalités et provinces de la double monarchie.

— Économie et questions sociales :

La vision économique du bloc central frôle l'ultralibéralisme. De nouveaux accords de suppression des barrières douanières doivent être négociés pour assurer une circulation efficace des richesses et un approvisionnement en ressources suffisant. Toutefois, le Parti des Provinces Unies davantage protectionniste souhaite modérer les traités de libre échange voulu par les Unionistes. L'alliance milite pour une réduction drastique des charges patronales et une revalorisation du travail individuel. La décentralisation doit se poursuivre suivant les efforts du précédent triennat, mais à un rythme qui ne fait pas l'unanimité entre les partis : tous s'accordent cependant pour cibler l'interventionnisme de l'État dans l'économie sociale de marché. Les grands groupes stratégiques et secteurs clés de l'industrie thémivarnienne doivent être préservés par tous les moyens

D'un point de vue social, bien que certaines mesures telles la suppression des cotisations pour les heures supplémentaires ou le blocage des taxes sur la consommation des produits de première nécessité aient été reçu favorablement par les citoyens thémivarniens, d'autres comme la réduction des aides au logement ou la réduction du budget alloué à la protection sociale provoquent des secousses internes conséquentes. Le bloc partage la volonté de soutenir davantage les diverses corporations et syndicats de travailleurs, sans pour autant se mouiller au point de remettre en cause les élites économiques du pays.

— Identité, culture et religion :

Sous la pression du Parti des Provinces Unies, la coalition porte la défense de chaque terroir comme valeur prépondérante. En ce sens, la revalorisation culturelle figure parmi les prérogatives de l'alliance, notamment des traditions historiques du pays. Néanmoins, celle-ci ne se veut pas hostile aux fois et ethnies minoritaires. Le bloc soutient par exemple la construction de médiathèques et de divers lieux de culte, non tous affiliés à l'orthodoxie. Cela constitue un différent majeur avec les aspirations de la Droite Cléricale Radicale qui veut porter la chrétienté slave comme socle culturel commun à tous les habitants, d'où qu'ils viennent.

L'alliance est ouvertement immigrationniste, mais pas toujours pour les mêmes raisons : les Unionistes voient davantage le produit de l'immigration comme une main d'œuvre pas chère et un moyen de soutenir la croissance démographique. À l'inverse, le Mouvement Constitutionnel Thémivarnien perçoit l'accueil des demandeurs d'asile ou des réfugiés de guerre comme un devoir constitutionnel et humaniste. Le pluralisme des pensées n'est pas entravée par le bloc monarchiste, tant que ces idées n'entrent pas en confrontation avec le pouvoir sacrosaint de la Couronne.

— Politique étrangère :

Le « Front pour la Monarchie ! » veut faire de la Thémivarnie un berceau des échanges entre les peuples d'Eurysie de l'Est. En dépit des divergences idéologiques et de la menace totalitaire qui environne le royaume, le bloc central se fixe un objectif clair de fermeté et de renforcement des moyens dédiés à la défense étatique. À l'issue des trois ans à venir, l'alliance espère faire de la Thémivarnie un bastion de sécurité régionale, tolérante mais ferme à l'encontre du despotisme et de l'extrémisme.

Néanmoins, cela se fera à condition de ne pas fritter les intérêts économiques de la puissance régionale. Centre industriel à ciel ouvert, les courtisans des Maisons souhaitent faire valoir leurs intérêts à l'étranger et font pression sur les monarchistes pour assurer la stabilité géopolitique continentale et la prospérité de leurs affaires. Cela pourrait mener à des compromis indécents ou contraires aux valeurs fondamentales de l'État avec des puissances peu scrupuleuses.


Discours phare de la campagne


« Trop longtemps, nous avons laissé se déliter notre royaume sous l'action de courants de pensées malsains et néfastes. Nous sommes les seuls à être pour une Thémivarnie de tous ses terroirs, une constitution forte, une économie libérée des tourments idéologiques. Cela se fera avec nous, dans la tradition, l'ordre et l'unité. La Couronne n'est pas un vestige : c'est la clef de voûte de notre maison commune. » — Alekseï Danilovitch Zaganov, Discours de la Place de Vorkuta, Zhapaïv, 20 juillet 2019.


Base électorale
— Sociologie des électeurs : Électorat âgé et attaché aux institutions, plutôt conservateurs. Fonctionnaires, cadres administratifs, chefs d'entreprises, courtisans des Maisons et autres élites économiques et industrielles.
— Catégories sociales favorables : Bourgeoisie, noblesse, classes moyennes supérieures ou aisées, souvent urbaines ou installées autour des centres institutionnels.
— Groupes ouvertement hostiles : Jeunesse, progressistes et antisystèmes. Socialistes et nationalistes, mais aussi radicaux démocrates et communistes.


Controverses et critiques
On critique régulièrement le bloc central pour son immobilisme couplé à un opportunisme astucieux, à la fois sur les plans politiques et économiques. Les divergences internes à l'alliance sur divers sujets fragilisent la confiance des électeurs envers les monarchistes du centre. La peur qu'à instituer les politiques économiques austères des Unionistes de la Couronne à l'issue de la crise économique de Fergatha en 1998 entache encore aujourd'hui la réputation du parti. Enfin, les mouvements progressistes souvent rattachés à la jeunesse du pays ainsi que les classes défavorisés déplorent une déconnexion frappante entre les discours et les réalités sociales. La méprise de l'opposition par les partisans de la Couronne affecte directement la côte de popularité du Front.


Position dans la campagne électorale de 2020
— Dynamique électorale actuelle : Stable, mais sous pression des populistes de gauche et de droite.
— Alliances, soutiens ou oppositions notables : Opposition crasse à la Ligue Sociale Populaire et au Bloc du Renouveau National, ouverture aux cléricaux. Divergences au sein même de la coalition.
— Objectif affiché pour le scrutin : Maintien d'une emprise institutionnelle, défense de la monarchie constitutionnelle, rétablissement de la confiance populaire envers les élites, retrouver une majorité à la proportionnelle du Directoire.



BLOC DU RENOUVEAU NATIONAL




Statut politique
— Nature : Parti politique
— Positionnement idéologique : Nationalisme, souverainisme
— Rapport au régime : Opposition farouche, méfiance envers les maisons royales
— Statut légal et institutionnel : Association à caractère politique


TĂŞte(s) de liste
— Candidat principal : Artyom Leonidovich Sidorov, (38 ans) – Président du parti politique « Bloc du Renouveau National »
— Figures secondaires notables :
• Yakov Damian Zakharovich (55 ans) – Gouverneur de la Banque de Thémivarnie, Trésorier du parti
• Somov Gerasim Valentinovich (39 ans) – Directeur de la campagne législative, voïvode et adjoint au Président


Ligne idéologique

Le « Bloc du Renouveau National » est une entité politique née de l'association de figures prônant un nationalisme autoritaire, populiste et par dessus tout sécuritaire. Très alertes quant à la situation internationale décadente et la montée du communisme sur le continent eurysien, le parti de Sidorov vise à rompre avec les institutions faibles et compromises de l'État thémivarnien, sous la coupe de maisons royales oligarques et corrompues, négligeant la classe populaire.

La ligne partagée repose avant tout sur une perception organiciste de la nation. Elle doit reposer sur des fondements élémentaires mais inviolables : l'unité, la discipline et la hiérarchie. C'est un nationalisme intégral et centralisateur que cherche à imposer le Bloc du Renouveau National. Il se traduit par une hostilité envers le pluralisme, qu'il soit politique ou identitaire. L'instrumentalisation des questions sécuritaires galvanisent le peuple qui occupe naturellement le centre du projet politique des nationalistes : un culte est voué à l'autorité et à la civilisation thémivarnienne. Souvent alignée à la Droite Cléricale Radicale par l'amour allouée à l'orthodoxie, Sidorov s'accorde à soutenir la monarchie tant que celle-ci sert activement la nation : d'après lui, cela fait bien longtemps que ce n'est plus le cas.


Axes majeurs du programme

— Institutions et pouvoir :

Une ambiguïté stratégique persiste quant aux réelles aspirations des nationalistes. Il en ressort fréquemment la volonté de rendre le suffrage direct au peuple dans l'optique de le faire participer, en addition aux élections de la Sobranitsa, à celles pour le Zemny Sovet sans passer par le collège de l'Union. Un changement constitutionnel conséquent qui affaiblirait considérablement le pouvoir des maisons royales jugées envahissantes dans le processus politique.

En réalité, le Bloc du Renouveau National espère renforcer le pouvoir du Directoire et limiter l'ingérence des maisons qui influencent les hautes instances de l'exécutif. La Couronne doit devenir un outil de légitimation nationale, crainte et respectée, plus puissante que tout autre corps. Seul un pouvoir exécutif fort, compétent et agglomérant les figures du commandement pourra guider la Thémivarnie vers la sécurité et la stabilité qui lui revient de droit. Pour atteindre cet idéal, des réformes constitutionnelles sont portées par le parti qui espère pouvoir les mettre sur la table en acquérant des positions avantageuses au Directoire, suivant le principe de proportionnalité.

— Économie et questions sociales :

Il ressort d'un point de vue économique une aversion envers l'ultralibéralisme que prône le bloc monarchiste du centre. L'économie doit être dirigée par l'intérêt national : le patriotisme économique, et cela passe d'abord par la souveraineté sur les matériaux et le protectionnisme des biens produits à l'échelle locale par l'implémentation de droits de douane. Cela est indispensable pour soutenir les industries agricoles, extractives, lourdes et manufacturières du pays que les nationalistes veulent davantage développer par l'emploi d'un fond souverain. En somme, les pierres angulaires du programme défendue par le Renouveau sont le contrôle des capitaux étrangers et la lutte contre l'évasion et la fraude fiscale.

Le peuple soutient par dessus tout la proposition de nationaliser les biens des maisons royales du pays, ainsi que la hausse des moyens dispensés aux forces de l'ordre et le durcissement des peines pénales. Le réarmement est une mesure fermement défendue par le parti. D'un point de vue social, une sélectivité s'imposerait à terme entre les individus : protection sociale et sécuritaire garantie pour les nationaux et assimilés loyaux au pouvoir, expulsion pour les groupes délinquants, criminels et hostiles à l'autorité thémivarnienne. La construction de logements sociaux et de centres de réinsertion figurent parmi les mesures phares du parti d'opposition.

— Identité, culture et religion :

Pour atteindre une identité forte et homogène, les nationalistes misent sur l'assimilation culturelle et le doublement des efforts de contrôle aux frontières. Le rétablissement du service militaire obligatoire est envisagé. Pour obtenir le soutien des cléricaux, le Renouveau souhaite placer la religion orthodoxe comme pilier de la civilisation thémivarnienne. Un récit national doit émerger à l'école pour y faire naître le patriotisme, Sidorov assume une tolérance limitée envers les minorités, au profit du peuple slave millénaire.

L'opposition au multiculturalisme et à l'immigration voulue par le centre est centrale. Pour préserver la civilisation, le parti milite pour l'interdiction des groupuscules radicaux et une lutte exacerbée contre la Nouvelle Vague et le Cercle de la Libération Populaire. L'emploi, les soins et l'instruction doivent revenir en priorité aux citoyens. Les ressortissants nuisibles ou improductifs seront contraints de retourner dans leur pays d'origine. Enfin, de façon plus informelle, le Bloc du Renouveau National aspire à proscrire la Ligue Sociale Populaire du paysage politique thémivarnien en raison de son rapprochement à des entités communistes internationales.

— Politique étrangère :

En bref, le Bloc du Renouveau National soutient un souverainisme radical qui entraverait toute tentative de faire intégrer la Thémivarnie à une quelconque organisation supranationale, notamment la Sublime Maison Aykhanide. Le parti rejette en outre le tiers-mondisme et pour contrer la vague communiste au coeur des inquiétudes populaires, un rapport de force doit s'assumer avec les voisins de la double monarchie. Des accords commerciaux et militaires pourraient s'engager avec d'autres états nationalistes limitrophes ou reculés. La puissance diplomatique et militaire sont les seules suffisamment assertives pour Sidorov, les coopérations doivent se restreindre à la sphère slave et l'indépendance thémivarnienne doit devenir la priorité absolue du Directoire, dans un monde de plus en plus incertain.


Discours phare de la campagne


« Gardez bien à l'esprit que ce sont les maisons, ou plutôt vos maisons qui vous maintiennent artificiellement en vie. Inquiètez-vous chers collègues, car nous n'avions jamais été aussi prêt de débrancher la machine ! » — Interpellation de Somov Gerasim Valentinovich à l'encontre des Unionistes de la Couronne, chambre du Zemny Sovet, Stavrokin-sur-le-Gris, 27 avril 2019.


Base électorale
— Sociologie des électeurs : Électorat très jeune et très âgé. Vétérans, forces de maintien de l'ordre, fonctionnaires, entrepreneurs locaux, travailleurs de l'industrie.
— Catégories sociales favorables : Classes populaires et modestes souvent rurales, limitrophes ou en périphérie des métropoles.
— Groupes ouvertement hostiles : Intellectuels libéraux ou socialistes, minorités politisées et gauche radicale, groupuscules abolitionnistes


Controverses et critiques
Le centre et surtout la gauche dénoncent régulièrement l'autoritarisme et l'antiparlementarisme que tentent de voiler les nationalistes. On leur reconnaît bien souvent une rhétorique jugée xénophobe, le culte voué à la personne de Sidorov par les électeurs du Renouveau est décrié par les Unionistes de la Couronne. Le parquet de Stavrokin soupçonne depuis la dissolution de la Maison impériale Mykhoïvich des liens suspects avec le parti nationaliste. Dès lors, depuis octobre 2019, une surveillance judiciaire accrue a été imputée à l'encontre des cadres du parti. Cela a provoqué une montée spectaculaire de la radicalisation. La crainte majeure qui s'articule autour de la potentielle prépondérance du parti au Directoire et au Zemny Sovet demeure le durcissement du régime qui pourrait glisser à mesure vers la tyrannie et l'anticonstitutionnalisme.


Position dans la campagne électorale de 2020
— Dynamique électorale actuelle : Forte présence, accrue sur les réseaux sociaux. Surreprésentation dans les médias.
— Alliances, soutiens ou oppositions notables : Alliance envisageable avec la Droite Cléricale Radicale malgré le refus de se coaliser, hostilité absolue à la Ligue Sociale Populaire. Compromis possibles avec le centre.
— Objectif affiché pour le scrutin : Gagner une majorité au Directoire et aux chambres législatives, briser l'influence des maisons sur la politique du pays, éliminer la menace communiste latente.



LIGUE SOCIALE POPULAIRE




Statut politique
— Nature : Bloc électoral (incluant « Ligue des Peuples » et « Union Sociale du Travail »)
— Positionnement idéologique : Socialisme, communisme informel
— Rapport au régime : Opposition
— Statut légal et institutionnel : Association à caractère politique, existence contestée juridiquement


TĂŞte(s) de liste
— Candidat principal : Darïa Nikiforovna Serova (33 ans) – Secrétaire générale de la « Ligue Sociale Populaire »
— Figures secondaires notables :
• Kamkin Rustem Dmitrievich (59 ans) – Chef du parti politique « Union Sociale du Travail », ancien représentant de la Sobranitsa
• Zhidkov Matvey Tikhonovich (26 ans) – Militant radical, chef délégué de communication


Ligne idéologique

La « Ligue sociale populaire » est le produit d'une fusion de nécessité entre deux instances politiques historiquement alignées à gauche : l'« Union Sociale du Travail » et la « Ligue des Peuples ». On considérait jusqu'alors le premier comme un fantoche du second, en raison de sa chute vertigineuse dans les intentions de vote depuis le début du XXIe siècle. Cet ensemble se revendique aujourd'hui comme les marginaux de l'Union.

La ligue se revendique du socialisme, bien que le terme porte aujourd'hui à confusion : en raison, les mesures portées par l'ensemble paraissent d'inspiration communistes. En conséquence, les autorités assurent une surveillance stricte qui freine considérablement la croissance du groupe. Pourtant, celle-ci n'a pas faiblit, en particulier auprès des jeunes et des progressistes inspirés par le succès des régimes rouges extérieurs. La secrétaire générale rejette pourtant le communisme international. Officieusement, elle emprunte la même rhétorique, les mêmes références historiques et sa vision subsiste parmi les membres de l'association politique. La défense des minorités, des périphéries, des travailleurs et des jeunesses urbaines est commune aux deux entités constituantes : on retrouve comme pour le Bloc du Renouveau National le rejet des maisons et une modification en profondeur des institutions.


Axes majeurs du programme

— Institutions et pouvoir :

Pour remédier au pouvoir de la noblesse qui offre un avantage non négligeable au centre pour l'élection des parlementaires du Zemny Sovet, la ligue soutient un rééquilibrage en faveur de la Sobranitsa, là où elle est d'ailleurs majoritaire. Elle souhaite faire de cette assemblée une seconde chambre au pouvoir décisionnaire et législative, et non pas de consultation et de gestion provinciale. En plus d'une réduction des prérogatives du Zemny Sovet, les maisons doivent cesser d'interférer dans les affaires politiques : c'est l'un des rares point d'accord avec le Renouveau. Enfin, la ligue aspire à dissocier la nomination de la Cour de l'Union au processus électoral pour assurer l'indépendance de la justice dans l'étude des projets de loi.

La secrétaire générale Serova défend par dessus tout la constitutionnalisation de droits sociaux nouveaux, conférés aux minorités méprisées voire non reconnues par la Couronne. Une autre mesure phare est l'instauration d'un droit à la dissolution réciproque entre le Zemny Sovet et le Haut Conseil où siège le gouvernement de la Chancellerie. En ce qui concerne la monarchie, le parti ne cache pas une aversion idéologique sans pour autant l'attaquer frontalement par peur de la censure. Il est par contre communément acquis par les adhérents que le souverain doit demeurer symbolique, et non placer des pions qui donnent l'illusion de gouverner.

— Économie et questions sociales :

Sans surprise, les mesures économiques portées par la ligue sont en rupture majeure avec la ligne actuelle. Elle défend une économie mixte mais fortement régulée, avec un État dirigiste et interventionniste dans divers secteurs : l'énergie, l'industrie, les transports, ou encore les services pour s'assurer de l'exploitation profitable des moyens de production au bénéfice de la population. La protection des travailleurs doit s'étendre du droit syndical étendu à la sécurité de l'emploi, en passant par la limitation du pouvoir patronal sur l'employé.

On peut mentionner en outre le droit de s'opposer au licenciement, la promotion de la mobilité sociale, l'accès universel aux soins et la gratuité de l'enseignement secondaire comme mesures caractéristiques du bloc de gauche. La lutte contre la faim et pour le logement sont d'autres priorités de la ligue. C'est aussi la seule à considérer sérieusement la question environnementale, elle promeut notamment la transition vers le nucléaire et le renouvelable. Pour financer les mesures sociales, la Ligue Sociale Populaire mise principalement sur la refonte du système d'imposition des grandes fortunes et l'établissement d'un pouvoir souverain de taxation des superprofits au bénéfice de l'État de Thémivarnie.

— Identité, culture et religion :

Le pluralisme constitue l'identité thémivarnienne pour Serova : ainsi, il est indispensable de refuser toute définition par l'ethnie ou la confession de la nation. La défense des peuples turciques, samars et sibériens de Thémivarnie confère une portée humaniste à l'action de la ligue, en plus d'être fortement électoraliste. En ce sens, l'union de la gauche considère comme prérogative de l'État l'accueil humain et responsable de tous les demandeurs d'asile et des réfugiés qui franchissent la frontière. Par ailleurs, les droits à instituer incluent notamment une liberté absolue de la presse et d'expression pour le peuple, à rebours des aspirations du centre monarchiste, de la droite et de la Constitution en vigueur.

La branche radicale de la Ligue Sociale Populaire soutenait la laïcité : impensable pour une majorité du peuple, ce qui a contraint la secrétaire générale à faire marche arrière. Néanmoins, il demeure une opposition impitoyable avec la Droite Cléricale Radicale sur l'ecclésiastique. On peut enfin citer le soutien à la culture populaire dans la forge de l'identité thémivarnienne, en particulier par le soutien aux arts.

— Politique étrangère :

Très ambigüe, et à raison, la ligue préconise en interne des relations prudentes mais concrètes avec les États communistes environnants : les coopérations sont possibles, mais atteindre l'alignement idéologique fracturerait le pays de façon irréversible. Elle s'oppose elle aussi fermement à tout rapprochement avec les pays membres de la SMA. La Ligue Sociale Populaire n'est pas antimilitariste, mais préfère soutenir un internationalisme humanitaire avant tout.

Elle déplore néanmoins et sans retenue la montée des régimes nationalistes et totalitaires, mais aussi dans une moindre mesure les accords déraisonnables orchestrés par la Thémivarnie qui ruinent les pays collaborant avec la Couronne. Son objectif est de freiner l'ultralibéralisme qui tourne à plein régime depuis des décennies, sous l'impulsion du centre au pouvoir.


Discours phare de la campagne


« Il faut en finir avec cette monarchie qui gouverne pour rénover ses palais, à défaut de rénover les ateliers qui permettent de les construire ! » — Darïa Nikiforovna Serova, intervention télévisée sur la chaîne CT1, Khabassokh, 6 septembre 2019


Base électorale
— Sociologie des électeurs : Électorat majoritairement jeune. Employés précaires, universitaires, ouvriers urbains, minorités ethniques et sexuelles.
— Catégories sociales favorables : Classes populaires et modestes, fonction publique, syndicats, résidents issus de l'immigration.
— Groupes ouvertement hostiles : Noblesse, clergé, organisations et firmes disposant de monopoles économiques, mouvances nationalistes et démocratiques.


Controverses et critiques

Souffrant de liens avérés avec des militants du Cercle de la Libération Populaire, les accusations de dérives communistes frappent perpétuellement la ligue et sont alimentées par la droite radicale et nationaliste. L'Union Sociale du Travail, instance secondaire de la ligue, a en plus été la cible d'une enquête préliminaire portée par la Cour de l'Union et le parquet de Stavrokin-sur-le-Gris pour (entre autres) escroquerie en bande organisée. Au delà des controverses et des propos scandaleux qui émanent fréquemment des interventions des adhérents de la ligue, la droite et les monarchistes instrumentalisent la peur d'une menace révolutionnaire, les maisons royales font pression sur le Directoire pour assurer la stabilité institutionnelle en muselant insidieusement la ligue socialiste, jugée plus dangereuse que le courant nationaliste.


Position dans la campagne électorale de 2020
— Dynamique électorale actuelle : Progression remarquable, mais entravée par le récent scandale sur l'Union Sociale du Travail.
— Alliances, soutiens ou oppositions notables : Bloc solide en interne, nombreuses convergences mais opposition stricte et totale de la coalition monarchiste et de la droite.
— Objectif affiché pour le scrutin : Devenir la première force de la Sobranitsa, renverser le pouvoir des maisons, réformer le fonctionnement institutionnel et obtenir le maximum de figures socialistes au Directoire.



DROITE CLÉRICALE RADICALE




Statut politique
— Nature : Parti politique
— Positionnement idéologique : Cléricalisme, populisme religieux
— Rapport au régime : Défavorable, ouverte aux compromis mais historiquement alignée au Bloc du Renouveau National
— Statut légal et institutionnel : Association à caractère politique


TĂŞte(s) de liste
— Candidat principal : Père Andreï Malenko (57 ans) – Président de la Droite Cléricale Radicale, ancien membre du Conseil ecclésiastique du Patriarche

— Figures secondaires notables :
• Svetlana Iourieva (35 ans) – Juriste, spécialiste du droit canon, porte-parole de l'association politique


Ligne idéologique

La « Droite Cléricale Radicale » est née sous l'impulsion du Patriarche de la foi orthodoxe, à l'issue de la période coloniale. Elle fonde sa ligne idéologique sur l'idée que la crise qui marque la Thémivarnie, avant d'être politique, demeure spirituelle et morale. Le parti déplore la perversion du peuple, vertueux en sa nature, par des élites impies et qui font tendre la société thémivarnienne vers la sécularité et la tolérance de multiples croyances antagonistes sur les terres slaves sacrées. En ce sens, le parti clérical se méfie du pouvoir exécutif qui devrait se subordonner à la volonté de l'Église, moralement supérieure et juste.

Toutefois, un respect inébranlable persiste à l'égard des dynasties séculaires et de la double monarchie. Les aspirations majeures des cléricaux reposent sur une conception, à l'instar du Renouveau, organique de la société : la famille, la foi et la communauté doivent primer sur l'individu. Jusque là, l'adhésion de ces principes par la Couronne ayant été suivi, l'institution monarchique a demeuré bénie par l'orthodoxie. Néanmoins, le récent déracinement provoqué par le progressisme et l'ultralibéralisme ont engendré une méfiance à l'égard des institutions profanes et technocrates qui cherchent abondamment des néophytes.


Axes majeurs du programme

— Institutions et pouvoir :

La volonté primordiale du parti est de réaffirmer en profondeur le rôle spirituel dans la gestion et la conduite de l'État. Le processus législatif doit se subordonner en ce sens à l'influence des autorités religieuses. Le Zemny Sovet technocratique est particulièrement ciblé par les cléricaux pour être responsable de blocages législatives qui entraveront les réformes requises. La Droite Cléricale Radicale ne s'oppose pas à la centralisation du pouvoir autour du monarque, ce qui lui confère un accord de taille avec le Bloc du Renouveau National. Il doit en revanche exister un engagement explicite du souverain envers la religion.

Le parti milite également avec la rupture du système de rotation monarchique qu'il juge absurde : un frein à l'établissement de politiques efficaces. Le Patriarche orthodoxe doit être celui qui nomme chez les Zynovits ou chez les Pavelyetsk le futur souverain. Par ailleurs, Père Malenko aspire à ce que le système clérical (institutions et paroisses locales, communautés religieuses, conseil orthodoxe...) reprenne ensemble une partie du pouvoir entre leurs mains, en se substituant à la noblesse décadente et incapable de faire appliquer les enseignements de la religion. Parmi les mesures, un droit de véto moral sur les textes jugés contraire à la piété ou à l'ordre naturel doit revenir aux néo voïvodes.

— Économie et questions sociales :

Les cléricaux ne sont ni favorables au socialisme matérialiste qui cherche à voiler le communisme, ni au capitalisme financier qui déracine le Bien de l'homme. L'économie se doit d'être morale, et cela passe notamment pour Père Malenko par le travail comme devoir spirituel qui purge l'âme en la faisant produire des bienfaits pour la société. La charité doit être naturelle au sein de la communauté. Une intervention limitée de l'État est soutenue pour remédier aux injustices : frein sur l'usure et la spéculation, mais aussi sur l'enrichissement illégitime en temps de crises par exemple. Priorité à l'emploi local et plans d'investissements pour soutenir les manufactures, artisans, ouvriers et petits producteurs locaux.

Les coopératives paroissiales obtiendront un pouvoir de corporation et de contrôle religieux sur les entreprises. Le programme des cléricaux revalorisent l'instance familiale de façon non négligeable : allocations majorées aux foyers nombreux pour inciter à la procréation, aides financières accordées en fonction de la vertu morale inculquée par l'éducation étatique. Cela se fait au détriment d'une hostilité implacable à l'encontre des droits sociaux individuels, mais aussi des gaveurs qui possèdent des monopoles et qui deviendront à terme la cible d'une taxation accrue.

— Identité, culture et religion :

La Droite Cléricale Radicale soutient aussi la revalorisation de l'identité enracinée par la foi majoritaire : l'orthodoxie slave. Ainsi, des changements en profondeur dans le milieu scolaire accorderont une transmission efficace et obligatoire de la religion chrétienne, indépendamment de l'origine ou de la foi originelle du sujet. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les cléricaux accordent une reconnaissance limitée aux minorités culturelles et religieuses. Cela est en réalité caduque, car cela est convenu à condition que la communauté concernée renonce à toute revendication de statut public ou de visibilité politique : impensable en l'état, et au vue du nombre important de pratiquants d'autres cultes. L'idée d'une police de la foi, les Gardiens de l'Orthodoxie, permettrait d'y remédier.

L'organisation vise en particulier à mener une guerre impitoyable à l'encontre du Krovny Put, un culte dérivé du Vereskisme des peuples sibériens considéré comme terroriste et fondamentaliste par l'État de Thémivarnie. Elle s'oppose aussi à ce que la Ligue Sociale Populaire soutient : un multiculturalisme qui dissout davantage l'unité spirituelle de la nation thémivarnienne. L'apprentissage des traditions et de l'histoire seront rendues possibles par d'importants investissements dans la rénovation des lieux de culte. L'accueil des réfugiés sera institutionnalisé, tant qu'ils ne représentent aucun danger pour la foi et l'ordre établi.

— Politique étrangère :

Une approche d'entente avec les peuples slaves traditionnels et conservateurs plaît aux cléricaux. Suivant son idéal de charité, la politique étrangère que défend l'Église se veut favorable à l'accueil de ressortissants ou aux accords internationaux. Néanmoins, est défendue toute démarche visant à troubler par une forme quelconque d'ingérence les mœurs, d'organisation familiale ou de religion, au sein de l'État.

Au détriment d'accords économiques abstraits et ne faisant que nourrir la bête néolibérale, la Droite Cléricale Radicale préfère privilégier des accords bilatéraux qui s'opposent à la technocratie, à la promotion de la laïcité ou du progressisme : des accords fondés sur les affinités culturelles et religieuses qui permettent d'élever les sujets de la Couronne à la foi légitime de la Thémivarnie.


Discours phare de la campagne


« Renoncez à notre foi, et vous renoncerez à votre liberté. Un État qui méprise le sacré au profit du profane finit toujours par écraser l'homme au nom de faux droits. Rassurez-vous, mes enfants, vous êtes plus que des hommes : vous êtes croyants. » — Père Andreï Malenko, Conférence sur la place de l'orthodoxie dans le monde slave, Glasnograd, 13 novembre 2019.


Base électorale
— Sociologie des électeurs : Électorat de tout âge et très homogène sur le plan idéologique. Pratiquants orthodoxes, retraités conservateurs, petits exploitants agricoles, familles nombreuses, artisans locaux.
— Catégories sociales favorables : Clergé, confréries chrétiennes, aucune classe sociale privilégiée.
— Groupes ouvertement hostiles : Krovny Put, minorités revendicatives, peuple urbain progressiste, ultralibéraux, jeunesse laïque et athée


Controverses et critiques

On reproche fréquemment une certaine forme d'ésotérisme à la Droite Cléricale Radicale, mais aussi de violence sous couvert de la morale religieuse. Il est déploré notamment par la gauche un pas en avant vers l'obscurantisme religieux et l'enfermement de l'enfant dans un cadre malsain, contraire au développement de toute pensée critique ou du libre arbitre. Le centre critique l'amalgame volontaire qu'entreprennent les cléricaux entre le pouvoir religieux et politique qui menace la stabilité de l'État. Le Bloc du Renouveau National, bien qu'aligné avec l'Église, préfère privilégier l'assimilation des communautés plutôt que la marginalisation pour des raisons religieuses ou ethniques, qui semble s'apparenter à une déportation. Il y a enfin un certain trouble quand au programme économique du Père Malenko, sans expérience dans le milieu, qui entache la crédibilité du parti.


Position dans la campagne électorale de 2020
— Dynamique électorale actuelle : Électoral fidèle, certes, mais plafonné et qui peine à se renouveler. Grande ouverture sur le spectre politique
— Alliances, soutiens ou oppositions notables : Soutien des nationalistes, tolérance et compromis nombreux avec le bloc central monarchiste. Opposition avec la ligue socialiste.
— Objectif affiché pour le scrutin : Recentrer les débats sur l'importance de la foi orthodoxe dans l'éducation morale de la population, améliorer la condition du clergé, imposer de nouvelles lignes rouges, gagner en popularité.



MAISON IMPÉRIALE MYKHOÏVICH




Statut politique
— Nature : Parti politique
— Positionnement idéologique : Impérialisme, absolutisme
— Rapport au régime : Opposition
— Statut légal et institutionnel : Association désavouée, liquidation juridique et exclusion des listes électorales.


Chronologie des évènements principaux relatés aux élections parlementaires

Janvier - Février 2019

– Ouverture de la période pré-électorale pour les élections législatives de 2020. Préparatifs administratifs organisés par le Directoire. Premières consultations internes et déclarations publiques concernant les futures têtes de liste des principaux partis pour la Sobranitsa.
– Comme pour chaque cycle triennal, les médias soulèvent régulièrement en ces débuts de campagne la question du rôle des maisons dans la politique de l'État. Défiance populaire latente envers la vieille aristocratie thémivarnienne.
– 24 février 2019 : Célébration étatique de la rotation du pouvoir monarchique après les deux années réglementaires de nomination. Montée sur le trône de Pavel VI pour la maison des Pavelyetsk, seconde acquisition du trône. Départ à la retraite d'Alekseï VIII de Zynovits, âgé de 64 ans, après sept acquisitions de la Couronne thémivarnienne sur les quatorze dernières années.

Mars 2019

– 11 mars 2019 : Manifestations importantes à Stavrokin-sur-le-Gris, Zhapaïv et Glasnograd suivant la menace d'une dissolution du Zemny Sovet, dans le contexte du vote sur le projet de loi pour la réforme du marché du travail rejetée par l'assemblée. Recours à la violence fréquent chez les forces de l'ordre et les émeutiers.
– Dépôt officiel des listes électorales, validée en intégralité par la Commission centrale des scrutins.
– Les sondages de l'Institut Royal des Chiffres et des Statistiques mettent pour la première fois depuis sa création le Bloc du Renouveau National à la tête des intentions de votes, devant les Unionistes de la Couronne et la Ligue des Peuples. L'institut demeure néanmoins très critiqué pour ses approximations.

Avril - Mai 2019

– 18 avril 2019 : Débat télévisé très attendu entre Artyom Leonidovich Sidorov et Darïa Nikiforovna Serova (respectivement pour le Bloc du Renouveau National et la Ligue des Peuples). Record d'audience battu sur CT1 avec un pic à plus de vingt-et-un millions de téléspectateurs.
– Le Mouvement Constitutionnel Thémivarnien, déjà en perte de vitesse depuis les dernières élections, accuse ouvertement les extrêmes de déliter la Constitution et de conspirer à l'encontre de la monarchie. Son propos gagne en crédit par le soutien des autres partis centristes, en particulier les Unionistes de la Couronne.
– La Droite Cléricale Radicale annonce refuser catégoriquement toute forme d'unification avec le parti nationaliste. Elle accepte néanmoins de maintenir le statuquo de 2014 concernant la coalition des droites et de soutenir son homologue dans la bataille législative en cas de majorité relative.

Juin - Août 2019

– 6 juin 2019 : Annonce illégitime du retrait de la Maison Impériale Mykhoïvich des listes législatives par le chef du parti, Dmitri Pavlovitch Mykhoïvich. Un mandat d'arrêt national à l'encontre de sa personne est mise en vigueur pour violation de procédure électorale. Début d'une cavale étendue sur plusieurs mois.
– Sans raison apparente, les principaux partis centristes semblent avoir disparu des médias papiers, des journaux télévisés et des réseaux sociaux : ils enregistrent leur taux d'activité pendant une campagne électorale le plus faible depuis la crise économique de Fergatha en 1998.
– 22 août 2019 : Incendie criminel majeur au Quartier des Ministères (cf. Édition du 22/08/2019, la Dépêche de Stavrokin), attaque à caractère politique et associée au réseau clandestin abolitioniste et pro-démocratique radicale de la Nouvelle Vague.

Septembre 2019

– 26 septembre 2019 : Arrestation de Dmitri Pavlovitch Mykhoïvich, retranché dans les monts Pavelyetsk le long de la frontière avec le Morakhan. L'enquête retient à l'encontre du chef de parti les prémices d'une tentative de coup d'État. Diverses interpellations ont lieu dans les jours à venir à travers toute la Thémivarnie.
– Les Unionistes de la Couronne, le Parti des Provinces Unis et le Mouvement Constitutionnel Thémivarnien annoncent la formation du « Front pour la Monarchie ! », placé au centre de l'échiquier politique. Il vise notamment à faire barrage aux socialistes de la Ligue des Peuples et aux nationalistes du Bloc du Renouveau National.
– 30 septembre 2019 : Des messages compromettants sont divulgués par des dissidents de la Ligue des Peuples à l'encontre de leurs anciens patrons. Le centre et la droite dénoncent la camaraderie entre les cadres du parti socialiste et d'autres entités politiques étrangères ouvertement communistes, en Pravoslavnyy et au Slaviensk notamment.

Octobre 2019

– À la surprise des observateurs de la vie politique, la Ligue des Peuples trouve un accord avec l'Union Sociale du Travail sous la menace de la banqueroute. Par cette union, les socialistes devancent dans les sondages les nationalistes. Le parti résultant, baptisé « Ligue Sociale Populaire », devient le premier parti d'opposition à l'échelle étatique.
– La Droite Cléricale Radicale fait scandale après que le journal indépendant « L'Observateur » ait révélé la complaisance de cadres du parti avec des fanatiques du Krovny Put, religion née du schisme avec le Vereskisme sibérien et considérée comme fondamentaliste et terroriste par l'autorité de Thémivarnie.
– Le royaume connaît une croissance exponentielle du nombre de meetings régionaux, notamment dans les provinces en périphérie des centres de commandement, au contact de minorités marginalisées par la Couronne.

Novembre 2019

– La presse relaie en masse les débats houleux et sensationnels de la Sobranitsa, à deux mois de l'élection législative. Le Directoire accuse notamment l'assemblée populaire de ne plus accomplir sa mission représentative envers les municipalités et les provinces de Thémivarnie, au profit de rivalités propagandistes et électoralistes qui délitent l'image de la chambre.
– 30 novembre 2019 : La Ligue Sociale Populaire organise son plus grand meeting à Khabassokh. Vingt mille militants en présentiel, et plus de trois cent mille sur les réseaux sociaux suivent l'évènement en direct. C'est le second plus grand rassemblement politique de l'Histoire, devancé par la Marche révolutionnaire de 1852 ayant eu lieu dans la même ville.
– L'Institut Royal des Chiffres et des Statistiques sonde la population et anticipe un taux d'abstention exceptionnellement bas pour les prochaines élections législatives. Il appuie notamment son enquête sur les nombreuses revendications sociales et économiques divergentes qui demeurent en suspend à l'issue des trois dernières années, principalement imputable au blocage législatif.

Décembre 2019

– Clôture des campagnes régionales et provinciales, préparation des bureaux de vote.
– 12 décembre 2019 : La Cour de l'Union ouvre une enquête préliminaire à l'encontre de l'Union Sociale du Travail, désormais unie à la Ligue des Peuples, pour détournements de fonds publics, abus de confiance et escroquerie en bande organisée. La révélation de l'affaire par le parquet de Stavrokin-sur-le-Gris accentue la polarisation entre les différents courants politiques, à un mois de l'élection.
– 28 décembre 2019 : Allocution de Pavel VI à la population, appel au calme en ces périodes de fêtes et à la responsabilité individuelle.

Janvier 2020

– Dépouillement et nomination des représentants communaux et citadins de la Sobranitsa, échec du bloc monarchiste et bipolarisation des extrêmes. Affrontements urbains et confrontations avec les forces de maintien de l'ordre dans les capitales historiques de l'État à l'issue de la publication des résultats. Rassemblements majeurs organisés par les trois courants dans la foulée de l'élection, nomination des délégués au Collège de l'Union.
– 4 janvier 2020 : Mikhaïl Ier de Zynovits, successeur légitime d'Alekseï VIII au trône de Thémivarnie, dénonce lors d'une visite à la caserne militaire de Zhapaïv l'incompétence de la maison des Pavelyetsk dans sa gestion du pouvoir et de l'autorité monarchique. Les maisons se rejettent mutuellement la responsabilité quant à la déroute du bloc monarchiste.
– 28 janvier 2020 : Résultat de l'élection des voïvodes au Zemny Sovet. Discours de politique générale prononcée à l'assemblée par le Grand Consul.

Les résultats sont disponibles dans la partie suivante.


Résultats des élections de la Sobranitsa et du Zemny Sovet

RÉSULTATS OFFICIELS DES ÉLECTIONS GÉNÉRALES DE 2020
Données publiées par le Haut-Commissariat Électoral de l’Union


Contexte électoral

Depuis le nouveau millénaire, le paysage législatif thémivarnien est secoué par l'émergence de partis populistes et audacieux. Le nationalisme et le socialisme ambigüe se heurtent aux courants politiques monarchistes, historiques et séculaires.

ÉVOLUTION DE LA TENDANCE ÉLECTORALE POUR LE ZEMNY SOVET



Résultat des élections législatives de la Sobranitsa

— Date : 1 janvier 2020, 16h00
— Nombre de sièges à pourvoir : 1200
— Corps électoral concerné : Citoyens de Thémivarnie
— Taux de participation : 88%

Le graphique ci-dessous permet une visualisation interactive de la répartition des sièges par bloc politique.





Résultats des élections des voïvodes du Zemny Sovet

— Date : 28 janvier 2020, 20h00
— Nombre de sièges : 360
— Répartition Thémiasme & Varnace : 180/180
— Corps électoral votant : Délégués de l'Union, Représentants de la Sobranitsa, Courtisans de la Cour

Le graphiques suivant illustre la composition finale du Zemny Sovet.





Analyse institutionnelle

La fracture redoutée est équivoque. L'absence de majorité claire dans les assemblées constitue un risque conflictuel non négligeable entre les deux corps législatifs. Le Directoire, s'il espère gouverner, va devoir composer avec les extrêmes. Néanmoins, la frustration est palpable chez les partis d'opposition : bien qu'affaibli, le Directoire conserve une majorité relative. La fragmentation du pouvoir sous l'influence grandissante des idéologies de gauche et de droite vont forcer la main aux compromis extra-parlementaires, parfois contrenatures. La crainte d'un ralentissement durable et pernicieux de l'ensemble bicaméral est à considérer.

— La Sobranitsa : Sans surprise, aucune majorité absolue n'a pu être atteinte. Davantage populaire que le Zemny Sovet, il fallait s'attendre à une montée spectaculaire des courants radicaux et antisystèmes. La polarisation est ici spectaculaire entre la Ligue et le Renouveau. La posture d'arbitre du Front monarchiste est à modérer : les indépendants et non alignés représentent eux aussi une part non négligeables des communes et métropoles du pays. Les cléricaux sont eux particulièrement isolés : cela ne les empêchera pas de réaliser un très bon score au Zemny Sovet, tout comme le bloc central. On peut justifier cette dynamique par l'influence décisive de l'Église et des courtisans de la Cour dans l'élection des voïvodes.

— Le Zemny Sovet : La colère populaire monte à l'encontre des maisons. Malgré leur infériorité à la Sobranitsa, c'est encore les monarchistes qui l'emportent et qui placeront l'an prochain davantage de leurs hommes au Directoire. Jamais la controverse ne fut exprimée avec tant de violence. Cet avantage structurel conféré aux coalisés du centre est limité par la capacité accrue de blocage parlementaire dont dispose les trois autres blocs politiques. Les cléricaux ont obtenu leur pouvoir de veto moral, et emportent une part non négligeable des sièges en dépit de leur sous représentation à la Sobranitsa.



Discours de Son Altesse Royale Pavel VI, quartier des Ministères, Stavrokin-sur-le-Gris

ALLOCUTION ROYALE DE SA MAJESTÉ PAVEL VI
Prononcée depuis le quartier des Ministères, Stavrokin-sur-le-Gris




Contexte de l’allocution

Le discours de Sa Majesté Pavel VI a eu lieu le lendemain de la proclamation des résultats du Zemny Sovet, à l'issue du discours de politique générale du Grand Consul. Une atmosphère pesante planait à Stavrokin, marquée par la polarisation farouche entre les trois blocs politiques. On entendait au loin les célébrations du peuple qui contrastaient avec les appréhensions des conservateurs. La pérennité du régime est menacée, s'écriaient certains. D'autres appelaient à un sursaut monarchique, sans nul doute pour protéger leurs privilèges ou leur confort de vie. Face à une foule nombreuse, le roi monte sur la scène et réalise une courte apparition. Il s'agit de la première intervention publique du souverain depuis la publication des résultats de la Sobranitsa, quatre semaines plus tôt.


Texte intégral du discours



« Chers citoyens de Thémivarnie,

Le peuple a parlé, et sa voix a été forte et claire. En qualité de Roi, je veux d'abord insister sur ce qui nous rassemble, avant de penser à ce qui nous divise.

Ces élections, qui viennent de se terminer, témoignent de la vitalité de nos institutions et de l'attachement au droit de vote. C'est le fondement de notre système, et personne ne peut remettre en cause sa légitimité ou ignorer ce qu'il signifie.

La Thémivarnie, on l'oublie parfois, est née d'une rencontre entre des peuples différents, avec des histoires qui se sont parfois heurtées, mais toujours animés par l'envie de construire quelque chose ensemble. Cette unité, elle s'est nourrit du dialogue, du sens des responsabilités et du respect des équilibres qui font que le contrat sociétal persiste encore aujourd'hui.

Je tiens à m'adresser à ceux qui vont siéger à la Sobranitsa et au Zemny Sovet, je veux dire ceci : le pouvoir qui vous revient de droit n'est ni une conquête, ni une fin en soi. Il engage votre responsabilité. Une responsabilité envers la législation, l'État, et par dessus tout, envers ceux qui viendront après nous.

Soyez en persuadés : la Couronne que j'incarne demeure inflexible quant à sa mission : je reste fidèle à ce qu'elle doit être : une garantie de paix et de stabilité, mais aussi d'indépendance pour la double monarchie. Je m'engage à ce que nul ne puisse briser le lien qui nous unit tous en tant que peuple de Thémivarnie.

Jamais les temps n'ont été si troubles pour notre État. Assurons nous la prospérité, en gardant en mémoire la devise de notre pays : l'unité triomphe de la barbarie.

Que Dieu protège le Royaume et tous ses habitants. Je vous remercie. »



Réactions politiques

RÉACTIONS POLITIQUES

Dans le sens horaire : Vladimir Petrovitch Volkov (FPLM), Artyom Leonidovich Sidorov (BRN), Père Andreï Malenko (DCR), Darïa Nikiforovna Serova (LSF)





FRONT POUR LA MONARCHIE !

• Satisfaction non dissimulée d'une prédominance acquise au Zemny Sovet.
• Contre rassemblements des nobles, courtisans et bourgeois dans les grandes villes.
• Début des préparatifs législatifs pour les futurs projets de loi à voter.
• Appel au calme et à la modération par les différentes figures politiques du pouvoir.
• Appréhension quant à la hausse spectaculaire des extrêmes dans les urnes, mais aussi quant à leur approbation par le peuple

BLOC DU RENOUVEAU NATIONAL

• Célébration à l'issue des résultats : premier parti d'opposition au Zemny Sovet.
• Rixe avec des groupuscules de la ligue rouge, refus de la légitimité qui leur est accordé aux élections.
• Dénonciation d'un parlementarisme bloqué et victime de l'influence des maisons, la joie laisse place à la colère.
• Réalisation d'entrevues, orchestrées par Sidorov, pour aligner les cléricaux et les monarchistes radicaux.
• Menace de blocages législatifs assumée, appel aux rassemblements et à la lutte anticommuniste.

LIGUE SOCIALE POPULAIRE

• Discours de victoire, à la fois politique et morale : parades en l'honneur des minorités ethniques, religieuses et sexuelles
• Mise en avant du score record à la Sobranitsa, festivités organisées par la secrétaire générale dans la banlieue de Stavrokin
• Mobilisation militante immédiate, détachements radicaux qui entrent en confrontation avec les manifestations nationalistes
• Serova entame une pression publique forte à l'encontre de la Couronne pour gouverner
• Menaces conjointes avec le Renouveau de blocages parlementaires, dénonciation de la pensée nationaliste grandissante

DROITE CLÉRICALE RADICALE

• Festivités religieuses organisées dans les paroisses et cathédrales de l'État
• Appel à la retenue au nom des principes vertueux de la foi orthodoxe
• Dénonciation de la montée du populisme progressiste et de l'ultralibéralisme, tous deux anticléricaux par nature
• Mise en garde contre les projets de loi jugée impies mais voulues par le gouvernement actuel

Aucune information n'a pu être collectée concernant la maison impériale Mykhoïvich.



Position de la Couronne et du Directoire

Dans un an, à la prochaine rotation monarchique qui verra Mikhaïl Ier des Zynovits monter sur le trône pour la première fois, le Directoire changera à nouveau de visage pour les deux années à venir. Ce qui approche n'est guère arrivé depuis la révolution de 1852 : l'instance exécutive sera plus fragmentée que jamais, les idées antagonistes devront faire place aux compromis et aux arrangements, dans l'espoir de permettre à l'État de continuer de fonctionner. Le Zemny Sovet sera le siège de blocages législatifs sans précédents, à en croire les observateurs de la vie politique. La menace d'une dissolution plane pour remédier à la paralysie de l'exécutif.

Réactions populaires et médiatiques

Le peuple ne s'est pas fait prié. La jeunesse militante a réalisé diverses mobilisations localisées en milieux urbains. Des affrontements sont survenus lors de rencontres entre la ligue socialiste et les nationalistes. Le climat latent des grandes villes est tendu, les manifestations sont ponctuelles. La noblesse et la bourgeoisie est surprenamment elle aussi descendue dans les rues populaires pour faire des contre rassemblements conservateurs. La polarisation se ressent plus que tout sur les réseaux sociaux : la violence y est crasse, la radicalisation verbale. Les médias traditionnels sont alarmistes quand à la gouvernabilité actuelle de la Thémivarnie. La colère semble s'être particulièrement tournée vers les maisons royales, qui ont encore une fois renverser l'issue de l'élection des voïvodes par leurs privilèges perçus illégitimes. Beaucoup parlent d'heures sombres : qui sait ce qui adviendra dans ce contexte délétère.

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