15/01/2020
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🤝Notre Talaristan | Association d'amitié Talaristan-CSN

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ASSOCIATION D'AMITIÉ
TALARISTAN-CSN
ТАЛАРСТАН–НСБ ДУСЛЫК ҖӘМГЫЯТЕ • TALARSTAN–NSB DUSLIQ CÄMĞIYÄTE

« Таларстан–НСБ дуслыгы өчен» / « Talarstan–NSB duslığı öçen »
« Pour l'amitié Talaristan-CSN »


Si dès les premières incursions mor, les anciens États talars — puis la nation unifiée après son avènement — entretiennent de bonnes relations avec l'Empire mor et ses territoires coloniaux au Nazum, l'accession de ces mêmes territoires à l'indépendance durant le XXe siècle ne favorise nullement un rapprochement avec la République du Talaristan, qui a succédé à la monarchie au début du siècle. Le ralliement de ces nouveaux États indépendants issus de l'éclatement de l'Empire mor à l'idéologie socialiste ne change pas les choses, et l'instabilité au Talaristan ne favorise pas non plus une politique étrangère active. Malgré tout, le Talaristan évoluera désormais entre l'ignorance et une certaine méfiance vis-à-vis de ces États qui formeront plus tard la Confédération Socialiste du Nazum.

L'atmosphère générale étant anticommuniste au sein de la communauté turcique, principal centre des activités diplomatiques de la Première République talar, est un autre facteur de cette « politique informelle », comme la désignent désormais les historiographes de cette période. Ce n'est finalement qu'à la fin du XXe siècle, moment où la société talar se libéralise sous l'impulsion du colonel Mirza Arsam, vainqueur de la seconde guerre civile, qu'apparaissent les premiers courants de sympathie à l'égard des États socialistes du Nord-Nazum. Cependant, l'influence des mouvements anticommunistes sur la politique nationale ne favorise pas l'émergence d'un soutien organisé en faveur de la CSN.

Finalement, l'Association d'amitié Talaristan-CSN (« CSN » pour Confédération Socialiste du Nazum, une union d'États indépendants regroupant plusieurs républiques socialistes présentes dans le Nord du Nazum ; en talar : Таларстан–НСБ дуслык җәмгыяте / Talarstan–NSB duslıq cämğıyäte) est officialisée en tant qu'association de droit talar en 2019. Elle est issue d'un collectif privé formé en 2018, se réclamant apolitique et indépendant. L'association militait, à l'origine, pour une normalisation des relations entre la République du Talaristan et les institutions communes de la Confédération Socialiste du Nazum, ainsi qu'avec l'ensemble de ses États membres.

Depuis la politique de normalisation des relations talaro-nord-nazuméennes entreprise par la ministre des Affaires étrangères Asmina Akmyradowa sous la présidence de Mirza Arsam, le comité de direction de l'association a redirigé les efforts de ses membres et de ses actions vers un renforcement des liens entre le Talaristan et la CSN, un rapprochement diplomatique et politique ainsi que la favorisation des échanges culturels, sociaux et économiques. Ce renforcement est initié par l'association au moyen de conférences, de débats, d'échanges universitaires, de manifestations culturelles et de soutien public.

Selon les mots du fondateur de l'association, Rail Irek Tömän : « Nous considérons que le peuple talar, et par extension la nation, partage des valeurs et des concepts culturels fondamentaux avec les sociétés nord-nazumiennes. Si le gouvernement talar entend favoriser la coopération entre l'ensemble des nations nazumies, alors cela doit passer par des échanges approfondis avec les États indépendants du Nord-Nazum et les institutions confédérales. »


Historique

La libéralisation politique qui suit la victoire de la Coalition nationale unie dans la seconde guerre civile talar permet l'essor des partis, des mouvements, mais également de la vie associative talar. Alors que les premiers courants anticommunistes se constituent dès 1990, les courants de sympathie à l'égard de la CSN restent, selon les recherches modernes, peu présents sur le plan national et limités à de petits groupes ne bénéficiant d'aucune visibilité dans un Talaristan en reconstruction, encore dominé par les autorités religieuses et communautaires locales et par une société très conservatrice. Toute notion de coopération avec les États socialistes en général est alors perçue comme une forme de péril pour la nation talar, qui sort du XXe siècle meurtrie par deux guerres et de nombreux conflits internes.

À partir du début des années 2000, Rail Irek Tömän, ancien député de la Première République du Talaristan et candidat malheureux à la première élection présidentielle depuis l'adoption de la nouvelle Constitution — remportée par le colonel Mirza Arsam — publie son livre « Études approfondies de l'avenir politique et diplomatique du Talaristan et de ses relations », dans une certaine indifférence littéraire. L'un des chapitres est consacré au « besoin pour la nation talar de mettre fin à son isolement des nations du Nord du Nazum et d'accepter la nécessité de rétablir le lien inaliénable existant entre les anciens territoires coloniaux mors et le gouvernement talar, afin de favoriser un cadre de paix, de solidarité et de coopération dans tout le Kirkuzaï ». À cette époque cependant, la politique étrangère reste largement au second plan dans les projets de l'État et les préconisations de Tömän sont ignorées.

La situation reste en l'état durant plusieurs années et, si l'on excepte des rassemblements d'activistes mineurs réclamant le développement des relations avec les républiques socialistes du Nazum — et donc pas exclusivement avec la Confédération Socialiste du Nazum, située au nord de ce dernier —, aucune évolution notable n'est à signaler. Ce n'est qu'à partir de la dissolution du Parti communiste talar en mars 2018 que les choses évoluent et que les premiers contacts entre la République du Talaristan et la Confédération Socialiste du Nazum — plus précisément avec la République populaire démocratique d'Ouaine — sont à noter afin de clarifier la situation. Dès lors, la République du Talaristan « sort du lot » de la communauté culturelle turcique de par sa position neutre, le président Mirza Arsam déclarant à plusieurs reprises que « [...] la République du Talaristan n'est pas opposée au socialisme et ne s'oppose pas aux États communistes du Nazum ».


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L'auteur et ancien homme politique Rail Irek Tömän,
président-fondateur de l'Association d'amitié avec la CSN.


Soutenu par divers militants de l'ancien Parti communiste, Rail Irek Tömän fonde en juillet 2018 le collectif « Comité pour le développement des relations entre la République du Talaristan et la Confédération Socialiste du Nazum » (en talar : Таларстан Җөмһүрияте белән Назум Социалистик Берләшмәсе арасындагы мөнәсәбәтләрне үстерү комитеты / Talarstan Cömhüriyäte belän Nazum Sotsialistik Berläşmäse arasındağı mönäsäbätlärne üsterü komitetı), qui reste cependant, comme ses prédécesseurs, une organisation de second plan. Plusieurs villes lui refusent le statut d'association et le collectif reste ainsi de facto non reconnu sur le plan administratif. Son activité est cependant déjà relativement soutenue et plusieurs conférences ont lieu à Buzkent, Alnur et Sarï. En mars 2019, Tömän est reçu par le président de la République Mirza Arsam au palais d'État de Khydan. La normalisation est alors déjà dans les projets du Ministère des Affaires étrangères talar.

Finalement, et en dépit d'une action en justice intentée par les soutiens de la famille Ashar — fondatrice du Comité associatif anticommuniste du Talaristan —, le comité de Rail Irek Tömän est reconnu comme une association par l'administration municipale d'Alnur en juillet 2019, et les normalisations soutenues par la nouvelle association sont finalement réalisées en novembre de la même année, après avoir été grandement retardées par les rassemblements populaires et les manifestations de masse de l'été 2019. L'association se tourne alors vers le renforcement des liens désormais tissés entre le Talaristan, l'Ouaine, le Namarov, le Yutchun, la Barvynie et les autres nations de la Confédération Socialiste du Nazum.

Depuis, les activités et la visibilité de l'association ne cessent d'augmenter et Rail Irek Tömän, qui a toutefois renoncé à la présidence de l'association, est régulièrement invité à débattre du développement de la politique étrangère du Talaristan. Cependant, la mise en lumière de l'association est également favorisée par ses nombreux détracteurs, qui lui reprochent une « fausse neutralité » et de vouloir instaurer un régime socialiste au Talaristan, ce que le comité de direction et Rail Irek Tömän ont toujours démenti.

Positionnement politique

Sans surprise, les principales critiques envers l'Association d'amitié Talaristan-CSN ont été formulées par les différents médias et courants libéraux, conservateurs et proturciques, qui voient en l'association un « lobby favorable aux idées et visions politiques propres à la Confédération », tout en invoquant des liens avec l'idéologie communiste en général. Ce dernier point constitue par ailleurs la rhétorique principale des accusations du Comité associatif anticommuniste du Talaristan (ou « CAAT ») envers le mouvement, et qui est opposé à toutes les politiques de normalisations diplomatiques avec les États du bloc socialiste, incluant la CSN.

Le statut de l'association, établi et non modifié depuis sa création, définit cependant que « l'Association d'amitié Talaristan-Confédération Socialiste du Nazum est organisée en un collectif indépendant, apolitique et neutre. Elle a pour fondement et but principal de favoriser les échanges entre la République du Talaristan et les États de la Confédération Socialiste du Nazum, ainsi qu'avec ladite Confédération elle-même, dans l'intérêt commun des nations et de leurs populations ».

Interrogé sur le positionnement politique de l'association, l'ancien président-fondateur, Rail Irek Tömän, déclare : « Notre association n'a nullement pour but de promouvoir l'idéologie communiste ou le système socialiste au Talaristan. [...] Nous sommes un mouvement promouvant la paix et la coopération, et non une idéologie ».

En dépit des déclarations de son ancien président, de ses communiqués récurrents et de ses statuts, l'association a été pointée du doigt par une enquête de Talaristan Today, qui déclarait en décembre 2019 : « [...] La majorité des membres de l'Association d'amitié Talaristan-CSN sont issus des rangs de l'ancien Parti communiste du Talaristan. Monsieur Tömän était par ailleurs un proche collaborateur du secrétaire général Ramazan Yuktar, futur acteur majeur de la contestation de l'été 2019. »

Organisation, objectifs et actions

L'Association d'amitié Talaristan-CSN est un collectif disposant du statut d'association selon le droit talar, et son organisation et fonctionnement interne, ainsi que ses missions, sont définis par un statut enregistré dans la ville d'Alnur, où se trouvent également les bureaux de l'association. Originellement fondée par Rail Irek Tömän qui en assure la présidence pendant plus d'un an, ce dernier renonce à ses fonctions en septembre 2019 pour diverses raisons de santé. Aujourd'hui dirigée par un comité de direction avec plusieurs coordinateurs, Tömän reste l'un des principaux visages de l'association et possède depuis janvier 2020 une « présidence d'honneur » sans rôle particulier.

L'association milite pour le développement des relations entre la République du Talaristan et la Confédération Socialiste du Nazum, essentiellement sur les plans culturels et diplomatiques, et souhaite renforcer les échanges entre les citoyens talars et les populations des États membres de la Confédération. À l'origine créée afin de normaliser les relations dans un contexte où la République du Talaristan, membre de la communauté culturelle turcique très conservatrice, adoptait déjà un positionnement plus favorable à la Confédération, l'association a adopté ses nouveaux principes directeurs après l'établissement de relations diplomatiques officielles entre le Talaristan et l'ensemble des États de la Confédération Socialiste du Nazum le 20 novembre 2019. L'association milite également pour la normalisation des relations et le rapprochement entre la CSN et l'ensemble des « nations de la communauté turcique ».

Afin d'atteindre ses objectifs, l'association organise différentes formes de manifestations : rassemblements culturels, séminaires, conférences sur la culture, la politique et la vie sociale des populations de la Confédération, échanges universitaires volontaires, débats sur l'importance d'un rapprochement et différents communiqués et affichages publics. L'association organise également des séances de sensibilisation dans certaines écoles privées — les écoles publiques refusant toute « ingérence » — et a organisé, en décembre 2019, une grande conférence pour faire découvrir les sociétés yutchuns, aléoutes, ouaines et namaroviennes ainsi que leurs histoires à Buzkent.

Rapports avec la CSN

Officiellement, selon les derniers rapports de la commission législative pour les affaires étrangères de l'Assemblée suprême de la République du Talaristan, il n'existe aucun lien formellement établi entre l'Association d'amitié Talaristan-CSN et les gouvernements des États socialistes du Nord du Nazum ou avec leurs institutions communes de la Confédération.
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