27/01/2020
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Ministère de la Guerre — Voïnik

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Emblèe du Voïnik (Ministère de la guerre)
ВОЙНИКЪ

VOÏNIK DU ZAGROYAT DE MORAKHAN

ВОЙНИКЪ МОРАХАНСКАГО ЗАГРОЯТА

« Съ Нами Богъ ! » | « S Nami Bog !»
« Dieu est avec nous ! »


L'histoire de la couronne impériale puis zagroyale a, depuis les premiers zagroys, été jalonnée de périls immenses et de guerres totales. Face à la pression constante des puissances rivales et à l'immensité d'un territoire à défendre, l'État a dû rompre avec les vieilles méthodes féodales pour bâtir une force militaire capable de préserver l'intégrité de la sainte Morakhan.

C'est dans cette quête absolue de centralisation et d'efficacité que naît d'abord le Collège de la Guerre (en morsaman : Военная коллегия) en 1719, sous la volonté réformatrice de Pierre le Grand, avant que les guerres coloniales n'imposent la création du Ministère de la Guerre (en morsaman : Военное министерство, puis Войникъ à partir de 1861) en 1802. Cette administration suprême orchestre la levée des régiments, modernise l'artillerie et unifie le commandement pour transformer l'armée en une machine de guerre moderne et redoutable.

Placée sous l'autorité directe de l'Empereur, cette institution ne répondait qu'aux impératifs de la Couronne et au salut de la nation, mobilisant toutes ses ressources pour la gloire de l'autocratie. Désormais, c'est le zagroy seul qui en est le Chef, et qui, avec son État-Major, son Ministre-Président et son ministre de la Guerre, décide ou non de son avenir.
Dieu est avec nous, Jésus seul sauve.


Histoire

La réforme de 1861 ne se borne pas à un changement d'appellation : elle refond en profondeur l'architecture militaire de la Morakhan. Le service devient obligatoire pour tout sujet zagroyal en âge de porter les armes, rompant avec le vieux système des levées seigneuriales et des régiments héréditaires ; le territoire est découpé en districts militaires, chacun disposant de son propre commandement, de ses dépôts et de ses casernements, permettant une mobilisation autrement plus rapide que par le passé. Un État-Major général est institué, chargé de la planification stratégique et de la formation des officiers, désormais choisis moins sur leur naissance que sur leur mérite — petite révolution dans un empire où la noblesse détenait depuis des siècles le monopole du commandement. Le choix même du nom, voïnik, à la racine more et populaire, là où Военное министерство sentait la chancellerie et l'importation eurysienne, participe de cette même volonté : raccrocher à la Couronne des masses paysannes et des cadres subalternes déjà travaillés, en cette même décennie, par les idées collectivistes qui s'affichent ouvertement depuis la proclamation de la République Démocratique Collectiviste en 1855 et, plus radicalement encore, des Républiques Socialistes Fédérées Soviétiques Mores en 1860.

L'effort de la Couronne arrive trop tard. La guerre civile qui déchire alors le pays voit des régiments entiers déserter en masse vers la cause soviétique, entraînant avec eux armureries, dépôts et parfois des districts militaires tout entiers. Le voïnik impérial, retranché avec le gouvernement blanc dans les provinces coloniales de l'Est, tient encore quelques années, mais finit par céder : ses archives sont dispersées, ses officiers pour la plupart fusillés, déportés ou ralliés de force à la nouvelle armée du peuple. En lieu et place naît le zaretchnictvo de la Défense du Peuple, collège de transition placé sous l'autorité d'un zaretchnic désigné par le pouvoir révolutionnaire — d'abord Sergeï Dzhougaliev, le Volgin lui-même, qui intègre à l'armée rouge les milices ouvrières et les comités paysans qu'il avait fait figurer sur son propre drapeau.

Le zaretchnictvo connaît son heure la plus sombre et la plus glorieuse sous Maximilien Gronović, alors zaretchnic de la Défense du Peuple sous le Secrétaire Général Vladimir Tchernov, lorsque la nation tout entière bascule dans la Grande Guerre Soviétique (qui oppose les dernières forces monarchistes aux communistes) : c'est alors que les cent grammes de vodka quotidiens entrent dans le paquetage du soldat mor, moins pour l'ivresse que pour l'endurance et la cohésion des troupes, et que la bouteille devient, à l'arrière comme au front, symbole de résistance et de sacrifice patriotique. Le conflit passé, Nikita Molotov, Vélizar Cherevine puis Mikhaïl Chevchenko se succèdent à la tête de la RSFSM dans un pays épuisé, cherchant chacun à leur manière à démobiliser sans désarmer, à démilitariser les esprits sans affaiblir l'appareil — tentative qui culmine avec les lois de mai 1935, un temps efficaces, bientôt sabordées par leur impopularité. L'affaissement moral et matériel qui en résulte ronge le régime de l'intérieur ; en 1945, alors qu'une nouvelle guerre continentale a saigné à blanc l'économie et l'armée soviétiques mores, des unités entières du zaretchnictvo font défection pour rallier la cause zagroyale, précipitant la chute de la RSFSM et portant Michel II sur le trône restauré.

Le nouveau règne rétablit sur-le-champ le voïnik dans ses prérogatives et son nom : les officiers loyalistes réintègrent l'État-Major, les unités soviétiques sont épurées ou dissoutes, et l'institution retrouve sa place aux côtés du Ministre-Président et du zagroy, seul chef véritable des armées. Sous Vladimir Ier, dans le droit fil de sa politique de modernisation industrielle, le voïnik amorce la professionnalisation de ses cadres, la mécanisation de ses divisions et le développement d'une aviation militaire jusque-là embryonnaire, tout en conservant à la Marine impériale — héritière directe des chantiers de Pierre le Grand — un rôle de prestige dans la défense des côtes et des îles sarcastoves. C'est également sous ce règne que le voïnik, par l'entremise de ses services de renseignement militaire, intervient hors des frontières zagroyales pour la première fois depuis la restauration : en 2001, des unités spéciales mores, revêtues de l'uniforme illâji, sont engagées pour mater dans le sang le soulèvement populaire d'Illâj, protectorat placé de longue date sous tutelle more — épisode que le pouvoir n'a jamais officiellement reconnu, et que l'on ne connaît, à ce jour, que sous le nom pudique de massacre d'Hamas.

La mort de Vladimir Ier, en 2016, referme cette période de modernisation et ouvre trois années aussi brèves que denses pour le voïnik. Son fils aîné, Nicolas II, monte sur le trône dans un climat déjà lourd : quelques mois à peine après son avènement, l'attentat du Krakatoy, à Voïvograd, endeuille la nation et pousse le nouveau zagroy à activer le secret Plan Stanislas, dont l'exécution est confiée pour l'essentiel au renseignement militaire du voïnik. Cette réponse sécuritaire se double d'un enlisement colonial : en Yurtie, dernière possession more au Nazum, l'insurrection du Tawat Al-Umma, alimentée en armes et en combattants par les réseaux yözids des Bozkurt, épuise des régiments entiers sans qu'aucune victoire décisive ne se dessine. Face au coût humain et financier de ce conflit sans fin, Nicolas II se résout, en septembre 2016, à décréter l'indépendance totale de la Yurtie et le retrait de l'armée de la région — mettant fin, dans l'amertume, à plus de deux siècles d'aventure coloniale more au Nazum du Nord.

Le même jour, pourtant, le zagroy choisit la voie inverse sur le plan intérieur : dissolution du Parlement, création d'un Sénat à sa main, interdiction pure et simple des partis dits « de gauche ». Cette double décision — abandon colonial d'un côté, verrouillage autocratique de l'autre — met le feu aux poudres. Le Comité révolutionnaire, structuré autour de Remian Valentynovitch Poliakov, d'Ivan Nikolaïevitch Koltsetchev et de Menisque Farfadovitch Daelinov, trouve dans les casernes un terreau déjà fertile : des unités entières, désabusées par la guerre yurte et hostiles au coup de force sénatorial, font défection. En 2017, la révolution l'emporte. Fait notable, les nouvelles autorités ne créent rien ex nihilo : elles ressuscitent, pour l'administration de la défense, le nom même du zaretchnictvo de la Défense du Peuple, tombé en désuétude depuis la restauration de 1945, comme pour inscrire leur geste dans la continuité de la première révolution more plutôt que dans la seule rupture. Poliakov, devenu le Volgin de cette nouvelle Union des Républiques Socialistes Soviétiques Alliées et Fédérées (URSSAF), en supervise la tutelle, tandis que la jeune République Socialiste de Brann du Nord, bien que largement autonome, se voit rappeler que « la question militaire » demeure une compétence exclusivement fédérale.

L'épisode révolutionnaire ne dure cependant que le temps d'un compromis. Dès novembre 2017, un accord est trouvé entre le Comité et les représentants zagroyistes : le régime dit « Vladimirien » est rétabli, mais repensé en un cadre fédéral où le zagroy partage le pouvoir avec un Parlement élu, les portefeuilles régaliens — défense, diplomatie, monnaie — restant seuls du ressort de l'autorité centrale. Nicolas II, jugé trop compromis par les années de crise, abdique en faveur de son frère cadet, qui monte sur le trône sous le nom de Michel III. Le nouveau zagroy rétablit alors le voïnik dans son nom et ses prérogatives, mettant fin à l'intermède du zaretchnictvo — non par épuration cette fois, mais par simple retour au cadre constitutionnel négocié, Poliakov conservant même son poste de Gol-uryadnik (Ministre-Président) jusqu'aux élections suivantes.

Les élections du Ministre-Président de 2020, tenues au terme du mandat de Poliakov, sonnent cependant la fin de cette parenthèse modérée : c'est Ivan Ivanovitch Velikov, tenant d'une ligne national-slave et impérialiste assumée, qui l'emporte de justesse au second tour. Son programme, qui prévoit le retour du service militaire obligatoire dès dix-huit ans, une augmentation massive du budget des armées et la création de zones militaires spéciales aux frontières, promet au voïnik une remilitarisation d'une ampleur inédite depuis les grandes réformes de Vladimir Ier. Aujourd'hui, sous le règne conjoint de Michel III et le gouvernement d'Ivan I. Velikov, le voïnik demeure, avec le Ministre-Président et l'État-Major zagroyal, l'un des piliers de l'exécutif mor, siégeant de droit au Conseil des ministres et au Conseil de sécurité zagroyal. Il a la charge de l'armée de terre et de l'aviation militaire, coordonne les districts militaires hérités des réformes de 1861 et s'apprête, plus de trois siècles après le Collège de la Guerre de Pierre le Grand, à entrer dans une nouvelle ère où le bras armé de la Couronne pourrait bien retrouver, pour la première fois depuis la perte de la Yurtie, des ambitions résolument tournées vers l'extérieur.

Bâtiment

Le voïnik fut initialement installé dans l'ancien palais du comte Zakhar Val Tchernychyov, sur les quais de la Volga, acquis par le Trésor d'État pour le Collège militaire en 1795 (il fut par la suite reconstruit et transformé en palais Tchernovsky).

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Palais Biélorosevosky

En 1824, la mezzanine et le premier étage de la résidence Biélorosevosky (12, perspective de l'Amirauté) furent loués au ministère de la Guerre (voïnik) pour 63 000 balkansk par an. Le 23 juin 1828, le Trésor d'État acheta l'ensemble du bâtiment pour un million de balkansks et, entre 1829 et 1830, il fut rénové pour répondre aux besoins du voïnik. Il abrite toujours, aujourd'hui, les principaux services du voïnik. L'entrée principale est gardée par des lions Médicis en marbre blanc.

L'Union des Porte-Bannières Orthodoxes (UPBO)

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Sigle de l'Union des porte-bannières orthodoxes

L'Union des porte-bannières orthodoxes (morsaman : Союз православных хоругвеносцев) est une force paramilitaire more rattachée symboliquement à l'Église orthodoxe more. L'organisation est officiellement dirigée par le zagroy lui-même. Officieusement, le voïnik y exerce une influence considérable, en formant notamment les jeunes recrues. L'objectif principal déclaré de l'Union est de « ressusciter l'esprit » de l'orthodoxie more, en organisant des processions avec des bannières et des icônes à Voïvograd, à Sarkopol et dans d'autres régions.

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Le groupe est devenu célèbre pour son utilisation et sa promulgation de l'expression « orthodoxie ou mort » et ses actions à l'étranger, notamment en soutenant les monarchistes de Retsvinie.
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