10/06/2020
21:45:33
Index du forum Continents Eurysie Teyla

Patrimoine & Espaces naturels du Royaume de Teyla

Voir fiche pays Voir sur la carte
278
Patrimoine & Espaces naturels du Royaume de Teyla
Ministère de la Culture & Acteurs privés du Royaume

https://i.pinimg.com/1200x/a3/69/c3/a369c39f2390f2ecb80b1491841e7b52.jpg

« Ce que le Royaume bâtit, le temps l'éprouve. Ce que le Royaume préserve, le temps le respecte. »
Citation d'Elène Margoiet, ancienne ministre de la Culture.
20158
Parc de Dovendal
Ancien domaine de la Couronne — Manticore

https://i.pinimg.com/736x/81/cf/a4/81cfa4f449a082321e7eccd298bd5fb9.jpg

« Le poumon que Manticore n'a pas mérité, mais dont elle ne saurait plus se passer. »
Citation de l'ancien Premier ministre Antoine Carbasier, 2011


Désignation officielle : Parc naturel et de loisir Dovendal.
Localisation : Manticore, à 1,6 kilomètres du Palais Grayson (Palais Royal) et à 150 mètres du Palais Raymond Vi (ancien Palais Royal).
Superficie : 514 hectares.
Statut juridique : Domaine de la Couronne (1198 - 1869) — Domaine public (A partir de 1870).
Gestionnaire : Municipalité de Manticore en coordination avec la région de Manticore.
Prix d'accès : Gratuit.


Présentation générale

Le Parc de Dovendal est un domaine forestier et un parc à l'intérieur de la capitale du Royaume de Teyla, Manticore. Le Parc de Dovendal offre aux habitants et touristes un endroit de verdure et d'autres activités de loisir. Il est entouré par des quartiers historiques, comme le quartier des Caraces, quartier dans lequel nous retrouvons actuellement le Palais Raymond VI. C'est aussi un quartier historique des centres du pouvoir national. D'une superficie de cinq cent quatorze hectares, le Parc de Dovendal constitue le plus grand espace boisé intra-muros de la capitale du Royaume de Teyla. Il constitue aussi l'espace forestier le plus vaste préservé malgré l’extension des villes du Royaume à toutes les époques. Le Parc de Dovendal par ses activités disponibles attire un large nombre de visiteurs chaque année. La municipalité de Manticore estime la fréquentation annuelle du parc à environ huit millions de visiteurs, toutes saisons confondues, ce qui en fait l'espace vert le plus fréquenté du Royaume.

Avant de devenir ce parc très prisé par les Manticoriens, le Parc de Dovendal était pendant des siècles un Domaine Royal aux mains de la Couronne et réservé principalement pour des parties de chasse pour le Roi et sa cour. Les terres du domaine entrent dans les mains de la Couronne en mille cent quatre-vingt-dix-huit et servit dès la construction du premier pavillon terminé de terrain de chasse privilégié pour les Souverains et leur cour. Cette vocation envers la chasse du domaine perdura très longtemps et des traditions font encore perdurer cette vocation aujourd'hui sous des formes différentes. Cependant, au XVIIIème siècle la Famille Royale commence à délaisser le domaine, qui du fait de l'agrandissement progressif de la capitale, le domaine n'est plus aussi vaste, n'est plus aussi peuplé d'animaux à chasser. Le Pavillon Andértien accueillit de moins en moins la cour du roi, au profit de domaines provinciaux plus vastes et moins lourds à entretenir financièrement.

Histoire

L'histoire du Parc de Dovendal commence selon la plus ancienne source trouvable, en mille cent quatre-vingt-dix-huit, lorsque les terres qui composent aujourd'hui le Parc entrent aux mains de la Couronne. La manière dont la Couronne obtient le domaine crée actuellement un débat dans la communauté scientifique des historiens à cause de sources contradictoires. Plusieurs sources émettent que le Domaine uniquement forestier (sans aucun bâtiment à l'époque) fut confisqué par la Couronne à un comte à la suite d'une décision de "justice royale" sans plus de détails. Cependant, une autre source de l'époque affirme que la Couronne est propriétaire des terres à la suite d'un mariage entre une fille du Roi et un Duc, qui n'arrivait point à avoir d'héritier. Une unique source remet en cause plusieurs autres sources et ne permet pas aux historiens d'être affirmatifs. À cette époque, la ville de Manticore n'est qu'une ville de taille modeste pour l'époque et le domaine forestier s'étend sur bien plus d'hectares que de nos jours, couvrant une grande partie de ce qui constitue aujourd'hui le centre et le nord de la capitale. Le souverain en fait immédiatement une réserve de chasse, et ordonne la construction d'un pavillon destiné à l'accueillir, lui et sa cour, lors des parties de chasse automnales. Ce pavillon, le futur Pavillon Andrétien, sera achevé quelques années plus tard et deviendra le cœur du domaine pour les siècles suivants.

Pendant plusieurs siècles le domaine reste exclusivement dans les mains de la Couronne et est interdit au commun des mortels d'y pénétrer sans autorisation royale. Le domaine et les pavillons se transforment en résidence secondaire à partir du règne d'Alexandre Ier qui aime l'endroit et lui permet d'être proche ou dans la capitale sans pour autant avoir le sentiment d'être entouré de ses sujets, de se sentir oppressé. Cette affection d'Alexandre Ier pour le domaine n'est pas sans conséquence sur le lieu. Sous son règne, des investissements considérables sont réalisés. Une écurie royale est construite, aujourd'hui toujours en place, le Pavillon Andrétien reçoit plusieurs extensions destinées à rendre les séjours du souverain plus confortables et les sentiers sont agrandis, les forêts deviennent entretenues par la Maison Royale. C'est sous son règne, en mille six cent un que l'ordonnance de Hubert est actée et officielle. Elle crée, notamment, des gardes forestiers chargés des forêts du Royaume de Teyla et notamment du Domaine de Dovendal.

Au fil des siècles, le domaine connaît une activité grandissante et ses heures de gloire. Le Domaine de chasse se transforme en résidence secondaire qui se transforme encore une fois en lieu de réception parfois diplomatique, parfois du Conseil privé du Roi ou l'ancêtre du Conseil des ministres. Le lieu devint plus qu'un domaine de chasse, il devint l'un des symboles de la monarchie absolue et de droit divin à partir du XVIIème siècle sans pour autant être le Palais Royal. Le Pavillon des Érables est ordonné en mille cinq cent vingt-deux pour servir de lieu de réception. L'agrandissement de la capitale Manticore et les besoins en bois grandissants, mais aussi d'espace pour la ville, les champs, etc, déboisent petit à petit le Domaine. La taille du Domaine diminue petit à petit avec l'accord de la Couronne et la ville se construit autour du Domaine de Dovendal qui garde une place particulière pour la Famille Royale et reste un lieu de chasse. Un lieu de chasse où la chasse est de plus en plus difficile.

Le grand tournant est sans nul doute la guerre civile de mille huit cent quarante, qui va durer jusqu'en mille huit cent soixante-six pour le Parc de Dovendal. Lorsque la guerre civile et de prétendants au trône éclate, la capitale Manticore n'est pas aux mains de Raymond VI Courvoisier. C'est un autre prétendant au trône qui tient la ville et, avec elle, ironiquement, la guerre fit retrouver la vocation première au Domaine de Dovendal. En outre, des parties de chasse sont régulièrement organisées, quitte à aller capturer d'autres animaux dans des forêts non urbaines pour remplir la faune artificiellement. Ces parties étaient organisées pour divertir ses officiers, ses alliés et les élites de la capitale afin d'avoir leur soutien. Les Hardouins avec la capitale dans leurs mains jouèrent habilement pour profiter des atours d'avoir Manticore et surent utiliser avec justesse ce qu'offrait la capitale. Quant au Pavillon des Érables, il fut transformé en quartier de campagne secondaire. Un quartier de campagne accessible au Souverain "illégitime" et à ses officiers lorsqu'ils venaient chasser et se détendre dans le parc.

Vers le milieu du conflit, le Domaine de Dovendal perd toute prétention à être un lieu de plaisir et de détente pour le pouvoir et les élites soutenant Hardouin. Une partie significative du domaine est convertie en caserne militaire. Des baraquements sont érigés dans les clairières, les écuries royales construites sous Alexandre Ier sont réquisitionnées pour la cavalerie, et des dépôts d'armes et de munitions sont aménagés dans l'immense domaine. Tout cela déboise le parc sur une grande partie de celui-ci. Cependant, l'urgence de la situation et le fait que la guerre stagne oblige les camps à multiplier leurs forces et le matériel dont elles disposent. Le bois, non abattu et abattu pour donner de l'espace, est utilisé pour du bois de chauffage, les constructions de campagne et lors du siège de Manticore des années plus tard, il sera utilisé pour fabriquer des barricades.

Lorsque le siège de Manticore commence par Raymond VI, qui sera le siège le plus meurtrier de la guerre civile pour rappel, le Domaine de Dovendal est très vite converti en place hospitalière. Des hôpitaux de campagne et de fortune sont installés dans les deux Pavillons reconvertis pour l'occasion sous décision du prétendant au trône Hardouin, dont la santé déclina de plus en plus, au fur et à mesure du siège de Manticore par Raymond VI. Le Pavillon Andrétien, dont la chapelle ajoutée par Raymond Louis VI sert de salle d'opération improvisée, accueille les blessés militaires. Le Pavillon des Érables, dont la grande salle de bal est vidée de son mobilier et recouverte de paillasses, recevait les civils malades, blessés. Certains des récits de l'époque sont exposés au Musée Joa.

La fin de la guerre civile et l'avènement de Raymond VI en tant que Souverain du Royaume de Teyla, en mille huit cent soixante-six, ouvrent une toute nouvelle période, notamment de libéralisation (démocratisation) du régime et pour le Royaume de Teyla. Cependant, pour le Domaine de Dovendal, la nouvelle ère tardera à arriver. En effet, pendant un un an le camp resta dans cette disponibilité de camp hospitalier pour les militaires pour aider à se reconstruire et les civils. Les civils eurent du mal à quitter le domaine parce que pour beaucoup d'entre eux, c'était là des places hospitalières et de fortune dans une ville qui en a bien besoin. Les hôpitaux au fil du siège étaient devenus surchargés et étaient toujours aussi remplis lorsque le siège prit fin et quelque temps après. Les marques laissées dans la vie étaient trop lourdes pour être effacées en aussi peu de temps. Les dégâts matériels n'étaient pas si énormes, mais la misère et la maladie étaient telles que les infrastructures, parfois détruites par le siège ou les pillages, ne suffisaient pas.

La partie militaire, le Pavillon Andrétien, n'était guère mieux lotie. Les blessés militaires mettent du temps à guérir de leurs blessures physiques ou mentales, et les derniers combats au sein de la ville ont été meurtriers et psychologiquement très marquants pour les soldats. La chapelle, transformée en salle d'opération, fonctionnait jour et nuit. Des témoignages recueillis après la guerre, aujourd'hui conservés aux Archives Nationales et partiellement exposés au Musée Joa, décrivent des amputations pratiquées sans anesthésie faute de réserves, des blessés couchés dehors, et des fosses communes creusées à une vitesse qu'on ne peut imaginer. Des familles entières, chassées de leurs logements détruits, s'étaient installées dans le domaine de Dovendal pour y prendre place, bien souvent dans des abris de fortune construits de leurs mains et les mettant potentiellement face aux maladies des hôpitaux de campagne du "camp" de Dovendal.

Lors du début de l'année mille huit cent soixante-huit, le Domaine de Dovendal est enfin vidé de ses occupants, offrant un cadre qui ne ressemblait pas au Domaine de Dovendal connu avant la guerre civile mais dont la Couronne avait toujours les clés. C'est dans ce contexte que Raymond VI prend, en mille huit cent soixante-huit, la décision de céder le domaine à la Municipalité de Manticore. Confronté aux réformes constitutionnelles, à la famine, aux maladies (dans le Royaume), à des problèmes financiers très importants, à la montée du Républicanisme, et au besoin d'argent que Raymond VI décide de vendre le domaine de Dovendal. L'état du Domaine après la guerre civile, et notamment le coût des rénovations, représente une somme trop conséquente pour que ces rénovations aient lieu. De plus, vendre un terrain qui était interdit pour les Teylais, Manticoriens, symboliquement c'est un geste qui peut être présenté à la population comme un geste "libérateur". Ce qui fut fait par le pouvoir en place. C'est en mille huit cent soixante-dix que le Domaine est vendu à la municipalité de Manticore, qui avec accord de la Couronne, s'accorde à préserver les bâtiments historiques du Domaine de Dovendal qui n'est désormais plus un domaine royal.

Activités et constructions internes

Actuellement le Parc de Dovendal contient en son sein une multitude de constructions et d'activités de loisir. Tout d'abord, en activités évidentes pour un Parc forestier, le parc met à la disposition du public des sentiers forestiers praticables à pied sur environ trente-cinq kilomètres. Cela en fait un lieu prisé par les randonneurs de la capitale et les touristes du pays et étrangers. De plus, les activités à vélo représentent une autre activité majeure du Parc forestier. La direction du parc estime qu'environ quarante-cinq pour cent des sentiers pédestres sont praticables pour les vélos, accompagnés de parcours officiels pour les cyclistes et triés par niveau de difficultés. Ces parcours tant pédestres et praticables à vélo sont bien évidemment balisés. Parmi les parcours les plus reconnus par les randonneurs ou les touristes, il y a le "Sentier Royal" qui fait le tour du Parc de Dovendal et passe, notamment, par le Pavillon de chasse royal. Lié à une ancienne écurie royale, mais n'ayant plus aucun lien avec la Famille Royale et la Couronne, un parcours à dos de cheval ou de poney est également proposé par le Parc à condition d'y mettre le prix.

Dans un autre domaine, le parc contient un lac de taille correcte. Ce lac ravit les locaux et les touristes car des entreprises proposent, à des prix allant de corrects à exorbitants, des activités de pédalos ou encore de barques à rames. En période estivale, le lac de Dovendal devient l'un des points de convergence du parc. Lors des beaux jours, le lac devient l'un des endroits les plus visités et accueillant simultanément le plus de personnes. En outre, entre les pique-niques, les activités sur le lac ou encore les nombreux stands de nourriture (crêpe, barbe à papa, glace, etc.) et enfin la baignade dans des zones réservées et sous la surveillance de maîtres-nageurs permet au Lac de devenir la zone principale. Du côté nord du Lac, une plage artificielle a été créée en mille neuf cent quatre-vingt-douze et depuis les années deux mille, il est en place un terrain de volley-plage ou encore des cages de foot.

Du côté sud du Lac, la rive offre un visage sensiblement différent. Plus calme, bordée de saules pleureurs dont les branches effleurent la surface de l'eau, elle est restée relativement épargnée par les aménagements de la rive nord. Quelques pontons en bois, installés dans les années cinquante et régulièrement entretenus, permettent aux promeneurs de s'asseoir au ras de l'eau. C'est aussi sur cette rive que se concentrent les amateurs de pêche à la ligne, une activité autorisée sous réserve d'un permis.

En dehors du lac, le Parc de Dovendal possède également des aires de pique-niques dispersées à des endroits divers mais stratégiques. Ces points de pique-niques assurent l'accès à de l'eau potable gratuitement, des tables en bois avec des bancs de la même matière et souvent une aire de jeu. Cela peut être une aire de jeux pour enfants, un terrain de pétanque ou alors une moitié de terrain de foot. Depuis deux mille onze, dans la zone centrale du parc, les visiteurs peuvent profiter, moyennant paiement, de la zone d'accrobranche. Ce parcours, composé de six itinéraires suspendus dans la partie la plus boisée, attire chaque année un nombre significatif de visiteurs, notamment les familles et les groupes scolaires.

Le parc dispose aussi d'un centre sportif situé dans la partie nord-est du domaine, à proximité de l'entrée dite "Entrée Honoré". Inauguré en mille huit cent soixante-neuf, le centre sportif, rénové deux fois dont la dernière date de deux mille deux, regroupe sur plusieurs hectares des équipements en accès libre pour le public : un terrain extérieur multisports, des tables de ping-pong, un terrain de tennis, une piste d'athlétisme avec gradins, et un terrain de city. Les ajouts les plus récents sont tout d'abord le terrain de skatepark, construit lors de la première rénovation en pleine période de boom de la discipline au Royaume de Teyla. Il est sans aucun doute le terrain de glisse à roues le plus grand de la capitale, et la municipalité entretient, en participant aux financements, des compétitions de skate sur ce terrain en particulier. Bien qu'il prenne le nom de terrain de skatepark, le terrain accueille d'autres véhicules de glisse, comme les BMX ou encore les rollers.

Enfin, la dernière construction, faite lors de la dernière rénovation et signe d'un embourgeoisement du quartier, n'est ni plus ni moins qu'un golf intérieur avec un simulateur dernier cri pour ceux qui aiment les parcours de golf à l'extérieur. Un complexe pour golfeur rectiligne, un practice de golf. Hélas pour les amateurs de golf, il n'existe pas un parcours traditionnel et entretenu en plein Manticore. La présence de ce complexe golfeur au sein du Parc de Dovendal ne manque pas de faire sourire certains habitués de la capitale, qui y voient le symbole d'une mutation des classes sociales présentes dans les environs du parc. Les tarifs pratiqués, nettement supérieurs à ceux des autres activités du parc, confirment une orientation vers une clientèle aisée qui tranche avec la vocation populaire historique du Parc de Dovendal.

Le parc contient deux pavillons, tous deux d'anciens pavillons royaux, vestiges de l'époque où le Parc de Dovendal s'appelait Domaine de Dovendal et était la propriété exclusive de la Couronne. Le plus ancien est le Pavillon de Chasse Royal qui porte le nom de "Pavillon Andrétien" du nom de l'architecte de l'époque qui l'a construit. Selon les archives royales, incomplètes à ce sujet, le nom de l'architecte accolé au nom du bâtiment aurait été permis par le Roi. Les historiens évoquent de plus en plus l'hypothèse d'une liaison interdite et officieuse. Construite sur une petite butte, et en pierre blanche, la bâtisse se voulait sobre, mais permettant tout de même de recevoir le Roi et sa cour lors des parties de chasse automnales. Le bâtiment actuel n'est plus exactement le même que le bâtiment sorti de terre. En outre, Raymond Louis VI a ajouté notamment une chapelle à la bâtisse. Quant à Louis VIII, il a fait construire une toute nouvelle chambre royale qui n'avait rien de sobre.

Aujourd'hui, après le rachat du pavillon par un millionnaire en mille neuf cent soixante-trois, le pavillon anciennement royal mais portant toujours le nom d'Andrétien, le Pavillon fut reconverti dans son utilité. En effet, aujourd'hui il accueille un restaurant gastronomique "Le Royal" réputé surtout auprès des touristes étrangers. Il peut arriver que le Pavillon accueille des soirées privées et dont la place pour y avoir accès se compte en dizaines de milliers de pétales. En hommage à l'héritage du bâtiment, la carte du restaurant contient de nombreux gibiers lors de la saison des chasses.

Le Pavillon Andrétien jouit, hélas, par ailleurs d'une réputation plus sombre, qui alimente depuis des décennies les conversations des Manticoriens et la curiosité des touristes. En mille six cent trente-trois, le roi Alexandre Ier y séjourna lors d'une partie de chasse qui devait durer plusieurs jours. Or lors du troisième jour du séjour, il a retrouvé mort un valet de chambre mis au service du Roi en personne. Les circonstances ainsi que le coupable sont inconnus par les historiens et les procès de l'époque ne permettent pas de prouver la culpabilité d'un ou de plusieurs acteurs particuliers. Un an plus tard, Alexandre Ier mourait à son tour, emporté de causes naturelles. Cependant la coïncidence entre les deux évènements était trop belle pour les affabulateurs et les conteurs, ainsi que les critiques de Sa Majesté. En outre, les légendes ont mentionné au fil des siècles un Pavillon Andrétien maudit et hanté. Plusieurs récits médiévaux évoquent que des visiteurs ont perçu le fantôme d'un valet de chambre errant dans la bâtisse de pierre blanche.

Le second pavillon, le Pavillon des Érables de son nom officiel, est une construction bien plus tardive contrairement au Pavillon Andrétien, construit dès lors de l'acquisition du domaine par le Souverain teylais en mille huit cent quatre-vingt-dix-huit. Sa construction fut ordonnée par la Famille Royale, selon les archives nationaux, en mille cinq-cent-vingt-deux. Le Pavillon des Érables avait vocation à l'époque à être simplement un domaine de réception pour le Souverain, au sein de la capitale. Un lieu de réception qui n'était pas ce qui viendra plus tard le Palais Raymond VI trop grandiose tout en n'étant pas un lieu austère comme le Pavillon Andrétien. Depuis son passage dans le domaine civil, la même année que le pavillon Andrétien, le Pavillon des Érables est devenu l'un des lieux événementiels les plus convoités de la capitale. La grande salle de bal, d'une capacité d'environ quatre cents personnes, est louée pour des mariages, des réceptions, des anniversaires et des fêtes privées. Il n'est pas rare qu'il faille attendre plus de quatre à six mois pour pouvoir réserver le Pavillon Andrétien pour des événements fastes mais à n'en pas douter inoubliables.

Il n'est pas rare que le vendredi le Pavillon accueille des événements payants mais abordables financièrement pour tout public. Cela peut aller des concerts au sein du pavillon dans la grande salle de bal, qui se transforme pour l'occasion, à des expositions sur des thématiques variantes et il n'est pas rare que le bâtiment se transforme, à la nuit tombée, en une boîte de nuit éphémère.

Concernant les activités intérieures mais aussi pouvant avoir des liens avec l'extérieur, le Parc de Dovendal accueille dans son espace Sud-Est le Musée Joa. Baptisé d'après le général Étienne Joa, figure majeure de la guerre civile teylaise, guerre qui durera de mille huit cent quarante-huit à mille huit cent soixante-six, le Musée Joa est le principal musée concernant cette période historique spécifique, qui en dix-huit ans transformera le Royaume de Teyla en une monarchie de droit divin en une monarchie constitutionnelle avec Raymond VI à sa tête, le prétendant légitime au trône. Le général Joa, issu de la petite noblesse provinciale, se distingua durant les premières années du conflit à la tête d'une des armées de Raymond VI. Mort après six années de guerre, il laissa un vide immense dans les forces armées de Raymond VI. À la suite de la mort d'Étienne Joa, Raymond VI et ses alliés vont être en difficulté dans plusieurs batailles et se retrouver confrontés à des pertes de plusieurs villages et sièges de villes.

Le musée Joa, inauguré en mille neuf cent cinquante-sept, se veut être un bâtiment aux allures modernes et futuristes, déjà pour l'époque. Conçu par l'architecte manticorien Philippe Darvenne, le bâtiment rompt délibérément avec l'esthétique classique des musées nationaux teylais de l'époque. Une structure gigantesque en verre, d'acier et de béton blanc dont les façades se déploient en une succession de voiles translucides, courbées et superposées, qui semblent jaillir du bâtiment et du sol. L'ensemble repose sur un socle de béton blanc aux lignes épurées, partiellement encastré dans une légère dépression de terrain qui permet au bâtiment de ne pas dominer excessivement la ligne des arbres, bien qu'il demeure visible depuis plusieurs points du parc. Le choix architectural, radicalement en rupture avec les codes classiques des musées nationaux teylais, provoqua une vive polémique lors de la construction. Darvenne, interrogé sur la pertinence d'un tel bâtiment au cœur d'un parc historique déclara : "Notre histoire mérite l'audace. Parce que l'audace on la remarque et on s'en rappelle qu'elle plaise ou non. Les gens se rappellent de ce musée et s'en rappelant ils se rappellent notre histoire."
Haut de page