06/01/2020
08:19:33
Index du forum Continents Nazum Poëtoscovie

📺 Actualités internationales

Voir fiche pays Voir sur la carte
384
ACTUALITÉS INTERNATIONALES

Ministère de l'Information

Par défaut, les informations ci-dessous sont publiques. Toutefois, si cela devait n'être pas le cas, un mention serait apportée au niveau de la source.

Description des sources :
• P-News : Journal télévisé de droite possédé par un proche du Parti Lovecraftien.
• La Petite Plume : Journal papier orienté divers-gauche.
• Les Ministères et administrations publiques : Informations contrôlées par l'État.
4025
Le soutien des minorités du Pravoslavnyy par la Poëtoscovie
Un engagement humaniste

Source : La Petite Plume

Dans son "1er décret" et "2e décret", le Tsarat Pravoslavnyy a décidé de criminaliser l'homosexualité, la bisexualité et la transexualité. Ces dernières infractions sont passibles, dans le pays, de la peine de mort. Plus de 5 milliers d'individus ont été arrêtés dans le cadre de cette loi, provoquant la colère internationale.

Quoique la Poëtoscovie se soit toujours inscrite dans la défense des intérêts des populations face à l'autoritarisme de certains États, comme dans le cas du Diambée où la Nation Littéraire avait eu l'occasion de négocier avec les autorités, aboutissant à la condamnation des responsables du génocide, cette fois-ci le Ministère des Relations Internationales n'a pas réagi. En effet, alors que différents pays commençaient à s'insurger des pratiques tout à fait cruelles perpétrées au Pravoslavnyy, l'État poëtoscovien a préféré garder une position neutre afin d'être en mesure de s'imposer comme force essentielle au coeur des négociations.

Toutefois, le Ministère des Relations Internationales n'est pas resté sans rien faire, car il est du devoir de toute puissance qui en a les capacité d'oeuvrer pour la protection des libertés les plus fondamentales. S'agissant d'un grave manquement aux droits essentiels de tout citoyen, la Poëtoscovie s'est alors employée à déployer une stratégie dans l'objectif de convenir à la fois aux autorités locales, à la fois aux exigences humanitaires de toute nation davantage progressiste que ne l'est le régime ultra-nationnalite du Tsarat. Procédant dans la même idée que lors de la fin du conflit opposant la Vélèsie à la Poëtoscovie, cette dernière s'est proposée d'envoyer des avions de ligne chercher les supposés criminels afin de les exfiltrer légalement vers le Nazum. Le Ministre des Relations Internationales a alors proposé cela à son homologue, lui exprimant ses sincères préoccupation quant au respect des droits humains les plus fondamentaux. Les négocitations ne durèrent pas longtemps, et le Tsarat accepta, conscient qu'il en allait de son image sur la scène internationale auprès des autres puissances avec lesquels il devrait bien, un jour ou l'autre, composer.

Alors que nul autre pays n'avait émis d'alternative à l'exécution des supposés criminels du Pravoslavnyy, la stratégie diplomatique poëtoscovienne s'annonce gagnante, puisque le régime a accepté cela, sans doute par peur des représailles d'autres États ayant exprimé leur soutien aux individus accusés. Cette victoire n'est donc pas celle d'Hernani-centre, car elle résulte d'un engagement collectif pour les droits des peuples et contre l'autoritarisme.

Les avions réquisitionnés par la Poëtoscovie pour cet immense déplacement de personnes a constitué un convoi aérienne exceptionnel d'une longueur presque inégalée dans l'histoire de l'aviation civile. Escortés par une dizaine d'avions de chasse de l'Armée de l'air poëtoscovienne, les appareils n'ont connu aucun problème. Bien que l'aviation militaire n'entra pas dans l'espace aérien du Pravoslavnyy, l'embarquement, géré par les autorités locales, ne connut aucune encombre. En 36h, l'ensemble des accusés ont pu regagner Hernani-centre sain et sauf sans incident diplomatique ou militaire quelconque.

La Poëtoscovie souffrant d'un nombre trop faible d'habitants, l'arrivée en masse de populations étrangères n'a provoqué aucune objection, même parmi les partis de droite, dont le Parti Lovecraftien. Bien au contraire, il s'agit ici d'une opportunité d'offrir à la Poëtoscovie des perspectives de développement économique et démographique. Quand bien même l'impact d'un tel déplacement de populations serait minime, cette dernière renvoie un signal fort à travers le globe, exprimant la volonté de la Nation Littéraire de demeurer une terre d'accueil pour l'ensemble de ceux qui le souhaitent.

L'intervention diplomatique de la Poëtoscovie s'inscrit pleinement dans la nouvelle politique internationale menée par le Ministre des Relations Internationales, Piotr Vassia, lequel souhaite réformer en profondeur les relations que l'État entrentien avec le reste du monde. Souhaitant un ouverture sur le monde, au delà même des frontières continentales, le pays souhaite s'impliquer dans les luttes à l'échelle planétaire afin de lutter collectivement dans le soucis des grands enjeux contemporains. En outre, la résolution de cette crise avec le Tsarat de Pravoslavnyy acte une présence géographique qui n'a désormais plus de borne pour la diplomatie poëtoscovienne qui se veut prête à relever l'ensemble des défis se présentant aux sociétés libres et démocratiques.


Image
4027
L'intervention militaire dans le désert par la Poëtoscovie
Un pas vers la neutralisation des groupes terroristes

Source : Ministère de la Défense - Confidentiel

Alors que des militaires poëtoscoviens sont déployés via une base située dans le désert sous l'autorité de la Cité du Désert, ceux-ci interviennent au nom de la puissance littéraire et luttent activement contre le terrorisme.

En quelques années, la contrebande et le terrorisme ont drastiquement augmenté dans le désert, en faisant une forme de lieu où ne s'exerce plus le droit. Or, s'il existe en effet des espaces désertiques sans que l'autorité d'aucun État ait lieu, il n'en demeure pas moins que la dignité humaine exclut le vol, la prise d'otage ou l'exécution comme mode d'action. Rétranchés dans le désert et se réfugiant dans des abris lors des tempêtes de sable, de violents groupes armés sèment la terreur sur les principaux axes de communication employés par les quelques personnes traversant le désert sous la protection de la Garde Princière.

Toutefois, face aux méthodes de certains groupuscules, la Garde Princière se montre inefficace. Effectivement, car le trajet est toujours le même et s'effectue à découvert, il est aisé pour les individus malintentionnés de tendre un piège aux voyageurs. C'est dans ce contexte que, ce 16 février, plusieurs attaques ont eu lieu. L'une d'entre elles, particulièrement violente, a opposé les forces de la Cité du Désert à celles d'un réseau terroriste ayant vraisemblablement des intérêts dans le contrôle de la région. Alertée par radio, la base militaire de la Poëtoscovie, qui se trouvait non loin, a immédiatement envoyé des renforts qui ont permis de venir en soutien de l'armée régulière de la Cité.

Durant l'affrontement, un garde de la Cité a été grièvement blessé, et un voyageur ainsi qu'un terroriste ont été abattus. Un autre individu a été neutralisé au moyen d'un tir dans l'épaule par les forces poëtoscoviennes. L'hélicoptère militaire a alors transféré le blessé et les deux morts à la base, étant plus proche que la Cité. Le membre de la Garde Princière touché s'en remettra d'après les équipes médicales poëtoscoviennes, et l'individu interpellé a été remis aux autorités locales.

Pour remercier la Poëtoscovie d'être intervenue, la Princesse a décoré le militaire en charge de la coordination des opérations militaires poëtoscoviennes dans le territoire soumis à la Cité du Désert. Le garde blessé a également été décoré. Par ailleurs, la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP, les services secrets poëtoscoviens) aura l'autorisation d'interroger l'individu sans pour autant qu'il quitte l'enceinte de la Cité du Désert.

Cela intervient alors que des débats ont actuellement lieu dans la Chambre des Seigneurs, notamment quant à l'accord signé entre la Poëtoscovie et la Cité du Désert en matière de défense et de ressources hydriques. Monsieur le ministre des Relations Internationales rappelle que "les forces militaires poëtoscoviennes présentes dans le désert sont au service de Sa Majesté la Princesse de la Cité du Désert afin de subvenir aux besoins en termes de sécurité sur le territoire". Il a également ajouté qu'il entendait que l'accord bilatéral conclu entre les deux États puisse être soumis au débat des Seigneurs, et que la Poëtoscovie accepterait d'en revoir certains termes si cela pouvait favoriser l'entente entre les deux nations.

Sur autorisation de Sa Majesté la Princesse de la Cité du Désert, ce dernier État ne possédant pas de service de renseignement –  la Garde Princière étant chargée de l'ensemble de la sécurité –, la SEP a eu l'autorisation d'infiltrer les groupes responsables des violences notamment sur le territoire où s'exerce l'autorité de la Cité. Hernani-centre a déjà fait savoir que des opérations seraient menées dans ce cadre-là, toujours en concertation avec les autorités locales et selon leurs souhaits.

Par ailleurs, dans ce cadre de lutte contre le grand banditisme et le crime organisé en milieu désertique, la Poëtoscovie a annoncé étendre son champ d'action en Afarée notamment au niveau diplomatique avec tout État le souhaitant. Il n’a été établi aucune condition, ni qu'il soit victime de pareilles attaques, sans lien nécessaire avec celles subies dans le désert sous le contrôle de la Cité du Désert, ni qu'il soit en possession d'informations intéressant la SEP. Pour l'heure, les seules informations connues du grand public sont celles relatives à l'attaque du 16 février. Les chefs d'États afaréens et les responsables de la diplomatie des États afaréens, eux, sont au courant que la Poëtoscovie s'intéresse de près aux actions commises par les groupes terroristes ou pseudo-terroristes sur le continent.


Image
0
L'investissement culturel à l'étranger par la Poëtoscovie
Une ouverture d'un centre culturel en Azur

Source : P-News

Conformément à ses engagements nationaux et internationaux, la Poëtoscovie a toujours recherché à protéger la culture par tous les moyens. C'est dans cet objectif que l'État a alors encouragé le développement de relations internationales en ce sens, notamment à travers la fondation Poëtky Mir. Avec plusieurs centres culturels à travers le monde, notamment en Antegrad ou dans la Cité du Désert, l'installation de tels centres témoigne de la confiance des institutions poëtoscoviennes quant à la stabilité des rapports entretenus entre deux puissances.

L'Azur est, cette année, l'heureuse élue chez laquelle la fondation Poëtky Mir va établir un centre culturel. Tandis que ce même organisme est un acteur culturel majeur de la scène internationale, faisant la promotion de la culture poëtoscovienne et donnant accès à des cours gratuits tels qu'en littérature, l'Azur semble être l'un des pays dont le développement en cours semble rendre pertinent tout investissement sur une longue durée. Les gouvernements de ce pays afaréen ayant toujours favorisé l'accès à la culture, rendant son budget même supérieur à celui d'autres pouvoirs régaliens, il parait important que des passerelles puissent se créer entre les deux puissances culturelles les plus importantes au monde. Il est à ne pas douter que cela est une forme d'appel de la Poëtoscovie à l'Azur, comme l'invitant à lui rendre la pareille. Si les pays venaient à devenir des carrefours de la culture à une échelle mondiale, il pourrait effectivement être important que ceux-ci coopèrent, car la culture est l'un des milieux dans lesquels les rivalités peuvent donner place à l'amitié sans pour autant abandonner son pouvoir, car bien au contraire ceux-ci se cumulent. C'est dans cet esprit que les différentes puissances culturelles, au-delà des deux seules concernées par l'événement, pourraient s'aider mutuellement afin de parvenir à faire entendre leurs intérêts bien au-delà de ceux poussés sur le devant de la scène par les multiples pays militaristes.

Par ailleurs, il semble ne faire aucun doute que la Poëtoscovie cherche à montrer son implication dans les affaires afaréennes. Après avoir demandé à l'ensemble des États présents l'ouverture d'une ambassade, avoir participé à une rencontre bilatérale avec le Califat constitutionnel d'Azur, s'être intégré comme acteur de la lutte contre le grand-banditisme auprès de la Cité du Désert, voire, il y a plus longtemps, s'être inscrit comme allié de l'Antegrad en termes de renseignement, la nation littéraire semble effectivement démontrer son attachement à l'Afarée qui, si elle est longtemps restée en retrait du monde diplomatique, laisse présager un grand avenir. Certains géopolitologues parleraient même du réveil d'un continent parmi les plus prometteurs. Il est vrai que l'Eurysie est en proie aux guerres intestines, que le Nazum est vassalisé au Jashuria et que le Paltoterra compte seulement les plus grandes puissances qui n'ont besoin d'aucune alliance. L'Aleucie demeure tout de même dans une forme de coopération interétatique aux niveaux économique et politique, mais beaucoup de divergences rendent impossible une émergence totale du continent en tant qu'acteur soudé auprès de la scène internationale. L'Afarée a encore cette chance, et la fondation Poëtky Mir semble miser sur l'Azur pour en prendre la tête, quoique des dialogues existent également avec bien d'autres États afaréens. Du moins, il est indéniable que cette nation jouera l'un des rôles clefs dans les domaines culturels du continent.

La construction d'un tel centre n'est donc pas anodine. Sans doute le ministère des Relations internationales, Piotr Vassia, y a-t-il donné son assentiment. Peut-être est-il lui-même impliqué dans la prise de décision de manière plus accrue. Quoi qu'il en soit, cela démontre une volonté de la Poëtoscovie d'accentuer les rapports entretenus avec l'Azur, sinon de lui exprimer la sympathie de la nation littéraire. Le centre étant tout naturellement établi au cœur de la capitale du pays concerné, il est à espérer que les hommes et femmes de la politique locale feront le déplacement pour son inauguration, d'ici la fin de l'année. Bien évidemment, cela s'inscrit également de manière plus générale dans la politique internationale voulue par le ministère des Relations internationales, explicitée lors de la conférence des ambassadeurs de 2018. Le fait de s'ouvrir ainsi sur le monde témoignerait d'une politique poëtoscovienne plus avenante et plus partie-prenante concernant les grands enjeux mondiaux. La préservation du patrimoine en faisant partie, la Poëtoscovie compte bien trouver de l'aide auprès des acteurs y étant déjà sensibles, comme cela parait être vraisemblablement le cas pour l'Azur.


Image
3944
L'accès eurysien à la culture de la Poëtoscovie
Un nouveau centre culturel dans l'Empire de Karty

Source : P-News

L'Empire de Karty se veut être un acteur majeur dans le monde contemporain, dans le sens où celui-ci est impliqué dans de nombreux processus internationaux. Les échanges qui s'y produisent sont nombreux, rendant l'installation d'un centre culturel poëtoscovien hautement stratégique dans la région.

Cet établissement se veut au cœur des flux artistiques mondiaux, du moins est-eurysiens. L'Empire de Karty est un acteur culturel majeur de son continent et participe pleinement à une multitude d'organisations, rendant le pays au cœur d'une forme de réseau s'inscrivant clairement dans une mondialisation dont les bénéfices se font notamment ressentir à l'échelle régionale. En y localisant son nouveau centre culturel, la fondation Poëtky Mir espère bien ouvrir la culture poëtoscovienne à l'Eurysie, où la Poëtoscovie ne possède qu'une école internationale dans la Nation Communiste de Loduarie. Il s'agit donc d'une opportunité inédite de favoriser les échanges artistiques avec ce continent, d'autant plus que l'Empire de Karty connaît un engagement croissant sur la scène internationale, devenant une puissance incontournable de la gouvernance mondiale.

Le fait de s'établir dans l'Empire de Karty est également un choix de politique internationale. En effet, les rapports entretenus entre Volkingrad et Hernani-centre se voulant plus étroits, l'investissement culturel poëtoscovien ne saurait être perçu que comme un signe d'amitié entre les deux nations, la culture étant vecteur avant tout de rapprochement. Cette volonté purement diplomatique pourrait s'inscrire plus généralement dans une forme d'alliance entre les deux États, laquelle pourrait revêtir bien des aspects, notamment culturels comme dans le cas présent. Il s'agit très clairement d'une énième main tendue vers l'Empire de Karty par la Poëtoscovie, à la recherche de partenaires internationaux depuis voilà presque cinq ans, soit depuis l'arrivée de Piotr Vassia à la tête du Ministère des Relations Internationales. Celui-ci s'est d'ailleurs dit ouvert au fait d'être présent à l'inauguration du bâtiment d'ici un an, à condition que celle-ci soit actée des mains de son homologue kartien.

Le centre culturel axe beaucoup d'activités qu'il propose sur les arts, cœur de la culture poëtoscovienne. Muni d'une infrastructure et d'une immense salle de conférence, l'infrastructure accueille de larges publics et possède une vaste programmation en termes d'opéra, de théâtre ou de conférences. L'ensemble des intervenants vient directement de Poëtoscovie pour se produire sur cette scène eurysienne, ce qui constitue un véritable atout culturel pour l'Empire de Karty. Par ailleurs, les kartiens parlant russe, le centre culturel leur met également à disposition des cours de français, la Poëtoscovie s'inscrivant comme acteur majeur de la francophonie.

Par l'installation d'un centre culturel Poëtky Mir, la Poëtoscovie rend l'accès à sa culture intégralement gratuite, l'État poëtoscovien prenant en charge l'ensemble des dépenses n'étant pas couvertes par les recettes de l'établissement. Il s'agit avant tout d'offrir, notamment aux jeunes populations kartiennes, un bagage culturel suffisant dans différents domaines pour espérer rejoindre la nation littéraire professionnellement ou simplement par plaisir. Le centre culturel est en accès libre à l'ensemble des personnes qui souhaitent s'y rendre, mais des cours y ont également lieu, avec à la clef la possibilité d'aller faire ses études supérieures en Poëtoscovie. Dans ce même esprit, des voyages sont mis à disposition des kartiens pour favoriser le tourisme en Poëtoscovie, et les enseignants rémunérés par la Fondation Poëtky Mir ont parmi leurs compétences la possibilité d'aller procéder à des interventions dans des établissements scolaires kartiens à la demande des instituteurs locaux.

Les centres culturels s'inscrivent très nettement comme usines de soft power de la puissance poëtoscovienne, consciente que son armée comme son économie ne permettent pas d'être prise au sérieux par son simple pouvoir au sens traditionnel du terme. Les enjeux sont donc immenses pour la Poëtoscovie, qui entreprend de tels projets à la fois comme des cadeaux diplomatiques faits à ses alliés, mais aussi comme des moyens d'asseoir sa puissance tout autour du globe.


Image

Inspiration HRP : La fondation Russky Mir, servant de façade à une propagande pro-russe, notamment dans des pays d'Afrique où l'enseignement gratuit de ces instituts permet l'endoctrinement de la jeune population.
0
Le sommet pour la création de la LENC pour la Poëtoscovie
Une rencontre accompagnée de nombreuses attentes

Source : La Petite Plume

En Antares, le sommet de huit puissances en pleine affirmation sur la scène internationale acommencé. La Poëtoscovie, y participant, a jusqu'à présent été fidèle à elle-même, encourageant cette intitative tout en témoignant de la hauteur de ses espérances quant à la création de la LENC.

Pour l'occasion, laquelle s'annonçait festive, la République de Poëtoscovie fit venir par bâteau une quantité démentielle de vodka, afin de "donner retirer aux invités la pudeur nécessaire à ce genre de rencontres". L'avion diplomatique poëtoscovien atterrit le premier, habitude dans ces pays du nord consistant en le fait d'arriver toujours en avance. Il en sortit le Ministre des Relations Internationales, Piotr Vassia, lequel s'était illustré à de nombreuses reprises auprès d'organisations internationales ou de puissances telles que l'Azur, comme un interlocuteur sérieux dont la présence témoignait de l'attention que la Nation Littéraire accordait à l'événement.

Comme chaque fois, le Ministre était persuadé de recevoir quelques remarques quant à l'absence du chef de l'État dans les affaires diplomatiques, car même les plus éminents géopolitologues n'ont jamais étudié le droit constitutionnel poëtoscovien, lequel stipule expressément que si la politique intérieure revient au Président de la République, l'intégralité de la politique internationale est confiée au Ministre des Relations Internationales, lequel tire sa légitimité non seulement de l'exécutif d'où il a été nommé, mais également du corps législatif ayant validé sa nomination. Poste clef en charge de la Sécurité d'État – les services secrets – mais également partageant l'initiative militaire avec Monsieur Sébastien Tesson, sa présence était en réalité bien plus nécessaire que celle de tout autre représentant venu du Nazum du Nord.

Le fait que la Poëtoscovie se prêtât autant aux négociations et avec tant de ferveur était comme preuve du fait qu'elle souhaitait s'inscrire comme puissance dominante à l'échelle internationale où elle avait assurément un rôle à jouer, du moins sur son continent, le Nazum, où l'influence jashurienne avait permis durant un temps de maintenir la paix et la stabilité. Aujourd'hui, c'était du Nazum dont on intervenait en Afarée, et non plus de cette Eurysie impérialiste que les peuples afaréens condamnent pour son colonialisme à peine voilà, à force de chantage moral et diplomatique sur des États n'ayant pour seul atout que leurs alliances. La Poëtoscovie représentait l'ouverture de cette ère nouvelle, pleine de changements, et au sein de laquelle figurait l'espoir de trouver de nouveaux équilibres pour des puissances émergentes.

Désormais au dixième rang économique mondial, la Nation Littéraire représentait de toute évidence un allié de poids dans la construction de la LENC. Toujours ouvert aux initiatives internationales dont il s'est senti exclu depuis l'affirmation de l'État poëtoscovien, son peuple place aujourd'hui son espérance dans une organisation nouvelle répondant à des enjeux nouveaux. C'est ainsi que l'on put voir dans les rues d'Hernani-centre des manifestations aux banderoles multicolores affichant de fiers "La LENC est l'espoir d'un pont entre les peuples". De toute évidence, le fait que la scène médiatique se soit précipitamment emparée de la question est révélateur des ambitions à la fois de l'État et de la population poëtoscovienne.

Par ailleurs, les récents événements impliquant entre autres Carnavale, puissance balistique refusant tout droit international, renforcent ce sentiment de besoin d'organisations fortes pour faire face à des problématiques contemporaines. Ainsi, de nombreux sujets ont été évoqués par les chaînes d'information en continu, parfois s'éloignant beaucoup des compétences initialement envisagées lors de la création de la LENC. "Nous attendons de la LENC qu'elle soit en capacité de répondre aux enjeux culturels de plus en plus absents des ambitions géostratégiques internationales", a notamment déclaré le Ministre de la Culture poëtoscovien sur P-News. Par ailleurs, la population poëtoscovienne semble souhaiter la création d'un "bouclier anti-balistique" commun déployable promptement autour de toute puissance affirmant une volonté de nuire à l'une des composantes de la LENC. Ainsi, militaires, économie, culture et commerce paraissent dessiner les contours des attentes de la Poëtoscovie lors de la rencontre avec Antares, Karty, l'UC Sochacia, l'Everia, Teyla, le Slaviensk et Menkelt. Il n'est plus qu'à espérer que ces préoccupations soient partagées par l'ensemble des participants afin de mener le monde vers une période de stabilité et de justice.


Image
0
L'intervention humanitaire en Antegrad par la Poëtoscovie
Une fraternité des peuples dont l'expression va au-delà des frontières

Source : Ministère des Relations Internationales et Ministère de la Défense - Document accessible aux États uniquement

Ces derniers temps, l'Afarée connaît une escalade de la violence sans précédent entre deux acteurs majeurs de la région, compromettant la stabilité globale du continent. La République de Poëtoscovie, jusqu'à présent, ne s'est pas prononcée quant à la question, demeurant d'une neutralité sans faille quoique l'Antegrad et la Nation Littéraire jouissent de liens diplomatiques étroits. Cependant, l'absence de demande de soutien de la part de notre allié ne nous a pas poussés à nous positionner dans ce conflit, permettant à la Poëtoscovie de rester fidèle à sa politique internationale, menée par Monsieur Piotr Vassia, basée sur le respect du droit international dans le souci de la paix, de la stabilité et de la justice.

L'annonce de certaines interventions par des puissances étrangères en l'Afarée, pour la plupart eurysiennes, est saluée par la République de Poëtoscovie en ce qu'elle permet de rétablir une forme de cessation du conflit armé. Cette opération, noble, ne semble toutefois pas manquer de rappeler à certains peuples d'Afarée les épisodes de colonisation. Nous prions donc les armées déployées dans le cadre de cette opération, répondant entre autres de Sylva ou de l'Empire du Nord, de bien vouloir demeurer dans le souci de la dignité des peuples et de leur souveraineté.

Par ailleurs, la mort du dirigeant de l'Antegrad promet une période de rupture pour le pays, lequel connaissait déjà de nombreuses crises avant l'embrasement du conflit avec la République d'Ouwanlinda. Ne pouvant pas rester inactifs tandis que les peuples de l'Antegrad et de la Poëtoscovie se veulent alliés, une aide humanitaire sera délivrée en Antegrad sous escorte militaire poëtoscovienne afin de garantir son bon déroulement. Cette mission s'effectuera sur différentes portions du territoire, partant des côtes et s'établissant plus activement au sein de la capitale où demeurent aujourd'hui encore des diplomates et ressortissants poëtoscoviens. Par ailleurs, l'influence culturelle de la Nation Littéraire n'a jamais diminué, celle-ci ayant eu à cœur de maintenir ouvert un dialogue avec les autorités dans le souci des droits les plus fondamentaux, notamment d'accès à l'éducation, et permettant l'instruction et l'ouverture sur le monde par l'implémentation de centres culturels de la fondation Poëtky Mir.

La mission humanitaire a pour objectif, à terme, d'expédier environ 80 tonnes d'aide humanitaire sous forme de nourriture consommable, mais comptera également des fonds à investir pour la reconstruction du pays, sans oublier les équipes médicales dépêchées sur place afin, en l'absence d'autorités clairement aptes à exercer depuis la mort du dictateur, d'éviter la propagation d'épidémies.

Ne souhaitant pas se positionner sur ce que put être le régime antegrain, il demeure toutefois clairement établi que la Poëtoscovie encourage un renforcement du caractère démocratique de l'État d'Antegrad, processus que la Poëtoscovie se propose d'accompagner en tant qu'allié de longue date entretenant, aujourd'hui encore, de bons rapports diplomatiques avec l'État concerné.

L'escorte militaire accompagnant les navires humanitaires sera composée d'une corvette et de quatre patrouilleurs concernant les engins du corps naval de l'armée. Ces bâtiments ont pour unique objectif de dissuader toute tentative de piraterie le long du trajet jusqu'à l'Antegrad. Une fois à ses abords, nous sommons les puissances présentes sur place de bien vouloir laisser la Poëtoscovie accéder au territoire antegrain pour qu'elle puisse y accomplir la mission détaillée ci-dessus. L'essentiel des moyens humanitaires mis à disposition de l'Antegrad sera, lui, contenu dans un porte-conteneurs de l'armée poëtoscovienne. L'ensemble du convoi sera accompagné par les équipes nécessaires au ravitaillement. Des drones de reconnaissance permettront également de sécuriser la zone d'avancée du convoi, jugée comme sensible en raison de sa faible protection et du caractère éminemment géostratégique dont relève sa mission.

En outre, la Poëtoscovie incite ses ressortissants situés en Antegrad à regagner la Poëtoscovie le temps que le pays trouve une voie pacifique allant vers la résolution des conflits internes et externes, comprenant l'établissement d'une paix durable et la création d'un modèle politique de société pleinement démocratique. Les services consulaires présents dans l'Ambassade de Poëtoscovie située dans la capitale de l'Antegrad se tiendront à disposition des citoyens poëtoscoviens, mais également azuréens comme le veut le Traité de Bascra.


Image
0
Rencontre entre le blocus sylvois et le convoi militaro-humanitaire de la Poëtoscovie
Une diplomatie ayant raison des tensions

Source : Ministère des Relations Internationales et Ministère de la Défense - Document accessible aux États membres de l'OND et à l'Azur

Tandis que la Poëtoscovie a pris pour décision d'envoyer une aide humanitaire massive à l'Antegrad, au cœur d'un conflit mais également d'un régime politique dont la démocratie est mise en cause, le convoi exceptionnel s'est heurté aux volontés sylvoises d'interdire toute entrée de matériel suspect dans la zone de conflit.

Depuis toujours, la Poëtoscovie s'est montrée relativement conciliante avec le régime de l'Antegrad, considérant, conformément aux lignes diplomatiques poëtoscoviennes pleinement assumées, que le dialogue ne saurait en aucun cas être rompu. Toutefois, les allégations proférées par Sylva une fois le convoi contrôlé sont fausses. L'Antegrad n'est pas un allié de la Poëtoscovie, pas davantage que ne le sont les nations chez qui la Poëtoscovie maintient des diplomates dans une volonté de privilégier la négociation au rapport de force. Il n'est pas dans le rôle d'un État tel que la Poëtoscovie de se faire juge de tel ou tel État, d'en déclarer certains bons ou certains mauvais, précisément car la voie de la paix et de la stabilité doit sans cesse être recherchée.

Nous comprenons toutefois que le blocus, dont Sylva est à l'initiative, sert ces mêmes valeurs. En effet, la paix et la stabilité semblent vraiment demeurer des préoccupations des États de l'OND présents sur place, quoique parmi eux se trouvent certains pays ayant des intérêts économiques dans l'enlisement des conflits militaires, possédant d'importantes firmes militaro-industrielles.

Il est, en outre, à noter que ce blocus intervient en dehors de tout cadre juridique international probant. Sylva semble ainsi s'approprier un territoire maritime sur lequel il n'a pas plus de souveraineté que n'en a aucun autre État. Au niveau des eaux internationales, il parait tout à fait inconcevable qu'un quelconque État puisse décider de faire appliquer sa loi, sa justice, sa morale ou ses moeurs. Or, il s'agit très précisément de ce qui est réalisé dans le cas présent. Si des États souhaitent agir pour la stabilité et la paix, la Poëtoscovie les encourage, mais les encourage à le faire dans le respect de la souveraineté de chacun ainsi que des conventions diplomatiques. Tout droit n'est pas nécessairement écrit, notamment le cadre du droit international. Les frontières sont calquées sur une réalité, non sur des textes. Le fait que la haute mer n'appartienne à tous et à personne appartient au bon sens. Décréter qu'il n'existe aucune norme qui entoure ce qui est possible ou non pour un État n'est ni plus ni moins qu'un mensonge. La Poëtoscovie recommande aux États qui se sentent concernés par les enjeux contemporains de créer, s'ils veulent pouvoir intervenir en toute légitimité, une organisation au sein de laquelle chaque État serait membre et dont la voix prévaudrait, notamment en termes de mandats internationaux. Il n'appartient qu'aux États concernés de fonder une telle organisation, laquelle bénéficiera sans aucun doute d'une légitimité autrement plus grande qu'une OND qui, symbole d'excellence, demeure également symbole de mépris pour des peuples afaréens qui se sentent écartés des décisions prises et, plus généralement, de la gouvernance mondiale.

Concernant le contrôle en lui-même, quoique Sylva n'agissant sous aucun mandat légitimement reconnu, la Poëtoscovie a accepté que le navire transportant l'aide humanitaire soit fouillé, toujours en présence du personnel de la marine poëtoscovienne. L'ordre avait pourtant été donné de ne laisser aucune puissance s'interposer entre la volonté humanitaire de la Poëtoscovie et sa réalisation. Toutefois, au dernier instant, car Sylva a menacé d'intercepter les navires militaires poëtoscoviens dans le cas où ceux-ci n'accepteraient pas de faire l'objet d'une fouille, Monsieur Ministre des Relations Internationales, Piotr Vassia, a daigné, comme symbole de bonne foi, que les Sylvois contrôlent, bien qu'illégitimement, ce qui ne s'avérait être que de l'aide humanitaire. Le fait qu'il y ait eu besoin de vérifier cela montre combien Sylva éprouve de la méfiance envers des acteurs qui, pourtant, sont plus investis dans la résolution du conflit que lui. Nous attendons alors que Sylva se montre reconnaissant que la Poëtoscovie ne se soit pas jetée tête baissée dans la trajectoire qui était initialement la sienne. Par ailleurs, nous souhaitons montrer à l'OND que la Poëtoscovie est digne de confiance et s'inscrit pleinement dans la direction politique de l'organisation au sein de laquelle elle souhaite s'investir pleinement, y ayant récemment déposé une candidature.


Image
0
Les investissements à l'étranger par la Poëtoscovie
Une volonté de nouer de solides relations avec le Wanmiri

Source : P-News

Tandis que le ministre des Relations Internationales a évoqué publiquement sa volonté de voir le Wanmiri et la Nation Littéraire nouer de solides liens, faisant référence évidemment, du moins dans un premier temps, à l'installation réciproque de délégations diplomatiques permanentes entre les deux puissances, la Poëtoscovie investit massivement dans le pays, et ce au sein de plusieurs domaines distincts. Si les autorités du Wanmiri n'ont pas encore répondu de manière officielle aux propositions que la Poëtoscovie lui semble avoir adressées, il est à noter que ce pays a tout de même participé à des événements initiés par la Nation Littéraire, et de manière très récente, comme lors du Championnat international d'échecs d'Hernani-centre.

La fondation Poëtky Mir, dans un premier temps, a annoncé s'être fait l'heureuse possesseuse d'un site qu'elle compte se faire muer en un centre culturel, participant alors à un réseau mondial faisant la promotion de la culture poëtoscovienne. Cette ambition de réseau, notamment en Afarée (avec une présence en Antegrad, en UCS ou dans la Cité du Désert) se combine avec la volonté de renouer avec le Nazum, choix diplomatique récent que fait la Poëtoscovie alors qu'elle semblait avoir abandonné ce qui s'apparentait à une course contre le Jashuria. Ce centre culturel, donc, devra offrir aux jeunes populations les diplômes poëtoscoviens qu'elles souhaitent, en dispensant des cours de manière gratuite, suivant les programmes scolaires de la Nation Littéraire. Mais plus que cela, le centre culturel de la fondation Poëtky Mir devra également proposer des activités extrascolaires comme l'apprentissage d'un instrument, des échecs, et est prévu avec une salle de spectacle. Cette salle en question permettra la venue d'artistes de différents univers, comme la danse, le théâtre, l'opéra ou la musique, mais pourra également être la scène de projections. Projet fondamental afin de redorer le blason de la Poëtoscovie après des gestes diplomatiques très tactiques et souvent mal compris, le centre culturel devrait voir le jour d'ici avril 2017, période vers laquelle la restauration du bâtiment acquis devrait être achevée.

Les travaux de ce centre culturel, au-delà d'avoir pour finalité l'accès à la culture pour les populations jeunes, mais aussi plus âgées, donneront du travail à quelques Poëtoscoviens (architectes par exemple), mais surtout à de nombreux Wanmiriens qui serviront de main-d'œuvre. Véritable coup de pouce dans la lutte contre le chômage, avec un emploi bien rémunéré au cœur de la capitale, la fondation place la Poëtoscovie comme un pays tourné vers le monde et saisissant les enjeux socio-économiques wanmiriens.

L'État de Poëtoscovie a, en parallèle, annoncé qu'il allait diminuer les taxes douanières dans le commerce avec les pays du Nazum et de l'Afarée. Le Wanmiri étant un véritable carrefour commercial, il ne fait à ne pas douter que ce pays sera poussé à devenir un partenaire commercial de poids pour la Poëtoscovie, laquelle semble en quête d'alliés nouveaux dans ses politiques internationales innovantes. Le Wanmiri, qui traitait déjà avec la Poëtoscovie notamment concernant l'export de tomates - car la population poëtoscovienne est une grande consommatrice de gaspachos -, pourrait donc, à l'avenir, être sollicité par des sociétés poëtoscoviennes afin de répondre aux besoins émergeants d'une communauté en reconstruction.

Enfin, le Wanmiri serait, pour la Poëtoscovie, un partenaire de choix à tous les niveaux. Diplomatiquement, celui-ci s'entend bien avec de nombreux pays qui n'ont guère de lien avec la Poëtoscovie. Un rapprochement indirect serait alors le bienvenu et permettrait d'asseoir la présence poëtoscovienne dans la géopolitique mondiale. En outre, le Wanmiri entretient des rapports tout à fait cordiaux avec le Jashuria, lequel n'a jamais véritablement parlé à la Poëtoscovie dans un esprit de coopération internationale, ni même de solidarité. Le fait que la Poëtoscovie s'accroche au Wanmiri lui permettrait ainsi de ne pas être systématiquement mise en dehors des initiatives communes à tout le continent. Au contraire, cela donnerait à la diplomatie poëtoscovienne un point d'ancrage dans le Nazum prenant part au Sud Global, concept vers lequel semble s'ouvrir le ministère des Relations Internationales de Poëtoscovie.

Du côté du Wanmiri maintenant, il est indéniable que le soutien d'un État tel que la Poëtoscovie offrirait une couverture de défense significative en termes de lutte contre les ingérences étrangères. Hernani-Centre, à de multiples reprises, notamment en aidant l'Empire de Karty, a montré à quel point l'estime portée à ses alliés leur valait une protection totale contre les puissances adverses en termes de renseignement. Jouissant des meilleurs services à ce sujet, la Poëtoscovie serait fière de servir de rempart au Wanmiri si jamais celui-ci venait à en éprouver le besoin, dans un esprit, toujours, d'entraide internationale.

Image
0
La convocation de l'ambassadeur de l'Antérie à Hernani-centre
Une discussion sur les droits humains semblait s'imposer

Source : Ministère des Relations Internationales - Informations non-publiques

Monsieur l'Ambassadeur est entré, conduit par des hommes en uniforme sur lequel reposait un manteau queue de pie, typiquement poëtoscovien, et est allé s'asseoir sur une chaise dans ce qui semble être une salle d'attente avant de pouvoir rentrer dans le bureau du ministre. Un quart d'heure plus tard seulement, la porte s'est ouverte et le représentant étranger a pénétré dans le lieu le plus élevé de la diplomatie de la Nation littéraire. Après quelques salutations épurées, le ministre s'est empressé d'expliquer la raison de cette convocation :

« Monsieur, comme vous le savez, la Poëtoscovie a à cœur de défendre les droits fondamentaux de tous les individus, et s'inscrit par ailleurs dans une démarche altermondialiste en ce qui concerne la dignité de chacune et chacun. Vous n'êtes pas sans savoir que nous avons employé des moyens considérables en vue de préserver l'indépendance de votre pays, tant sur le plan militaire avec une flotte sécurisant vos eaux, qu'humanitaire avec des livraisons qui avaient lieu durant les épisodes de tension avec d'autres puissances internationales – et pas des moindres –, et enfin informationnel car nous avons toujours veillé à ce que votre territoire ne soit pas le théâtre d'opérations clandestines extérieures. La stabilité, vous nous la devez en partie, on aurait dû permettre justement l'apaisement des tensions ethniques qui ne semblent pourtant pas figurer parmi vos priorités. Je souhaite que cette convocation, ici et maintenant, serve à remédier à tout cela afin que vous palliiez intégralement les difficultés sociales qui vous concernent.

Nous attendons de votre part des actions concrètes, en matière de lutte contre la corruption comme de réforme du système judiciaire afin que chacune et chacun soit traité avec égalité. Le népotisme qui vous caractérise n'est plus acceptable, et nous observons chaque jour qu'il contribue à l'augmentation de l'insécurité au sein de votre police, affectant ainsi l'ensemble de vos habitants.

Si vous le permettez, mais je ne plus qu'insister en ce sens car c'est là pour tout à fait important si ce n'est nécessaire, les troupes militaires poëtoscoviennes assurant la sécurité de votre territoire pourront également fournir des services de police et entraîner une milice indépendante servant comme force d'interposition en cas de tension entre les ethnies. J'attends sur ce point une réponse rapidement.

Par ailleurs, nous souhaiterions que l'Antérie participe pleinement au projet s'inscrivant dans une dynamique globale de création d'institutions internationales. Cela lui permettrait d'avoir un poids davantage important, mais permettrait également un développement qui semble nécessaire pour toute une partie de la population à bout de souffle, le pays lui-même étant fragile économiquement.

Je m'excuse si ce ton vous semble excessivement paternaliste, mais comprenez qu'en tant que nation démocratique défendant vos intérêts, des efforts sont attendus de votre part afin que vous respectiez a minima les droits fondamentaux humains sur votre territoire. Dois-je vous rappeler que la Poëtoscovie a brisé un blocus sylvois afin de venir en aide à votre peuple ? Aujourd'hui, la Poëtoscovie est la dernière aide à votre portée, et nous réclamons de droit une amélioration des conditions de vie sur votre territoire.

Ce qui se passe en ce moment, ce déversement continu de haine est tout proprement inacceptable. ne te laisserons pas laisser être commis des crimes contre l'humanité sur un territoire que nous défendons, soyez-en assurés. »

Lorsque le ministre eut fini de s'exprimer, les deux hommes échangèrent un peu, puis le diplomate de l'Intérieur fut conduit vers la sortie. Au fond, la Poëtoscovie s'était exprimée plutôt explicitement, et l'Antérie avait fait profil bas. Au besoin, l'ambassadeur de la Poëtoscovie en Antérie s'attend donc lui aussi à honorer sa convocation devant les autorités locales, car il semble plutôt limpide qu'une réponse soit attendue.

Du côté poëtoscovien, la convocation d'un ambassadeur étranger était une première, mais pour tout le cercle diplomatique, cela était d'une nécessité absolument désarmante. Il est donc à espérer que le régime local de l'Antérie réponde aux attentes fixées, à défaut de quoi des mesures de vente devront impérativement être prises afin que la Poëtoscovie ne passe pas pour complice du drame humain qui se profile sur l'une des nations qu'elle prétend protéger. Après l'épisode du Diambée où la Poëtoscovie s'était faite accusée de crime contre l'Humanité sur la scène internationale par des États comme le Jashuria pour avoir aidé des civils, il était indispensable de réaffirmer les valeurs qui font la Poëtoscovie, à savoir le respect des droits humains et la volonté d'un monde en paix.

Image
0
Départ du Chandekolza de tous les poëtoscoviens
Une décision qui traduit la volonté de paix et de stabilité par la Poëtoscovie

Source : La Petite Plume

Après de multiples négociations avec les partenaires stratégiques de la Poëtoscovie sur la question du Chandekolza, Hernani-Centre a pris la décision, conformément à ses engagements diplomatiques, de programmer le départ de tous ses agents, civils et militaires, ayant œuvré sur le territoire.

Cela, tout d'abord, se traduit par l'importance accordée aux enjeux diplomatiques quant à la situation tendue au Chandekolza. En effet, après de multiples discussions parallèles bilatérales entre le Jashuria et d'autres puissances régionales et internationales, la Nation littéraire a pris le parti de la stabilité locale, s'illustrant par l'effacement de sa présence dans la zone. La Poëtoscovie était effectivement au Chandekolza à plusieurs égards. Tout d'abord, elle fournissait de manière constante et assidue une aide humanitaire majoritairement sanitaire et alimentaire à la population, travaillant conjointement avec les pouvoirs locaux et les habitants de l'île. En contrepartie, la Nation Littéraire a établi une base militaire aéronavale lui permettant de renforcer ses capacités de projection maritime au Nazum méridional. L'abandon des deux pans de ses activités marque donc une rupture dans la politique internationale d'Hernani-Centre qui semble maintenant se concentrer davantage sur l'Arctique tout en préservant les liens diplomatiques qu'elle a pu tisser avec d'autres nations du continent.

Les modalités d'application de la nouvelle ligne directrice de la politique internationale de la Poëtoscovie sont multiples. Dans un premier temps, Hernani-centre à vivement conseillé au ressortissant poétoscoviens de revenir dans le pays le temps qu'un apaisement entre les puissances impliquées géopolitiquement dans affirmation du nouvel État du Chandekolza aient carte blanche sans que cela ne concerne directement la Nation Littéraire par la présence de certains de ses citoyens dans la région. Cela inclut notamment la présence militaire dans la base Sandro, retrait réclamé vivement par l'Empire Xin. Quoique cette puissance soit militairement inférieure à celle de la Poëtoscovie, le bien-fondé de sa demande – à l'exception de la négation des activités humanitaires poëtoscoviennes – a emmené Piotr Vassia a considérer que le rôle de la Poëtoscovie "n'était pas de s'imposer là où les peuples aspirent à l'indépendance et peuvent enfin y accéder". L'ensemble des navires ou avions militaires et civils nécessaires à la réalisation de ce départ viennent d'ailleurs tout juste de quitter la zone et devraient arriver sous peu en Poëtoscovie continentale.

On observe clairement ici une volonté de paraître à la hauteur des enjeux contemporains régionaux, mais également de plaire aux puissances établies à l'échelle continentale, puisque de récents rapports diplomatiques poëto-jashuriens semblent s'être conclus sur une note très positive, laissant entendre que de possibles coopérations sur des projets continentaux seraient possibles, du moins qu'une lutte commune dans les intérêts de la paix et de la stabilité de la région serait envisageable. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que cela s'inscrit dans une dynamique impulsée récemment par la Poëtoscovie elle-même de se préoccuper davantage du Nord-Nazum, où la récente montée en puissance telle que la CSN semble modifier les équilibres jusqu'alors en place. En outre, Hernani-Centre n'a pas oublié les exactions commises par la Vélèsie, et entend bien rappeler que la livraison d'armes, notamment par la Moritonie à un régime dictatorial, contrevient à la stabilité tant et tant défendue du continent-sanctuaire.

Image
3269
Retour sur la stratégie globale de la Poëtoscovie
Mise au point majeure

Source : P-News

Tandis que la Poëtoscovie s'illustre peu ces derniers temps sur la scène internationale, la politique qu'elle œuvre cependant sur son propre territoire ne se veut pas moins ambitieuse. Avec un vaste programme de réarmement, le pays se veut pouvoir être défendu en cas de toute agression venue de l'extérieur. La production massive d'armes d'infanterie comme le choix stratégique de former de plus en plus de réservistes (80 000 jusqu'à présent) et de conscrits traduisent cet essor militaire au cœur de la politique d'affirmation et d'influence souhaitée sur la région de l'extrême nord-est du Nazum.

En parallèle, le pouvoir diplomatique poëtoscovien assigner, après votre de la population, le Traité-Cadre de nombre prolifération des arts de destruction massive proposé par l'Alguarena et soutenu entre autres par la diplomatie velsnienne. Cela fait évidemment écho aux exactions commises par Carnavale, la Poëtoscovie ayant été accusée de complicité par certaines puissances étrangères, du moins de n'avoir pas pris la mesure de cette menace et de ne pas avoir soutenu les sanctions internationales prises à l'encontre de l'État criminel.

En outre, les exercices de la Marine nationale de Poëtoscovie semblent s'être multipliés aux abords du territoire de la nation littéraire. De plus en plus obsédé par le commerce clandestin, notamment d'alcool ou de médicaments non contrôlés par les douanes, l'État semble mettre en œuvre de véritables mesures pour lutter contre ce fléau qui touche de plus en plus d'habitants.

D'un point de vue diplomatique, la République de Poëtoscovie s'est montrée ouverte à la création d'une communauté interétatique propre au continent du Nazum. Initiée par le Talaristan, la CEN (pour Communauté des États du Nazum) devrait être une alliance diplomatique entre les puissances régionales. Toutefois, les questions politiques, économiques et militaires ne semblent pas avoir encore été écartées, et de nombreuses grandes puissances disent déjà avoir rejoint le forum où la création de cette organisation est toujours en réflexion.

Concernant les stratégies militaires offensives, l'état-major des armées de Poëtoscovie a déclaré que la loi de programmation militaire votée à l'arrivée du président de la République au pouvoir avait abouti ce jour à la création de bâtiments navals spécialisés dans le débarquement. La diversification des engins de guerre employés par la poésie démontre bien une volonté stratégique d'étendre ses capacités militaires dans tous les domaines, quel que ce soit, et les enjeux maritimes semblent aujourd'hui un levier important pour démontrer au monde la volonté d'affirmation portée par Hernani-centre.

Enfin, le président de la République Sébastien Tesson a déclaré dans une conversation privée il y a 2 jours vouloir intégrer Cité du Désert à la Poëtoscovie en tant que région ultrapériphérique. Il est vrai que la Cité du Désert connaît une forme de misère, notamment politique, et se trouve totalement effacée sur la scène internationale. Tandis que les autorités locales se sont toujours refusées à l'examen de son sol, jugé sacré, notamment concernant de possibles gisements de pétrole ou de gaz, il semblerait que la Poëtoscovie fasse le pari d'annexer cette région afin de pouvoir en retirer des bénéfices, notamment en termes de ressources naturelles. Il est cependant à relativiser l'ensemble de ces théories qui proviennent surtout de sites complotistes, tout basé sur une déclaration qui n'était pas publique du chef de l'État. Les parties de l'opposition n'ont pas souhaité quant à elles juger des propos tenus dans un cadre confidentiel, comme le veut la coutume. Il en demeure donc que l'ensemble de ces projets sont à l'état de rumeurs.

Image
3652
La Poëtoscovie et sa quête de souveraineté en Afarée
Récit d'une négociation diplomatique

Source : P-News

Tandis que la Cité du Désert semble abandonnée par la communauté internationale, seule la Poëtoscovie se tourne encore vers elle et semble y trouver un intérêt. Cet intérêt, d’aucuns supposent qu’il se justifie par l’absence jusqu’à présent de recherches afin de connaître la possible présence d’énergies fossiles. La Poëtoscovie présente donc aujourd’hui son plan de « redressement économique de la Cité du Désert ».

Il faut d’abord comprendre que la Cité du Désert est une théocratie où des seigneurs ont autorité chacun sur un quartier de la ville. Composée d’un ensemble de minorités ethniques, la Cité du Désert possède une population de langues variées rendant la politique complexe. Jusqu’à présent, le désert bordant la Cité et sur lequel elle possède une souveraineté n’a jamais été fouillé afin de savoir si oui ou non celui-ci contient des énergies fossiles. Cependant, la Princesse a indiqué récemment que « des priorités doivent être données à la réponse aux besoins fondamentaux de la population ».

La Princesse fait ici clairement référence aux graves épisodes de famine ou de stress hydrique qui agitent son territoire. En effet, contrée pauvre, la Cité du Désert voit parfois ses réserves être consommées intégralement avant de pouvoir être de nouveau remplies. Par ailleurs, le crime organisé semble influencer grandement les autorités, et la corruption atteint selon les observateurs internationaux des records historiques.
Il est important de comprendre que par ailleurs la Poëtoscovie possède le monopole de la distribution des eaux en bouteille dans la Cité du Désert, et qu’une présence militaire importante y est déjà déployée dans le cadre d’un programme de lutte contre le grand banditisme et la contrebande.

La Poëtoscovie s’est donc proposée pour offrir une alternative à la misère par un plan de « redressement économique » incluant l’intégration du territoire de la Cité du Désert contre une aide au développement conséquente.


Proposition d’accord
PLAN DE REDRESSEMENT DE LA CITÉ DU DÉSERT

Article premier
La République de Poëtoscovie s’engage, par l’intermédiaire de son ministère au Développement, à permettre la réponse aux besoins vitaux de la population de la cité du Désert.

Article deuxième
La République de Poëtoscovie agit en coopération avec les autorités locales de la Cité du Désert dans un souci d’efficacité et de démocratie locale.

Article troisième
La Cité du Désert délègue sa souveraineté territoriale à la République de Poëtoscovie, laquelle peut, par les voies démocratiques qui sont les siennes, légiférer sur les questions économiques, douanières et militaires.
Les affaires diplomatiques, les affaires courantes et la politique mise en œuvre dans la Cité du Désert et aux abords de celle-ci resteront de la compétence des autorités légitimes de la région, à savoir la Cité du Désert jusqu’à présent comme État, et dès à présent comme Région ultrapériphérique de la République de Poëtoscovie.

Article quatrième
La recherche et l’exploitation des ressources en Cité du Désert ou du désert environnant iront, de moitié au moins, aux autorités de la région ultrapériphérique de la cité du Désert.

Article cinquième
Les insurrections potentielles face à l’intégration de la Cité du Désert dans la Poëtoscovie seront, dans la Cité, réglées par les autorités locales, et en dehors par les forces militaires poëtoscoviennes.



Les autorités de la Cité du Désert n’ont, pour l’heure, pas réagi. Cependant, d’après les traditions, seules les décisions concernant les quartiers devraient être votées par les Seigneurs, sauf si ceux-ci en font la demande. Dans le cas contraire, le jugement de la Princesse devrait suffire à intégrer le territoire de la Cité du Désert à celui de la République de Poëtoscovie.

À Hernani-centre, si des groupuscules d’extrême gauche ont dénoncé cela comme ressortant de la colonisation, la majeure partie de la sphère politique applaudit ce geste qui, certes, a été signé de la main du président d’extrême droite Sébastien Tesson, mais après des discussions importantes entretenues entre toutes les formations politiques du pays.

Image
3971
Deux avions cargo envoyés par Hernani-centre
Un projet ambitieux mais risqué

Source : La Petite Plume

Tandis que la Poëtoscovie est souvent vue comme le membre le plus libéral de l’UICS, c’est bien la figure de leader de l’organisation internationale, la Nation Communiste de Loduarie, qui semble vouloir faire primer l’idéologie sur la liberté. Or, si la ligne de politique intérieure est détenue par le Parti Lovecraftien, les relations internationales relèvent quant à elles de la coalition appelée « Poëtoscovie Démocrate ». C’est alors, en accord avec ses convictions mais malgré les dissidences internes, que la politique poëtoscovienne s’élance vers une forme de marche pour la paix. Ce projet, ambitieux, est l’œuvre, au premier plan, du ministre des Relations Internationales, Piotr Vassia, lequel a annoncé devant la presse les cinq points clés des efforts mis en place par la Poëtoscovie sur place.

En premier lieu, le ministre des Relations Internationales a annoncé l’envoi d’observateurs sur le terrain afin de documenter ce qui s’y passe. Mandatés par Hernani-Centre, ces observateurs rempliront un rôle simple : rendre compte de la situation de manière factuelle. Ils permettront à la diplomatie poëtoscovienne d’obtenir les renseignements nécessaires pour constituer une ligne politique cohérente, et leurs rapports pourront servir plus tard à documenter d’éventuels crimes de masse commis dans la région. Enfin, cela permet à Hernani-Centre d’avoir des hommes sur le terrain, lesquels ont déjà effectué un service militaire, mais cela constitue une difficulté dans la manière de manœuvrer, d’autant que des ressortissants nationaux restent en terrain potentiellement hostile.

En deuxième lieu, les autorités poëtoscoviennes autorisent l’envoi d’une presse indépendante sur les lieux. Le quatrième pouvoir, les médias, mérite en effet de pouvoir documenter clairement ce qui se passe, afin de rendre compte à la population poëtoscovienne comme étrangère de la situation sur place. Leur mission n’est en rien dirigée par Hernani-Centre, qui a déjà ses propres observateurs. Au contraire, c’est dans un souci de liberté de la presse que la Poëtoscovie compte permettre l’envoi sur place de reporters de guerre, qu’ils soient poëtoscoviens ou étrangers, et qu’ils appartiennent à des médias poëtoscoviens ou étrangers.

Troisièmement, la Poëtoscovie se veut l’architecte historique d’une justice internationale. En effet, Piotr Vassia s’est déclaré favorable à l’ouverture préalable d’un tribunal international pour juger les futurs crimes de masse potentiels commis dans la région, par l’un ou l’autre des deux camps. Il faut cependant noter que la création d’un tel système nécessiterait la participation, ou du moins la bonne volonté, de tous les acteurs de la communauté internationale afin que la réponse juridique apportée aux actes criminels soit parfaitement crédible sur le plan géopolitique.

Quatrièmement, la Poëtoscovie entend apporter une aide humanitaire aux populations civiles sur place. Cette mesure a été accueillie de manière très favorable par le peuple poëtoscovien, qui s’est empressé d’organiser des collectes de nourriture et de vêtements dans tout le pays. Ces efforts ont porté leurs fruits, et aujourd’hui, un avion cargo pourrait partir rempli de cette aide humanitaire.

Enfin, la diplomatie poëtoscovienne se propose de rencontrer les différents acteurs de la région. Certes, la région de l’Eurysie n’est pas celle où la Poëtoscovie a le plus d’ancrage, mais cette proposition est lourde de sens. En se positionnant comme médiatrice, la Poëtoscovie cesse de soutenir la Loduarie communiste, officiellement son alliée au sein de l’UICS, mais ne soutient pas non plus l’Antarès, du moins pour l’heure. Cette proposition, ainsi que la précédente, relève avant tout d’une volonté de trouver une issue au conflit, alors que la plupart des acteurs de la scène internationale estiment au contraire que celui-ci n’a pas encore commencé et ne se placent pas dans une perspective de résolution.

Afin de concrétiser toutes ces annonces faites par le ministre des Relations Internationales, Hernani-Centre a annoncé que des avions cargos quitteront la capitale poëtoscovienne pour se rendre sur place. Les deux avions cargo seront escortés par cinq avions de chasse jusqu’à la zone, afin d’y pénétrer sans signe d’hostilité. Les missions du ministère des Relations Internationales, à vocation exclusivement non militaire, permettront alors à plus d’une centaine de ressortissants poëtoscoviens de se rendre sur le territoire en guerre pour des missions d’observation, de presse ou humanitaires. Les deux avions cargos devraient arriver le 1 novembre 2018.

Image
0
Poëtoscovie-Karty : anatomie d'une rupture
Décryptage des divergences ayant conduit à un éloignement de deux puissances singulières de la scène internationale

Source : La Petite Plume

Quelques jours après la mise en opération de plusieurs projets majeurs des Congrès des partenaires de la Poëtoscovie, le Ministère des Relations internationales a publié la semaine dernière un fichier faisant état de la situation diplomatique entre la Poëtoscovie et les différentes puissances du globe. Parmi elles se trouve Karty, relégué au rang de simple « partenaire ». Volkingrad et Hernani-centre étaient pourtant proches jusqu’à ce que Velsna coule une part conséquente de la flotte poëtoscovienne et son allié s'abstienne de répondre, les relations entre ces deux États aux trajectoires antinomiques semblent plus que jamais tendues.

La Poëtoscovie et Karty ont un passé commun marqué par d’étroites collaborations. Chacun disposant d’une représentation diplomatique permanente chez l’autre, ces deux puissances ont entretenu une position alignée sur toute une série de sujets. Leurs interventions militaires ou déclaratives face aux crimes de masse commis en Afarée, l’installation d’une école Poëtky-Mir dans la capitale ou encore la tentative de création d’une organisation internationale d’États en marge de l’ordre mondial les avaient jusqu’alors fait apparaître comme « Nations sœurs », selon leurs propres déclarations. Plus récemment, le changement de régime kartien a d’ailleurs laissé une place plus importante à la souveraineté populaire, suivant l’exemple de la Poëtoscovie, où la démocratie directe a toujours été poussée à son paroxysme. Par ailleurs, l’adhésion de Volkingrad à différents points des programmes présentés lors des Congrès des partenaires de la Poëtoscovie pourrait laisser entendre que la coopération se concrétiserait entre les deux partenaires.

Pourtant, c’est en réalité un fossé qui se creuse. La Poëtoscovie, auparavant membre de l’Union Internationale du Communisme et du Socialisme (UICS), était le seul allié kartien de cette obédience politique. Lorsque Lyonnars a pris la décision d’envahir l’Antérie, la Poëtoscovie a décidé d’appuyer les forces kartiennes, avant tout aériennes, par ses propres navires. Elle a, par ailleurs, quitté l’UICS. Il faut savoir qu’Hernani-centre avait déjà aidé des alliés kartiens, comme l’Everia, toujours dans un esprit de lutte commune au nom du maintien de la paix, et avait indiqué suivre de près les événements liés à des manifestations d’extrême droite en Karty. Cependant, alors que la marine velsnienne a coulé une part considérable de la flotte poëtoscovienne venant en appui de celle kartienne, Volkingrad n’a même pas dénoncé ces agissements. Il est évident qu’au vu de ses forces, déjà mobilisées dans un conflit, Karty n’aurait pu s’en prendre frontalement à Velsna, mais il demeure qu’aucune condamnation officielle de l’incident n’est venue appuyer les condamnations poëtoscoviennes, que des États n'ayant pourtant rien à voir ont rejoint. Karty semble avoir joué le funambule et perdu l'équilibre : à ne pas se mouiller, il appairait que le régime ait une morale à géométrie variable en fonction de ses intérêts, quittes à faire fi de ceux de ses vieux alliés.

Cependant, il ne s’agit pas uniquement d’une rupture de forme entre les deux États. Depuis que Karty a vu la Poëtoscovie se tourner vers d’autres partenaires, le pays s’est réformé en profondeur. Le choix de donner une importance capitale à l’armée, là où la Poëtoscovie jouait avant tout sur son soft power, a alimenté les divergences entre les deux alliés, au lieu de faire de leurs caractéristiques les clés d’une complémentarité. Les deux doctrines se sont effectivement constituées en un temps étroit, et ont acté leur rejet mutuel comme simple conséquence logique de leurs politiques, tant à l'échelle intérieure qu'internationale. Les deux programmes rejoints par Karty, parmi les moins engageants de ceux présentés lors des Congrès des partenaires, sont à mettre en perspective face au nombre de projets que s’accapare d’autres États, pourtant historiquement moins liés à la Poëtoscovie. Interrogé par nos services, le Ministère des Relations Internationales de Poëtoscovie nous ont indiqué ne pas souhaiter s'exprimer à ce sujet.

In fine, on peut voir dans le fait que Karty soit déclassé au rang de simple « partenaire » une courtoisie de la part d’Hernani-centre, qui n’a pas voulu enfoncer son frère renié, mais avec lequel la rupture est, aujourd’hui, consommée. La déloyauté kartienne et la recomposition de sa doctrine politique ont, à des égards multiscalaires, à la fois dans la pratique du jeu politique et dans l'idéologie même des deux régimes, conduit à l'inévitable scission entre deux États parmi les plus singuliers du globe. Pour autant, nul ne prétend que ce qui semble aujourd'hui diviser les positions de ces puissances ne parviennent, demain, à les réunir autour d'une même table lorsque l'un autre besoin des atouts de l'autre - ce qui demeure peu probable.


Porte-parole du Ministre des Relations internationales
Haut de page