16/07/2020
20:12:42
Index du forum Continents Afarée Habaxumar

La société et culture Habaxumarienne

Voir fiche pays Voir sur la carte
13471
La société Habaxumarienne :




Les calendriers :

Le calendrier Habaxumarien comme son nom l'indique est issue de l'empire d'Habaxumar comme calendrier principal, celui-ci est ancien et par conséquent est fortement lié à la religion mais aussi aux cycle du jour (devenu caduc avec les horloges). Sa structure est celle du calendrier copte aussi appelé calendrier alexandrin, les dates et les numéros de mois sont chaque année les mêmes dans ces deux calendriers. Toutefois, l'origine du calendrier national, le 29 août 8 (du calendrier julien), diffère de celle du calendrier copte/alexandrin.
En pratique, pour la plupart des habitants, le calendrier Habaxumariens est celui de tous les jours : il sert à fixer les rendez-vous, les fêtes, les anniversaires et les dates administratives nationales.

Comme le calendrier copte, le calendrier Habaxumarien a douze mois de 30 jours chacun plus cinq ou six jours épagomènes (jour ajouté à la fin de l'année) habituellement appelés treizième mois, mais avec des noms en amharique principalement même si des variantes existe en Oromo.
Sauf les années précédant une année multiple de 4 de l'ère chrétienne, l'année des copte commence le 29 août du calendrier julien. Le sixième jour épagomène est ajouté tous les quatre ans le 29 août du calendrier julien, six mois avant le jour intercalaire de ce dernier calendrier (en fin février). Ainsi, le nouvel an Habaxumarien, le 1er du mois de Mäskäräm tombe le 30 août du calendrier julien lorsqu'il suit un sixième jour épagomène, c'est-à-dire chaque année précédant une année bissextile. Dans le calendrier grégorien, de 1900 à 2099 inclusivement, ces dates de début d'année correspondent aux 11 et 12 septembre respectivement.

Pour indiquer l'année, les Habaxumariens utilisent ordinairement l'Ère de l'Incarnation, qui fixe la date de l'incarnation de Jésus au 25 mars de l'an 9 de l'ère chrétienne. Cette origine a été fixée par Annianus/Anniane (qui était un moine) au début du Ve siècle.
La première année civile débute sept mois plus tôt, le 29 août de l'an 8 (julien), ce qui entraîne un décalage de huit ans avec l'ère chrétienne du 1er janvier au 28 août (julien) puis un décalage de sept ans pour le reste de l'année.
D'autres ères sont parfois utilisées ou l'ont été dans le passé. L'une d'entre elles est l'Anno Mundi, fixant la date origine au 29 août 5493 av. J.-C., date réputée de la Création. Une autre est l'Ère des Martyrs, retenue par le calendrier copte, qui débute le 29 août 284 du calendrier julien.

Comme les calendriers copte et julien, les années se succèdent par cycles de quatre ans comprenant une année longue de 366 jours. Chaque année du cycle est associée à l'un des quatre évangélistes. La première année après une année longue est associée à Jean/Yohannes, la suivante à Matthieu/Matēwos, puis Marc/Markos enfin l'année longue, comprenant un sixième jour épagomène, est associée à Luc/Luqas.

Egalement, le décompte des heures se fait à partir de 6 heures du matin sachant que historiquement c'était lié à l'aube observée en à une heure qui varie beaucoup moins selon les saisons par rapport aux latitudes tempérées et polaires ; l'usage des horloges modernes a remplacé les anciens cadrans solaires et l'observation de l'apparition de la clarté du jour, qui est imprécise par nature selon les conditions météorologiques et les phases lunaires.
À noter également que l'Habaxumar utilise traditionnellement une heure différente ou en quelque sorte décalé, où la journée commence à 6 h du matin selon le système international (ainsi, 1 heure Habaxumarienne correspond à 7 h sur une horloge internationale), même si l'heure internationale est aussi couramment comprise, notamment dans les grandes villes et les contextes internationaux.

Pour faire plus simple, dans l'empire d'habaxumar, deux calendriers coexistent :
-Le calendrier Habaxumarien (de son nom long Yä'Ityop̣p̣ya Zämän ou Yä'Ityop̣p̣ya Aqoṭaṭär selon le contexte) c'est celui qui est largement utilisé dans la vie quotidienne. Il comporte 13 mois plus précisément 12 mois de 30 jours et un 13ᵉ mois, appelé Pagumé, de 5 jours (6 les années bissextiles).
Le calendrier Habaxumarien est actuellement environ 7 à 8 ans en retard sur le calendrier grégorien.
Aussi, le Nouvel An Habaxumarien (Enkutatash) tombe généralement le 11 septembre (ou le 12 septembre avant une année bissextile grégorienne).
-Le calendrier grégorien est également utilisé, surtout pour les relations internationales ; les voyages et les vols ; les affaires avec l'étranger et certains documents officiels et les échanges avec les organisations internationales. (cela pour simplifié les échanges et uniformisé les rendez vous notamment)

Voici un aperçus simplifier du calendrier Habaxumariens avec les mois, leurs noms (amharique/translittération) et la correspondance approximative grégorienne :
1-Meskerem/Mäskäräm (መስከረም) Septembre – Octobre
2-Tikimt/Teqemt (ጥቅምት) Octobre – Novembre
3-Hidar/Hedar (ህዳር) Novembre – Décembre
4-Tahsas/Tahesas (ታኅሣሥ) Décembre – Janvier
5-Tir/Ter (ጥር) Janvier – Février
6-Yekatit/Yäkatit (የካቲት) Février – Mars
7-Megabit/Mägabit (መጋቢት) Mars – Avril
8-Miyazia/Miyazya (ሚያዝያ) Avril – Mai
9-Ginbot/Guenbot (ግንቦት) Mai – Juin
10-Sene/Säné (ሰኔ) Juin – Juillet
11-Hamle/Hamlé (ሐምሌ) Juillet – Août
12-Nehase/Nähasé (ነሐሴ) Août – Septembre
13-Pagume/Pagumén (ጳጉሜ) 5 ou 6 jours en septembre


La musique :

De part la taille du territoire et surtout de ses peuples, la musique Habaxumarienne est extrêmement diversifiée, chacun des 80 peuples du pays possédant ses propres particularités. Les influences sont multiples et incluent la liturgie chrétienne et musulmane aussi la musique Habaxumarienne utilise souvent un système modal unique pentatonique, caractérisé par des intervalles prolongés entre certaines notes.
Bien que la musique ait été grandement influencé par la chrétienté, il y a eu un développement de musique islamique appelée manzuma initialement chantée en amharique qui s'est étendue sur plusieurs régions où elle est maintenant chantée en oromo et en amharique.

Sur les plateaux du pays, la musique traditionnelle est jouée par des musiciens itinérants dénommé les azmaris qui sont considérés à la fois avec curiosité (y compris légère suspicions) et respect dans la société Habaxumarienne.
La musique des hauts plateaux utilise un mode unique appelé qenet, basé sur quatre modes principaux qui sont tezeta, bati, ambassel, et anchihoy. Trois modes supplémentaires peuvent être considérés comme des variations comme letezeta mineur, bati majeur et bati mineur.

Certains morceaux prennent le nom de leur qenet, tel que le tezeta, un chant de nostalgie. Accompagné d'instruments traditionnels, ces modes sont généralement non tempérés, mais joués sur des instruments tels que le piano et la guitare aussi ils utilisent le système d'accord tempéré occidental.
La musique des hauts plateaux est généralement homophonique ou hétérophonique. En dehors, certaines sont polyphoniques même si il n'y a pas de rupture nette et des mélanges plus ou moins marquée existe d'autant plus avec les nouveaux moyens de communications et de transmissions

Pour la musique Habaxumarienne, les principaux instruments traditionnels sont le masenqo (luth), le krar (lyre), la washint (flûte), le begena (harpe), le kebero (double tambour), le cistree et le tom (chez les Anuaks).
Dans la tradition populaire, l’azmari, chanteur et musicien Habaxumarien (s'apparantant à un barde), homme ou femme sont doués pour chanter des vers en s'accompagnant d'une masenqo ou d'un krar.

Au sein de L'Église orthodoxe tewahedo, la musique liturgique emploie le tsenatsel (un sistre). Historiquement, les églises rurales utilisaient le dawal, un genre de bâton fait de pierre ou de bois. Les falashas(ou beta juifs) utilisent un petit gong appelé le qachel pour accompagner les chants liturgiques.
Le toom est un idiophone (famille des instruments à percussions) fait de lamelles métalliques, est utilisé chez les Nuers, Anuaks, Majangirs, Surmas et autres groupes nilo-saha.
Le kebero est un large tambour utilisé dans la musique liturgique orthodoxe tewahedo aussi Le nagarit est joué avec un bâton courbé qui est en principe utilisé lors de cérémonies laïques alors qu'il a une fonction liturgique chez les falashas. Les Gouragués et d'autres peuples du Nord jouent fréquemment de l'atamo qui est un petit tambour parfois fait d'argile.

Tout c'est instrument de musique sont aujourd'hui protégé au sein du pays à la fois pour leurs valeurs historique et culturel même si la modernisation apporte avec lui des instruments modernes qui concurrence les instruments traditionnels.

Les Sports :

Au sein de l'empire d'Habaxumar, bien que tout les sports soient pratiqué et autorisé, il y à surtout deux sports qui sont très populaire (en enlevant les sports traditionnels) l'athlétisme et le football.
Entre les deux, le sport le plus populaire est l'athlétisme dans lequel l'habaxumar a obtenu de nombreuses victoires dans des compétitions internationales. Avec quelques-uns des meilleurs coureurs de fond et demi-fond du monde au cours de l'histoire des jeux, d'ailleurs l'athlétisme est tellement populaire que le pays organise le Talaku ye-Ityop’ya Ruča (la plus importante course du pays et un événement international) qui est un marathon regroupant plusieurs milliers de coureurs et qui se déroule à Gora Negash. Des plus petites existe un peut partout dans le pays au cours de l'année et le plus souvent organisé par les régions où villes.

Le Talaku ye-Ityop’ya Ruča regroupe Les plus grands coureurs et coureuses du pays qui veulent y participer et la course est ouverte à la population. À l'origine, la course est conçue comme une plate-forme visant à populariser des campagnes de prévention et à promouvoir l'image de l''Habaxumar.
Après le succès de la première course, une association à but non lucratif est fondée d'ailleurs l'événement à tellement de succès que l'édition de 1995 a réuni 40 000 coureurs, celle de 1998 en à réuni 45 000 et celle de 2005 en à réuni 50 000.

Le deuxième, à savoir le football reste un sport populaire au quotidien en Habaxumar même si L’équipe nationale de football surnommé les « Walia Ibex » n'obtient pas des résultats très probants depuis de nombreuse année. Au niveau national, il existe deux principales compétitions le championnat d'Habaxumar de football et la coupe du Negest de football.

Les coiffures :

L'art habaxumarien est également un art corporel, dans lequel les coiffures occupent une place particulièrement importante dans la société. Les coiffures, qu'elles soient traditionnelles ou plus contemporaines, sont très variées et jouent un rôle essentiel dans la vie sociale, culturelle et historique des différents peuples du pays. Elles ne servent pas uniquement à embellir, mais permettent également d'exprimer l'identité, le statut social et les traditions.

Les coiffures traditionnelles de l'Habaxumar occupent une place importante dans la vie quotidienne et culturelle des différentes communautés du pays. Elles varient selon les régions, les ethnies, l'âge, le sexe et les coutumes locales. Elles constituent ainsi un puissant marqueur de l'identité culturelle, permettant d'identifier visuellement l'appartenance à une ethnie, une région ou une communauté. Habituellement transmis de génération en génération, il est aussi transmis par les coiffeurs mais aussi les ouvrages ou les émission.
Au quotidien, les coiffures permettent d'affirmer cette appartenance tout en mettant en valeur la beauté et les traditions locales. Les séances de coiffure, qu'elles aient lieu au sein de la famille où les techniques sont souvent transmises de génération en génération ou dans un cadre plus collectif, constituent des moments de partage et de convivialité. Elles rassemblent principalement les femmes, bien que les hommes y participent également dans une moindre mesure, favorisant ainsi les échanges et le renforcement des liens sociaux.

Les coiffures sont également un moyen d'exprimer le statut social. Certaines permettent d'indiquer si une personne est célibataire, mariée ou occupe un rôle particulier au sein de la communauté. Toutefois, il serait réducteur de ne voir les coiffures que comme des marqueurs ethniques ou culturels. Elles représentent aussi un idéal de beauté, en particulier féminine, ainsi qu'une forme d'expression de l'estime de soi, de l'élégance et du soin apporté à son apparence.

Lors des fêtes, des mariages, des cérémonies religieuses ou des célébrations traditionnelles, les coiffures deviennent encore plus élaborées et visuellement belle. Elles sont réalisées avec un grand soin (pouvant prendre des heures) et sont souvent accompagnées de bijoux, d'accessoires, de voiles ou d'autres ornements. Une coiffure de cérémonie peut symboliser le passage à une nouvelle étape de la vie comme le mariage affilié plus tard aux enfants ou l'entrée dans l'âge adulte par exemple.
Elle témoigne également du respect des traditions et de la fierté envers un héritage culturel auquel la population est profondément attachée.

Ainsi, les coiffures habaxumariennes constituent un véritable langage culturel. Elles permettent d'exprimer l'identité, l'âge, le statut social, la beauté, l'appartenance à une communauté, les croyances ainsi que les différentes étapes de la vie, faisant d'elles un élément essentiel du patrimoine culturel du pays.


Bien que de multiple coiffure existe en constituant un véritable patrimoine culturel, ont peut identifier, le plus souvent par les ethnies les principales coiffures de l'Habaxumar :
-Les tresses traditionnelles sont très répandues/les plus courantes chez les femmes, elles sont réalisées avec des motifs plus ou moins fins et complexes tout en pouvant être portées au quotidien ou lors de cérémonies. Chaque ethnie possède ses propres styles de tressage.

-Pour les coiffures des Oromo, les femmes arborent souvent de longues tresses fines, qui peuvent être décorées de perles, de coquillages ou de bijoux. Ces coiffures reflètent souvent l'identité culturelle et l'âge

-Pour les coiffures des Amhara, elles sont composées de tresses élégantes et soignées, très populaire lors des cérémonies religieuses, des mariages ou des fêtes. Elles sont fines, symétriques et souvent rassemblées vers l'arrière

-Pour, les coiffures des Tigréens (ou Tegaru), elles ressemblent à celles des Amhara, mais présentent des motifs de tressage propres à la région du kilil Tigrāy. Des tresses fines et bien dessinées, souvent réalisées avec beaucoup de précision. Elles sont fréquemment ornées de bijoux ou d'accessoires lors des grandes célébrations.

-Pour les coiffures des Hamar, les femmes sont célèbres enduisent leurs cheveux d'un mélange d'ocre rouge et de beurre, puis les façonnent en mèches épaisses caractéristiques de leur identité culturelle. Cette coiffure est un symbole de beauté, de tradition et d'appartenance à leur communauté.

-Pour les coiffures des Afar, les femmes portent souvent des tresses épaisses, parfois ornées de bijoux traditionnels, tandis que les hommes ont généralement les cheveux courts ou tressés selon les coutumes locales.
Les hommes et les femmes portent des coiffures simples, composées de tresses ou de cheveux soigneusement entretenus, adaptées au climat chaud et aux traditions locales.

Aujourd'hui, avec l'urbanisation, la mondialisation et l'influence de la mode internationale, de nombreux Habaxumarien adoptent également tout type de coiffures modernes. Toutefois, les coiffures traditionnelles et l'art corporel restent profondément ancrés dans la culture du pays. Ils sont toujours mis à l'honneur avec un grand attachement lors des cérémonies, des festivals, des mariages, des événements culturels ou dans la vie quotidienne. Ces pratiques représentent un patrimoine vivant qui témoigne de la richesse, de la diversité et de l'histoire des peuples Habaxumariens. Elles constituent ainsi un élément essentiel de l'identité culturelle de l'empire et continuent d'être transmises aux nouvelles générations.
Haut de page