16/07/2020
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[Vlastie-Monde] Adieux au plus grand des camarades...

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----------------15/03/2018
--------{HRP}
--------Les moments où vos délégations peuvent intervenir sont indiqués en gras.
--------La Vlastie étant une dictature autoritaire, il va sans dire que toute tentative de s’en prendre au régime pourrait avoir des répercussions graves

Pas mal, non ? C’est vlastique. (oui, je répéterai cette blague autant que je veux, tu vas faire quoi ?)
Mosvara
--------Cette froide matinée de fin d’hiver était étrangement dépourvue de l’habituelle agitation de la capitale vlastique.
--------Un orchestre, composé d’un détachement musical de l’Armée Populaire et Démocratique de Vlastie, se mit à jouer une marche funèbre qui semblait dicter un nouveau rythme pour la ville en cette journée de deuil national.

--------Le soir précédent, une veillée mortuaire avait eu lieu avec les chefs de l’État Major, les membres du Conseil des Ministres et bien entendu la famille du défunt. Conformément à la tradition et au protocole, le corps avait été déplacé de la salle de présentation où il se trouvait (permettant à quiconque de se recueillir) du bâtiment Conseil des Syndicats de Mosvara pour être emmené vers une pièce plus intimiste le temps de la veillée.
--------Durant plusieurs heures, les proches de Léonin Ilyas Frejnès étaient restés aux côtés de son corps embaumé, dans un silence pesant et un cadre qui n’était pas enclin aux caméras. Durant la traditionnelle veillée, la veuve Frejnès prit les deux Colliers d’Âmes Sœurs entrelacés, hérités de leur mariage, avant de défaire le nœud pour les séparer.
--------C’était une tradition funéraire de la Vlastie : le nouveau foyer, symbolisé par les deux colliers d’âmes sœurs des parents à leur mariage, se retrouvait séparé par le décès d’un des deux époux. Conformément à ladite tradition, quand allait survenir le décès de Victoria Pénéloppe Frejnès, son collier d’âme sœur allait être de nouveau noué à celui de son époux décédé (à moins qu’elle ne se remarie entre-temps).
Je suppose que c’est bien la femme de Brejnev IRL d’après ce que j’ai pu voir des archives filmées de l’enterrement.
--------Le corps fut ensuite ramené une dernière fois dans la salle de présentation après la veillée. La veuve Frejnès était entourée principalement de membres de la famille (plus ou moins proche) de son époux ainsi que d’amis (plus ou moins par intérêt) de celui-ci.

--------Ce fut enfin aux personnalités politiques vlastiques de payer un dernier hommage au défunt avant le départ de celui-ci vers sa dernière demeure.
Alors... lequel de ces petits vieux va mourir en premier ?
--------Il s’agissait là des hommes de pouvoir les plus puissants, mais aussi des politiciens les plus connus de la Vlastie à ce moment.
--------On pouvait déceler parmi eux, entre autres, l’actuel ministre de la culture et de l’information (chargé de la propagande) Gabriel Baudelaire, le Directeur du S.R.S. ou "Sérèse" (chargé de la surveillance de masse) Georges Valérien Androlophe, ou encore le secrétaire du Bureau Politique ainsi que très proche partenaire et ami de Frejnès Constantin Tartempion.
--------Néanmoins, le nom du successeur ne faisait pas de doutes. En se référant au passé de la Vlastie, il était facile pour les observateurs étrangers de deviner, par répétition historique, qui serait le prochain dirigeant. À savoir : l’organisateur des actuelles funérailles nationales.
--------L’identité dudit organisateur avait été révélée par la presse vlastique au cours de l’annonce télévisée faite à la population quelques jours plus tôt pour annoncer le décès de Léonin Ilyas Frejnès. Ledit successeur ne semblait pouvoir être nul autre Georges Androlophe, connu pour avoir grimpé les échelons du Parti Communiste Vlastique (P.C.V.) grâce à aux nombreux dossiers compromettants qu’il avait recueilli au fil des décennies.
--------Le tour vint ensuite aux membres de chaque délégation diplomatique de saluer la mémoire du défunt, ils emboîtèrent le pas aux cadres du pouvoir vlastique face au cercueil.

--------Alors que l’orchestre continuait à jouer la marche funèbre de rigueur, des soldats soulevèrent le cercueil pour le déposer sur un affût d’artillerie.
--------Au moment où ils sortirent le corps de la salle puis du bâtiment, leurs pas furent suivis par les dirigeants du P.C.V. ainsi que du Présidium vlastique, les membres du comité funéraire, la famille ainsi que les amis du défunt, les membres du Conseil des Ministres, les hauts responsables du Comité Central... Les délégations diplomatiques, quant à elles, ne furent pas oubliées et rejoignirent le cortège dans sa silencieuse contemplation, à une place de choix.


--------À l’extérieur, le froid était mordant et semblait s’insinuer sous la peau de chacun.
--------Des centaines de couronnes de fleurs (rouges, il va sans dire) avaient été déposées devant la Maison des Syndicats de Mosvara où trônait le corps depuis quelques jours. Celles ramenées par les délégations étrangères, de couleurs différentes, furent mises en avant par rapport aux autres. Les décorations militaires du défunt furent soigneusement apportées par des militaires sur des coussins de satin pourpre : une décoration par coussin, un coussin par militaire.
--------La Place Centrale de la ville, quant à elle, était presque saturée par la gigantesque foule.
--------Une place sur laquelle des travaux de dernière minute furent effectués. Tout d’abord, les rares végétations qui dénotaient dans l’étendue de béton furent arrachées, le temps de la cérémonie, ensuite un sol de pavés fut installé afin de donner un côté plus authentique à la cérémonie. Après tout, chaque événement pouvait être propice à un peu de propagande.

--------Le cortège s’arrêta aux côtés du mausolée où reposait le corps embaumé et conservé de la fondatrice du régime communiste : Valérie Irène Lainin.
Oui, ça dénote un peu avec ce à quoi ressemble habituellement la capitale vlastique.
--------Le cercueil de Léonin Frejnès fut transposé sur un socle.
--------Les membres du Bureau Politique (aussi appelé "Politburo"), quant à eux, se séparèrent de la foule pour monter sur le podium central dudit mausolée. Une relique du temps de Joséphine Talin : dictatrice ultra-autoritaire qui régna sur la Vlastie avec une main plus ferme que quiconque, et ce des années trente aux années soixante. Elle avait su, en son temps, comment transformer chaque symbole en un moyen de légitimer son régime.
--------Tous attendirent, sans exception, l’allocution des différentes personnalités centrales du régime sur la vie du dirigeant défunt. Et ce particulièrement pour les délégations diplomatiques ayant répondu favorablement à l’invitation de la Vlastie faite au monde pour les funérailles, certaines desdites délégations avaient après tout parcouru de grandes distances.


--------Plusieurs personnes intervinrent aux micros, mais la plus attendue mit du temps avant de se faire entendre.
--------L’homme, que tout le monde pouvait voir comme étant le successeur de Frejnès à la tête du pays, s’avança enfin derrière le pupitre pour prendre la parole.
Pépé pas content, et surtout pépé frigorifié.
--------Les hauts-parleurs de la ville diffusèrent les paroles du futur leader vlastique, et en particulier ceux braqués sur la place centrale où se trouvaient les personnes assistant aux commémorations. Voici ce qu’ils entendirent :
--------«-Camarades !
--------C'est avec vous que je pleure la perte qu'ont subi notre chère et tendre Vlastie, notre peuple et la part de l'humanité pour qui le progrès revêt une importance capitale. En cette bien triste journée, nous accompagnons, sur son chemin vers sa dernière demeure, Léonin Ilyas Frejnès : un des fils glorieux de notre chère patrie.
--------Il était un patriote et laininiste convaincu, dirigeant éminent du Parti Communiste et de l'État vlastique, grand acteur du mouvement communiste et du mouvement des ouvrier, lutteur infatigable pour la paix et la protection de notre peuple... Je me permettrai, avant toute chose, d'exprimer mes profondes condoléances à la famille et aux proches amis de Léonin Frejnès, proches dont je faisais partie.
--------Il faisait partie des citoyens vlastiques qui ont grandi et se sont fortifiés au moment de la lutte du peuple vlastique pour renforcer les grandes réalisations de la Révolution Patriotique de Juillet : la Grande Guerre Patriotique de 1958. Un combat qui fut entreprit pour mettre en œuvre le testament de Lainin, pour faire avancer le socialisme dans notre pays, pour son indépendance et sa liberté.
--------Qu'il s'agisse de nos travailleurs, guerriers, savants... Léonin Ilyas Frejnès a su montrer maintes fois son attachement envers absolument toutes les catégories qui composaient notre peuple. Toute sa vie et toute son action furent mises au service des personnes de labeur. Toute son immense énergie et tout impressionnant son talent ont été utilisés pour l'œuvre du communisme, pour le renforcement de la justice sociale, de la fraternité des gens de labeur.
-»
--------Le vieil homme prit quelques secondes pour recouvrer son souffle et se racler discrètement la gorge, il prit également soin de discrètement appuyer sur la commande coupant les microphones afin d’éviter que le public ne l’entende. Toute cette manœuvre ayant simplement pour but de se préparer à se lancer dans une nouvelle tirade, semblant être aussi interminable que la précédente.
--------Il ralluma, tout aussi délicatement, les microphones.
--------«-Léonin Ilyas Frejnès a été parmi les éléments les plus actifs du Parti, entièrement dévoué pour satisfaire les fonctions les plus élevées de notre glorieuse mère la Vlastie. Il s'agit là d'une période extrêmement importante et que nous avons vécu, une période qui deviendra un jour centrale dans les cours d'histoire des futures générations, et une période qui s'acheva avec lui. C'est en effet sous sa direction que la politique du Parti a été la plus constante dans son élaboration et sa mise en œuvre.
--------Pénétré par son intérêt pour l'âme du travail, pour l'élévation des conditions d'existences de nos citoyens... c'est grâce à lui que ce sont renforcés les principes de la nation vlastique dans une atmosphère de fraternité commune et de labeur partagé. Une atmosphère opposée à toutes les tentatives d'entraves venant de personnes mal intentionnées, contre lesquelles il a su nous garder dressés et fiers dans l’adversité.
--------Dans la mémoire du peuple vlastique, Léonin Ilyas Frejnès restera toujours un homme parmi les plus grands, un des plus grands contributeurs pour la paix durable et la coexistence pacifique entre la Vlastie et ses voisins. C'est avec constance et avec passion qu'il a combattu pour une détente internationale, pour que notre pays soit soulagé d'une menace des armes de destruction massive lors de la Crise des Aleumissiles, malgré la perfidie de certains individus. Les mêmes passion et constance avec lesquelles il combattit durant la Grande Guerre Patriotique de 1958.
--------Camarades, en cette heure amère et en disant au revoir au camarade Frejnès, tout notre pays déclare sa décision de poursuivre, de façon constante et inébranlable, la mise en place de la stratégie et de la politique qui avait jadis été élaborée avec l'aplomb de notre défunt camarade. Les citoyens vlastiques, de façon unanime et spontanée, qu'ils sont prêts à appuyer la politique de notre Parti et qu'ils lui accordent leur infinie confiance.
--------Sachez que nous renforcerons encore davantage notre économie, notre niveau de vie, notre industrie et ainsi que notre démocratie. Pour le peuple, pour notre indépendance, pour notre puissance et pour notre avenir.
--------Nous disons adieu à notre très cher ami et à notre fidèle camarade. Nous espérons voir ta mémoire demeurer vivante dans nos cœurs et dans les travaux du Parti Communiste.
-»
--------Ayant clôturé son intervention, le vieil homme s’éloigna du pupitre.

--------Les applaudissements de rigueur se firent entendre dans la foule, malgré l’ambiance pesante et les circonstances. Bien entendu, il ne s’agissait pas d’une ovation explosive de joie mais de simples clappements de mains peu bruyants témoignant d’un respect sobre sans outrecuidance.
--------Les hauts dignitaires se suivirent dans un balai de discours tous plus grandiloquents les uns que les autres sur la vie du dictateur défunt. Néanmoins, aucun ne semblait éclipser les paroles de Georges Valérien Androlophe, dont les paroles semblaient avoir été mises particulièrement en avant.
--------Une véritable propagande funèbre faite par un régime aux représentants dévoyés, à l’idéologie vantée par les services du pays comme étant prédominante et supérieure.

--------Ce fut à ce moment que purent intervenir devant toute la population les délégations qui le souhaitaient, avec comme condition de ne pas exprimer de critiques publiques aux regard du gouvernement actuel.

--------En guise de conclusion, un remerciement fut prononcé envers les délégations de tous les pays ayant répondu favorablement à l’invitation de la Vlastie.
--------Ce fut le fils adoptif d’Androlophe, Michaël Sergioson Gorbata, qui exprima les remerciements du pays face aux invités diplomatiques :
--------«-Nous tenons, avant de continuer, à exprimer notre gratitude.
--------Une gratitude qui va envers tous ceux qui sont présents avec nous pour partager la peine de la Vlastie, malgré le fait qu’il ne s’agisse pas de leur pays ou de leur leader. À vous, qui nous avez rejoint depuis vos pays respectifs, que nous remercions chacun à titre individuel et personnel pour la présence de leurs représentants.
--------La Méta-Baronnie, la République Démocratique Populaire de Pravoslavnyy, la République Socialiste de Barvynie, la République Démocratique Populaire d'Ouaine, la République Socialiste de Vostokoslavie, l’État d'Orazie-Grénat-Balui, l’Empire Démocratique et Parlementaire du Nord, la République Fédérale Kartienne, le Parti Communiste Avourgeois, l’Everia et la République de Lermandie.
--------Merci, de la part de notre peuple dans son entièreté et du camarade Frejnès.
-»
--------Le jeune Premier Secrétaire du Bureau Politique se retira enfin. Il dénotait assez avec les hommes qui l'entouraient : tous avaient été assez vieux pour se souvenir de la Grande Guerre de 1958 (voire même assez pour y avoir combattu). Alors que lui n’en était qu’au début de sa vingtaine, cerné par des individus ayant au moins le triple de son âge (dont certains jalousaient son influence).
--------Une fois venu l’achèvement de toutes ses différentes allocutions, enchaînées à un rythme effréné, les différents dignitaires qui furent présents dans sur le podium du monument en descendirent.


--------Au moment où ceux-ci s’approchèrent du cercueil laissé ouvert, des militaires les rejoignirent.
--------Se mouvant à l'unisson, ils empoignèrent les hanses du cercueil et le soulevèrent en même temps. Cependant, il était évident que les vieux détenteurs du pouvoir ne portaient pas le poids du corps. En effet, les militaires, bien plus jeunes et vigoureux, soutenaient la masse, cachés derrière les vieux hommes qui servaient bien plus d’apparat que de réelle aide.
Les p’tit vieux qui auraient galéré sans le militaires pour tout porter.
--------On pouvait distinguer, en tête du funeste cortège, le vieil Androlophe, disséminant un autre indice (s’il y en fallait davantage) concernant la future position dans la hiérarchie du pays. Ledit cortège reprit son chemin, dans la même disposition qu’il arborait plus tôt : une longue colonne silencieuse se mouvant dans le son des pas et de la marche funèbre.

--------Enfin, ils arrivèrent à leur destination.
--------La procession s’arrêta devant une cavité creusée dans le sol : la tombe qui allait accueillir la dépouille de Léonin Frejnès. Elle était adjacente à celles des dirigeants et grandes personnalités vlastiques qui l’avaient précédés, chacune marquée d’une stèle commémorative massive, sur laquelle figurait nom, prénom, date de naissance, date de mort, mais surtout : faits notables.
--------Pour le camarade Frejnès, ces faits avaient déjà été gravés dans le marbre, de façon métaphorique comme littérale, par les mots suivants :
Léonin Ilyas
FREJNÈS

Illustre soldat, grand patriote, leader sage, père dévoué et mari aimant.


--------Une nouvelle fois, ce fut en priorité à la famille et aux amis proches du défunt de lui dire un dernier aurevoir.
Là, j’ai pas de commentaire drôle, c’est quand même une image assez pesante.
--------Ce fut ensuite aux hauts gradés de la caste du pouvoir de rendre hommage au défunt puis, de nouveau, le tour vint aux délégations diplomatiques de saluer le corps du défunt.
--------Une fois les derniers hommages apportés, le cercueil fut fermé par les soldats qui en avaient assuré le transport. Il entama ensuite sa lente et inéluctable descente dans la fosse. Une fois qu’il eut atteint le fond, la famille jeta les premières poignées de terre sur celui-ci, avant que les pompes funèbres ne se chargent de le recouvrir avec de nombreuses pelletées.
--------Ainsi s’acheva le règne de l’homme le plus puissant de l’un des pays les plus peuplés du monde : pas dans une guerre contre l’ennemi de toujours, pas dans un coup d’État contre des rivaux internes. Non. Dans de simples obsèques, semblables à celles qu’auraient pu vivre n’importe quel agriculteur, travailleur d’usine, employé de bureau ou autre non-membre du Parti, et ce peu importe les fastes de la cérémonie en son honneur ou le nombre de personnes présentes pour le saluer.









--------Après l’enterrement, une cérémonie regroupant certains responsables politiques et la totalité des membres des représentations diplomatiques se tint au sein du...
Pas mal, non ? C’est vlastique. (oui, je répéterai cette blague autant que je veux, tu vas faire quoi ?)
Palais de Vertailles
--------L’édifice, qui tenait du monument historique, avait été érigé au cours de la période protectorale et se trouvait en marge de la capitale. Plus précisément, il s’agissait d’une commande architecturale de la reine Louise XIV de la maison Bourdons au cours du XIXème siècle. Le but était alors pour la souveraine de transformer un ancien pavillon de chasse en véritable demeure pour elle et toute sa cour.
--------Au fil des régimes connus par la Vlastie, ledit palais connut de nombreux changements dans ses utilisations et les rôles qui lui étaient attribués.

--------Aujourd’hui, il s’agissait surtout d’un domaine permettant la tenue de fêtes pour l’élite, mais aussi d’une résidence de vacances pour la personne élue à la tête du présidium.
--------En parlant du loup, il n’y eut aucune surprise parmi les observateurs étrangers quand le Comité central du P.C.V. annonça, dans la journée, que Georges Valérien Androlophe avait été élu à la direction du Présidium ainsi qu’au poste de Secrétaire général du Parti. Il ne fut pas étonnant de le voir à la réception donnée à la fin de la journée.
--------Au cours de ladite réception étaient aussi conviés lesdits observateurs étrangers, leur donnant la possibilité, s’ils le désiraient, de s’adresser à certains membres du pouvoir, et plus particulièrement au nouveau dirigeant de la Vlastie.
--------Pour leur bon plaisir, un grand panel de boissons et de mets de grand luxe avait été mis à leur disposition. Qu’il s’agisse de canapés au pargue fumé, de toasts au caviar ou encore de champagne, il y avait de quoi régaler les invités d’honneur.

--------Il est à préciser toutefois que lesdits invités ne pourraient échanger que quelques mots brefs avec le nouveau dirigeant. En effet, il s’agissait là d’un dîner mondain, pas d’une réelle table de négociations avec différents belligérants.
--------Néanmoins, il était bien sûr possible de "marquer des points" en se faisant bien voir du régime, possiblement pour faciliter la communication à long terme.
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Logotype officiel de l'Association anticommuniste du Talaristan
CAAT
COMITÉ ASSOCIATIF ANTICOMMUNISTE DU TALARISTAN
ТАЛАРИСТАН АНТИКОММУНИСТЛАР АССОЦИАЦИЯСЕ


DÉCÈS DE LÉONIN FREJNÈS
OU LA DISPARITION D'UN GRAND TYRAN ROUGE

Frères vlastiques, renverser vos camarades !

Est-ce que les membres du bureau politique du Parti communiste de la République démocratique de Vlastie pensaient réellement que leur peuple ou le monde devait s'émouvoir de la mort d'un tyran ? Ce 15 mars, les esprits de la terre ont finalement eu raison de ce bon vieux camarade Frejnès, un dictateur mégalomane exerçant un pouvoir totalitaire et autocratique en Vlastie, nation d'Aleucie qui peine décidément à sortir de son illusion socialiste et préfère continuer dans un collectivisme communiste qui ne devrait plus être toléré de nos jours. L'appel à la liberté des peuples, qui résonne dans le cœur de chaque Talar et de chacun de nos frères vlastiques, se fera un jour entendre lorsqu'une nouvelle révolution, non orchestrée par les joyeux princes rouges, mais bien par le peuple dans un front commun et uni, se débarrassera définitivement des vestiges des idéaux de gauche.

Tandis que notre gouvernement tend sa main vers les « démocraties socialistes » du Nazum, combien de temps encore avant que la Première ministre ne salue « la mort d'un grand homme » ? Quand allons-nous devoir pleurer, aux côtés des masses vlastiques, sous l'œil superviseur de la « Sérèse » (police politique du régime communiste vlastique), le noble décès du camarade Léonin Ilyas Frejnès et saluer l'accession de son chef de la surveillance de masse à sa succession ? Alors que le président de la République a dissous l'Assemblée suprême, il est temps pour les citoyens talars de faire entendre leur voix et de dire « non » au communisme, qu'il soit au Nazum, en Eurysie, en Aleucie, en Afarée ou en Paltoterra !

Non, camarades vlastiques du Parti communiste, les hommes et les femmes fiers, aux hautes valeurs morales et humaines, qui se sont rangés sous la bannière du CAAT, lequel défend les libertés individuelles et collectives, la démocratie et le pluralisme talar, ne vous adresseront pas leurs plus sincères condoléances pour la mort de votre tyran. Nous dirons plutôt : « Bon vent, et à quelle heure sera l'enterrement du prochain ? » Nous espérons que le règne d'Androlophe sera aussi bref qu'inutile, et qu'enfin le monde se réveillera de son long coma pour combattre l'impérialisme de la doctrine socialiste partout où elle se trouve.

Camarades, réveillez-vous ! Pendant que l'Ouaine abolit sa démocratie, peut-être que le peuple vlastique peut, lui, se débarrasser de ses chaînes ?

Elevira Ashar
Elevira Ashar, actuelle présidente d'honneur du Comité associatif anticommuniste du Talaristan

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Logotype officiel

PARTI COMMUNISTE DE IAKUMIE
ЯКУУМЯА КОММУНИС ПАРТИЯТА | YAKUUMYAA KOMMUNIS PARTIYATA


Naryakha, le 16 mars 2018,

Camarades de la lutte prolétarienne,

C'est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Léonin Ilyas Frejnès, secrétaire général du Parti communiste vlastique et héros de la révolution prolétarienne. L'ensemble du secrétariat général, du bureau politique et des camarades membres du Parti communiste de la République iakume s'associe pleinement à la peine partagée par le peuple vlastique et par le Parti.

Soldat héroïque, défenseur de la nation vlastique face à l'impérialisme et au capitalisme, et homme sage qui a su mener la nation vers le socialisme national, nous garderons du camarade Frejnès l'image d'un homme admirable qui a su faire le bonheur des ouvriers, des soldats et des paysans. Le Parti communiste de la République iakume accorde sa pleine confiance à son successeur, le camarade Androlophe, pour guider le Parti et la République démocratique vlastique dans la droite lignée des idées politiques et sociales du camarade Frejnès.

Que la solidarité et la fratenité unisse à jamais la cause ouvrière !

Ymyrga Olyndor,
Secrétaire général du Parti communiste de la République Iakume (YKP),
Député communiste au sein du Tumuul de la République iakume.
2442
Nouveau Drapeau

Allocution du présidium ouanais


Chers camarades vlastiques,
C’est un homme qui meurt aujourd’hui, cela, nous ne devons, nous ne pouvons l’oublier. Rappelez-vous tous que c’est aujourd’hui un simple homme que tout un peuple, que tout un monde pleure. Car bien que Leonin Ilyas Frejnes ait eu un tel impact sur la face du monde, il restait un simple homme comme vous et moi. Si un seul homme, un seul être a pu apporter tant de joie, tant d’avancées et tant de réussites, par la seule force de sa volonté et de sa pensée, si un seul homme, avec ces faibles bras a pu sauver tant de gens de la misère la plus profonde, alors, vlastiques et frères du monde entier, c’est un message pour nous tous.
Leonin, seul, a fait progresser l’Humanite à lui seul. Si un homme a pu tant faire, alors rien, non, rien ne peut arrêter la marche inexorable de l’Humanite vers l’accomplissement du plus grand but qu’il soit, le bonheur pour tous et à tout instant. Si un seul homme a tant fait, rien ne nous arrêtera mes frèresw.

Aujourd’hui nous pleurons l’homme, bien sûr, car nous les nous ne sommes, humains, que des êtres faibles, mais demain nous nous réjouirons, demain, au lieu de pleurer, nous sourirons en pensant à Léonin. Nous devrions sourire en pensant au moment radieux qui nous attend tous, et qui vous attend, vous, vlastiques.

Car, si Leonin était pour nous tous une idole, il n’en restait pas moins un humain, et cela l’a poussé à commettre des erreurs. Les dérives qu’ont connues le gouvernement dans ces dernières années ne fera pas oublier l’œuvre immense de cet homme. Le ton autoritaire pris par le régime ne fera pas reculer toutes les émancipations permises par sa direction. Mais, soyons clairs vlastiques, les positions parfois réactionnaires prises pr le gouvernement montraient bien l’appartenance à un autre temps. Car Leonin était un homme et à ce titre il était de son temps, et n’était pas éternel.
Oui camarades, il était que Leonin tourne la page et c’est ce qu’il a finit pr décider en se laissant mourir. Conscient qu’il n’était plus ce qu’il vous fallait vlastiques, conscient que son œuvre était finie, il nous a quitté avant de la gâter.
Ce signe de sa part doit été un geste pour vous tous, vlastiques, il est temps de tourner la page.

Lorsque je suis arrivé ici, j’ai vu un peuple uni, souse, et plus près que n’importe quel autre à atteindre l’état final historique voulu par Marx. Je vois un peuple qui a su surmonter ses divisions de classes pour atteindre un représentation glorieuse bien qu’encore imparfaite de l’Humanite.
Soyez en sûrs vlastiques, dans l’état dans lequel vous êtes, il ne reste plus qu’à gommer les quelques dérivés du gouvernement précédent pour que nous puissions enfin basculer dans le communalisme démocratique voulu par Marx.
Les prochaines années vont sûrement être les plus dures vlastiques, mais, soyez en sûrs, il n’est plus qu’une question de mois avant que ces temps dures ne cessent pour laisser pavé à l’avènement de l’humain.
5502
Roman en Vlastie

a
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Premier chapitre

AlinéaLa République Fédérale Kartienne et la République Démocratique Vlastique demeurent assez proches, notamment par le biais du Traité Widlow-Aralie. S'il est clair qu'il ne s'agit pas d'une ferme alliance comme avec la République d'Antares ou l'Empire Raskenois, les relations Mosvara-Volkingrad n'en sont pas moins courtoises, cordiales et peut-être même amicales. En effet, le Gouverneur Luciano Bellanti fut le premier à ouvrir le contact avec ce pays, constituant une deuxième tête de pont diplomatique en Aleucie pour la République Fédérale, avec l'Everia. Aujourd'hui, le dirigeant Vlastique est mort, et il est temps pour la patrie mère de montrer son amitié à sa consœur Aleucienne: Le Gouverneur Bellanti se présentant encore une fois pour se faire, aux côtés d'une invitée quelque peu imprévue.


AlinéaDerniers saluts auprès du cercueil, cortèges funèbres, grands et longs discours éloquents, couronnés d'une réception luxueuse au sein d'un palais d'inspiration fortement Eurysienne. Tout cela avait lieu à Mosvara, capitale Vlastique, sous les yeux des délégations venues de tout bord du monde. L'architecture de cette ville était telle que les adjectifs manquaient pour seulement la décrire. Monumentale, oui, c'était le mot pour la décrire. Digne du plus grand projet Speerien, d'immenses avenues segmentaient la circulation d'Ouest en Est et du Nord au Sud, des bâtiments prestigieux s'érigeaient à chaque intersection.

Pour le Gouverneur Fédéral, il s'agissait d'un grand modèle de réussite. Luciano voyait en Mosvara la réussite totale d'un pays, avec lequel il était nécessaire de composer. Un pays qui, force de sa richesse, sera destiné à un seul chemin: Celui de la victoire. Mais pour l'autre Kartien présent avec lui, plus exactement une Kartienne, la lecture de cette ville était toute autre. Mosvara ne pouvait être, pour elle, que le fruit de la privation des peuples, de l'exploitation des prolétariats et de la prédominance d'une classe élitiste. Comment ces si grands bâtiments ont-ils pu voir le jour autrement que par l'exploitation de la main d'œuvre, si ce n'est tout simplement de l'esclavage ? Cette métropole n'était pour elle ni l'hymne de la gloire ou de la puissance, c'était un requiem qui chantait le travail des gens qui ont péri pour bâtir les projets délirants d'une classe, bourgeoisie d'Etat qui prétend partager le quotidien des petites mains.

L'heure n'était néanmoins ni à l'admiration ni aux reproches, il fallait plus simplement se tenir droit, souriant pour les autorités Vlastiques. Et c'est ce que faisaient le Gouverneur, et cette femme. Mais cette femme, qui était-elle ? Luciano l'avait déjà vue, son visage lui était familier. Et pour cause, il s'agissait d'une membre des renseignements. Lorsque l'homme était vêtu de noir à l'occasion d'un enterrement, la femme était habillée de son habituel trench coat, dont l'ouverture laissait transparaître sa chemise blanche et sa cravate noire. Elle avait l'allure jeune, ses cheveux blonds à moitié en désordre tenus par un chignon à l'arrière de sa tête.

Luciano ne s'était pas décidé à prononcer un discours, malgré l'occasion qui s'était présentée. Pour lui, sa présence alliée au fait qu'il venait de saluer les nouvelles autorités durant la réception, suffisait à honorer la mémoire du défunt. Lorsqu'il en revint, la femme s'adressa —en Karta— pour la première fois à lui, et ce depuis le départ de l'aéronef à Volkingrad.

«Savez-vous ce qu'il est advenu à la province d'Ydrévtie ?»

Le Gouverneur haussa les sourcils, curieux, tout en souriant d'un air chaleureux.

«Eh bien, j'ai cru qu'on m'avait donné une muette comme coéquipière pour cette cérémonie ! L'Ydrévtie vous dites ?»

Elle resta impassible.

«Vous adressez-vous de la sorte aux diplomates étrangers ?»

«Sûrement ?»

«Mhm...»

Elle acquiesça intérieurement, comme pour une note pour elle même, coupée par la parole de Luciano.

«La province que vous évoquez est sous la juridiction d'Angè-»

Il se corrigea.

«Enfin, excusez-moi, sous la juridiction de la 'Gouverneur Fédérale Orlovski'.»

«Très drôle... Vous avez mangé un clown ce matin ?»

Il répondit quasiment instantanément.

«Je le digère pas bien, faut dire. Mais bon, vous avez quelque chose de plus important que ça à me dire, apparemment ?»

«Un avion a explosé dans un aérodrome privé.»

«Oui... Oui j'en ai entendu parler, une erreur technique à ce qu'il paraît ? C'est curieux.»

«Une couverture. Il s'agissait d'une attaque terroriste.»

«Et ? Les services de police s'en chargent, nan ?»

«Non, justement. Dans la mesure où il s'agit de terrorisme, les renseignements y ont mis leur nez. Nous collaborons actuellement avec les services locaux, je pense que l'affaire nous sera entièrement relayée sous peu.»

«'Nous' ?»

Il voulait demander ce qu'elle attendait par ce 'nous', et surtout pourquoi elle, au vu de sa position dans la Vorna. Pourquoi elle, alias la Resquilleuse, était chargée d'une affaire de si bas étage ?

«Moi.»

«J'avoue ne pas bien comprendre, ni ce que vous voulez dire, et encore moins là où vous voulez en venir.»

«Sieur Bellanti... En tant que Gouverneur d'Helmer, vous connaissez mieux que moi votre devoir avec les royalistes.»

«Hum... Oui ? Je vois toujours pas le rapport entre cet avion et l'AfK.»

«Justement. Nous avons de bonnes raisons de croire que cet attentat venait des forces royalistes. L'avion visé appartenait à une sous-société de l'Ordre, dirigée par un certain Cyril Pskov. Cyril Pskov, qui nous avait informé sur la position de bastions royalistes, tout juste après la fin de la guerre civile.»

«Si je comprends bien, il s'agit d'un règlement de compte ?»

Elle haussa les épaules.

«Si on veut, en quelque sorte.»

«Pourquoi me parler de tout cela, à moi ?»

«Nous suspectons que cet attentat ne soit que la première brique d'un grand mur. Je vais avoir besoin de votre soutien, en cas de réussite nous en terminerons sûrement avec l'AfK. Il faudra commencer par retrouver Foster.»

«Ah.»

Comprenant enfin, il continua.

«Cela prend sens.»

«Je vous retrouverais en Karty à votre bureau demain matin. Nous y continuerons cette discussion. En attendant, faites votre devoir diplomatique, Bellanti.»

Ainsi, les deux Kartiens prirent tous deux une coupe de champagne. Désormais verre à la main, ils présentaient leur plus belle façade pour les dignitaires Vlastiques.

Citoyen Luciano Bellanti
Citoyen Luciano Bellanti

Contexte (HRP)Contexte (HRP) a écrit :Ce RP est sujet à certaines erreurs de temporalité. En effet, il développe un passage interne à Karty, qui se place en 2020 alors que l'enterrement est en 2018. Je me suis permis cela par facilitation d'écriture, les discussions sont de toute manière privées et n'impactent que mon pays.
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Allocation de Jean Desfours, président du Parti Communiste Avourgeois (PCA)

Camarades vlastiques, frères et sœurs d'armes de la lutte prolétarienne,

Léonin Ilyas Frejnès était un exemple pour nous tous, que l'on soit de côté ou non de l'océan Espérance. Pour beaucoup d'entre nous, le camarade Frejnès était plus qu'un symbole de la lutte prolétarienne, c'était une figure d'espoir et de fraternité dépassant les frontières. Il représentait également la paix et la stabilité, mais sans sombrer dans l'immobilisme : bien au contraire, c'est cette énergie créatrice, c'est cette volonté politique inépuisable qui ont inspiré tant de cadres de notre parti, aussi bien avant qu'après la regrettable invasion raskenoise de 1994. Pour toutes et tous, Léonin Ilyas Frejnès était un guide à travers l'obscurité de la sombre réalité imposée par la bourgeoisie. Si sa lumière s'est désormais éteinte en ces terres, son souvenir illuminera encore bien longtemps les générations actuelles et futures du grand et noble mouvement dont nous faisons tous partie.
Merci, camarade Frejnès, pour vos années d'engagement auprès du peuple vlastique, et merci pour l'exemple que vous avez donné à l'ensemble du monde prolétaire.
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