
УРЯДЪ-ГОИСТВО ЗАМѢЖНЫХЪ СПРАВЪ
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU ZAGROYAT DE MORAKHAN
УРЯДЪ-ГОИСТВО ЗАМѢЖНЫХЪ СПРАВЪ МОРАХАНСКАГО ЗАГРОЯТА

Bâtiment de l'État-Major général sur la Place du Palais à Voïvograd, siège du ministère des Affaires étrangères du zagroyat de Morakhan.
Le ministère fut créé par un décret de l'empereur Nicolas Ier de Morakhan, en date du 8 septembre 1802, par le Manifeste « Sur la création des ministères ». Lors de la formation du ministère des Affaires étrangères, le Collège des Affaires étrangères précédent ne fut pas dissous et continua d'exister jusqu'en avril 1832 en tant qu'organe subordonné. Conformément au décret « Sur la création du ministère des Affaires étrangères » de 1832, le ministère comprenait : le Conseil, le Département des Affaires nazumis, le Département des Relations extérieures, le Département des Affaires intérieures et le Département des Affaires économiques et comptables, ainsi que trois archives principales : deux à Voïvograd et une à Sarkopol.
Le ministère des Affaires étrangères devint l'un des ministères du Conseil des ministres de 1839, et eu ce rôle jusqu'à aujourd'hui, même pendant les périodes révolutionnaires tels que celles de la RDC, de la RSFSM ou de l'URSSAF, sous un autre nom bien entendu. Son rôle fut finalement repris par le Commissariat du peuple aux Affaires étrangères de la RSFSM à partir de 1860, et ce jusqu'à la fin et même quelques temps après la fin de la RSFSM en 1945.
Le ministère était connu sous le nom métonymique de « pont des choristes », en raison de sa situation à proximité de ce pont à Voïvograd.
Le palais de l'État-Major (en morsaman : Зда́ние Гла́вного шта́ба) est un palais de Voïvograd situé place du Palais juste en face du palais d'Automne. La construction de cet édifice s'est effectuée de 1819 à 1829 selon les plans de Charles Val Rossovksy. Les sculptures sont de Stéphane Val Pibody et Vassili Val Demout-Malinovski.

Façade orientale du Palais de l'État-Major.
La partie centrale du palais consiste en deux corps de bâtiment, réunis par un arc, sur une longueur de 580 mètres.
Les bâtiments le long du palais de l'État-Major abritaient du temps de l'Empire mor l'état-major général de l'armée impériale more, le ministère de la guerre, le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Finances (bâtiment Est). Après la révolution de 1855 puis de 1860, ils abritèrent uniquement le commissariat du peuple aux Affaires étrangères.
Aujourd'hui, le palais est désormais le lieu de travail du ministre des Affaires étrangères, et abrite donc le ministère.

Vue aérienne sur la place du Palais avec en son centre la colonne de Nicolas et (en haut) le palais de l'État-Major et (en bas) le palais d'Automne.
Le ministère des Affaires étrangères du zagroyat de Morakhan compte plusieurs départements importants : la chancellerie du ministère, le département des Affaires nazumis, le département des relations intérieures, le département du personnel et des Affaires économiques, le Bureau des archives et, plus récemment, le département des Affaires afaréennes et le le département des Affaires paltoleuciennes.
- La Chancellerie du ministère (en morsaman : Канцелярія) est le cabinet noir du ministre, l’endroit ultra-sécurisé où se décide la haute politique du zagroyat. C’est par ici que transitent les correspondances cryptées échangées directement entre le zagroy, le ministre et les ambassadeurs mors en poste dans les grandes capitales eurysiennes. Le Service du Chiffre (en morsaman : Цифирная шаст ; Tsifirnaya chast) est un bureau ultra-confidentiel directement rattaché à la Chancellerie. C'est ici qu'on créé les codes secrets du zagroyat et qu'on intercepte/décrypte les messages des puissances étrangères. C'est dans ce service qu'a travaillé Pavel Chilniov, un diplomate visionnaire qui, en marge de ses travaux sur les codes secrets, a inventé en 1832 le tout premier télégraphe électromagnétique fonctionnel au monde pour accélérer les communications diplomatiques. Contrairement aux autres départements plus tranquilles, les fonctionnaires de la Chancellerie travaillaient en « double faction » : de 9h à 14h, puis de 18h à 20h (et souvent tard dans la nuit en cas de crise internationale, comme, par exemple, le bombardement mésolvardien sur le navire altrechtois dans le détroit gris, ou la guerre Loduarie-Antares).
- Le département des Affaires nazumis est créé formellement en 1819. Ce département est sans doute le plus fascinant de l'administration zagroyale. Pour Voïvograd, le Nazum était une terre d'expansion coloniale, de protectorats et de vassaux. Ce département gère les relations diplomatiques avec les pays du Nazum, notamment les anciennes colonies de la Morakhan tel que les membres de la CSN, la Yurtie ou encore la Iakumie, mais il avait aussi un rôle d'administration directe dans l'Empire mor. Il gouvernait les populations nomades des steppes du kyrkuzaï, négociait avec les khans et gérait les vallées tel que celle du Yucesoy. La « Fabrique de Spies » (L'Union d'enseignement des langues orientales) est fondée en 1823 et est rattachée à ce département : cette école forme de jeunes diplomates aux langues de l'Orient (arabe, persan, turc, chinois, japonais). Beaucoup de ces « traducteurs » (dragomans) sont en réalité des agents de renseignement envoyés infiltrer les cours orientales. Ce département gère l'influence orthodoxe au Nazum. Il finance des églises, des écoles et des hospices à Jérusalem (Qadishapolis) pour asseoir la présence de l'Orthodoxie more face aux autres religions.
- Le département des Relations Intérieures s'occupe de tout ce qui concerne l'étranger à l'intérieur des frontières mores, notamment les passeports et visas. À l'époque impériale, la paranoïa autocratique était forte. Ce département filtrait méticuleusement les visas des étrangers (commerçants, artistes, nobles) souhaitant entrer en Morakhan, et délivrait les précieux sauf-conduits pour les aristocrates mors voulant voyager en Eurysie, et c'est rester comme cela jusqu'à nos jours, ou du moins presque, ce département étant désormais moins strict, quoique la montée au pouvoir de Velikov pourrait changer la donne. Si un riche teylais meure à Sarkopol, c'est ce département qui règle le rapatriement de ses biens en lien avec son ambassade. De même, si un étranger commet un délit en Morakhan, ce service sert d'interface juridique entre le système judiciaire mor et les consulats étrangers. Il gère l'accueil physique des ambassadeurs à Voïvograd, l'organisation des dîners d'État et l'ordre de préséance (qui s'assoit à côté du zagroy). Ce département épluche la presse étrangère pour s'assurer qu'aucun article critique envers le zagroy n'entre sur le territoire national.
- Le département du Personnel et des Affaires Administratives (qui a fusionné avec la comptabilité en 1858) gère le nerf de la guerre : les hommes et l'argent. En Morakhan, la diplomatie est le domaine le plus prestigieux de l'État. Pour y entrer, il faut appartenir à la haute noblesse ou posséder une immense fortune personnelle (car l'État ne rembourse pas tous les frais de représentation à Manticore ou à Volvoda). Ce département veillait au respect de la Table des Rangs ou Livre Nobiliaire (le système de noblesse de service créé par Pierre le Grand) pour les promotions. Il gère l'entretien des fastueux palais achetés par la Morakhan à l'étranger pour y loger ses ambassadeurs. Les télégrammes étant facilement interceptables, la Russie s'appuyait sur un corps de cavaliers d'élite (Les Feldjaegers) qui traversaient l'Eurysie et le Nazum à bride abattue pour livrer les sacs diplomatiques scellés au cire rouge de la main à la main. Ce département planifiait leurs trajets et leurs budgets. Aujourd'hui, les Feldjaegers ne servent plus vraiment, grâce aux systèmes de cryptages modernes, mais leur rang est devenu symbolique, et, devenir un Feldjaegers c'est comme décerner une médaille ou un ordre : ça reconnaît la grande valeur et le courage de l'individu.
- Le Conseil du Ministère est créé en 1832 lors de la grande réforme. Ce n'est pas un organe opérationnel (ils ne gère aucun dossier au quotidien). À quoi sert-il ? Tout simplement : c'est un organe purement consultatif composé de diplomates en fin de carrière, d'anciens ambassadeurs ou de ministres à la retraite. Le zagroy ou le ministre en exercice les réunissait pour de grandes « sessions de brainstorming » stratégiques. Leur rôle était d'apporter le recul de l'expérience historique.
- Le Bureau des archives est un organe qui stock les données diplomatiques importantes. Les deux grands dépôts d'archives (à Voïvograd et surtout les Archives principales de Sarkopol) sont des arsenaux de combat géopolitique. Lorsque la Morakhan voulait annexer une province au Kyrkuzaï ou revendiquer un droit de passage dans les territoires turcs, le ministre envoyait d'abord des archivistes fouiller les traités du XVIIe ou du XVIIIe siècle pour prouver scientifiquement que « la Russie était dans son droit historique ». Travailler au Bureau des archives est considéré comme un immense honneur. C'est là que les jeunes nobles lettrés (surnommés les « jeunes gens des archives ») commencent leur carrière. Le célèbre poète Alexandre Val Sévérénine y a passé des mois à étudier les révoltes mores et l'instabilité ancienne du pays pour ses écrits historiques.

