23/05/2020
12:04:45
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꥟ | Sommet de Voïvograd — Congrès fondateur de l'Union Slave

Emblème de la Slověnĭsko Sŭjedinjenije

OUVERTURE DU CONGRÈS FONDATEUR DE L'UNION SLAVE
Dans la première décade de janvier, à Voïvograd, capitale du zagroyat de Morakhan

Le septième jour du premier mois de l'an de grâce deux mille vingt.

Il est midi : le soleil est à son zénith. Tandis que l'hiver s'adoucit et tire à sa fin, la
Ville des Princes¹ bat son plein. Tous comme les habitants qui s'agitent pour Noël et la Théophanie², les diplomates, les gardes et les domestiques du palais d'Automne s'agitait comme des abeilles dans une immense ruche. Le zagroy de Morakhan, Michel III, ainsi que son Ministre-Président, Ivan Velikov, et son Ministre des Affaires étrangères, Konstentin Val Kalinenko, attendaient la visite de nombres de dirigeants et de diplomates étrangers pour la tenue du Congrès fondateur de l'Union Slave. Tout devait être parfait : la réception des invités devait être impeccable, les cadeaux offerts devaient être somptueux, et la sécurité devait être au maximum. Pour ce faire, le pays avait dépensé de nombreux moyens financiers, et la Compagnie des Grenadiers du Palais, qui s'assurait de la protection de l'édifice, venait de voir son effectif temporairement augmenté. Aux côtés de la CGP, aussi surnommée la garde d'or, figurait les membres de l'Union des Portes-Bannières Orthodoxes, la force paramilitaire au service de l'Église et du zagroy. Le nombre de domestiques avait aussi augmenté, passant de 1000 à 3000 personnes. On était parti cherché dans toute la Morakhan les meilleures offrandes, des lézards de feu aux plus beaux vases, en passant par de magnifiques bijoux, des animaux exotiques de tout genre, les plus éclatants tableaux des plus éminents peintres et de nombreuses autres œuvres d'arts en tout genre : il était dans la tradition more d'offrir les meilleurs cadeaux à leurs invités, et pour un tel évènement, le zagroy n'allait pas y manquer.

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Le palais d'Automne avec sa garde : la Compagnie des Grenadiers du Palais.

Dès leur arrivée, les diplomates sont accueillis par des gardes en grand uniforme, des huissiers et des chambellans qui les conduisaient selon un protocole rigoureux. Elles avaient pénétrés dans l'enceinte du palais par la Place du Palais, avant de monter par les fastueux Escaliers du Jourdain, chef-d'œuvre du baroque rocaille conçu par l'architecte Cyrille Val Rastrovsky. Cet escalier monumental à double volée, réalisé en marbre de Carrare et bordé de colonnes de granit gris, constitut la première vision offerte aux ambassadeurs et chefs d'État étrangers. Utilisé chaque année par le zagroy lors de la cérémonie de la bénédiction des eaux de la Volga.

Les invités traversent ensuite les Salles de Parade, ou Salles d'État. Tout d'abord, la Salle Malachite, qui est probablement l'une des pièces les plus célèbres du palais. Son nom provient de l'emploi spectaculaire de la malachite, une pierre semi-précieuse extraite des montagnes Zakrevskyy, utilisée pour recouvrir les immenses colonnes, les cheminées, les piédestaux et de nombreux éléments décoratifs. La technique de placage employée donne l'illusion que les colonnes sont entièrement taillées dans un seul bloc de malachite. Le vert profond de la pierre contraste avec les dorures abondantes, les moulures blanches et les plafonds richement peints, ce qui crée une atmosphère à la fois luxueuse et régalienne. Les lustres en cristaux reflètent également la sainte lumière sur les magnifiques surfaces polies. Puis, la Salle Blanche, qui constitue un exemple remarquable du style néoclassique impérial. Contrairement aux salles dominées par les couleurs vives, elle repose sur une palette presque entièrement blanche, relevée par des dorures fines, des sculptures classiques et un mobilier d'apparat. Les hautes colonnes corinthiennes, les statues allégoriques, les grands miroirs et les immenses fenêtres donnent à la pièce une impression d'espace et de lumière. Les miroirs multiplient les reflets des lustres, tandis que le parquet en marqueterie souligne la symétrie parfaite de l'ensemble. Enfin, la Salle d'Armoiries, qui est l'une des plus monumentales du palais. Elle est caractérisée par ses dimensions impressionnantes, son immense plafond, ses colonnes blanches et ses abondantes dorures. Son nom provient des armoiries des différentes provinces de l'Empire mor, intégrées au décor sous forme d'écus héraldiques, de bannières ou de motifs sculptés. Ces emblèmes rappellent que le souverain régnait sur une multitude de peuples, de territoires et de cultures répartis sur un espace immense. De gigantesques candélabres en forme de guerrieurs mors (des bogatyrs) ou des cavaliers branns soutiennent les luminaires.

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La Grande Salle du Trône, ou Salle Saint-Georges, du palais d'Automne.

Le point culminant de la réception est l'accès à la somptueuse à la magnifique, la splendide, la luxueuse, la fastueuse, l'éblouissante, l'opulente, la majestueuse Grande Salle du Trône, ou Salle Saint-Georges. C'est dans cette immense salle que le zagroy reçoit habituellement les grands ambassadeurs étrangers, les délégations officielles, les hauts dignitaires du zagroyat et les représentants des ordres de chevalerie lors des cérémonies les plus solennelles.

Reconstruite après le grand incendie de 1837, la salle adopte un style néoclassique monumental. Elle impressionne avant tout par ses proportions : une vaste nef baignée de lumière, bordée de hautes colonnes corinthiennes en marbre blanc qui rythment l'espace avec une parfaite symétrie. Les murs, presque entièrement blancs, sont rehaussés de dorures discrètes, tandis que le parquet en marqueterie de bois précieux constitue une véritable œuvre d'art. Le regard est immédiatement attiré vers le fond de la salle, où se dresse une estrade de plusieurs marches recouverte d'un tapis écarlate. Au sommet se trouve le trône zagroyal, placé sous un imposant dais de velours cramoisi brodé d'or. Au-dessus du trône figure le grand aigle bicéphale, emblème de l'Empire mor, rappelant la puissance passé du grand Empire mor, et que la Morakhan, et par extension son zagroy, sont les dignes, légitimes et uniques héritiers de la tradition impériale de Théodosine. L'immense espace vide séparant l'entrée du trône est suffisamment grand pour pouvoir accueillir une large foule. Pour l'occasion, de magnifiques et larges tables et chaises en bois noirs polies et de cousins de velours écarlates ont étés ajoutés pour permettre aux délégations de s'installer convenablement.


Si les invités veulent respecter le protocole (qui n'est pas obligatoire pour les étrangers, mais c'est toujours bien vu), ils doivent savoir que les es cérémonies obéissent à une étiquette extrêmement stricte, c'est pourquoi la régence du palais distribue à chaque invité, avant l'entrée, une tract orné de papier d'or qui détaille les actions à accomplir. Tous les diplomates étrangers (Chefs d'État compris) doivent faire une référence (incliner légèrement la tête, pendant que le bras droit suit le mouvement en se positionnant devant le buste, et le bras gauche derrière le dos) devant le zagroy, assis, ainsi que lui présenter leurs respects, tandis que le zagroy fait de même. En dehors de ce protocole non-oligatoire, la parole est strictement donnée par le zagroy, le Ministre-Président, ou le ministre des Affaires étrangères, sauf dans le cas où ils permettent à n'importe qui de s'exprimer librement. Dans le cas contraire, un bouton est disponible devant le siège de chaque diplomate pour obtenir la parole ; ils reçoivent une réponse directe et orale de l'un de ces trois personnages si la parole leur est donnée.

Une fois les invités tous installés, le ministre des Affaires étrangères prend la parole.

« — Chers diplomates et Chefs d'États étrangers, tout d'abord bienvenue en Morakhan pour participer au Congrès fondateur de l'Union Slave. Je vous souhaite, par la même augure, que vous soyez chrétiens orthodoxes, catholiques, protestants, agnostiques, athéistes, paganistes ou autre, je vous souhaite une joyeux Noël.

Sur ce, nous allons pouvoir ouvrir notre Congrès. Vous avez, sur votre table, un exemplaire du traité pensé et imaginé par la Morakhan, ainsi qu'un tract de règles pour pouvoir discuter en toute harmonie.

Je déclare également la parole libre à qui veut s'exprimer. »

Traité fondateur de la Slověnĭsko Sŭjedinjenije — Première version
TRAITÉ FONDATEUR DE LA SLOVĚNĬSKO SŬJEDINJENIJE
Première version — soumise à la délibération du Congrès fondateur de Voïvograd

SOMMAIRE

  • Préambule

  • TITRE PREMIER. Nature, buts et principes
  • Article I. Nature et fondement
  • Article II. Buts
  • Article III. Principes fondamentaux
  • Article IV. La Clause Fraternelle (Bratska Klauzula)

  • TITRE II. Des membres
  • Article V. Définition d'un État slave
  • Article VI. Membres fondateurs
  • Article VII. Adhésion des nouveaux membres
  • Article VIII. Membres associés
  • Article IX. Partenaires civilisationnels
  • Article X. Égalité et non-ingérence

  • TITRE III. Des institutions de l'Union
  • Article XI. Des organes de l'Union
  • Article XII. Le Conseil Suprême Slave
  • Article XIII. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères
  • Article XIV. L'Assemblée des Peuples Slaves
  • Article XV. Le Secrétariat général
  • Article XVI. La Cour de Conciliation Slave
  • Article XVII. L'Institut de Civilisation Slave

  • TITRE IV. Fonctionnement
  • Article XVIII. Siège
  • Article XIX. Langues
  • Article XX. Budget et contributions
  • Article XXI. Rapport entre le présent Traité et les accords particuliers

  • TITRE V. Dispositions diverses
  • Article XXII. Capacité juridique, privilèges et immunités
  • Article XXIII. Non-discrimination

  • TITRE VI. Suspension, exclusion et retrait
  • Article XXIV. Suspension
  • Article XXV. Exclusion
  • Article XXVI. Retrait

  • TITRE VII. Ratification, révision et entrée en vigueur
  • Article XXVII. Signature et ratification
  • Article XXVIII. Entrée en vigueur
  • Article XXIX. Révision

PRÉAMBULE

AU NOM DE LEURS PEUPLES, LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES, ÉTATS ET NATIONS DE CIVILISATION SLAVE,

Conscientes que l'histoire a trop longtemps dispersé les peuples slaves entre des empires étrangers, des frontières imposées et des rivalités fratricides, quand bien même les unissaient une langue commune à l'origine, une terre continue, et une mémoire partagée ;

Convaincues que la diversité des régimes politiques, des confessions et des doctrines qui traversent aujourd'hui les nations slaves n'est pas un obstacle à leur fraternité, mais la preuve de la vitalité d'une même civilisation, capable de contenir en elle la monarchie et la république, la foi et la raison, l'ordre et la liberté ;

Résolues à ne jamais faire de cette Union un instrument de domination d'un État sur un autre, ni un tribunal des consciences ou des régimes, mais un espace où chaque peuple slave demeure pleinement maître de son destin intérieur ;

Persuadées que la sécurité, la prospérité et le rayonnement des nations slaves seront mieux assurés par une solidarité librement consentie que par l'isolement de chacune d'entre elles ;

Attachées à la sauvegarde et à la transmission de l'héritage commun, à savoir les langues slaves, les traditions spirituelles nées sur cette terre, quelles que soient les croyances de chacun, et la mémoire des peuples qui l'ont façonné ;

Réunies en Congrès fondateur en la ville de Voïvograd, à l'invitation du zagroyat de Morakhan,

ONT CONVENU de signer et de ratifier le présent Traité, portant fondation de la Slověnĭsko Sŭjedinjenije : l'Union Slave.

TITRE PREMIER. NATURE, BUTS ET PRINCIPES

Article I. Nature et fondement
1. Par le présent Traité, les Hautes Parties Contractantes fondent une organisation internationale dotée de la personnalité juridique, dénommée Slověnĭsko Sŭjedinjenije, ou Union Slave (ci-après « l'Union »).
2. L'Union n'exerce que les compétences qui lui sont expressément conférées par le présent Traité. Elle ne saurait, en aucune circonstance, se substituer à la souveraineté des États membres dans la conduite de leurs affaires intérieures.
3. L'Union n'est ni une alliance militaire, ni une union économique, ni une confession religieuse, ni un régime politique. Elle est l'expression institutionnelle d'une civilisation qui excède, par son ancienneté, chacune de ses formes politiques présentes.

Article II. Buts
L'Union se fixe pour buts :
a) De préserver, transmettre et faire rayonner l'héritage civilisationnel slave : langues, traditions, mémoire historique et patrimoine spirituel de ses peuples, quelles que soient les croyances de chacun ;
b) D'offrir aux États slaves, quel que soit leur régime politique, une tribune permanente de dialogue et de concertation ;
c) De favoriser entre ses membres la paix, la réciprocité fraternelle et le règlement pacifique des différends ;
d) D'encourager, sur une base volontaire et sans préjudice de la souveraineté économique de chacun, les échanges commerciaux, scientifiques et culturels entre les peuples slaves ;
e) De permettre une solidarité concertée des États membres face aux menaces extérieures pesant sur l'indépendance ou l'intégrité d'un peuple slave, dans les conditions fixées par l'Article IV du présent Traité.

Article III. Principes fondamentaux
L'Union et l'ensemble de ses organes sont tenus, en toute circonstance, par les cinq principes suivants, qui priment sur toute autre disposition du présent Traité et ne peuvent être révisés qu'à l'unanimité des États membres :

a) Souveraineté inviolable : aucune décision de l'Union ne s'impose à un État membre sans son consentement explicite, hormis les seules exceptions prévues au Titre VI ;
b) Réciprocité fraternelle : les États membres s'engagent à résoudre pacifiquement leurs différends et à ne recourir entre eux ni à la force ni à la menace ;
c) Primauté civilisationnelle : l'Union défend l'héritage slave sans jamais imposer à ses membres une forme de gouvernement, une doctrine économique ou une confession ;
d) Non-ingérence intérieure : le régime, la constitution et les affaires intérieures d'un État membre ne relèvent en aucun cas de la compétence de l'Union, ni ne peuvent fonder une procédure de suspension ou d'exclusion ;
e) Équité des voix : chaque État membre dispose, dans les organes délibératifs de l'Union, d'une voix égale à celle de tout autre, indépendamment de sa population, de sa puissance ou de son ancienneté dans l'Union.

Article IV. La Clause Fraternelle (Bratska Klauzula)
1. Tout État membre dont l'indépendance, l'intégrité territoriale ou l'existence même serait menacée par une puissance extérieure à l'Union peut invoquer la présente clause devant le Conseil Suprême Slave.
2. L'invocation de la Clause Fraternelle emporte convocation, dans un délai maximal de quinze jours, d'une session extraordinaire du Conseil Suprême Slave.
3. La Clause Fraternelle ne constitue pas un engagement automatique de défense mutuelle. Chaque État membre demeure libre de la nature et de l'ampleur de son concours — diplomatique, économique, matériel ou militaire — ou de son abstention.
4. Le refus, par un État membre, de répondre à l'invocation de la Clause Fraternelle n'entraîne aucune sanction juridique, mais est consigné, à sa demande, dans les actes du Conseil Suprême Slave.

TITRE II. DES MEMBRES

Article V. Définition d'un État slave
Est réputé « État slave » aux fins du présent Traité tout État :
a) Dont la langue officielle ou la langue majoritairement parlée par sa population appartient aux familles linguistiques slaves ; ou
b) Qui, à défaut, abrite une population significative d'origine ou de culture slave bénéficiant, sur son territoire, de droits et d'une autonomie reconnus comparables à ceux des autres citoyens.
L'appréciation de cette qualité, en cas de doute, appartient au Conseil Suprême Slave, statuant à l'unanimité.

Article VI. Membres fondateurs
Sont membres fondateurs de l'Union les États représentés au Congrès de Voïvograd dont les plénipotentiaires ont signé le présent Traité, sous réserve de sa ratification conformément à leurs procédures constitutionnelles respectives, dans un délai de deux ans à compter de la clôture du Congrès.

Article VII. Adhésion des nouveaux membres
1. Tout État slave au sens de l'Article V peut solliciter son adhésion à l'Union en qualité de membre à part entière.
2. La candidature est soumise au Conseil Suprême Slave, qui statue à l'unanimité, après avis, non contraignant, de l'Assemblée des Peuples Slaves.
3. L'adhésion emporte pour le nouvel État membre les mêmes droits et devoirs que ceux des membres fondateurs, sans distinction.

Article VIII. Membres associés
1. Tout État slave ne souhaitant pas, dans l'immédiat, adhérer pleinement à l'Union peut solliciter le statut de membre associé.
2. Ce statut, accordé par le Conseil Suprême Slave à la majorité qualifiée des deux tiers, ouvre droit à la participation aux travaux de l'Institut de Civilisation Slave et aux instances économiques et culturelles de l'Union, ainsi qu'à un statut d'observateur, sans droit de vote, au Conseil Suprême Slave.
3. Un membre associé peut, à tout moment, solliciter son accession au statut de membre à part entière, selon la procédure de l'Article VII.

Article IX. Partenaires civilisationnels
1. Tout État ou entité reconnue, non slave au sens de l'Article V mais entretenant avec la civilisation slave un lien historique, religieux ou culturel vérifiable, peut solliciter le statut de partenaire civilisationnel.
2. Ce statut, accordé par le Conseil Suprême Slave à la majorité simple, sur recommandation de l'Institut de Civilisation Slave, permet la seule participation aux activités culturelles, scientifiques et éducatives de l'Union.
3. Le partenaire civilisationnel ne dispose d'aucun droit de vote ni d'aucune voix délibérative dans les organes politiques de l'Union.

Article X. Égalité et non-ingérence
1. Tous les membres à part entière de l'Union sont égaux en droit, quels que soient leur superficie, leur population, leur puissance militaire ou économique, ou l'ancienneté de leur adhésion.
2. Aucune disposition du présent Traité ni aucun acte d'un organe de l'Union ne peut être interprété comme autorisant une appréciation, un jugement ou une exigence portant sur la nature du régime politique, la constitution, ou l'organisation intérieure d'un État membre.

TITRE III. DES INSTITUTIONS DE L'UNION

Article XI. Des organes de l'Union
L'Union poursuit la réalisation de ses buts au moyen :
  • du Conseil Suprême Slave (Vrhovni Slavski Savjet) ;
  • du Conseil des Ministres des Affaires étrangères (Vijeće Ministara Vanjskih Poslova) ;
  • de l'Assemblée des Peuples Slaves (Skupština Slavskih Naroda) ;
  • du Secrétariat général (Glavno Tajništvo) ;
  • de la Cour de Conciliation Slave (Slavski Sud Mirenja) ;
  • de l'Institut de Civilisation Slave (Institut Slavske Civilizacije).
  • D'autres organes, agences ou institutions spécialisées pourront être institués par résolution du Conseil Suprême Slave, dans les conditions fixées par ledit organe.

    Article XII. Le Conseil Suprême Slave
    1. Le Conseil Suprême Slave est l'organe souverain de l'Union. Il se compose des chefs d'État ou de gouvernement de chaque membre à part entière, ou de leur représentant dûment mandaté.
    2. Il se réunit en session ordinaire deux fois l'an, et en session extraordinaire à la demande d'un tiers au moins des membres, ou dans les conditions de l'Article IV.
    3. Il statue à l'unanimité sur : l'admission de nouveaux membres à part entière, la révision des principes énoncés à l'Article III, la suspension ou l'exclusion d'un membre, et toute décision touchant à la sécurité collective au titre de la Clause Fraternelle.
    4. Il statue à la majorité qualifiée des deux tiers sur toute autre question relevant de sa compétence, notamment économique, culturelle, ou diplomatique.
    5. La présidence du Conseil Suprême Slave est assurée, pour les dix premières années suivant l'entrée en vigueur du présent Traité, par le zagroyat de Morakhan, État fondateur ayant convoqué le Congrès de Voïvograd. À l'issue de cette période, la présidence sera exercée par rotation entre les membres volontaires, selon des modalités que le Conseil Suprême Slave arrêtera lui-même.

    Article XIII. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères
    1. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères réunit les ministres des affaires étrangères, ou toute autorité équivalente selon l'organisation constitutionnelle de chaque membre, de chaque État membre à part entière.
    2. Il se réunit au moins une fois par trimestre. Il prépare les sessions du Conseil Suprême Slave, en exécute les décisions, et assure la continuité de l'action de l'Union entre les sessions de celui-ci.
    3. Il peut adopter des déclarations et recommandations communes, lesquelles ne lient les États membres qu'après ratification expresse de chacun d'eux.
    4. Il examine, en première instance, toute invocation de la Clause Fraternelle avant sa transmission au Conseil Suprême Slave.

    Article XIV. L'Assemblée des Peuples Slaves
    1. L'Assemblée des Peuples Slaves est l'organe consultatif de représentation des peuples de l'Union. Chaque État membre y envoie une délégation dont l'importance est proportionnelle à sa population, composée selon les modalités que chaque État détermine librement en vertu de son organisation constitutionnelle propre.
    2. L'Assemblée ne dispose d'aucun pouvoir de décision contraignant. Elle peut émettre des résolutions, avis et recommandations, et saisir le Conseil Suprême Slave ou le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de toute question relevant des buts de l'Union.
    3. L'Assemblée se réunit une fois l'an en session ordinaire, dans un lieu déterminé par rotation entre les États membres.
    4. La présidence de l'Assemblée est exercée annuellement, par rotation, selon l'ordre alphabétique des noms des États membres dans leur première langue officielle respective.

    Article XV. Le Secrétariat général

    1. Le Secrétariat général est l'organe administratif permanent de l'Union.
    2. Il est dirigé par un Secrétaire général, élu par le Conseil Suprême Slave à la majorité qualifiée des deux tiers, pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Le Secrétaire général ne peut être ressortissant du même État que son prédécesseur immédiat.
    3. Le Secrétariat général comprend notamment des départements chargés des Affaires extérieures, de l'Économie et du Commerce, de la Culture et du Patrimoine, ainsi que de la Défense et de la Sécurité.
    4. Le Secrétaire général représente l'Union dans ses relations extérieures, sur mandat exprès du Conseil Suprême Slave ou du Conseil des Ministres des Affaires étrangères. Il ne dispose d'aucune autorité politique propre.
    5. Les fonctionnaires du Secrétariat général exercent leurs fonctions en toute indépendance à l'égard des États membres, lesquels s'engagent à ne pas chercher à les influencer.

    Article XVI. La Cour de Conciliation Slave
    1. La Cour de Conciliation Slave a pour mission de faciliter le règlement pacifique des différends entre États membres, à leur demande conjointe.
    2. Elle se compose de sept membres, juristes ou personnalités qualifiées, nommés par le Conseil Suprême Slave pour un mandat de six ans, et issus d'au moins cinq États membres différents.
    3. La Cour ne peut être saisie que du commun accord des parties au différend. Ses avis ne sont pas contraignants, mais sont rendus publics.
    4. Le refus, par un État membre, de se conformer à un avis de la Cour n'entraîne aucune sanction juridique.

    Article XVII. L'Institut de Civilisation Slave
    1. L'Institut de Civilisation Slave a pour mission la préservation, l'étude et la promotion du patrimoine linguistique, historique, artistique et spirituel commun aux peuples slaves.
    2. Il coordonne, entre les États membres et associés, les programmes universitaires, archivistiques et linguistiques communs, ainsi que tout média ou organe de diffusion culturelle panslave que le Conseil Suprême Slave jugerait utile de créer.
    3. Il peut décerner le label de Patrimoine Slave à un site, une œuvre ou une tradition, sur proposition d'un État membre ou associé. Ce label est honorifique et n'emporte aucune obligation juridique ni financière pour les États concernés.
    4. L'Institut établit chaque année un calendrier commun des commémorations et célébrations slaves, sans en imposer l'interprétation aux États membres.

    TITRE IV. FONCTIONNEMENT

    Article XVIII. Siège
    Le siège du Secrétariat général est fixé à Voïvograd, capitale du zagroyat de Morakhan et ville hôte du Congrès fondateur, jusqu'à ce que le Conseil Suprême Slave en décide autrement à la majorité qualifiée des deux tiers.

    Article XIX. Langues
    1. Les langues officielles de chaque État membre sont langues de travail de l'Union.
    2. Aucune langue ne saurait être imposée comme langue unique ou supérieure aux autres dans le fonctionnement des organes de l'Union.
    3. Les actes solennels du Conseil Suprême Slave peuvent, à titre symbolique, être proclamés en vieux-slave liturgique, ou slavon, sans que cet usage cérémoniel n'affecte la valeur juridique des textes établis dans les langues officielles.

    Article XX. Budget et contributions
    1. Le budget de l'Union est alimenté par les contributions de ses membres à part entière, selon un barème arrêté tous les cinq ans par le Conseil Suprême Slave statuant à l'unanimité.
    2. Les membres associés et partenaires civilisationnels peuvent contribuer volontairement au financement des seules activités auxquelles ils participent.

    Article XXI. Rapport entre le présent Traité et les accords particuliers
    Le présent Traité constitue l'unique instrument à portée générale et contraignant pour l'ensemble des membres de l'Union. Tout accord bilatéral ou multilatéral conclu entre États membres dans le cadre de l'Union demeure distinct du présent Traité et n'engage que ses signataires.

    TITRE V. DISPOSITIONS DIVERSES

    Article XXII. Capacité juridique, privilèges et immunités
    L'Union jouit, sur le territoire de chacun de ses membres, de la capacité juridique et des privilèges et immunités nécessaires à l'exercice de ses fonctions. Les représentants des États membres auprès des organes de l'Union, ainsi que le personnel du Secrétariat général, jouissent des immunités correspondant à leurs fonctions.

    Article XXIII. Non-discrimination
    L'Union n'admet, dans l'accès aux fonctions en son sein, aucune restriction fondée sur la confession, l'origine ou le sexe des candidats.

    TITRE VI. SUSPENSION, EXCLUSION ET RETRAIT

    Article XXIV. Suspension
    1. Un État membre ne peut être suspendu de ses droits qu'en cas de manquement grave et avéré au principe de réciprocité fraternelle énoncé à l'Article III(b), notamment en cas de recours à la force armée contre un autre État membre.
    2. La suspension ne peut en aucun cas être prononcée au motif du régime politique, de la constitution ou des affaires intérieures de l'État concerné, conformément à l'Article X(2).
    3. La suspension est prononcée par le Conseil Suprême Slave, à la majorité qualifiée des deux tiers, l'État visé ne prenant pas part au vote. Elle est levée dans les mêmes conditions.

    Article XXV. Exclusion
    1. En cas de persistance du manquement visé à l'Article XXIV au-delà d'un délai d'un an suivant la suspension, le Conseil Suprême Slave peut prononcer l'exclusion de l'État concerné, à l'unanimité des autres membres, l'État visé ne prenant pas part au vote.
    2. Un État exclu ne peut solliciter à nouveau son adhésion avant l'expiration d'un délai de cinq ans.

    Article XXVI. Retrait
    Tout État membre peut se retirer librement de l'Union par notification écrite adressée au Secrétaire général. Le retrait prend effet six mois après réception de cette notification, sans préjudice des engagements souscrits antérieurement par l'État concerné dans le cadre de l'Union.

    TITRE VII. RATIFICATION, RÉVISION ET ENTRÉE EN VIGUEUR

    Article XXVII. Signature et ratification
    Le présent Traité est ouvert à la signature des délégations représentées au Congrès fondateur de Voïvograd. Il sera ratifié par chaque État signataire conformément à ses propres procédures constitutionnelles.

    Article XXVIII. Entrée en vigueur
    Le présent Traité entre en vigueur dès le dépôt, auprès du Secrétaire général provisoire désigné par le Congrès, des instruments de ratification de la majorité des États signataires.

    Article XXIX. Révision
    1. Toute révision des principes énoncés à l'Article III requiert l'unanimité des membres à part entière du Conseil Suprême Slave.
    2. Toute autre révision du présent Traité requiert la majorité qualifiée des trois quarts des membres à part entière du Conseil Suprême Slave, réuni à cet effet.


    EN FOI DE QUOI, les plénipotentiaires soussignés, dûment autorisés par leurs gouvernements respectifs, ont signé le présent Traité.

    Fait à Voïvograd, le 7 janvier, en autant d'exemplaires originaux que de langues officielles des États signataires, chaque texte faisant également foi.

    Pour le Zagroyat de Morakhan : Konstentin Borisovitch Val Kalinenko, Uryad-goïnik du Zagroyat de Morakhan, agissant au nom et pour le compte de Sa Majesté Zagroyale le zagroy Michel III et de Son Haute Excellence le Ministre-Président Ivan Ivanovitch Velikov.

    Pour [État] : _______________________________

    Pour [État] : _______________________________

    Pour [État] : _______________________________

    etc.

    ¹ Autre nom de Voïvograd.
    ² Deux fêtes orthodoxes : Noël, qui se fête le 7 janvier et marque la naissance de Jésus-Christ ; et la Théophanie (ou Épiphanie), qui se fête le 12 janvier et marque le Baptême du Christ.
    3187
    Un diplomate altrechtois prend la parole :

    Un diplomate des Zjednoczone Gminy Staroprawia, plus couramment connues sous le nom de Communes Unies d'Altrecht, lisait le document. Une proposition fort présentable qui semblait, à première vue, être en tout point en accord avec la diplomatie altrechtoise. Cependant, plus le temps passait à sa lecture, plus certaines divergences se mettaient en lumière. D'abord, et principal point de divergence, figurait le Titre I, article 4. L'Altrecht ne cherche en aucun cas à se substituer au Liberal Intern, alliance internationale qui, aujourd'hui encore, porte ses fruits dans le cadre de l'agression du Drovolski contre son convoi commercial. Alors pourquoi l'Altrecht devrait-elle accepter de débattre de conflits impliquant des nations ayant toutes des idéologies et des objectifs différents, certaines étant même ouvertement hostiles aux Communes Unies ? Ainsi, cet article nous semble inutile, inessentiel et condamné à l'échec en raison des divergences entre les membres.

    Un autre point important est le principe d'unanimité mentionné par l'alinéa 3 de l'article 12 du Titre III. Si une nation est hostile à l'Altrecht, alors celle-ci ne pourra jamais intégrer l'Union. Prenons un exemple concret : nous considérons le Drovolski comme une nation devant être tenue à l'écart de la société internationale jusqu'à une révolution de son peuple. En attendant, l'Altrecht ne votera jamais en faveur de son adhésion. Ainsi, un seul membre peut décider seul de qui entre ou non dans l'Union. Cependant, chaque nation a ses propres intérêts à défendre, ce qui conduira probablement à un blocage des adhésions. Il en ira de même pour les autres votes à l'unanimité. Nous préconisons donc de remplacer le vote à l'unanimité par un vote à la majorité des deux tiers ou des trois quarts des votants, afin d'éviter ce type de blocage.

    Encore un point vraisemblablement essentiel pour l'Altrecht : la suspension. Si nous comprenons bien cette Union, tous les pays sont libres d'accepter ou non les décisions de l'Union. Mais, en cas de refus, ces derniers seront probablement suspendus, voire exclus après plusieurs refus. Une vision bien "soviétique" qui laisse perplexe le diplomate altrechtois, et probablement d'autres dans cette assemblée.


    Ainsi, nous proposons les modifications suivantes au traité :

    • Titre I, article 4 : suppression totale de l'article. L'Union ne doit pas être militaire, mais uniquement culturelle, économique et diplomatique.

    • Titre I, article 3-b : Les États membres s'engagent à résoudre pacifiquement leurs différends et à ne recourir entre eux ni à la force ni à la menace. Nous souhaiterions apporter des précisions, notamment en indiquant qu'en cas d'agression armée entre États membres, la responsabilité du recours à la violence revient à l'agresseur et que nul n'interdira à l'agressé de se défendre. De plus, des traités militaires ont d'ores et déjà été établis avec d'autres nations non slaves, pouvant provoquer un mécanisme de défense en cas d'agression et donc un conflit entre États slaves. Là encore, la responsabilité de cette situation violente revient à l'agresseur initial, y compris lorsqu'un mécanisme de défense militaire extérieur à l'Union est déclenché (si l'Estalie attaque le Grand Kah et que l'Altrecht est alliée du Grand Kah, alors l'Altrecht déclarera la guerre à l'Estalie, mais ne sera pas responsable de cette dernière ; la faute reviendra à l'agresseur initial).

    • Remplacer le principe d'unanimité par une majorité des trois quarts ou des deux tiers de l'assemblée votante partout dans le traité.

    • Interdire la suspension d'un membre pour le simple fait de refuser une décision de l'Union. L'acte doit être plus grave, comme une agression, un comportement inapproprié lors des assemblées ou une violation manifeste des principes fondamentaux de l'Union.

    Voici nos propositions afin d'améliorer le traité actuellement présenté.
    https://zupimages.net/up/26/28/pql3.png

    -Chaise vide prévue pour le représentant Kartien-

    Contexte (HRP)Contexte (HRP) a écrit :S'il est connu que le gouvernement Kartien a refusé de se joindre à ce sommet, l'ancien député Sebastian Okovia s'était présenté pour honorer l'invitation Mor, sans liaison aux autorités de la République Fédérale Kartienne. Selon des sources peu fiables -mais des sources quand même- l'ancien homme politique aurait été aperçu comme ratant son avion pour Morakhan à Volkingrad.
    Emblème de la Slověnĭsko Sŭjedinjenije

    PRISE DE PAROLE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA MORAKHAN

    Le septième jour du premier mois de l'an de grâce deux mille vingt.

    Le ministre des Affaires étrangères de la Morakhan, Son Excellence M. Konstentin Borisovitch Val Kalinenko, ainsi que sa clique de diplomates, écoutèrent longuement et avec intérêts les revendications et recommandations des représentants altrechtois. Au fur et à mesure que le diplomate des Zjednoczone Gminy Staroprawia argumenta, le ministre notifia tout de même plusieurs incompréhensions de la part de celui-ci, ainsi que des améliorations possibles tout à fait cohérente.


    Une fois que le diplomate eut fini de s'exprimer, le ministre des Affaires étrangères prit la parole.

    « — Votre Excellence, les nombreux points que vous avez évoqués sont tous préoccupants, mais nous souhaitons tout de même clarifier certains points avant tout. La Clause Fraternelle est non obligatoire, et comme mentionné à l'alinéa 4 de l'Article IV du Titre premier "Le refus, par un État membre, de répondre à l'invocation de la Clause Fraternelle n'entraîne aucune sanction juridique, mais est consigné, à sa demande, dans les actes du Conseil Suprême Slave." Peut-être pouvons nous ajouter une présence non obligatoire également aux discussions entraînés par l'activation de cet article, mais celui-ci reste quand même important, afin que chaque État puisse décider ou non d'en aider un autre ; d'autant plus que cette aide n'est généralement pas militaire, mais peut très bien être économique ou simplement diplomatique. Le but n'est pas de forcer la coopération.

    Ensuite, il est vrai que demander l'unanimité des membres est très contraignant, et, si les autres États ici présents sont bien d'accord, nous pourrons modifier cela : en passant de votes à l'unanimité à des votes aux trois quart dans tous le traité.

    Enfin, dire que refuser d'accepter les décisions de l'union entraine une exclusion est une incompréhension totale de votre part. En effet, comme le dit explicitement l'alinéa 1 de l'Article XXVI du Titre VI "Un État membre ne peut être suspendu de ses droits qu'en cas de manquement grave et avéré au principe de réciprocité fraternelle énoncé à l'Article III(b), notamment en cas de recours à la force armée contre un autre État membre." et cette suspension (et exclusion) ne se fait que par vote.

    Dans votre proposition, vous demandez d'"interdire la suspension d'un membre pour le simple fait de refuser une décision de l'Union ; l'acte devant être plus grave, comme une agression, un comportement inapproprié lors des assemblées ou une violation manifeste des principes fondamentaux de l'Union", pourtant, la seule chose qui légitime une suspension est justement le fait d'agresser un pays membre ou de porter atteinte aux principes fondamentaux de l'Union : ce sont les deux seules et uniques raisons.

    Donc, pour résumer :

    • Nous refusons cette partie de votre proposition ;

    • Ici, nous sommes totalement d'accord avec vous ;

    • Nous proposons, en effet, de remplacer le principe de vote à l'unanimité par un vote aux trois quart dans l'ensemble du traité ;

    • Il y a méprise ici, vu que c'est déjà le cas.

    Nous laissons donc le soin aux autres États d'apporter leurs propositions vel pistes d'amélioration. La parole est libre. »
    4295
    La délégation latruante se résumait au Président de la République, au Ministre des Affaires Étrangères et deux conseillers présidentiels. La raison de ce manque flagrant de participants est due à la date choisie par les autorités mores. Un 7 janvier, voilà une date bien originale pour un sommet des pays slaves dont les festivités de la Nativité tombent ce jour-là. Quoi qu'il en soit, Vasiliy Shulichenko voyait d'un bon œil les discussions qui se tenaient à Voïvograd. La création d'organisation internationale, quelle que soit la base civilisationnelle ou stratégique sur laquelle elle repose, permet de stabiliser un monde en proie aux guerres et aux affrontements et de créer de vrais liens entre les nations et entre les peuples. Le Président, voulant fêter Noël avec ses proches le soir même, ne comptait pas critiquer ou attaquer des dispositions qui lui semblaient respectueuses du droit. Il s'adressa donc à l'assemblée :

    Je tiens tout d'abord à vous remercier Votre Majesté, Votre Excellence, Monsieur le Ministre-Président, pour l'invitation que vous nous avez fait parvenir et pour l'initiative dont vous êtes à l'origine. Je peux vous dire que le Latrua accueille avec joie, bonheur peut-être, cette proposition d'union des peuples slaves, d'alliance culturelle, politique et économique entre des nation partageant un socle culturel fort. Le Latrua se veut moteur et pleinement engagé dans l'organisation qui est en train de naître et dont nous posons les fondations aujourd'hui.

    Je ne reviendrais pas sur ce qui a été exposé par notre collègue des Communes Unies - que je salue ici - car une réponse y a déjà été apportée et car je n'y vois aucune objection. Je me permettrais de parler d'un aspect qui peut paraître futile dans le cadre d'une alliance internationale, mais qui a un impact immense sur les nations, sur les peuples et sur le regard qu'ils peuvent porter, ou non - et cela serait dramatique - sur ce que nous construisons. J'aimerais aborder le sujet des symboles, car ils me semblent, paradoxalement sûrement, tout sauf symboliques.

    Le premier d'entre eux est simple, toutes les nations en ont un, toutes les organisations en ont un. Le premier d'entre eux est le drapeau. Il me semble, à juste titre, que pour que l'Union Slave puisse s'ancrer dans l'imaginaire collectif, pour que nos populations comprennent l'importance de ce nouveau partenariat. Les services latruants proposent une ébauche, une esquisse de ce qui pourrait être la future bannière de notre alliance. Celle-ci se compose de huit cercles jaunes flottant dans un fond bleu marine. Je ne veux en aucun cas l'imposer aux membres de cette assemblée et je suis preneur de toute autre proposition.

    Autre symbole important : la représentation internationale. Si l'article XII-5 entérine pour dix ans la présidence more de l'Union, il me semble important que le lieu de tenue des sommets puisse tourner et que chacun des membres signataires du traité puisse accueillir au moins, et ce à tour de rôle, une des réunions plénières, qu'elle soit ordinaire ou extraordinaire. Ce geste, ce changement rendrait plus proche de chacun de nos peuples nos discussions et les décisions qui en découleront. Je pense donc qu'il faudrait ajouter un sixième alinéa pour entériner cette proposition.

    Autre point que je voulais soulever, c'est celui du Secrétariat Générale. Si je suis en accord avec l'idée d'un représentant administratif de l'Union, dont le nom serait débattu et voté, j'aimerais que nous créions des postes de Commissaires. Ces derniers seraient en charge d'un champ en particulier, que ce soit la culture, les relations commerciales, l'agriculture, les affaires étrangères, etc... L'idée est que chaque pays puisse avoir non seulement un représentant, mais aussi un décideur, ou du moins un coordinateur, sur des questions importantes pour l'Union. Le mode de désignation reste libre, il pourrait suivre celui du Secrétaire Général ou l'on pourrait attribuer un poste fixe à chaque nation. La durée de son mandat doit, à mon sens, suivre celle du Secrétaire Général, pour permettre un renouvellement serein et loin des casse-tête et autres problèmes administratifs liés aux nominations.

    Enfin, et je terminerais là-dessus, il me semble important que nous nous revoyons en cession exceptionnelle pour pourvoir aux nominations qui sont présentées dans le traité et ce au plus vite. L'objectif est de montrer au reste du monde que nous sommes au travail, que nous prenons avec le plus grand sérieux l'ampleur de la tâche qui nous incombe, et que notre organisation est parée et fonctionnelle.

    Si je me devais de résumer mon propos, je dirais que :


    • Réflexion sur un drapeau pour l'Union Slave sur la base de notre proposition, qui est améliorable et de loin.
    • Modification de l'Article XII pour ajouter une clause de rotation des lieux de sommet.
    • Ajout d'un article au Titre III pour ajouter le poste de Commissaire auprès du Secrétaire Général et pour dresser la liste des douze commissariats.
    • Convenir d'une date dans un avenir proche et un lieu pour un futur sommet exceptionnel, le Latrua se portant candidat.

    Je vous remercie.

    Proposition de drapeau pour l'Union Slave
    Proposition de drapeau pour l'Union Slave

    PR
    Le diplomate altrechtois écouta la réponse de son hôte quant à sa proposition. Il était évident que des erreurs étaient attendues, c'était là l'objectif aussi de cette rencontre internationale : éclaircir certains points plus flous ou moins compris par les différentes parties présentes. Ainsi, il était satisfait que certaines propositions fussent prises en compte pour modification du présent traité, celui-ci devenant ainsi plus acceptable pour l'Altrecht et son représentant. Alors, à la fin du discours de son hôte, il hocha la tête afin de ne pas prendre inutilement la parole et laisser les autres Slaves s'exprimer eux aussi.

    Ainsi, la délégation latruante prit la parole.

    D'un signe de la tête en entendant le diplomate latruant revenir positivement sur ce qui avait été proposé par ce dernier, celui-ci fit un signe de remerciement et continua d'écouter. Ainsi, la première proposition fut la création d'un drapeau slave censé nous représenter tous. Une idée parfaitement défendue et qui avait une importance certaine, comme le souligna le diplomate. Cependant, en écoutant la description du drapeau proposé par la délégation du Latrua, le diplomate commença à s'interroger sur la signification des cercles et des couleurs, quand tout à coup vint un drame... Le diplomate vit le drapeau apporté par la délégation... Son visage devint tout de suite très expressif sur son ressenti. En effet, la seule vision de ce dernier lui donnait des envies de vomir. Il ne comprenait pas le but de ce dernier : être une cible de fléchettes pour le monde ou peut-être était-ce pour hypnotiser la population slave ? Non, c'était de mauvais goût. Il ne parla pas, mais son visage le fit, ainsi que la délégation de l'Altrecht, habituée aux drapeaux rigides et codifiés.

    Concernant le reste de l'allocution du diplomate latruant, il semblait que la délégation altrechtoise n'avait que peu de choses à dire. L'idée de faire tourner les lieux de sommet était cependant bien inutile, une mesure probablement nationaliste qui posait des complications administratives et logistiques inutiles pour servir des nations ne voyant que leur prestige plutôt que le bien commun. Enfin, concernant la mise en place de commissaires par nation slave, cela était une idée intéressante, l'Altrecht ne semble pas opposer de résistance sur le sujet, voire l'encourager.
    4338
    Emblème de la Slověnĭsko Sŭjedinjenije

    PRISE DE PAROLE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA MORAKHAN

    Le septième jour du premier mois de l'an de grâce deux mille vingt.

    Le ministre des Affaires étrangères de la Morakhan, Son Excellence M. Konstentin Borisovitch Val Kalinenko, ainsi que sa clique de diplomates, ont pris le temps d'écouter avec attention les propositions des diplomates latruants. Ils acquiescèrent bien sûr lorsque le Latrua fit la proposition de symboles pour représenter notre union, notamment d'un drapeau, et attendirent avec joie de voir ce que ceux-ci auraient à montrer. Cependant, suite à l'écoute de la description de la proposition latruante, les visages des mors se tintèrent d'une perplexité perplexe, se demandant
    « à quoi pouvait bien ressembler un tel drapeau ? » Ils eurent leur réponse lorsque les latruants brandirent fièrement leur proposition. Quelques regards embarrassés furent échangés entre les membres de la délégation more. Certains diplomates semblèrent chercher, sans succès, la logique héraldique de la proposition latruante. Des propositions d'améliorations survinrent à certains d'entre eux, mais ils savaient déjà que le ministre avait certainement un drapeau tout fait à présenter.

    Une fois que le diplomate eut fini de s'exprimer, le ministre des Affaires étrangères prit la parole.

    « — Votre Excellence, nous sommes tout d'abord bienheureux d'entendre par vos mots que le Latrua accueille avec joie notre proposition d'Union Slave. C'est, en effet, une union des peuples slaves, une alliance culturelle, politique et économique entre des nation partageant un socle culturel commun solide.

    Outre cela, nous souhaitons donc apporter nos avis sur vos propositions. Concernant le drapeau, nous en avons un sous la main. Celui-ci avait été composé pour représenter le groupe ethno-culturel slave dans le cadre des recensements de l'IML (Institut Mondial de Linguistique). Mais nous pensons que celui-ci conviendra tout à fait : il utilise les couleurs les plus présentes dans les drapeaux slaves, à savoir, par ordre d'importance d'utilisation, le rouge, le blanc, le bleu et le noir.

    Ensuite, votre proposition de rotation est intéressante, et serait, en effet, un bon symbole. Cependant, il faudrait une logistique monstre pour déplacer le Conseil suprême. Deux fois par ans, donc tous les six mois, l'on devrait le déplacer — ici encore, c'est possible — mais comment faire lors de sessions extraordinaires qui sont convoqués sous un délai maximal de quinze jour ? En fait, il serait plus judicieux d'élire un pays hôte, dans lequel sera continuellement le siège du Conseil suprême slave ; seule la présidence devant tourner. De plus, l'Assemblée des Peuples Slaves est déjà un organe tournant, suffisant pour être un symbole de l'Union Slave auprès des peuples la composant.

    Quant à votre proposition d'ajout de commissaire et de Commissariats, nous sommes tout à fait d'accord avec vous, mais il faudrait définir leur rôle dans le détail. Déjà, le Secrétaire général représente déjà l'Union au niveau diplomatique, comme dit à l'Article XV, alinéa 4. Ensuite, comme dit à l'alinéa 3 de l'Article XV, le Secrétariat général comprend déjà 4 départements : celui des Affaires extérieures (dirigé et présidé par le Secrétaire général lui-même), de l'Économie et du Commerce, de la Culture et du Patrimoine, et de la Défense et de la Sécurité. On pourrait en ajouter de nouveaux, comme la Justice, l'Écologie, l'Agriculture, etc. mais ils ne feraient que des recommandations qui pourraient être suives ou non par les États-membres, selon leurs convenance. Ce serait, en quelque sorte, des propositions auprès des gouvernements pour améliorer leurs situations sur de nombreux points sur lesquels ils seraient, par exemple, en malposition.

    De plus, nous souhaiterions proposer quelque chose : des organes annexes à l'Union. Concrètement, ce serait des organismes liés à l'Union Slave, mais qui peuvent être rejoins ou non par les États-membres et associés, selon leurs convenances. Cela pourrait être des zones de libre-échange, de libre circulation de biens et de personnes, ou des organes de régulation de l'immigration en commun. Ce serait des organismes non obligatoires qui n'entraveraient, bien sûr, pas le travail de l'Union ni ses valeurs et encore moins ses objectifs.

    Pour le mode de désignation des Commissaire, suivre celui du Secrétaire général serait le mieux, en retirant les nations déjà prises par les post. Par exemple, si le Secrétaire général provient de la nation A, alors le Commissaire de l'agriculture proviendrait de la B, celui de la Justice de la C, etc. Leur mandat devra suivre logiquement celui du Secrétaire général.

    Enfin, je suis totalement d'accord avec vous. Mais pour l'instant, nous devons d'abord nous concentrer sur la finalisation du traité.

    Propositions mores
    https://i.ibb.co/4wr07dj0/Drapeau-de-l-Union-Slave-Proposition-2.png
    Proposition more (1ère) de drapeau pour l'Union Slave

    https://i.ibb.co/Z65sTmvH/Drapeau-de-l-Union-Slave-Proposition-3.png
    Proposition more (2ème) de drapeau pour l'Union Slave

    Nous laissons donc le soin aux autres États d'apporter leurs propositions vel pistes d'amélioration. La parole est libre. »
    5137
    Drapeau national
    RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN

    « Mais que font les Talars ici ?! Ce ne sont pas des Turcs ! Ici, c'est pour les Slaves, pas les gens de la steppe ! » C'est sûrement le genre de commentaire auquel aurait droit le diplomate talar Olev Tañbay Sigmayov, qui se présente aujourd'hui au Congrès général de Voïvograd, si les représentants des grandes nations slaves d'Eurysie et du Nazum osaient parler sans les limites et la courtoisie que le protocole impose. Il est vrai que la présence de la République du Talaristan, qui s'est toujours présentée comme une nation turcique — ou, tout au plus, comme une nation nazumie — est quelque peu étrange, d'autant plus qu'elle ne figurait, semble-t-il, pas sur le carton d'invitation à la fête.

    L'homme qui se tient devant ces grands messieurs de Voïvograd est d'ailleurs un parfait inconnu. Olev Tañbay Sigmayov n'a en effet qu'une carrière plus que discrète au sein du Ministère des Affaires étrangères talar. Il n'a jamais occupé de fonctions d'ambassadeur et s'est contenté de quelques missions de ministre plénipotentiaire lors de rares évènements internationaux, sans jamais véritablement attirer l'attention sur sa personne.

    Cependant, il possède un atout inconnu de la plupart des personnes présentes : Monsieur Sigmayov est issu d'une ancienne famille moriate, qui ne s'est réellement ouverte aux autres communautés du Talaristan que récemment. Il en résulte une vie de pieux orthodoxe, quelque peu marquée par son second prénom, Tañbay (« riche de l'aube » en talar), choisi par son grand-père en l'honneur du père de son épouse, qui était talar et non issu de leur communauté moriate des montagnes du Sikurzoï, à la frontière entre le Talaristan et la Moritonie. C'est ainsi que Sigmayov a été choisi, en raison de ses origines slaves, pour assurer cette représentation singulière de la République du Talaristan au sommet fondateur de l'Union slave à Voïvograd.


    Illustration

    « Honorables représentants,

    J'ai l'honneur de représenter aujourd'hui, auprès de vos Excellences réunies à l'initiative du Zagroy de Morakhan et de son gouvernement, la République du Talaristan, qui souhaite s'exprimer lors de ce moment historique à Voïvograd, où les nations slaves d'Eurysie et du Nazum se réunissent afin d'entamer un rapprochement et une coopération inédits. À ce sujet, je vous assure que le gouvernement talar soutient pleinement le projet porté par le gouvernement mor et espère voir l'Union slave prospérer au sein de la communauté internationale comme la première pierre de l'édification d'une coopération et d'une solidarité entre des États civilisés à la culture et à l'histoire si riches.

    Je me doute que certains s'étonnent de la présence de la République du Talaristan ici, à Voïvograd. Croyez bien qu'il n'est nullement dans le but de mon gouvernement de s'immiscer dans les affaires qui vous sont propres, et nous ne nous positionnerons ainsi ni sur les débats en cours dans ce Congrès, ni sur les changements potentiels que vous souhaiteriez apporter au traité proposé par les représentants mors créant la Slověnĭsko Sŭjedinjenije.

    Non.
    Après avoir pris contact avec les services diplomatiques mors et avoir été invité à prendre la parole devant ce Congrès, je suis ici pour demander à vos Excellences de prendre en considération la candidature de la République du Talaristan à l'Union slave en tant qu'État associé. Mon argumentaire reposera pleinement sur le texte actuel du traité dans sa première version. Outre le fait que la République du Talaristan répond aux critères énoncés à l'article V, notre gouvernement sollicite avant tout le statut plus souple d'État associé, prévu par l'article VIII. L'article V prévoit en effet, dans sa seconde définition, qu'est considéré comme État slave celui « qui, à défaut, abrite une population significative d'origine ou de culture slave bénéficiant, sur son territoire, de droits et d'une autonomie reconnus comparables à ceux des autres citoyens ». Notre demande ne vise donc pas à revendiquer une qualité qui ne correspondrait pas à l'identité première de notre nation, mais à permettre à la communauté moriate de voir son héritage reconnu au sein de cette nouvelle organisation.

    Concernant notre droit de revendiquer ce statut, je souhaite mettre en avant ma communauté : nous, Moriates, sommes les descendants des colons mors qui partirent vers le sud après la colonisation du Nord du Nazum. Ayant établi plusieurs colonies isolées dans la steppe talar et bénéficié de la protection des khans fondateurs de notre pays, nous avons su prospérer en dépit de nos différences culturelles, sociales et religieuses avec les populations de la région. En dépit du fait que certains nous affublent du sobriquet de « faux Slaves » ou de « Slaves steppisés », nous refusons que notre héritage culturel nous soit refusé : nous sommes les fils et les filles des Slaves du Kirkuzaï et, si nous avons adopté certaines traditions locales, vous ne pourrez que constater que mon morsaman est aussi fluide et compréhensible que celui de la plupart des sujets du Zagroy.

    Répondant ainsi à l'appel de mes frères moriates, en premier lieu des métropolites orthodoxes qui constituent une représentation reconnue par l'État pour la défense des traditions de nos communautés, la République du Talaristan, mon pays, revendique donc le statut d'État associé de l'Union slave. Si nous souhaitions initialement ne pas être présents ici et ne faire porter nos revendications que par les représentants mors, les services diplomatiques du Zagroyat nous ont convaincus d'être présents et de bénéficier, comme les autres représentations nationales, de la qualité d'État fondateur, sans application des conditions d'entrée dans l'Union une fois celle-ci constituée.

    Excellences, je ne pense pas qu'il me soit nécessaire de poursuivre davantage cette prise de parole. La République du Talaristan espère, au nom de la communauté moriate, que cette tribune ne sera pas ignorée et que le statut d'État associé sera confirmé par ce Congrès au bénéfice de l'État talar.


    Je vous remercie. »

    Olev Tañbay Sigmayov

    3671
    La parole est prise par la délégation de Vostokoslavie, un pays avec un lourd passif avec la Morakhan. En effet, l'existence du pays et de sa population presque intégralement Slave repose en grande partie sur la colonisation Mor du XVIIIe siècle, et sur le génocide sibérien du XIXe siècle.

    Historiquement surnommée "la Fille Aînée de l'Empire", la Vostokoslavie a toujours conservé des relations cordiales avec la Morakhan, à contrario des autres pays de la Confédération Socialiste du Nazum à la suite de la période de décolonisation au XXe siècle.

    Bousculées par ces événements ainsi que par leurs différences idéologiques, les relations vostoko-mores avaient été interrompues et altérées fin XXe siècle - début XXIe siècle. L'ouverture d'un dialogue avait cependant été essayée par les autorités Vostokoslaves il y a quelques années, sans succès.

    Mais qui sait quelle sera aujourd'hui la ligne Vostokoslave? C'est dans ce flou que prend aujourd'hui la parole le Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères, Monsieur Mikhaim Avilov.


    Mikhail Avilov
    — Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères de Vostokoslavie,
    Mikhail Avilov


    « Mesdames, messieurs,
    Frères et sœurs slaves,

    Quel plaisir pour ma délégation de se retrouver ici, en de telles circonstances. La discussion entre les nations slaves a toujours été une problématique très chère à notre peuple Vostokoslave, d'autant plus que notre nation est la seule à être presque intégralement Slave au Nazum-Nord. Une situation bien compliquée, surtout lorsqu'on est entouré de nations ayant un passé de souffrance et de guerres avec notre ethnie, notre culture, notre nation même.

    Cette Union Slave représente également pour nous l'occasion de réunir la communauté slave mondiale, divisée par les états, les idéologiques et les continents. Et après lecture du Traité Fondateur, nous annonçons être majoritairement en accord avec ce qui est écrit. La délégation d'Altrecht soulève cependant un problème important, c'est-à-dire l'obligation d'unanimité sur certaines questions. Il serait plus intelligent de remplacer en effet par une approbation aux ⅔.

    Similairement, la délégation du Latrua nous parle de rotation pour les sommets. Peut-être qu'une rotation des institutions se ferait? Nous imaginons bien le coût d'une telle organisation, alors nous proposerions de le faire tous les 10 ans environ, pour éviter un monopole d'un secteur par un état-membre. Toujours sur les institutions, nous avons cru comprendre qu'il y aurait un Commissariat pour les Affaires Militaires ou bien un département traitant des mêmes affaires au sein du Secrétariat Général ? Nous pensions que l'Union resterait portée sur des thèmes culturels, politiques et économiques.

    En ce qui concerne l'idée d'une symbolique commune, il nous semble que l'insigne de l'Union pourrait être un rond représentant notre carte mondiale, où les États-membres seraient visibles par une couleur distinctive. Ce rond serait lui-même entouré d'un cercle de drapeaux des États-membres, que nous retrouvons pour ce sommet. Nous n'avons malheureusement pas d'exemple visuel à fournir, alors nous comptons sur votre imagination. La proposition More nous plaît, mais nous trouvons qu'un agencement comme celui proposé, fait plutôt penser à une nation qu'à une organisation internationale.

    Enfin, comme nous pouvons le voir avec le Talaristan, il existe des communautés slaves ou affiliées partout dans le monde. Peut-être devrions nous former une commission extraordinaire de spécialistes pour définir "qu'est-ce que l'ethnie slave ? Qu'est-ce qu'on peut appeler population slave?", mais aussi pour comptabiliser toutes les populations slaves du monde. Peut-être qu'un autre sommet sur la question devrait être envisagé, si le sujet doit être abordé par historiens, des scientifiques, ou même des politiques. La définition du Traité reste en effet assez vague...

    En résumé :
    • En accord avec la majorité du Traité
    • Passage d'unanimité à approbation aux ⅔
    • Rotation des institutions
    • Insigne composé d'un rond (le monde et les états slaves) et d'un cercle de drapeaux autour (les états membres)
    • Constitution d'une commission d'experts pour définir l'ethnie slave

    Voilà pour nous.
    Slaves du monde, unissons-nous! »


    Le Secrétaire d'État se rassoit après avoir levé le poing, en parallèle de sa dernière phrase.
    Drapeau national
    RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN

    La République du Talaristan est un État indépendant situé dans le nord du Nazum, sur les côtes du golfe de Mortonie, et fait partie de l'ensemble des « États turciques » de la région du Kirkuzaï. Mais le Talaristan est également un État multiethnique et plurireligieux, et compte notamment une population descendante des colons mors qui se sont installés dans la steppe talar, appelée « moriate », et qui forme l'une des ethnies constitutives de la nation talar.
    Illustration

    « Honorables représentants,

    Suite à la prise de parole du Secrétaire d'État Mikhail Avilov, représentant le positionnement de la Fille Aînée de l'ancien Empire, il m'a paru opportun d'assurer le soutien de la communauté moriate envers le projet de formation d'une commission d'experts reconnue afin de définir clairement la nature ethnique et culturelle de ce que l'on entend par « populations slaves ». Il est évident, du fait de la nature même de ce Congrès, que l'ethnicité slave soit pleinement définie et n'offre pas un caractère trop souple, à l'image de la définition d'État nazumi proposée par la Communauté nazumie et qui vise à l'intégration d'un ensemble disparate de nations ne partageant, en fin de compte, qu'un continent.

    Cependant, en tant que représentant désigné de la communauté mor de la République du Talaristan, nous espérons sincèrement que le positionnement pris par Monsieur Avilov ne vise nullement à remettre en question l'identité slave attribuée et utilisée depuis des siècles par nous, les moriates.

    Si le bien-fondé de la remise en question des diasporas étrangères dans des États qui n'ont aucun lien avec la culture mor et slave sera effectivement un sujet qui devra être abordé par les représentants de ce Congrès, afin que tout État ayant quelques représentants de la communauté slave présents sur son sol depuis une ou deux décennies ne puisse être considéré comme une « communauté slave » et ainsi permettre l'intégration de la nation d'accueil à l'Union, nous considérons en revanche que les honorables représentants devront faire preuve de prudence quant aux dispositions à prévoir pour les populations slaves historiques. À l'image de nous, moriates, qui vivons depuis des siècles sur le sol national talar et qui avons toujours défendu l'identité et les racines de notre peuple jusqu'au Morakhan, il n'appartiendra à aucune institution ou organisation de remettre en question nos traditions, notre culture, notre histoire et notre appartenance à la grande famille slave.

    Je vous remercie. »

    Olev Tañbay Sigmayov

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