Posté le : 25 jui. 2026 à 16:57:42
Modifié le : 25 jui. 2026 à 17:52:37
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Les Oromos :
Histoire :
Les Oromos sont actuellement le peuple le plus nombreux en Habaxumar. Ils représentent un peut plus d'un tiers de la population du pays selon les estimations, et vivent principalement dans la région d'Oromiyaa, qui entoure en grande partie la capitale et le centre du pays.
Les origines des Oromos font encore l'objet de débats parmi les historiens. La plupart des chercheurs situent leur berceau dans le nord ou le nord-est de l'actuelle Habaxumar (probablement entre les régions du Balé, du Borana et des lacs du Rift). Pendant des siècles, ils vivaient principalement de l'élevage et de l'agriculture, organisés en clans et gouvernés par un système politique original appelé Gadaa. Ce système répartissait les responsabilités politiques et militaires selon des classes d'âge, avec une alternance régulière du pouvoir, ce qui en faisait une forme de gouvernance particulièrement structurée pour l'époque.
Ils appartiennent aux peuples couchitiques, installés depuis plus de deux millénaires. Comme les Oromos n'avaient pas de tradition écrite, leur histoire ancienne est surtout connue grâce aux traditions orales et aux chroniques de leurs voisins. Toutefois, les historiens savent qu'avant le XVIᵉ siècle, les Oromos étaient organisés en nombreuses confédérations de clans.
Au XVIᵉ siècle, L'événement majeur de l'histoire oromo commence vers 1520-1550. A cette époque l'empire d'Habaxumar est de plus en plus affaiblie par les guerres avec le voisin le sultanat musulman d'Awdal jusqu'à finir complétement dévastée et au bord de l'effondrement total.
Profitant de cette période d'instabilité et de vide politique, les Oromos entreprennent une série de migrations vers le sud l'ouest et le centre du pays. En quelques décennies, ils occupent de vastes territoires de l'actuel territoire Habaxumarien même si il ne s'agit pas seulement d'une migration pastorale, mais d'une série de mouvements organisés impliquant plusieurs branches claniques.
Contrairement à l'image ancienne qui les présentait comme de simples envahisseurs, Les liens avec l'Habaxumar n'était pas coupé dans le sens où l'on peut l'entendre. Les recherches modernes montrent qu'il s'agissait d'un processus complexe mêlant conquêtes, alliances, intégration de populations locales et installation durable.
Aux cours des siècles suivants notamment le XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, les Oromos deviennent progressivement agriculteurs, éleveurs ou commerçants tout en mélangent aux populations locales. Egalement, ils fondent de nombreux royaumes et chefferies de taille variable tout en gardant des contact plus ou moins approfondie avec l'empire d'Habaxumar.
Ces différents royaume devienne prospère grâce au commerce du café, de l'ivoire, de l'or et aussi de la traite des esclave.
Après le Zemene Mesafint(L'ère des princes), l'etat Habaxumariens redevient puissant par rapport aux régions et la noblesse. Ainsi, durant la deuxième moitié et surtout la fin du XIXe siècle, les Negusse Negest entreprend de construire un Etat Habaxumariens centralisé et étendue lors de campagnes d'expansion vers le nord et le Nord-Ouest. Entre 1870 et 1900, la plupart des territoires Oromos sont intégrés à l'Empire.
Ces conquêtes ont le plus souvent comme conséquences des confiscation de terre, l'installation de gouverneurs impériaux et une centralisation du pouvoir avec une domination politique des élites impériales Amharique en particulier avec la diffusion de la langue amharique dans l'administration et l'enseignement
Cette période reste très controversée car selon les points de vue, certains y voient l'unification de l'Habaxumar moderne tandis que d'autres, notamment de nombreux intellectuels oromos, parlent de conquête coloniale interne. Cette période politique reste donc aujourd'hui un sujet sensible dans la mémoire historique Habaxumarienne
Durant la première moitié du XXeme siècle, les gouvernements impériaux cherchent à unifier le pays autour de la langue amharique pour rester la culture dominante. A cette époque l'enseignement en afaan Oromo est interdit(même si son application s'ésoufle), la langue officielle reste l'amharique et le terme péjoratif « Galla » est encore largement utilisé.
Ainsi, l'amharique restera la seul langue officiel jusque dans les années 60-70 car à partir des années 1960 apparaît un important mouvement culturel et politique oromo auquel s'accompagne de nombreuse revendication.
L'une de ses premières revendications est que le peuple soit appelé par son propre nom : "Oromo" et non plus "Galla". La deuxième des revendications étant une meilleure reconnaissance du peuple oromo surtout du point de vue de sa langue d'autant plus au vue de son importance démographique.
C'est en 1976 que c'est deux revendications seront reconnue officiellement par le pouvoir impérial et que l'oromo devienne la deuxième langue officiel du pays. D'ailleurs c'est durant cette même période que l'Etat deviendra progressivement de plus en plus souple avec ses nombreuses minorités ethniques.
Aujourd'hui, les Oromos occupent une place centrale dans la vie politique Habaxumarienne au même titre que les amharique même si des tensions en particulier sur le passé sont encore tenace.
Religion :
La religion des Oromos a beaucoup évolué au cours de leur histoire et de leur intégration. À l'origine, presque tous pratiquaient une religion traditionnelle appelée Waaqeffanna. Avec le temps, une grande partie de la population s'est convertie à l'islam ou au christianisme, tout en conservant parfois des pratiques culturelles plus anciennes. Malgré tout la religion traditionnel Waaqeffanna n'a pas disparue bien que très minoritaire.
La religion traditionnel et ancestral des Oromos est donc le Waaqeffanna, ses principales croyances sont que Waaqa est le Dieu unique, créateur de l'univers tout en étant omniprésent, juste et protecteur.
Malgré tout, Il n'existe pas de représentation de Dieu sous forme d'image ou de statue. Dans cette religion, la nature est considérée comme sacrée, notamment les grands arbres (Odaa), les montagnes, les sources et certains lieux de rassemblement.
Dans le Waaqeffanna, les responsables religieux sont appelés Qaalluu (au pluriel Qallu). Leur rôle est de diriger les cérémonies religieuses, bénir les familles, arbitrer certains conflits ou préserver les traditions.
Toutefois, Ils ne sont pas considérés comme des représentant de dieux ou des prêtres au sens chrétien, mais comme des guides spirituels reconnus pour leur sagesse.
À partir du XVIᵉ siècle, l'islam se diffuse chez les Oromos, notamment grâce aux aux commerçants musulmans influents dans la région, au contacts avec le sultanat d'Awdal et au diffèrent clan et royaume musulman du Nord-Ouest
Aujourd'hui, une partie importante des Oromos est musulmane, surtout dans l'est, le sud et certaines zones centrales de l'Oromiyaa.
En parallèle de l'islam, Le christianisme c'est aussi développé de plusieurs façons. L'Église orthodoxe Tawahedo dès l'arrivé des oromos et malgré des périodes compliqué envoya des missionnaires pour les convertirs au cours des siècles mais surtout l'Eglise gagne des fidèles après l'intégration des territoires oromos dans l'Empire Habaxumariens au XIXᵉ siècle.
Egalement, a partir de la fin du XIXᵉ siècle et surtout au XXᵉ siècle, les missions protestantes traduisent la Bible en afaan Oromo et contribuent à l'essor des Églises évangéliques.
Aujourd'hui, de nombreux Oromos sont orthodoxes ou protestants, avec une forte présence protestante dans plusieurs régions.
Malgré des religions différentes (et des extrémismes propre à chaque culte) la coexistence des religions est assez remarquable au sein de ce peuple couplé à une tolérance historique des Habaxumariens. Chez de très nombreuses familles oromos, l'identité culturelle est tout aussi importante que l'appartenance religieuse. Ainsi il n'est pas rare que des musulmans et des chrétiens appartiennent au même clan et au même famille, que des familles participent ensemble à certaines fêtes culturelles ou religieuses tout comme des valeurs héritées du Waaqeffanna comme le respect des anciens, l'importance de la parole donnée, le lien avec la nature continuent d'influencer les pratiques sociales, quelle que soit la religion.