15/02/2020
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[Service secret] Okhrana

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Emblèe de l'Okhrana

ОХРАНА
SECTION DE PRÉSERVATION DE LA SÉCURITÉ ET DE L'ORDRE PUBLIC

ОТДѢЛЕНIЕ ПО ОХРАНЕНIЮ ОБЩЕСТВЕННОЙ БЕЗОПАСНОСТИ И ПОРЯДКА

« Съ Нами Богъ ! » | « S Nami Bog !»
« Dieu est avec nous ! »


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Son Haute Excellence, le Feld-Maréchal Alexandre Alexandrovitch Velmezhovitch

L’Okhrana (officiellement, en morsaman : Отдѣленіе по охраненію общественной безопасности и порядка « Section de préservation de la sécurité et de l’ordre public ») est la police politique secrète et les services secrets de la Morakhan depuis 1841.

Dieu est avec nous, Jésus seul sauve.


Histoire

« Prototype de la police politique moderne » selon Victor O. Sergeïev, l’Okhrana a été instaurée par une ordonnance prise le 14 août 1881 par l’empereur Alexandre II. Prenant la suite de la « Troisième section » du ministère de l’Intérieur abolie en 1840, l’Okhrana fut créée afin de faire face à la menace révolutionnaire communiste et anarchiste croissante, marquée par la recrudescence d’attentats politiques, et notamment par celui du 1er mars 1841 (13 mars dans le calendrier grégorien) organisé à Voïvograd par l’organisation terroriste Narodnaïa Volia (« la Volonté du Peuple ») et ayant entrainé la mort de l’empereur Alexandre Ier. Les méthodes de noyautage et de « provocation » de l’Okhrana allaient créer une situation de confusion généralisée, avec la multiplication des agents doubles, autant au sein de la police politique que de ses adversaires. Tchernov lui-même aurait été selon certains un agent double au service de l’Okhrana, bien que cette hypothèse ne soit étayée par aucune source. Sous l’égide de Sergueï Zoubatov, une politique de « socialisme policier » créant des organisations « indépendantes » contrôlées par des agents provocateurs, la Zoubatovchtchina, fut ainsi mise en place.

L’Okhrana a parfois suivi des intrigues compliquées. Par exemple, elle a toléré les activités de Dzhougaliev alors présent clandestinement en Morakhan, se refusant à l’arrêter alors qu'elle savait parfaitement qui il était et où le trouver. Selon Sergeï I. Molotov, il y a deux raisons à cette attitude :

  • d’une part, Guerassimov, le chef de l’Okhrana de Voïvograd, avait des indicateurs dans les sphères dirigeantes bolchéviques. S’il avait arrêté la direction bolchévique, une nouvelle direction se serait mise en place et l’Okhrana aurait dû reprendre à zéro tout son travail d’enquête ;
  • d’autre part, il voyait en Dzhougaliev un ferment de division au sein du mouvement social-démocrate mor. Il estimait que les querelles internes devaient être encouragées au sein du POSDR et que l’activité de Dzhougaliev dans ce sens compensait l’inconvénient de le laisser organiser sa faction révolutionnaire.

Mais fin 1854, la pression policière se renforça et Dzhougaliev repartit en exil avant d’être arrêté.
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