12/01/2020
07:27:45
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[Slaviensk - Teyla] Renégociation du traité de Manticore

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Slaviensk - Teyla


Renégociation du traité de Manticore : Entrevue à Starovsk

SlavienskabcdeTeyla


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AlinéaLe traité de Manticore. Ce traité signé dans des circonstances plus qu'handicapantes pour Slaviensk, ou en ce temps "Novyavik" fut pendant plusieurs années une garantie de sécurité pour le pays et ses différents régimes. En effet, ce même traité concluait une alliance formelle entre Novyavik et rien de moins que la sixième puissance mondiale en terme d'économie, permettant aux autorités désormais déchues de la Seconde République de ne plus avoir à se préoccuper réellement des affaires militaires tant ce traité permettait aux slavis d'assurer pleinement leur souveraineté. Les slavis en avait bien besoin, de l'alliance avec Manticore : la région est-Eurysienne est une véritable poudrière, riche en dictatures en tout genre et parsemée de guerres civiles ou interétatiques. Jusqu'à récemment, le pays était désarmé, incapable de protéger ses intérêts dans une Eurysie guerrière et instable. Mais heureusement ce fait n'est plus d'actualité. Aujourd'hui, la Fédération des Communes est une véritable puissance régionale, capable de se défendre et même de pratiquer des projections de puissance à l'étranger comme en témoigne l'Opération Zeus en Retsvinie. Cette nouvelle capacité militaire de la Fédération entrainait une remise en question extrêmement forte du traité, la polémique étant installée au sein même du Comité de Volonté Publique et du gouvernement. Si beaucoup critiquaient déjà un traité déséquilibré avec une monarchie libérale, une alliance soumettant Slaviensk au complexe militaro-industriel Teylais et liant le pays à la réaction ouest-Eurysienne, la polémique s'est bien propagée depuis la guerre en Eurysie centrale actant un état de guerre encore d'actualité entre la Fédération des Peuples Estaliens et la Monarchie Teylaise, un statut évidemment intolérable pour les autorités Fédérales qui se voient devenir complices d'un conflit mené contre leurs propres frères de lutte.

Dès lors, déjà plus qu'hostiles au traité de Manticore, les responsables de la Fédération s'insurgent lorsque les autorités teylaises ne sont pas parvenues à honorer les délais de livraison, à l'époque nécessaires aux capacités Fédérales, des armes qui auraient d'ailleurs pu être de grande utilité dans le conflit Retsvinien. Est alors décidé d'envoyer une missive à l'attention des Teylais afin d'exiger des "compensations" et une renégociation du traité de Manticore. La missive se fait incendiaire, ne cherchant pas vraiment à cacher les bruits de couloirs critiquant le traité de Manticore. En Slaviensk, le parti "Lutte Anarcho-communiste" frange radicale de la coalition au pouvoir, proche de l'Internationale Libertaire et connue pour être favorable à l'action armée en matière d'exportation révolutionnaire, parle même d'une rupture pure et simple avec Teyla. Heureusement, ce n'est pas l'avis partagé par l'ensemble de la Coalition au pouvoir. Si des ministères stratégiques comme la défense et la diplomatie sont entre les mains de Lutte Anarcho-communiste, bien au contraire, la tête du pouvoir s'opposait clairement à une rupture diplomatique envers Teyla. Yeleshev Romenko le fameux "candidat de compromis" et président du Comité voyait plutôt le traité de Manticore comme une éventuelle base pour une entente entre les deux pays, tout en renégociant en profondeur le traité afin qu'il ne sois plus déséquilibré en faveur de Teyla, ni sujet à recréer des ressentiments des responsables slavis contre la géopolitique teylaise. Les négociations risquaient de s'avérer difficiles au vu des des exigences parfois contradictoires des factions politiques entre lesquelles Romenko devait manœuvrer, mais au moins avait-il derrière lui une situation bien plus favorable que les gouvernants de l'Union en leurs temps : désormais, le pays ne dépend plus d'alliances extérieures pour assurer sa sécurité, la stabilité est rétablie, l'industrie est reconstruite et l'ensemble de l'appareil politique est désormais pleinement ancré, d'autant que les attentes de la Fédération ont vu quelques transformations depuis l'envoi de la missive écrite sous le gouvernement révolutionnaire transitoire...

Fort de cette nouvelle situation, Romenko attendait d'un pied ferme l'arrivée de la délégation Teylaise. Il attendait au Palais d'Hiver, l'ancien Palais Impérial qui servait de résidence temporaire au Comité de Volonté Publique le temps qu'on leur construise un bâtiment plus en phase avec leur rupture envers l'ancien régime. En attendant, ce palais d'hiver, démesuré dans son luxe, ferait très bien l'affaire pour les rencontres avec la diplomatie bourgeoise des occidentaux. Yeleshev regarda par la fenêtre du magnifique bâtiment la ville dans lequel il siégeait. Une ville enfin en paix, une ville enfin libre. Mais aussi une ville blanche de neige, l'hiver ne faisait que refléter la beauté de la cité millénaire. Yeleshev fut tiré de ses rêveries par un membre du personnel du Comité, qui vint l'avertir que les teylais arriveraient d'une minute à l'autre : ils étaient d'ores et déjà à l'aéroport diplomatique construit à l'ouest de la ville, et leur convoi arriverai d'ici peu au palais d'hiver. Yeleshev sorti du bâtiment afin d'accueillir la délégation teylaise aux côtés du chœur de la garde Fédéral et de quelques assistants. La rencontre qui allait suivre s'avèrera décisive pour le future de la relation slavo-teylaise.




Le palais d'hiver couvert de neige

11/01/2020
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