26/05/2020
10:04:00
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[Slaviensk - Teyla] Renégociation du traité de Manticore

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Slaviensk - Teyla


Renégociation du traité de Manticore : Entrevue à Starovsk

SlavienskabcdeTeyla


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AlinéaLe traité de Manticore. Ce traité signé dans des circonstances plus qu'handicapantes pour Slaviensk, ou en ce temps "Novyavik" fut pendant plusieurs années une garantie de sécurité pour le pays et ses différents régimes. En effet, ce même traité concluait une alliance formelle entre Novyavik et rien de moins que la sixième puissance mondiale en terme d'économie, permettant aux autorités désormais déchues de la Seconde République de ne plus avoir à se préoccuper réellement des affaires militaires tant ce traité permettait aux slavis d'assurer pleinement leur souveraineté. Les slavis en avait bien besoin, de l'alliance avec Manticore : la région est-Eurysienne est une véritable poudrière, riche en dictatures en tout genre et parsemée de guerres civiles ou interétatiques. Jusqu'à récemment, le pays était désarmé, incapable de protéger ses intérêts dans une Eurysie guerrière et instable. Mais heureusement ce fait n'est plus d'actualité. Aujourd'hui, la Fédération des Communes est une véritable puissance régionale, capable de se défendre et même de pratiquer des projections de puissance à l'étranger comme en témoigne l'Opération Zeus en Retsvinie. Cette nouvelle capacité militaire de la Fédération entrainait une remise en question extrêmement forte du traité, la polémique étant installée au sein même du Comité de Volonté Publique et du gouvernement. Si beaucoup critiquaient déjà un traité déséquilibré avec une monarchie libérale, une alliance soumettant Slaviensk au complexe militaro-industriel Teylais et liant le pays à la réaction ouest-Eurysienne, la polémique s'est bien propagée depuis la guerre en Eurysie centrale actant un état de guerre encore d'actualité entre la Fédération des Peuples Estaliens et la Monarchie Teylaise, un statut évidemment intolérable pour les autorités Fédérales qui se voient devenir complices d'un conflit mené contre leurs propres frères de lutte.

Dès lors, déjà plus qu'hostiles au traité de Manticore, les responsables de la Fédération s'insurgent lorsque les autorités teylaises ne sont pas parvenues à honorer les délais de livraison, à l'époque nécessaires aux capacités Fédérales, des armes qui auraient d'ailleurs pu être de grande utilité dans le conflit Retsvinien. Est alors décidé d'envoyer une missive à l'attention des Teylais afin d'exiger des "compensations" et une renégociation du traité de Manticore. La missive se fait incendiaire, ne cherchant pas vraiment à cacher les bruits de couloirs critiquant le traité de Manticore. En Slaviensk, le parti "Lutte Anarcho-communiste" frange radicale de la coalition au pouvoir, proche de l'Internationale Libertaire et connue pour être favorable à l'action armée en matière d'exportation révolutionnaire, parle même d'une rupture pure et simple avec Teyla. Heureusement, ce n'est pas l'avis partagé par l'ensemble de la Coalition au pouvoir. Si des ministères stratégiques comme la défense et la diplomatie sont entre les mains de Lutte Anarcho-communiste, bien au contraire, la tête du pouvoir s'opposait clairement à une rupture diplomatique envers Teyla. Yeleshev Romenko le fameux "candidat de compromis" et président du Comité voyait plutôt le traité de Manticore comme une éventuelle base pour une entente entre les deux pays, tout en renégociant en profondeur le traité afin qu'il ne sois plus déséquilibré en faveur de Teyla, ni sujet à recréer des ressentiments des responsables slavis contre la géopolitique teylaise. Les négociations risquaient de s'avérer difficiles au vu des des exigences parfois contradictoires des factions politiques entre lesquelles Romenko devait manœuvrer, mais au moins avait-il derrière lui une situation bien plus favorable que les gouvernants de l'Union en leurs temps : désormais, le pays ne dépend plus d'alliances extérieures pour assurer sa sécurité, la stabilité est rétablie, l'industrie est reconstruite et l'ensemble de l'appareil politique est désormais pleinement ancré, d'autant que les attentes de la Fédération ont vu quelques transformations depuis l'envoi de la missive écrite sous le gouvernement révolutionnaire transitoire...

Fort de cette nouvelle situation, Romenko attendait d'un pied ferme l'arrivée de la délégation Teylaise. Il attendait au Palais d'Hiver, l'ancien Palais Impérial qui servait de résidence temporaire au Comité de Volonté Publique le temps qu'on leur construise un bâtiment plus en phase avec leur rupture envers l'ancien régime. En attendant, ce palais d'hiver, démesuré dans son luxe, ferait très bien l'affaire pour les rencontres avec la diplomatie bourgeoise des occidentaux. Yeleshev regarda par la fenêtre du magnifique bâtiment la ville dans lequel il siégeait. Une ville enfin en paix, une ville enfin libre. Mais aussi une ville blanche de neige, l'hiver ne faisait que refléter la beauté de la cité millénaire. Yeleshev fut tiré de ses rêveries par un membre du personnel du Comité, qui vint l'avertir que les teylais arriveraient d'une minute à l'autre : ils étaient d'ores et déjà à l'aéroport diplomatique construit à l'ouest de la ville, et leur convoi arriverai d'ici peu au palais d'hiver. Yeleshev sorti du bâtiment afin d'accueillir la délégation teylaise aux côtés du chœur de la garde Fédéral et de quelques assistants. La rencontre qui allait suivre s'avèrera décisive pour le future de la relation slavo-teylaise.




Le palais d'hiver couvert de neige

11/01/2020
Slaviensk - Teyla


Renégociation du traité de Manticore : Entrevue à Starovsk

SlavienskabcdeTeyla


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Le Royaume de Teyla avait déplacé les grosses pompes de l'État politique, administratif et diplomatique pour une entrevue à Starovsk. En effet, étaient présents le Premier ministre de Sa Majesté Julien Hallier, le ministre des Affaires étrangères Pierre Lore et enfin la ministre des Armées et de la Défense nationale Lucie Jaunette. La présence de ces trois personnalités d'État disait tout de l'importance que donnait à l'entrevue et à la rencontre le Royaume de Teyla. Julien Hallier, nouveau Premier ministre de Teyla depuis bientôt deux ans, membre du parti de gauche Mouvement Royaliste et d'Union, depuis le renoncement à se représenter d'Angel Rojas, s'était fait lire la missive par Pierre Lore dans un trajet en train à l'intérieur du Royaume. Il avait trouvé la missive dure, mais se mordant les lèvres sur le moment, sentant le goût du sang dans sa bouche à l'époque, il devait avouer que le nouveau régime, tout aussi communaliste qu'il fût, avait raison quant à beaucoup de passages sur la relation teylo-slaviensque et le Traité de Manticore.

Le Traité de Manticore n'était pas tant inégal aux yeux du Royaume de Teyla. Reflétait-il la nouvelle puissance de Slaviensk et de son économie qui avait subi une croissance économique importante ? La conversation qui s'était faite entre Pierre Lore et le nouveau Premier ministre avait abouti à un non. Décidément, les habitudes ont la vie dure au Royaume de Teyla. Déjà, sous le mandat d'Angel Rojas, dans le cercle privé du Premier ministre, parfois appelé "Entourage" dans la presse, Pierre Lore faisait partie de l'entourage du Premier ministre de Sa Majesté. Ensuite, Julien Hallier, le nouveau maître des clés au sein du Mouvement Royaliste et d'Union, avait jugé bon que le gouvernement de Sa Majesté n'eût pas besoin de grand changement comparé à celui de Rojas. Oh, il y a eu des changements mais peu nombreux. Julien Hallier justifia ses choix par le résultat des élections qui avaient réélu des députés du Mouvement Royaliste et d'Union majoritairement, et considéra que le peuple teylais avait approuvé la politique de l'ancien gouvernement et les nouvelles propositions du Mouvement Royaliste et d'Union.

Quoiqu'il en soit de la politique interne du Royaume de Teyla qui avait provoqué des changements, notamment dans la diplomatie du pays, le débat interne dans le gouvernement Hallier I sur Slaviensk et sa missive était intense. Le Royaume de Teyla ne voulait pas être contraint de revoir un accord qu'il jugeait en interne inégal par certains aspects. En cohérence, le gouvernement ne refuserait pas une renégociation du Traité de Manticore, cependant, le gouvernement avait jugé bon que l'accord renégocié ne dût pas paraître comme quelque chose de forcé ou contraint au Royaume de Teyla, mais comme une décision commune des deux nations. Dans les faits, pour l'instant, c'était faux visiblement, mais le Royaume de Teyla avait bien l'intention de mettre ce sujet sur la table si nécessaire.

Avec surprise, ce qui avait fait le plus débat au sein du gouvernement, c'était la demande de "réparation" suite à la non-livraison à temps de dix chasseurs-bombardiers. Julien Hallier comprenait la demande, mais le Royaume de Teyla avait eu affaire à deux conflits. L'un en Eurysie centrale, l'autre contre la Principauté de Carnavale. Des conflits coûteux pour les finances publiques teylaises. Les déficits avaient dérapé pendant deux années consécutives et les marchés avaient averti le Royaume sur sa dette en augmentant de 0 virgule sept pour cent ses taux d'intérêt. Le ministère de l'Économie, avant la demande venant de la Fédération des Communes Slaves, avait produit de nombreuses notes alertant d'une situation plus fragile et complexe pour le Royaume de Teyla, comparée à la situation de deux mille onze. De plus, outre les dépenses exceptionnelles dues aux guerres, le Royaume de Teyla, depuis deux mille onze, avait augmenté plus que toutes les autres dépenses, en pourcentage du produit intérieur brut, le budget de son armée. Le Royaume de Teyla avait fait des efforts financiers importants pour rouvrir ses voies ferrées (RP à venir).

Le Royaume avait dépensé beaucoup, pour une nation qui avait jusqu'en deux mille onze fait très attention à ses dépenses, laissant une dette publique à l'époque autour des 60 à 70 pour cent du produit intérieur brut. Cependant, le Royaume de Teyla avait augmenté ses recettes et de beaucoup, il faut le dire. Le Royaume de Teyla était le carrefour commercial adéquat pour passer de l'Eurysie de l'Ouest à l'Eurysie centrale et inversement. Et les gouvernements de Sa Majesté, toutes couleurs politiques confondues, avaient, depuis la nuit des temps en période de paix, su exploiter cette position géographique avec une habileté que même les oppositions reconnaissaient sans mal dans les cercles privés, lorsque les portes se fermaient pour les médias. Les voies ferrées en étaient l'illustration la plus parlante. Avant les années quatre-vingt, voire soixante-dix, les voies de chemin de fer allant du nord du pays (littoral) vers les frontières des nations étrangères étaient sans aucun doute possible les réseaux les mieux entretenus du réseau ferré. Les ports du nord, les seuls ports du Royaume de Teyla, déchargeaient les marchandises et les déversaient dans le pays et dans les nations frontalières par les trains et par camions. Pareil pour les productions locales, passant du train au port pour les exportations.

Cependant, le train fut abandonné petit à petit par les gouvernements. Cela avait jeté un froid sur l'activité économique de toute la nation. On se déplaçait autrement, voire moins, et pour plus cher. Les ports eurent à subir, avec les industries exportatrices, les effets les plus dévastateurs. Le tonnage transitant par les ports du nord avait chuté de trente-sept pour cent entre mille neuf cent soixante-quinze et deux mille cinq. À mesure que les investissements ne se faisaient pas et qu'on fermait des portions de ligne, puis les lignes, les tonnages transitant par les ports teylais baissaient et cherchaient à se réinventer pour faire face à la concurrence des ports velsniens notamment. Cela avait résulté en un chamboulement complet pour l'industrie teylaise. Le transport routier et de cargo (avions) avait bondi dans des proportions hors du commun, les gouvernements furent forcés d'investir dans le réseau autoroutier. De l'argent qui n'était pas pour les lignes de chemin de fer, et des routes qui devaient être rentabilisées sur plusieurs décennies, ce qui refroidissait tout gouvernement à relancer le chemin de fer.

Quoi qu'il en soit, depuis le gouvernement Rojas en deux mille douze, la gauche relança petit à petit le train teylais, notamment avec les investissements et la coopération avec le Fujiwa. Le Royaume de Teyla était assis sur une mine d'or qu'il n'exploitait pas faute d'investissement suffisant. Avec le boom économique teylais, qui entraîna une augmentation conséquente des recettes dans le budget teylais, le gouvernement avait commencé à réinvestir dans le rail teylais, tout en le réformant. Le Royaume de Teyla parvenait petit à petit, année après année, à rouvrir les anciennes lignes qui pouvaient être rouvertes après une maintenance. Et il en construisait d'autres. Cela avait coûté au Royaume de Teyla, sans aucun doute possible. Mais sur le long terme, cela avait pour objectif d'augmenter les recettes d'exportation et d'importation du Royaume de Teyla.

Malgré ça, l'augmentation des recettes, etc, le déficit annuel teylais restait plus élevé qu'auparavant, avant deux mille onze, avant deux mille quinze, avant deux mille seize. Alors devoir donner de l'argent, le Royaume y était réticent. Le débat faisait rage au sein du gouvernement en privé. Après quelques jours de débats intenses, le Premier ministre trancha en faveur du refus d'une compensation financière sous la forme demandée. Cependant, il ne ferma pas la porte à des investissements teylais à Slaviensk, ou sous d'autres formes comme énoncé dans la missive écrite par Pierre Lore sous consigne de la Résidence Faure.

Les trois personnages d'État regardaient la ville enneigée. Somptueux spectacle, décidèrent les trois personnages sans se concerter entre eux. Cependant, Lucie Jaunette pensa plus à la situation stratégique qu'à la neige et à la beauté du voile blanc qui recouvrait la ville entièrement. Slaviensk, pays d'Eurysie de l'Est et du Nord si l'on extrapolait uniquement sa position géographique. Culturellement, c'était incontestalement un pays d'Eurysie de l'Est uniquement. Sa position était intéressante par rapport au détroit Gris, qui était en pleine crise à cause d'un convoi altrechois attaqué soit par une attaque militaire (étatique), soit par un acte de piraterie. Le pays occupait une position stratégique, bien que le Royaume de Teyla eût des déploiements au sud du détroit, mais uniquement au sud du détroit.

Avoir une nation partenaire au nord du détroit qui disposait d'une flotte était un atout considérable. D'autant plus après les évènements récents dans le détroit où visiblement ça dérangeait certaines nations nazumies que le Royaume de Teyla ait des patrouilles lors d'une crise dont le qualificatif régional était pour l'instant trop important pour y être accolé. Qu'un pays partenaire puisse déployer ses flottes pour protéger les convois de marchandises teylais et translaves relevait d'une importance primordiale quand on connaissait l'importance du détroit, tant pour la République Translavique que pour le Royaume de Teyla. La République Translavique y jouait sa survie littéralement, quant au Royaume, il y jouait sa puissance économique, qui en prendrait un certain coup si le détroit venait à être fermé ou trop dangereux, et que les primes d'assurance étaient trop chères pour les compagnies marchandes.

En dehors de ce sujet, Slaviensk était un pays rouge et non eurycommuniste. Alors, Manticore estima qu'on pouvait continuer les affaires et le partenariat avec cette nation, d'autant plus que le gouvernement teylais était plus à gauche que celui de Rojas. Pierre Lore, tête de file des "radicaux" au sein du Mouvement Royaliste et d'Union, s'était fait réélire sans difficulté et avait poussé plusieurs députés radicaux dans de nombreuses circonscriptions. Ils n'étaient pas majoritaires au sein du parti et du groupe de députés, mais de cinquante, ils étaient dorénavant environ quatre-vingts. Une progression nette, quand le nombre total de députés du Mouvement royaliste et d'union avait chuté de vingt députés environ. Le Royaume de Teyla, comme depuis toujours, souhaitait parler à tous les courants et les horizons internationaux. Slaviensk pouvait ouvrir des ponts avec la Confédération Socialiste du Nazum, ou encore le monde communaliste d'Eurysie de l'Ouest.

Puis le convoi était arrivé à destination. Le Premier ministre de Sa Majesté, Julien Hallier, descendit en premier, puis vint le tour de Lucie Jaunette et enfin de Pierre Lore. On aurait pu s'attendre à ce que Pierre Lore descende le deuxième du convoi, mais la diplomatie teylaise ne laissa rien au hasard. Leurs hôtes s'étaient plaints de la non-livraison dans les temps de dix chasseurs-bombardiers. Faire descendre Lucie Jaunette avant Pierre Lore, c'était un signal qui n'avait pas besoin d'être dit. Jaunette était la ministre des Armées. Elle portait sur ses épaules le dossier des dix chasseurs-bombardiers, la dette industrielle que Slaviensk ressentait comme une blessure et que Teyla vivait comme un retard logistique. En la présentant en deuxième, immédiatement après le Premier ministre et avant le ministre responsable de la diplomatie, le Royaume essayait de dire que la question ne serait pas esquivée et que la la plainte fut entendue.

La délégation teylaise s'avança vers ses hôtes, tendit les mains mais les laissa parler en premier.

Intérieur du Palais d'Hiver


A l'arrivée des différents représentants Teylais, Romenko s'avança, sourire au lèvres, pour les accueillir et leur serrer les mains tout en leur glissant salutations et politesses. C'est le moment que choisi le chœur militaire pour faire retentir les hymnes nationaux des deux pays, contrastant avec le doux silence de l'hiver starovien. L'enthousiasme du Président Romenko était remarquable, aux antipodes de la nature critique de l'entrevue.

Le président, et à ses côtés la Ministre de la défense Natalia Sokolova, invitèrent la délégation des teylais à rentrer à l'intérieur de l'ancien palais impérial afin d'entamer les discussions. Romenko le savait déjà, Sokolova sera sûrement une complication de plus pour les négociations : une envoyée des alliés Anarcho-communiste, ce parti qui souhaitait la rupture pure et simple avec Teyla. Cependant, il n'avait pas vraiment le choix, le dossier des chasseurs-bombardiers concernant directement le Ministère de Sokolova c'était bien elle et personne d'autre qui était habilité à traiter de la question. En conséquence, sur les marches de l'escalier menant à l'entrée, Romenko lança un regard furtif sur Sokolova : un regard révélateur qui lui était destiné afin de lui rappeler de ne pas faire déborder ses opinions politiques sur la fonction qui lui était attribuée aujourd'hui.

Une fois à l'intérieur, tout était pensé pour accueillir chaleureusement les invités : nourriture, boissons et autres distractions luxueuses. Les invités furent conduits dans un vaste salon chauffé par une cheminée où la lumière hivernale donnait aux dorures du palais un éclat magnifique. Romenko invita les teylais à prendre place, avant de commencer à parler.


Yeleshev Romenko : "Monsieur le Premier ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, je vous remercie d’avoir répondu à mon invitation et d’avoir fait le déplacement jusqu’à Starovsk. Votre présence, dans ce palais comme dans cette ville, témoigne de l’importance que nos deux pays accordent à la discussion de ce jour. Le dialogue entre nos nations partenaires, et même alliées, est une responsabilité et un devoir du Comité de Volonté Publique que j'ai l'honneur de présider. C'est précisément parce que nous prenons l'alliance Slavo-teylaise au sérieux que nous devons parler avec franchise du traité de Manticore.

Avant toute chose j'aimerais faire remarquer, vos Excellences, que les positions Slavis sur le traité ont subit des changements conséquents suite à mon élection et à la désignation de mon gouvernement, mais aussi à cause du changement de l'état matériel -appelons ça ainsi- dans lequel se trouve la Fédération. Le gouvernement slavis, comme vous vous en doutez peut-être, reste cependant catégorique sur la crise des chasseurs bombardiers, et surtout sur des questions plus importantes, à nos yeux, que ce dossier précis. Je pense que nous allons commencer par les éléments les plus sensibles de cette rencontre, puis finirons une conversation probablement plus positive.

En réalité, premièrement, Slaviensk n'exige plus de réparations vis à vis des dix chasseurs bombardiers, nous ne souhaitons plus aller plus loin dans ce dossier et annulons les commandes. Les retards de plusieurs mois - et même de plusieurs années maintenant - ont permis d'observer lesdits changements d'état matériel de la Fédération : Slaviensk peut désormais manufacturer d'elle même les chasseurs bombardiers commandés, et le contexte géopolitique international, à savoir l'Opération Zeus en Retsvinie maintenant terminée, nous permet de ne plus considérer le réarmement comme une priorité absolue. Slaviensk abandonne donc toute exigence en la matière, mais réclame également la fin de l'article IV du traité de Manticore en conséquence d'un retard que nous continuons de considérer comme intolérable.

Deuxièmement, le fait est que nous rencontrons des réserves importantes vis à vis du maintien de l'alliance conclue lors du traité de Manticore. Ces Réserves sont dues notamment à votre guerre toujours déclarée, bien qu’inactive, à l'encontre de notre allié Estalien. Comprenez que nous ne pouvons collaborer sur le plan stratégique sans la paix, et pas non plus afficher une coopération militaire avec une monarchie libérale dans la mesure où les démocraties révolutionnaires amies sont et ont été attaquées. En conséquence, la Fédération que j'ai l'honneur de représenter, demande la fin de l'alliance conclue lors du traité de Manticore. En revanche, nous ne sommes pas hostiles à toutes demande de garantie ou de remplacement de l'alliance par d'autres accords stratégiques. Sachez simplement que l'application de toute nouvelle coopération stratégique ne pourra pas être réalisée avant que la paix ne sois conclue avec l'Estalie.

Je vous laisse donc la parole, toute réserve ou demande de garantie de votre part sera entendue."



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