13/07/2020
15:33:21
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[Brocelynwood-Conseil de Venon] Sommet diplomatique entre bigots, hérétiques et autres joyeusetés d'Aleucie

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Sommet diplomatique
Entre le Royaume de Brocelynwood et les États du Conseil de Venon


Date : 15 et 16 mars 2020

Mode : Sommet diplomatique à Lornbridge (3ème plus grande Ville de Brocelynwood)


Participants :

  • Royaume de Brocelynwood : Julian WESTBRIDGE (Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes) et Stephen PHILIPPS (Secrétaire Royal à la Politique Etrangère et aux Armées)

Les États du Conseil de Venon :

  • République de Makota : Monsieur et Madame OLAF
  • Etats du Dakora : Capitaine Amanda CHARTIER
  • République de Barbery : Mademoiselle HOCTEMARE / Madame BARBAK (Punkland) ; Monsieur FRÊNEVAY (Parapluvie)


Objet : Définir les relations stratégiques entre le Royaume de Brocelynwood et les États du Conseil de Venon dans l'objectif de signer un Pacte de non-agression mutuelle
Il est très rare que Lornbridge, troisième plus grande ville du pays, soit le lieu d’accueil des sommets diplomatiques. Généralement, il s’agit plutôt de Wynterhall, la capitale, ou de Tintellin Cove, deuxième ville du pays et surtout une des principales porte d’entrée maritime d’Aleucie de l’est, avec son gigantesque port. Hollowford, ville plus modeste, est considérée quant à elle comme “capitale du protestantisme” par les autorités brocéliennes. C’est ainsi que la commune est depuis peu le siège de l’Organisation Internationale pour le Protestantisme (OIP) et accueillait déjà le Secrétariat Royal au Culte du Royaume, pouvant déjà occasionner des rencontres internationales.

Ne représentant pas ce type de symbole, le choix de la ville de Lornbridge n‘avait pas pour objet de minorer l’importance du présent Sommet. A la fois pour des raisons objectives, il s’agit de la grande ville la plus proche des trois Etats du Conseil de Venon. Cela permet par ailleurs de donner un caractère unique à la rencontre. Il est déjà permis d’imaginer que le Sommet débouchera sur un “Traité de Lornbridge I”.

Sur le fond, les conditions sont évidemment favorables, comme le rappellera la délégation brocélienne dans son propos introductif. Pour autant, en matière diplomatique, il n’y a rarement aucune difficulté ou obstacle et ce Sommet ne devrait pas faire exception.
Dès le départ, ce n’est pas un hasard si le protocole a prévu que les deux représentants officiels du Royaume, Messieurs Stephen Philipps (Secrétaire Royal à la Politique Etrangère et aux Armées) et Julian Westbridge (Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes) accueillent leurs hôtes à l’intérieur des locaux de Direction Royale de Lornbridge, administration locale du Royaume directement sous l’autorité centrale du Royaume, avec quelques marges de manœuvre bien limitées.
Le fait d’être à l’abri des regards du grand public et des médias vise à éviter les commentaires critiques et les railleries. En effet, ce ne sont pas des délégations comme les autres qui vont être accueillies ce jour.
L’aspect ultra-traditionnaliste des Makotans, tellement il est caricatural, ferait passer le très conservateur Royaume de Brocelynwood comme baignant dans la “modernité morale”. Dans un style différent, les dirigeants de Barbery sont un paroxysme du style oligarco-urbano-rétrofuturiste d’une République très autoritaire. Mais tout cela reste assez classique comparé à la représentation qui pourrait être accueillie pour une partie des territoires du Dakora, entre punks et corporation aux projets transhumanistes, deux conceptions de la société bien éloignée de vision du monde et de l’ordre moralement acceptable pour les brocéliens, dont le protestantisme est la religion officielle et hégémonique. La légitimité de ces représentants, s'ils sont bien présents, pourrait précisément être un des premiers points d'achoppement est les différentes parties prenantes de la rencontre diplomatique.

Arrivée des délégations des pays membres du Conseil de Venon

Photographie de groupe

Pour les quelques passant s'aventurant aux alentours (si ils n'ont pas été bouclés) l’entrée des locaux de la Direction Royale de Lornbridge doit prendre un air de cirque quand les différentes délégations des pays membres du Conseil de Venon arrivent ensemble par le même convoi. Une limousine pour transporter l’essentiel du groupe, à savoir Mlle Hoctemare (la robe bleue avec les deux gorilles à gauche) qui représente la République de Barbery (et naturellement celui qui en est le maître, le vieux Hoctemare dont elle est la fille), Monsieur et Madame Noël et Henriette Olaf, représentants du Makota dont Noël est également membre du Congrès et plus précisément de la Chambre censitaire en sa qualité de milliardaire se trouvant dans le top 50 des plus riches contribuables du pays, monsieur Albert Frênevay pour la Parapluvie Inc. qui a bien vérifié que ses cheveux étaient encore parfaitement gominés et ses mains exemptes de tout germe, Madame Zaz Barbak qui est l’épouse du Despote du Punkland Zed le Grand Punk et chef du clan des Kradocs et qui vient en moto, et enfin le capitaine Amanda Chartier qui représente le général Lye et la République du Dakora.

Cinq délégations pour trois nations et un seul peuple. Tous ont répondu présents pour discuter avec les représentants de Brocelynwood. L’état d’esprit est léger : personne n’a de différend contre ces sympathiques hérétiques de l'Est et rien ne semble devoir empêcher la négociation d’un pacte de non-agression, et ce d’autant plus que le Makota est isolationniste et déteste agir à l’étranger, que Barbery ne croit qu’au doux commerce et que la guerre, avec les coûts qu’elle implique, lui déplaît souverainement, quant au Dakora et à ses composantes, il est très loin de s’imaginer menacer qui que ce soit, lui qui peine déjà à contrôler son territoire et qui lutte en permanence contre le Smog, les raiders, les rats mutants et autres menaces et fléaux plus ou moins indescriptibles. En somme, les Néo-Gallésants viennent l’esprit léger et plein de bonne volonté, tout disposés à donner satisfaction à leurs voisins.
Royaume de Brocelynwood


Stephen PHILIPPS, Secrétaire Royal à la Politique Etrangère et aux Armées

Stephen Philipps (Ignazio Cassis)

Chères représentantes, chers représentants de la République de Barbery, de la République du Makota et des territoires du Dakora, affiliés au Conseil de Venon. Au nom du Royaume de Brocelynwood et de Sa Majesté le Roi du Royaume de Brocelynwood Johnlyn IV, je vous adresse mes plus chaleureux remerciements pour votre venue à Lornbridge. Ce sommet a été organisé dans des délais particulièrement contraints et ce n’est que grâce à votre plus grande coopération, politique comme logistique, que cette rencontre diplomatique de la plus haute importance pour l’Aleucie peut aujourd’hui se tenir.

Il s’inscrit justement dans une accélération exceptionnelle des relations et accords unissant nos États ces tout derniers mois. Cela s’est concrétisé notamment par deux accords économiques scellés entre le Royaume de Brocelynwood d’une part et la République de Makota puis la République de Barbery d’autre part. Les spécficités de chacun de nos pays n’ont à aucun moment été un frein aux négociations. Bien au contraire, elles nous ont rapidement démontré tout l’intérêt et la complémentarité que nous avions à trouver dans la coopération.

Nous sommes également convaincus que nous partageons un certain nombre de valeurs communes avec plusieurs des représentants ici présents, telles que l’importance accordée aux traditions, la valorisation de l’initiative individuelle mais également la non-ingérence dans les affaires d’autrui.
C’est dans ce cadre et ce contexte que nous nous rencontrons aujourd’hui, et c’est pourquoi nous considérons que les conditions sont réunies pour aller plus loin. Ce Sommet est donc extrêmement important pour le futur de la sécurité de chacun ici présent, et nous avons tous ensemble la lourde tâche d’y parvenir et d’aboutir.

J’en viens donc à cette entité récemment constituée et qui a pris une ampleur capitale, vous réunissant désormais sous cette appellation de “Conseil de Venon”. Nous considérons que ce niveau de coopération et d'intégration est une excellente nouvelle pour la stabilité de notre continent, et c’est d’autant plus important pour nous que nous avons la grande particularité mais aussi chance de partager des frontières avec les trois Etats néo-gallouésants. Il est donc dans notre total intérêt de côtoyer ce type de relations plutôt que des rivalités et des conflits d’ampleur et constants.
Pour autant, et nous avons été complètement transparents là-dessus, ce contexte nécessite aussi de baliser les relations et les objectifs de chacun. Comme nous l’avons indiqué dans nos missives échangées avec la République de Barbery, nous ne croyons nullement à l’existence de velléités néfastes à notre égard. Cela étant dit, en matière géostratégique, la réalité matérielle importe au moins autant que les intentions. Et sur ce point, la réussite du Conseil de Venon vous donne un poids et un rapport de force à nos frontières qui doivent mener à des réflexions et des accords car, comme tout bon État, nous ne pouvons simplement rester spectateurs.

J’en termine avec un dernier point, qui n’est pas des moindres. Nous nous devons de finaliser un accord ce jour, mais cela oblige en premier lieu d’en définir les contours territoriaux et étatiques. En résumé, nous devons savoir de quoi nous parlons. A ce titre, permettez-moi de soulever un point qui sera peut-être épineux mais nous ne pouvons nous permettre d’ignorer. Concernant la République de Barbery et la République de Makota, avec lesquels nous avons déjà des accords signés, les choses sont plutôt claires et limpides, puisque nous sommes en présence d’Etats-nations représentés officiellement et légitimement.
La situation du Dakora nous contraint à nous y attarder davantage. Si je puis me permettre, il nous semble très peu envisageable de signer un Traité en commun avec une corporation transhumaniste et un chef punk que nous reconnaîtrions comme représentants légitimes d’Etats. En tant que membres officiels du Conseil de Venon, votre présence n’était pas discutable. En tant que signataires d’un accord nous engageant mutuellement, personne parmi les dirigeants comme la population du Royaume de Brocelynwood ne le comprendrait.

Je vous soumets à ce sujet trois issues possibles et nous paraissant acceptables.
Premièrement, le Traité serait signé entre le Royaume de Brocelynwood et le Conseil de Venon qui désignera ses représentants, sans être signé par chacun des États ou des entités en tant que tel. Dans ce cas, nous devrons tout de même être attentifs au descriptif du champ territorial couvert par le Conseil de Venon.
Deuxièmement, le Traité serait signé entre le Royaume de Brocelynwood et les trois Républiques, dont la République du Dakora, en ne couvrant que les territoires aujourd’hui considérés comme étant sous l’autorité de la République. Cela signifierait que la Parapluvie, les Punks et leurs territoires revendiqués ne seraient pas inclus dans le présent Traité et donc, par exemple, dans un éventuel accord de non-agression mutuelle.
La troisième option serait proche de la deuxième, avec une différence notable : le champ territorial couvert par l’accord avec la République de Dakora concernerait également les territoires actuellement revendiqués par les deux autres entités, qui seraient donc indirectement concernées par l’accord, du moins leurs territoires revendiqués. Si besoin, le mécanisme pourrait être précisé dans un accord indépendant vous liant entre entités des territoires du Dakora.

Je donne la parole aux délégations ici présentes afin de vous permettre de réagir à mon propos introductif, et particulièrement au dernier point soulevé en ce qu’il constitue un préalable important. Puis Monsieur Westbridge, Secrétariat Royal aux Affaires Aleuciennes, abordera les autres questions de fond relatives au contenu du futur Traité et en animera les échanges.
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Réponse de la délégation de la République du Dakora

photographie sur laquelle on voit le capitaine Chartier entourée de Mme Zaz Barbaks, épouse Zed Kradocs, et de M. Albert Frénevay.


Le capitaine Amanda Chartier, officier de l'armée de la République du Dakora en charge du service du Courrier et dépêchée expressément à Lornbridge par le Général Lye, buvait sereinement son thé assise sur un fauteuil de la salle de réunion. Elle était flanquée à sa gauche par Mme Zaz du Clan des Barbaks et qui représentait le Punkland et son chef Zed qui en était le despote (et que l'on surnommait aussi le Grand Punk) et à sa gauche de Monsieur Albert Frênevay, un des directeurs de la Parapluvie et qui avait été dépêché par Mlle Dispensier pour représenter la firme. Cependant, l'on voyait bien que les trois représentant s'étaient coordonnés et cela parut encore plus clairement quand le capitaine Chartier prit la parole :

"Monsieur Phillips, vous avez bien raison de ne pas vouloir contracter avec le Punkland comme avec la Parapluvie. Cela mettrait le Dakora dans un grand embarras sur le plan interne. Nous avions déjà songé à ce que vous nous proposiez. Je veux dire la représentation officielle, les signatures. Et nous étions arrivés à la conclusion qu’il n’était pas convenable que les autorités du Punkland comme celles de la Parapluvie signent quoi que ce soit en matière de haute diplomatie. Cela doit revenir exclusivement à la République du Dakora dont ils sont les sujets.

La Parapluvie reconnaît la souveraineté de la République, en échange de quoi la République garantit la conservation de ses biens et de ses libertés. Quant au Punkland, nous avons convenu ensemble du paiement d’un tribut que la République lui verse en échange de sa soumission et de son obéissance. C’est donc la dernière solution que vous avez évoquée que nous retenons, je veux dire que la République du Dakora signe et contracte pour l’ensemble de ses composantes comme autorité souveraine de tutelle. Cet important point éclairci, je vous rends la parole."
Royaume de Brocelynwood


Julian WESTBRIDGE, Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes

Julian Westbridge (Sebastian Kurz)

Bonjour à toutes et tous, comme cela m’a été permis par M. Philipps, je prends donc la suite des échanges.
Capitaine Chartier, votre réponse à nos questionnements a le mérite d’être parfaitement claire et limpide. Et c’est en effet le format qui est idéal, car il convient à chaque partie tout en permettant un champ d’application qui concerne à la fois tous nos Etats et l’intégralité de nos territoires revendiquées. Ce point est donc parfaitement clos.

Comme l’a évoqué Monsieur le Secrétaire Royal Philipps, nos récents échanges et les aboutissements auxquels ils ont mené, ont démontré la capacité de coopération entre les Etats néo-gallouésants et le Royaume de Brocelywood et les bases de valeur communes que nous partageons. Par conséquent, il est apparu assez rapidement évident - et c’est bien l’objet premier de ce Sommet - d’aller vers la signature d’un Pacte de non agression mutuelle. En actant que nous ne constituons pas une menace l’un pour l’autre, cela permettra à chacun d’officialiser le fait de dédier le développement de ses forces préventives vers de réels dangers.
Bien évidemment, un pacte de non agression mutuelle doit être strictement encadré pour qu’il soit réel et effectif, car il existe bien des exemples d’irrespect “sauvages”, quand bien même cela va à l’encontre des règles élémentaires qui régissent les relations entre les nations.
Une rupture unilatérale ne peut être un moyen de surprendre la nation jusqu'ici alliée. Par conséquent, nous souhaitons instituer un délai d’un an de préavis. Il est d’autant plus indispensable que ce futur Pacte soit suffisamment gravé dans le marbre que nous sommes voisins directs, avec un kilométrage de frontières communes extrêmement important si nous additionnons vos trois territoires.
Nous proposons également de prévoir du partage d’informations sur nos arsenaux militaires respectifs. Celui-ci n’a pas forcément vocation à être total mais il doit atteindre un certain niveau pour permettre à chaque partie d’être rassurée quant au niveau d’équilibre ou non des puissances et de s’assurer qu’il n’y ait pas de développement d’un plan secret visant son voisin direct. En complément, la présence d’observateurs membres des forces armées chez les co-signataires de l’accord doit également contribuer à rendre ces objectifs effectifs.
Nous devons également et évidemment officialiser une ligne directe et facilitée entre le Royaume et vos trois États

J’aurais dû commencer par ceci mais je le précise tout de même à ce stade. Comme vous devez vous en douter, l’existence d’un tel niveau d’accord et de coopération ne peut qu’être associé, pour le Royaume de Brocelynwood, au fait que les droits de la minorité de protestante soient respectés au sein de chacun de vos États, si tant est que cette communauté existe.

J’ajoute également une autre dimension - veuillez m’excuser si je donne l’impression d’être un peu décousu. Le Royaume de Brocelynwood monte en puissance tant au niveau économique que militaire ces dernières années, et il a par ailleurs développé des coopérations approfondies et étroites avec deux grandes puissances du continent que sont la Grande République de Westalia et l’Empire du Nord. Nous n’hésitons pas à nous appuyer sur ces partenariats structurants si nécessaire, et je ne doute pas que nous construirons aujourd’hui un Traité qui va prendre une dimension du même ordre. Ce réseau nous donne l’opportunité de ne pas être dépendant d’un seul lien, ce qui est une force pour chacun et la garantie de notre sécurité dans la durée.

Si ces dimensions avancent dans la bonne direction, selon ce que vous en direz, je vous fais une proposition supplémentaire. Le Royaume n’est lié à ce jour par aucun accord de défense mutuelle, ni global, ni partiel. Et il n’était pas à l’ordre du jour d’établir un tel pacte d’ordre global et systématique avec les États du Conseil de Venon. Après mûre réflexion, il nous semble cependant pertinent de faire une exception, dans l’intérêt de chacun, de manière très ciblée et encadrée. Nous sommes des nations frontalières, ce qui signifie que des actes belliqueux peuvent avoir des répercussions directes comme indirectes, à court-terme comme à long-terme, chez les autres États. Par conséquent, nous pourrions prévoir un mécanisme de défense mutuelle en cas d’attaque par un État, une organisation ou une faction visant à répandre par la force une idéologique socialiste, communiste ou libertaire, car je crois que nous tous présents ici exécrons ces idées au plus haut point et souhaitons nous en prémunir.
Je n’en dis pas plus avant de savoir si vous souhaitez poursuivre en ce sens.



Réponse de Monsieur Noël Olaf (et de son épouse Henriette Olaf), représentant de la République du Makota

le représentant du Makota (et sa femme)

Noël Olaf a écouté avec une grande attention l’intervention du Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes et il y répond avec beaucoup de simplicité et de bonhomie, conformément à sa nature d’homme simple et facile à vivre :

Noël Olaf : « Monsieur Westbridge, vous avez dit nombre de choses sensées. Cependant, pour ce qui est des protestants dans nos pays, sachez que pour le Makota, il n’y en a pas, puisque nous interdisons rigoureusement la liberté de conscience — ou liberté de perdition, comme nous l’appelons —, aussi seul le volignonisme est légal chez nous. Mais s’il advenait qu’il se trouve chez nous des gens qui abjurent la foi de leurs pères pour adopter une autre, nous… »

Il est coupé par sa femme, qui parle alors sans réfléchir et avec un sourire forcé et soutenu :

Henriette Olaf : « Nous brûlons les hérétiques au Makota, on ne veut pas de ça chez nous ! Nous brûlons déjà les catholans, ces innovateurs odieux, alors on ne risque pas de faire des douceurs aux autres, plus hérétiques encore ! »

Noël Olaf : « Taisez-vous Henriette, vous me mettez dans l’embarras. Vous savez bien que nous ne brûlons personne, ou très rarement. Monsieur Westbridge, nous pouvons convenir ensemble que Brocelynwood devienne terre d’accueil pour ces personnes dont vous nous parlez, mais qui, je crois, n’existent pas ou sont très rares. Le Makota n’est pas un pays fermé, c’est une terre d’émigration ; fréquemment des gens partent pour faire leur vie ailleurs et c’est leur droit le plus strict, de même qu’il est de notre droit de ne pas vouloir que notre République perde son unité religieuse et culturelle. Notez que cela ne concerne pas nos amis les Dakorans et les Barberiens, qui sont beaucoup plus flexibles en la matière ; libre à eux.

Donc oui, voilà : s’ils existent, ces protestants, nous vous les enverrons. Pour ce qui est d’un délai de rétractation d’un an, cela nous semble bien et nous tombons donc d’accord avec vous. En revanche, nous ne voulons pas que vous puissiez pointer nos dispositifs de défense en ayant accès à l’ensemble de nos installations. Cela dit, soyez rassurés, le déplacement d’une division ne passe pas inaperçu et vous pouvez bien entendu avoir un attaché militaire pour les surveiller, mais nous ne pouvons pas vous permettre de pointer nos matériels. Nos frontières sont effectivement très longues, mais il s’agit essentiellement de montagnes ; l’avantage est donc à la défense, ce qui est heureux pour tout le monde. J’espère que vous comprenez notre réticence, au moins pour ce qui regarde notre défense aérienne ; à la rigueur l’on peut envisager de vous informer de nos manœuvres proches de la frontière, mais c’est un non-problème car elles ne peuvent pas vous échapper. Je tiens à vous rappeler ce qui a déjà été dit dans nos correspondances, à savoir que nous n’avons aucune revendication territoriale chez vous, et nous sommes suffisamment isolationnistes pour souffrir d’avoir des voisins tels que vous ; sachez que nous tolérons déjà l’existence du régime communiste de Vlastie, lequel nous est autrement moins sympathique que vous.

Vous nous parliez de vos relations avec Westalia et l’Empire du Nord. Pour ce qui est de Westalia, il s’agit de partenaires économiques ; nous n’avons pas grand-chose à en dire, sinon que nous avons de la sympathie pour eux mais que beaucoup de choses nous séparent. Pour l’Empire du Nord, j’attire votre attention sur le fait qu’il s’agit de sociaux-démocrates membres de l’Organisation des Nations Démocratiques, un groupe de pays belliqueux et serviteurs de l’illuminisme. Je pense qu’il est important d’avoir des relations apaisées avec l’Empire du Nord, mais il ne faut pas oublier cela… »

Henriette Olaf : « Dieu déteste l’OND et ses membres, ils servent les démons et aiment faire ce qu’interdit la loi de Dieu. Je suis certaine que l’Antéchrist sera de l’OND, c’est certain, il faudrait leur faire la guerre… »

Noël Olaf : « Mais allez-vous finir par vous taire, Henriette ! Je vous interdis de me couper de nouveau. Monsieur Westbridge, nous ne voulons faire la guerre à personne, pas même aux membres de l’OND, qui sont cependant nos ennemis. Nous croyons au droit des peuples de disposer d’eux-mêmes et d’en assumer toutes les conséquences. La malédiction de Dieu est sur les membres de cette alliance et sur l’ensemble des social-démocraties que Dieu déteste autant qu'Il déteste les communistes, mais c’est à Dieu de châtier ces gens, pas à la République du Makota. Vous êtes naturellement libre de penser différemment et d’avoir toutes les amitiés qui vous plaisent, le Makota n’est pas l’arbitre du monde et encore moins l’outil de la Colère divine, mais nous vous mettons en garde : le pouvoir de subversion de ces gens est réel. En tout état de cause, il faut chercher un modus vivendi avec toutes les nations du monde dans le respect de la souveraineté de chacun. Nous ne sommes pas hostiles à un mécanisme de défense, donc nous pouvons discuter les termes, mais j’insiste sur le fait qu’il doit être purement défensif. »

Le Capitaine Chartier pour le Dakora et Mlle Hoctemare pour Barbery approuvèrent les paroles du représentant du Makota.
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Royaume de Brocelynwood


Julian WESTBRIDGE, Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes

Julian Westbridge (Sebastian Kurz)

Il faut bien admettre qu'après avoir écouté attentivement vos réponses, Monsieur et Madame Olaf, je ne suis pas pleinement rassuré par votre politique vis-à-vis des fidèles de confession protestante. Ce point devra être fermement encadré dans le Traité que nous serions amenés à signer, mais je présume que vous vous doutiez de l'importance qui y serait accordée en développant vos relations avec le Royaume de Brocelynwood, par ailleurs initiateur de l'Organisation Internationale pour le Protestantisme (OIP). Tout acte ou propos public violent à l'encontre des protestants ne pourrait que conduire quasi-systématiquement à une rupture des relations. C'est ce qu'il s'est passé en 2019 suite aux propos de la Présidente icamienne, bien que nous avons eu la mansuétude de lui laisser à plusieurs reprises des opportunités et délais pour présenter ses excuses et revenir sur ses propos.
Une fois cette mise au point effectuée, et compte tenu du fait qu'il n'y a pas de communauté protestante identifiée en République de Makota, vous avez effectivement la liberté de définir votre politique d'immigration. Par conséquent, le fait d'adresser tout nouvel arrivant de confession protestante vers le Royaume de Brocelynwood, où il recevra un accueil et une protection hautement qualitatifs, nous parait être un excellent compromis à inscrire précisément dans cet éventuel futur accord. Enfin, nous avons bien entendu que les Républiques de Barbery et du Dakora ne sont pas confrontées aux mêmes enjeux et que leur considération et traitement des personnes de confession protestante s'effectuent déjà dans de bonnes conditions.

Concernant les limites que vous souhaitez fixer vis-à-vis de notre connaissance de votre armée et ses mouvements, nous comprenons tout à fait, et il serait bien sûr inenvisageable pour tout Etat sérieux de tout partager, du moins à notre niveau de coopération qui est loin de s'apparenter à une confédération. Nous retenons cependant le principe le principe d'attachés militaires sur nos territoires respectifs, auquel vous semblez être favorables.
Sans être dans un partage extensif, il nous paraitrait cependant pertinent que les États-majors s'informent mutuellement de l'état de leur arsenal pouvant être employé à vocation offensive et être en capacité de causer des dommages massifs et rapides. Nous avons retenu ici les Chars d'assaut, les Bombardiers, ainsi que les Missiles de croisière et balistique.

Le mécanisme de défense mutuelle serait évidemment à vocation défensive uniquement. Pour être activé, il nécessiterait que l'un de nos États soit attaqué directement sur son territoire, ce qui représenterait une menace directe pour les voisins. Il serait encadré par un motif idéologique dont nous partageons le rejet et la volonté de nous en protéger, c'est à dire les idées socialistes-radicales, communistes et anarchistes ou libertaires. Bien évidemment, un tel mécanisme n'a pas vocation être utilisé mais constituera d'emblée une dissuasion pour tout État qui serait tenté d'utiliser la force. Nos Etats ont beaucoup à y gagner mutuellement, car le Royaume de Brocelynwood a développé une marine conséquente et peut ainsi agir en défense de la côte est-aleucienne, porte d'entrée vers notre continent. Si la République de Barbery borde également le littoral, ce n'est pas le cas pour les Républiques de Dakora et du Makota, et vous avez donc tout intérêt à ce que nous mettions en commun des capacités de défense complémentaires face à des dangers communs. Le Royaume de Brocelynwood a également tout à gagner à un partenariat militaire avec des États qui ont justement pu se focaliser de façon conséquente sur leurs forces aériennes et terrestres, et peuvent assurer une protection face à des dangers en provenance d'autres espaces géographiques et selon d'autres modalités.

Concernant l'idéologie prônée par l'Empire du Nord, nos entendons complétement votre mise en garde, même si nous ne sommes pas aussi sévères que votre analyse. Il demeure vrai que nous ne partageons pas toute la vision de cet Etat, et il est de notorité publique que notre Royaume et notre Roi Johnlyn IV sont évidemment très éloignés de l'idéologie prônée par la nouvelle dirigeante Rose Jahaira. Pour autant, nous sommes toujours liés par des accords mutuellement bénéfiques, récents, et les réalités géostratégiques comme diplomatiques nous mèneront à ne pas hésiter à en faire usage si cela doit favoriser notre propre protection, je pense que vous le comprendrez.
Je parle bien sûr à l'instant T, puisque nul ne connait l'avenir de nos accords et de nos relations diplomatiques. Je me permets d'ajouter cette précision dans le cadre du secret de nos échanges.

Réponse de Monsieur Noël Olaf (et de son épouse Henriette Olaf), représentant de la République du Makota

le représentant du Makota (et sa femme)


Noël Olaf : « Monsieur Westbridge, vous avez mal compris mes paroles. Je ne parlais pas d’immigration, nous n’avons pas d’immigrés, nous n’en voulons pas, nous ne les aimons pas. D’ailleurs, sachez que le Makota s’est constitué en État avant tout pour interdire l’accès à nos hauts plateaux aux colons qui ne cessaient d’arriver en Centraleucie. Nous parlions bien d’émigration. Le Makota est un pays vigoureux, les hommes y sont virils et les ventres des femmes y sont féconds ; nous avons donc beaucoup plus d’enfants que ce qu’il nous faut, d’autant plus que chez nous la contraception comme l’avortement sont totalement illégaux et tenus pour les horreurs qu'ils sont. Enfin, tout cela pour dire que personne ne vient chez nous mais qu’au contraire des colonnes de colons en partent, tantôt pour recoloniser le Dakora et tantôt pour aller travailler dans les usines de Barbery. Je disais donc que ceux qui tiennent à suivre votre prétendue réforme peuvent fort bien quitter notre territoire : nous ne sommes pas un pays tyrannique, les portes sont grandes ouvertes pour ceux qui veulent le quitter. Nous ne filtrons que les entrées. Donc nous vous proposions de vous envoyer les protestants makotans, dont on ne sait pas s’ils existent, chez vous. En tout état de cause, le Makota est un État confessionnel qui n’entend pas briser son unité religieuse pour quelque raison que ce soit. En ce qui concerne les insultes concernant votre religion, sachez que nous croyons à la liberté d’expression au Makota et que, si l’on excepte les propos impudiques ou blasphématoires, on ne peut rien reprocher à personne qui use de ce droit.

Pour ce qui est de l’échange d’informations militaires, et de votre envie de connaître nos stocks de missiles, chars et bombardiers, ainsi que les missiles de croisière et balistiques, au risque de vous décevoir, sachez que nous n’en possédons aucun. Notre doctrine militaire au Makota — mais c’est aussi le cas du Dakora, seul Barbery diffère — est une logique de petite guerre, de guerre de milice, et repose sur la défense anti-aérienne associée à une infanterie nombreuse, omniprésente, discrète et disposant d’un maximum de matériel léger de contre-mesures. En somme, ceux qui nous attaqueraient sont assurés de connaître des pertes considérables pour des gains minimes voire négligeables. Et comme vous l’avez souligné, nous n’avons pas d’accès à la mer : nous n’avons donc pas de flotte et pas de politique navale. Le Makota comme le Dakora assurent leur défense sans aviation et sans marine, uniquement au sol, par le moyen de leurs citoyens qui sont des citoyens-soldats libres, autonomes et suréquipés de matériels légers, des miliciens aptes à tout endurer. Je crains bien que nous n’ayons pas grand-chose à partager sur le plan militaire en termes d’informations. Je vais laisser la parole à Mlle Hoctemare qui représente Barbery. »

Prise de parole de Mlle Hoctemare, représentante de la République du Barbery

le représentant de Barbery


Mlle Hoctemare : « Je vous remercie, monsieur Olaf, de me donner la parole. Barbery diffère beaucoup du Makota comme du Dakora sur les sujets considérés. Certes, contrairement à nos cousins, notre liberté d’expression est totale, sans aucune restriction, et nous ne sommes pas attachés aussi scrupuleusement à l’unité religieuse, bien que notre concordat avec l’Église Volignonienne fasse de Barbery un État confessionnel disposant d'un culte public et officiel. Chez nous, vos protestants ne seront pas chassés ; par ailleurs, ils pourront pratiquer leur culte en privé et avec discrétion. Voilà ce que je peux dire sur le premier sujet.

En ce qui concerne la question militaire, vous serez rassuré d’apprendre que notre doctrine est un peu plus classique que celle de nos cousins makotans et dakorans. L’armée de Barbery est en réalité une compétence publique exercée par la Corporation Hoctemare en vertu d’une délégation de service public accordée par le Congrès de Barbery à mon père, Jean-Charles Hoctemare. Pour le dire clairement, notre armée est intégralement privée et appartient au groupe Hoctemare. C’est mon frère, le vice-président de la Corporation, Jean Hoctemare, qui s’occupe des questions militaires et d’armement en général, mais je peux tout de même vous en toucher deux mots en ma qualité de vice-présidente adjointe de la Corporation Hoctemare et directrice du Pôle Recherche et Développement. Nous faisons le choix rigoureusement inverse de celui de nos cousins : nous ne voulons pas de milices citoyennes, nous avons une armée professionnelle et privée qui assure l’ensemble des missions de défense. Pour ce qui est des équipements dont vous parlez, nous n’en avons pas pour l’heure car notre armée est en pleine mutation. Nous n’excluons cependant pas d’avoir des chars, bien qu’ils nous semblent quelque peu obsolètes ; en revanche nous ne croyons guère à la fuséologie et à l’aviation, nous croyons bien davantage à la marine et à la politique de la canonnière quelle permet pour faciliter l'établissement de relations commerciales, notre seul objectif dans les relations internationales. Mais tout cela demande encore largement à être affiné, d’autant plus que notre flotte est, elle aussi, en reconstruction.

Pour ce qui est d’un pacte strictement défensif entre les pays du Conseil de Venon et le Royaume de Brocelynood, Barbery est d’accord. Si un État entame une guerre d’agression contre l’un des pays signataires avec débarquement chez lui, alors les autres doivent se porter à son aide. Cela nous conviendrait assez bien, même si pour l'heure Barbery n'a pas encore grand chose à mettre dans l'effort défensif. »
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Quelques instants plus tard

Royaume de Brocelynwood


Julian WESTBRIDGE, Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes

Julian Westbridge (Sebastian Kurz)

Après ces très bons échanges, francs et fructueux, je vous prie de bien vouloir trouver dans ce papier une première version de l'accord issu de nos discussions.
Au préalable, afin de faire preuve du même esprit de transparence que nous avons nous-mêmes réclamé de nos voeux, je vous informe que nous possédons 20 missiles de croisière de génération 5 et aurons prochainement produit 10 missiles balistiques de 6ème génération.
Nous avons également 10 chasseurs bombardiers de 3ème génération au maximum, mais aucun char d'assaut car nous n'avons aucune volonté d'occuper un territoire ennemi proche.
Concernant le texte, n'hésitez pas à nous faire part de vos observations et à proposer vos ajouts ou modifications.


TRAITE INTERNATIONAL

Pacte de non agression et de coopération mutuelle Brocelynwood / Etats du Conseil de Venon

Entre :

Les Etats du Conseil de Venon
  • La République de Makota, représentée par Monsieur OLAF
  • La République du Dakora, représentée par Capitaine CHARTIER
  • La République de Barbery, représentée Mademoiselle HOCTEMARE
Et :

Le Royaume de Brocelynwood
Représenté par Monsieur Stephen PHILIPPS, Secrétaire Royal à la Politique Etrangère et aux Armées


ARTICLE 1 :
Le présent Traité est complémentaire et ne se substitue pas à l’accord de coprospérité Makota / Brocelynwood du 19 décembre 2019 et aux accords économiques Barbery / Brocelynwood du 10 février 2020.

ARTICLE 2 :
En l’absence de précédent accord bilatéral, le présent Traité établit la reconnaissance mutuelle entre le Royaume de Brocelynwood et la République de Dakora.
Les deux nations procèdent à un échange d’ambassadeur et établissent une ambassade dans le pays hôte, laquelle jouira du privilège traditionnel d’extraterritorialité.

ARTICLE 3 :
La République de Barbery et la République du Dakora s’engagent à respecter les droits fondamentaux des protestants résidant sur leurs territoires.
La République de Makota s’engage à permettre l’émigration vers le Royaume de Brocelynwood de tout individu de sa population se déclarant de foi protestante, permettant le plein épanouissement des personnes concernées dans le respect des traditions historiques de la République du Makota.
Tout acte ou propos public violent commis à l’encontre de la communauté protestante par un Etat signataire pourra être un motif de rupture immédiate du présent encore.

ARTICLE 4 :
Conformément aux principes élémentaires du droit international, les deux parties signataires s’engagent mutuellement à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de l’autre partie.

ARTICLE 5 :
Les deux parties, ce qui comprend le Royaume de Brocelynwood d’un côté et les trois Etats néo-gallésants de l’autre, actent qu’elles n’ont pas vocation à constituer une menace militaire l’une par l’autre.
Par conséquent, elles s’engagent à ne pas s’agresser mutuellement, ce qui comprend l’usage de la force militaire, la menace dudit usage, les mesures de rétorsions administratives et économiques.

ARTICLE 6 :
Les deux parties s’informent mutuellement en cas de manœuvres militaires proches des frontières.
Les deux parties s’informent mutuellement, sur simple demande officielle, de l’état de leur arsenal offensif en capacité de causer des dommages rapides et massifs, ce qui inclut : les chars d’assaut, les bombardiers, les missiles de croisière et les missiles balistiques.
Des attachés militaires sont désignés par chaque Etat pour veiller au respect des principes du présent accord, et chaque Etat s’engagent à faciliter la coopération avec le / les attachés militaires de l’autre partie.

ARTICLE 7 :
En cas d’opération militaire ou de guerre menée sur le territoire du Royaume de Brocelynwood ou le territoire d’un Etat du Conseil de Venon, l’autre partie signataire s’engage à concourir militairement à la défense du territoire concerné, selon une juste évaluation de ses possibilités et moyens.
Ce mécanisme de défense mutuelle n’est valable qu’en cas de guerre ou opération militaire menée par un Etat ouvertement anarchiste, libertaire, communiste ou socialiste à tendance communiste. Les deux parties s’accordent mutuellement sur la liste des Etats concernés qu’ils actualisent régulièrement, en se basant sur les textes des Etats, leur propre auto-définition, leurs participations à des organisations internationales.
Ce mécanisme de défense mutuelle n’est pas obligatoire si l’attaque subie sur le territoire de l’Etat signataire du présent Traité est une réponse à une action militaire offensive ou déclaration de guerre préalable exercée par le même État.
Ce mécanisme de défense mutuelle concerne la défense des territoires des Etats signataires du présent accord et n’implique pas d’obligation à mener des opérations en d’autres lieux, y compris s’ils ont une vocation indirectement défensive.

ARTICLE 8 :
Le Royaume de Brocelynwood et la République de Barbery s’engagent à développer leur marine, permettant que la défense du littoral soit équitablement partagée par les Etats côtiers des deux parties.

ARTICLE 9 :
Les armées des deux parties prenantes au Présent Traité s’engagent à réaliser des exercices militaires conjoints à un rythme au moins biennal (tous les deux ans)

ARTICLE 10 :
Le présent Traité peut être rompu d’un commun accord, moyennant un préavis de 3 mois afin de rendre la rupture effective.
En cas de non respect flagrant d’une ou plusieurs dispositions, le présent Traité peut être rompu unilatéralement par l’autre partie avec effet immédiat.
Une partie peut rompre unilatéralement le présent Traité moyennant un préavis strict d’un an.
Le présent Traité peut être amendé d’un commun accord par voie d’avenant à tout moment, avec effet immédiat ou moyennant un délai de mise en application de 3 mois si une disposition essentielle est modifiée, notamment la non agression mutuelle et/ou le mécanisme de défense mutuelle.

ARTICLE 11 :
Les Etats du Conseil de Venon constituent à eux trois une des deux parties du présent accord, ce qui implique que tout acte juridique vis-à-vis du présent Traité doit être signé par les trois Etats pour être effectif. Réciproquement, le Royaume de Brocelynwood ne peut engager d’acte juridique relatif au présent Traité n’impliquant pas les trois Etats dans leur ensemble.

Signé le 16 mars 2020
Réponse de Monsieur Noël Olaf (et de son épouse Henriette Olaf), représentant de la République du Makota

le représentant du Makota (et sa femme)

Noël Olaf : « Monsieur Westbridge, nous sommes d’accord avec toutes les clauses de ce traité à l’exception de la dernière phrase de l’article 3 qui stipule : “Tout acte ou propos public violent commis à l’encontre de la communauté protestante par un État signataire pourra être un motif de rupture immédiate du présent accord.” L’exercice de la loi peut impliquer des actes violents dont nous ne saurions en aucun cas dispenser vos protestants de passage chez nous ; quant à notre liberté d’expression, elle est totale. La République du Makota ne compte pas renoncer à ses libertés dans le seul but d’établir un pacte militaire et il ne saurait être question pour nous de transiger avec l’hérésie ou de faire preuve de timidité dans la salutaire dénonciation de celle-ci quand le moment est opportun. Une telle chose serait d’ailleurs inévitablement retoquée par le Congrès makotan car attentatoire à nos libertés et à la défense des vérités de la Foi. Comprenons nous bien, il est évident que nous ne comptons pas vous insulter sans objet, à tort ou à travers, mais il est bien naturel aussi et absolument inévitable que nous disions des choses qui ne vous plaisent pas ou vous offensent. Je vous prie donc de reformuler ce point ou de le retirer totalement. »
Royaume de Brocelynwood


Julian WESTBRIDGE, Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes

Julian Westbridge (Sebastian Kurz)

J'entends vos arguments relatifs à la liberté d'expression. Bien que nous ayons une conception moins radicale de celle-ci, il ne parait effectivement pas possible de vous faire transiger sur ce point tant il est consubstantiel aux principes de base de votre Etat. Dans le cas où des propos réitérés et particulièrement violents seraient tenus par des représentants officiels du Makota à l'encontre de la communauté protestante, il n'y aurait donc pas de clause spécifique mais nous serions évidemment amenés à appliquer la rupture unilatérale du Traité, moyennant le préavis d'un an. Mais nous ne pensons pas que cette éventualité se produira.

Nous vous proposons de reformuler la disposition ainsi afin d'aboutir à un compromis convenant à toutes les parties : "Tout acte avéré de violence physique commis par les autorités d'un Etat signataire à l'encontre de membres de la communauté protestante, en raison de leur seule appartenance religieuse, pourra constituer un motif de rupture du présent accord moyennant un préavis de 3 mois".



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Réponse de Monsieur Noël Olaf (et de son épouse Henriette Olaf), représentant de la République du Makota

le représentant du Makota (et sa femme)

Noël Olaf : « Voilà qui nous convient parfaitement. Nous sommes donc d’accord. Barbery et le Dakora peuvent déjà signer ce document, leurs Constitutions, plus présidentielles que la nôtre, le permettent, mais moi, vous le savez certainement, je dois présenter cet accord au Congrès du Makota pour approbation et une fois celle-ci votée dans les formes, je serai autorisé à signer notre accord, ou plutôt le Président Irreville le signera pour le rendre effectif. Si vous le voulez bien, nous pouvons donc mettre fin à cette discussion et je vous ferai savoir ce qu’aura décidé le Congrès makotan, mais je ne doute guère qu'un tel accord passera car il est bénéfique pour tous. Nous le ferons passer par la Chambre Censitaire et la Chambre Foncière, mieux vaut éviter la Chambre des Opinions, elle est aux mains des Ligues de Vertu qui n'approuvent pas le fait que nous contractions avec vous. »
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