Création de pays : Karyatie
Généralités :
Nom officiel : République Karyatiènne
Gentilé : Karyatien, Karyatien
Inspirations culturelles : Sakhaline, Alaska, Kamtchaka, URSS, îles Kouriles
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Karyatien
Autre(s) langue(s) reconnue(s) :
Drapeau :

Devise officielle : Obedineny dlya Karyatii (Unis pour la Karyatie)
Hymne officiel :
Capitale : Babiyok (330 000 habitants)
Population : 557 000 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Avec son territoire escarpé et composé de falaises assez hautes, de nombreux volcans, de plus d'une vingtaine d'îles, et entouré par une mer très agitée et assez difficilement praticable, l'archipel de Karyatie est resté inhabité pendant très longtemps, les premières traces d'une présence humaine sur les îles étant estimées vers 1300 avec la découverte de traces de présence de tribus situées dans l'actuelle Poetoscovie. Ces tribus venaient sur certaines îles de l'archipel pêcher et chasser mais ne s'y installaient pas.
Cette situation perdure jusqu'en 1408 où un premier village, Abkuntak, fut fondé par une de ces tribus. Celui-ci atteindra, à son apogée, 630 habitants. Alors que la situation semblait stable et prospère, les années 1600 furent très mouvementées, dues au harcèlement des tribus de l'actuelle Poetoscovie par la Lutharovie. Les habitants d'Abkuntak furent alors coupés du jour au lendemain de l'accès au continent et furent abandonnés par leurs tribus d'origine, les obligeant à se débrouiller seuls. Malgré plusieurs difficultés, ceux-ci parvinrent à remonter la pente et fondèrent trois nouvelles villes, Tkyatik, Dapdokuut et Riikitya, au milieu des années 1600.
En 1649, c'est au tour de l'archipel de faire la rencontre avec des colons étrangers. Les colons, lors de la découverte de l'archipel, lui donnèrent le nom de Karyatie et nommèrent la tribu sur place les Karyak. Si les premiers échanges entre les colons et la tribu des Karyak furent cordiaux dans les débuts, la situation se compliqua lors de l'installation, un an plus tard, d'un comptoir commercial nommé Bandisk afin de faciliter l'exploitation des eaux riches en poulpes et des terres riches en fourrures. Les Karyak, mécontents de cette installation qu'ils considéraient comme concurrentielle, effectuèrent de nombreux raids qui se conclurent en 1653 par la prise de Bandisk et le massacre de ses habitants.
Les colons, énervés par la situation, envoyèrent une flotte de vingt navires piller et raser Abkuntak, Tkyatik, Dapdokuut et Riikitya. Cette bataille, nommée la bataille d'Abkuntak, se conclut donc par la destruction presque complète des villes karyak, la mort d'environ 560 d'entre eux ainsi que l'emprisonnement du reste de cette tribu. Suite à cela, les colons annexèrent l'entièreté de l'archipel et commencèrent à l'administrer en 1655.
Le pays d'origine des colons incitera, les années suivantes, plusieurs centaines puis milliers de personnes à aller s'installer sur l'archipel afin de le peupler et d'en faire une colonie de peuplement, encouragées par des lois fiscales réduites, des impôts avantageux ainsi qu'une aide de l'État. En 1660, l'île était peuplée de 1 200 personnes, dont 700 militaires. En 1700, le nombre d'habitants est passé à 23 000.
La plupart de ces nouveaux arrivants déchantent vite après avoir remarqué que la grande majorité de l'archipel possède une géographie et un climat très peu propices à la mise en place de plantations et que les principales activités résident presque uniquement dans la pêche, les fourrures et l'exploitation du cuivre et du guano. Malgré cela, une économie se développe, notamment avec l'ouverture de nombreux magasins et marchés basés sur la construction d'habitations.
Mais la situation se dégrade avec de nombreux épisodes de famine au début des années 1700, dus à de très longs hivers bloquant l'arrivée de nourriture et compliquant la pêche à cause du gel des principaux ports. Bloqués et isolés, plusieurs révoltes ont lieu de la part de civils mécontents de la situation, les autorités coloniales ayant pris soin de ne pas parler des conditions climatiques aux nouveaux arrivants. Ces révoltes tournent parfois à l'insurrection, mettant à mal l'administration coloniale, qui, en difficulté, décide de prendre exemple sur la mise en place du Régime colonial en actuelle Poetoscovie pour mettre en place sa propre dictature militaire, le Régime des Ports, en 1704, une dictature militaire qui profite d'être coupée du reste du monde pour mettre en place ses propres lois et idées. Ce régime réprime violemment les révoltes, interdit les rassemblements et force les femmes à faire au minimum trois enfants sous peine d'être emprisonnées.
Mais, contrairement à la Poetoscovie, la situation se stoppe en 1711, date à laquelle les ports redeviennent accessibles aux navires du pays colonisateur, qui supprime le Régime des Ports ainsi que toutes ses décisions pour remettre en place son administration coloniale. La colonie renoue avec la croissance et la population double vers 1780. De nombreuses nouvelles villes sont fondées dans le sud de l'archipel, plus facilement vivable, et une culture locale commence à se mettre en place avec une gastronomie, une architecture ainsi que des croyances et légendes se basant sur l'ancienne tribu des Karyak, dont l'entièreté de son peuple s'est éteinte suite à la mort de son dernier représentant en prison en 1721.
Les Karyatiens, dont le niveau de vie s'est grandement amélioré, commencent à idéaliser le mode de vie des Karyak et à être nostalgiques de cette période qu'ils n'ont jamais connue. Les Karyatiens, inspirés par le mouvement des Poets en Poetoscovie, qui sont parvenus à chasser les colons, voient des volontés d'autonomie, voire d'indépendance, se créer chez de nombreux habitants de l'archipel. C'est donc avec l'idéalisation des Karyak, mélangée à une mouvance indépendantiste inspirée de la Poetoscovie, que des mouvements commencent à se former.
L'administration coloniale, inquiète de la situation, décide d'interdire tout livre, poème ou œuvre d'art revendiquant l'autonomie ou l'indépendance de l'archipel en 1791, utilisant comme excuse que donner plus d'autonomie ferait retomber l'île dans la même situation que le Régime des Ports, ce qui calme les revendications un temps. Largement stimulée par l'industrialisation dans les années 1800, l'île connaît à nouveau une très forte croissance économique et démographique, atteignant une population de plus de 300 000 habitants vers 1850. Mais, la même année, les volontés indépendantistes renaissent et la population de l'archipel, étant largement plus instruite et cultivée, connaît de nombreux cas de colonies ayant obtenu leur indépendance.
C'est alors en 1852 que le Gouvernement volontaire d'indépendance, le GVI, est créé par des indépendantistes afin de se regrouper et de s'organiser. Le GVI commence tout d'abord à réclamer l'indépendance pacifiquement avec des manifestations ou des boycotts, mais ils sont rapidement remarqués par l'administration coloniale qui les qualifie de dangereux criminels. En 1853, les membres du GVI sont traqués pour être emprisonnés dans des prisons de l'extrême nord karyatien et, dans certains cas, ils sont abattus en public pour montrer l'exemple. Voyant que le pacifisme ne fonctionne pas, le GVI commence en 1860 à commettre des actes de sabotage et des assassinats ciblés de membres de l'administration coloniale.
Le 4 janvier 1860, deux fonctionnaires de l'administration coloniale sont tués lors de l'explosion d'un café. Le 13 mars, un navire militaire de la flotte coloniale est coulé suite à l'explosion de sa réserve de poudre. Le 12 décembre, une usine d'engrais prend feu. Le 23 septembre 1861, une mine de cuivre s'effondre suite à une explosion de dynamite, tuant un militaire et 31 mineurs. Toutes ces actions ont pu être prouvées comme étant commises par le GVI ou des personnes proches.
La situation fragilise grandement l'administration coloniale qui est mise en difficulté face aux activités du GVI. Le point culminant de la crise se déroule le 25 mars 1862 où une importante cargaison d'armes et de canons est interceptée par le GVI, tuant au passage 30 soldats. Mise à mal, abandonnée par la métropole qui connaît des difficultés financières et ayant peur d'une insurrection armée, l'administration coloniale décide finalement d'entamer des discussions avec le GVI le 30 décembre 1865, qui se concluent par la signature des accords de Babiyok promettant l'organisation d'un référendum d'autodétermination en 1869.
Ce référendum aura bien lieu et donnera un résultat assez serré : 22 % pour rester sous l'administration coloniale, 36 % pour obtenir plus d'autonomie et 42 % pour devenir un pays indépendant. En 1870, la République karyatienne est fondée et son gouvernement est formé entièrement par des hauts placés du Gouvernement volontaire d'indépendance.
Mais la métropole, énervée d'avoir perdu l'archipel, décide de détruire de nombreux bâtiments importants avant le départ des colons, créant une grande crise économique dans tout l'archipel. Étant devenu très impopulaire, le GVI reçoit de nombreuses critiques et son pouvoir sur le pays commence à être très contesté.
C'est en 1981 qu'un coup d'État militaire a lieu. L'armée, seule organisation stable, prend le contrôle du pays et met en place une dictature sévère, rouvrant les anciennes prisons coloniales de l'extrême nord du pays et faisant taire toute opposition. L'économie se relève légèrement et l'armée décide finalement de réduire la répression et envisage même de mettre en place des élections libres.
Mais en 1927, un nouveau coup d'État a lieu, organisé par des militaires plus radicaux souhaitant que l'armée garde le pouvoir. En 1946, une révolution a lieu, des socialistes modérés et des communistes renversent la dictature militaire. Cependant, en 1950, suite à un désaccord sur le futur du pays, les communistes, qui souhaitent que la Karyatie rejoigne la Confédération socialiste du Nazum récemment créée, et les socialistes modérés, qui souhaitent que le pays reste indépendant, s'affrontent entre eux, ce qui débouche sur une guerre civile en 1952, la guerre des Rouges.
Les communistes perdent la guerre en 1964 et les socialistes modérés instaurent finalement une réelle démocratie avec la création d'une assemblé national, d'un sénat, d'une cour pénale de justice ainsi que de la liberté d'expression. Le pays se libéralise légèrement économiquement mais reste isolé diplomatiquement. L'économie connaît alors une large croissance des années 1970 aux années 1990 avant de stagner au début des années 2000.
Mentalité de la population :
La mentalité de la population en Karyatie est assez diverse. Tout d’abord, les sujets politiques y sont extrêmement sensibles. De profondes divisions politiques existent entre les socialistes, les communistes, les démocrates et les nostalgiques de la dictature militaire. En dehors de la politique, la population karyatienne est très pauvre, avec un niveau de vie assez bas. Le taux de chômage est élevé et les conditions de vie, marquées par des hivers très froids et un manque de nourriture diversifiée, font que la Karyatie est l'un des pays ayant le plus haut taux de dépression.
Place de la religion dans l'État et la société :
Importé lors de la colonisation, le christianisme orthodoxe est la religion la plus pratiquée en Karyatie, mais a énormément perdu en influence depuis les années 1900, avec un peu moins de la moitié de la population qui s'en revendique aujourd'hui. La laïcité étant un principe inscrit dans la Constitution, le pays ne possède aucune religion officielle, même si, depuis quelques années, afin de faire profiter le secteur touristique de l'archipel, certaines églises orthodoxes construites dans les années 1700 et détruites lors de la guerre civile par des communistes ont été restaurées par le gouvernement.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
Les deux institutions politiques en Karyatie sont, en premier, l'Assemblée nationale, créée en 1965 et située dans la capitale. Composée de 245 places, celle-ci doit voter les lois et prendre les grandes décisions politiques. Ses membres sont élus démocratiquement par le peuple au suffrage universel. Elle est composée de partis ou de formations politiques diverses et variées, et tout le monde a le droit de créer un parti politique.
En second, il y a le Sénat, composé de 141 places et situé également dans la capitale. Celui-ci doit valider les projets de loi qui seront discutés à l'Assemblée nationale. Il doit également valider les lois votées à l'Assemblée et il est chargé de modifier les lois déjà votées. Ses membres sont élus par circonscription et les partis politiques présents doivent avoir au minimum 20 sièges à l'Assemblée nationale.
Principaux personnages :
-Arazak Milov
Élu président de la République karyatienne en 2018, Arazak Milov est membre du Parti socialiste karyatien, parti dominant le pays depuis la guerre des Rouges. Élu avec 43 % des voix, devant ses opposant Vladimir Heryazo Maky, du Parti communiste, qui a obtenu 31 % des voix, et Kavkov Viazov, du Parti des Poëts karyatiens, qui a obtenu 22 % des voix, il a été élu sur des promesses de développement économique, misant sur le tourisme, ainsi que sur des promesses sociales, souhaitant régler le problème de la dépression et du suicide qui touche largement les jeunes du pays. Après deux ans au pouvoir, celui-ci a commencé la construction d'infrastructures touristiques et a offert une légère aide de l'État pour les problèmes de santé mentale. Mais il est de plus en plus contesté en raison du manque d'efficacité de ses promesses, alors qu'il ne lui reste plus que deux ans de mandat avant les prochaines élections.
Politique internationale :
Isolée depuis toujours en raison de l'instabilité politique dans le pays, la Karyatie cherche à s'ouvrir sur le monde et cherche surtout à développer son secteur du tourisme en promouvant ses paysages naturels volcaniques et ses principaux monuments afin d'attirer le plus d'étrangers possible pour gagner de l'argent. Ayant une idéologie socialiste, le pays cherche à se rapprocher, dans un premier temps, de nations partageant ses idées, mais reste tout de même ouvert à la mise en place de relations diplomatiques avec des nations ayant une idéologie opposée à la sienne.