19/07/2020
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Arénapédia - L'encyclopédie historique
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A
• Abondance hydrique | 1314 ap. J.-C.
Amad III
Arénisme
• Attentats de la Milice de 53 | 1953 à 1955
C
• Cité du Désert
B
D
Dynastie pluvienne
• Dynastie saevienne
• Domination sous le Sultanat Azuréen | 1500 à 1802
E
• Ère d'influence Islamique | 680 à 1500
F
G
• Ghetto Kamiste
• Grande Crise de l'Eau | 1312
• Grands Oracles
H
---I
J
K
• Kamisme
L
M
N
Numa
Numa II
Numa III
Numa IV
O
• Oracles
P
Philis et le Prince Numa
• Piraterie
• Prince
---Q
R
• Rhêmo-Kamien
S
T
Tyra II et Numa IV
Tyra III
Tyra IV et Amad III
U
V
W
V
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X
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Informations

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Philis et Numa
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Le couple formé par Philis et Numa, ou couple Numa, correspond aux deux fondateurs de la Cité du Désert, époux l'un de l'autre selon les coutumes arénistes. Philis détient l'autorité divine, tandis que le prince Numa représente l'autorité humaine.

La légende veut que le couple ait sauvé une tribu nomade des tempêtes de sable en leur indiquant le seul abri sûr de tout le désert centre-afaréen. La petite grotte taillée dans la roche, lieu d'une source, « présage confié à Philis par le ciel », se serait alors imposée comme point de passage fondamental dans l'acheminement des marchandises d'une part et d'autre du continent. Seul endroit préservé du climat particulièrement aride, l'endroit, trop petit, aurait alors progressivement accueilli des bâtiments de terre cuite puis de pierre, prenant peu à peu la forme d'une cité.

L'existence du couple Numa n'est cependant pas formellement attestée, quoique plusieurs experts pensent qu'ils auraient pu exister à des dates cohérentes avec celles des écrits antiques. De nombreuses informations historiques, telles que leurs dates de naissance, sont encore manquantes à ce jour. De nombreux travaux de recherche archéologique sont en cours afin de déterminer avec davantage de précision ce qui relève de la légende et ce qui relève du fait historique. Pour l'heure, la communauté scientifique ne connaît pas de consensus à ce sujet.

La prophétesse Philis [ modifier | modifier le code ]

Philis, parfois désignée sous le pseudonyme de « Prophétesse », serait originaire de Nazum mineur. Quelques sources, principalement arabes, parlent d'une esclave achetée par des marchands afaréens puis affranchie pour épouser Numa. Le fait que peu de traces, contemporaines ou postérieures, parlent ainsi de Philis s'explique par la divinisation dont elle a été l'objet, empêchant probablement de la dépeindre dans la réalité de ce qu'elle a été.

En effet, l'exploit accompli par Philis, elle qui a guidé, « inspirée par les dieux », une tribu nomade vers un refuge d'où jaillissait une source d'eau, a vraisemblablement suscité une adoration spontanée des populations arénistes. Le palimpseste funèbre dans le Mausolée de Philis, « Elle appelait les dieux, qui lui répondaient d'une seule voix », illustre également une nouvelle dynamique confessionnelle. Les travaux archéologiques permettent de déterminer que les dieux n'étaient plus considérés dans leur individualité, ayant chacun leur histoire propre, mais collectivement, et que les temples ne servaient qu'à honorer « les dieux » comme une entité désormais unique.

Tandis que les tribus arénistes sont en constante rivalité pour les ressources naturelles sur fond de préférences religieuses, élaborer un culte de l'ensemble des divinités comme s'il ne s'en agissait que d'une permet à ce qui s'apparente à un hameau de rester en dehors des conflits, chacun ayant par ailleurs besoin de ce lieu pour effectuer la traversée du désert. Plusieurs tribus viennent d'ailleurs se greffer à la cité naissante.

Philis meurt finalement en accouchant de son unique enfant : le prince Numa II. Son décès, superposé à la naissance de son fils, en fait la continuité spirituelle attendue. Il incarnera alors le pouvoir religieux jusqu'à la fin du règne de son père et durant le sien.

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Couple Numa FR

Couple Numa

Règne

Titres : Souverains de la Cité du Désert, co-princes
Dynastie : Pluviens
Dates : De -180 à -132
Prédécesseur : Aucun
Successeur : Numa II

Biographie

Naissance de Philis : Inconnue
Origine de Philis : Nazum mineur (supposé)
Naissance de Numa : Inconnue
Origine de Numa : Désert aréniste


Le prince Numa [ modifier | modifier le code ]

Le prince Numa serait, originairement, un marchand de café. Face au miracle accompli par sa femme, laquelle est désormais adorée, il se décide à coordonner le passage des tribus.

Les bâtiments datant supposément de leur vivant font état d'un écart considérable entre la place de Philis et de Numa. Le rôle du Prince Numa était en vérité tout à fait mineur, se bornant au caractère de propriétaire des lieux, sans pour autant se prévaloir de la véritable qualité de dirigeant. En effet, s'il est bien célébré comme premier prince de la cité, il y a fort à parier qu'une telle fonction lui ait été attribuée par son fils, Numa II, afin de légitimer son propre pouvoir.

Le prince Numa est le premier représentant de la dynastie des Pluviens. On doit ce surnom au fait qu'il appartenait à une minorité d'arénistes préférant vénérer les divinités de l'eau, a fortiori de la pluie, plutôt que celles du désert. Cela peut sembler paradoxal, puisque c'est justement les tribus plaçant le sable au cœur de leurs croyances qui ont forgé le terme d'« arénisme ».

En arénologie, le plus courant est de qualifier Numa de « prince », tandis que sa qualité officielle était « co-prince ».
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Arénisme
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L'arénisme est variablement défini comme une population issue du désert afaréen ou comme un mouvement confessionnel. Fondé vers -1500 avant notre ère avec pour base un vaste panthéon, il voit la légitimité princière sur la Cité du Désert, en -180, appuyer la présence d'un divin unitaire, en faisant le premier monothéisme.

Aujourd'hui, si l'arénisme perdure, majoritairement au sein de la Cité du Désert, la population diasporique se réclamant d'origine aréniste demeure importante.

Les experts s'accordent à dissocier le mouvement spirituel qu'est l'arénisme du monde culturel qui lui est lié. On parle, dans ce second cas, d'Arénisme, avec une lettre capitale.

Le terme « arénisme » est dérivé du latin, langue parlée vraisemblablement par les élites politiques de la Cité. Il provient de arena, qui signifie « sable », en référence, évidemment, à l'environnement que connaissent les arénistes au cœur du désert. C'est là le terme employé, d'ailleurs, par les populations elles-mêmes, venant remplacer les locutions « indigènes du désert » et « mythologie du désert », développées en ethnologie à partir du XIXe siècle, deux éléments de vocabulaire particulièrement critiqués par les associations de défense des intérêts du peuple aréniste.

L'arénisme connaît une summa divisio entre deux branches confessionnelles. La première est l'arénisme classique, qui se distingue par le fait d'être présent dans plusieurs coins de l'Afarée. La seconde, en revanche, est bien moins répandue, puisqu'elle se borne quasiment aux frontières du Ghetto kamiste depuis le schisme. Les kamistes sont de nature à vivre en communauté très fermée, prêchant une dévotion maximale envers le souverain de la Cité, pensant qu'il s'agit réellement d'une divinité.

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Arénisme FR
Consortio arenae LA

L'Arénisme
Présentation
En français : Arénisme
En latin : Consortio arenae
Principales branches religieuses :
- L'arénisme classique
- Le kamisme

L'arénisme durant la période post-citadine [ modifier | modifier le code ]

Avant la fondation de la Cité du Désert par le couple formé par Philis et Numa, les tribus arénistes vivent de façon éparse et nomade. Les populations se rencontrent donc, se croisent génétiquement, mais partagent également leur culture. La langue et la confession deviennent les bases d'un sentiment communautaire nouveau. Si des rites communs sont observés, comme des sacrifices hydriques, au nom des mêmes divinités, des affrontements religieux existent tout de même. Bien que partageant un panthéon relativement analogue, les populations développent des préférences parmi les divinités, qui connaissent par ailleurs diverses déclinaisons locales.

Le Prince Numa, fondateur de la Cité du Désert aux côtés de son épouse, Philis, appartient, à titre d'exemple, aux minorités célébrant les divinités de l'eau, et plus particulièrement de la pluie, tandis que, paradoxalement, ce sont celles du désert que l'histoire a retenues, avec le terme « arénisme ».

La révolution monothéiste [ modifier | modifier le code ]

La révolution monothéiste désigne ce changement de paradigme inconscient de la part des populations qui, vénérant la somme des dieux comme une entité unitaire, en viennent à concevoir leur culte de manière analogue à un monothéisme. Ce bouleversement n'est cependant pas soudain : c'est une progression qui débute avec Philis dès la fondation de la cité et s'achève environ en COMPLÉTER.
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L'influence islamique sur la civilisation aréniste [ modifier | modifier le code ]
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Numa II
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Le prince Numa II est le souverain de la Cité du Désert de -132 à -120. Membre de la dynastie pluvienne, il descend de Philis et du prince Numa, tous deux fondateurs de la cité. Ces liens de parenté lui permettent tout d'abord de revendiquer l'autorité divine, dont il apparaît comme le successeur légitime, sa mère étant décédée en lui donnant la vie. Son rôle est donc avant tout religieux, jusqu'à la mort de son père, où il prend également en charge les affaires de la Cité.

Son éducation religieuse est assurée par son père durant les derniers instants de sa vie. Les écrits d'époque parlent également d'un poète qui aurait été son mentor, contribuant à son instruction philosophique et artistique. Numa II n'apparaît cependant pas comme un intellectuel ou un artiste pour ses contemporains, qui préfèrent voir en lui un souverain plus conforme à l'idée traditionnelle que l'on s'en fait.

Le règne de Numa II est particulièrement marqué par l'affirmation d'un pouvoir princier dont les compétences rivalisent désormais avec celles des tribus. Si la cité n'était envisagée jusqu'alors que comme un lieu d'habitation, sinon un refuge pour les marchands, l'organisation régalienne était absente. De même, aucune fiscalité n'était imposée. Numa II est cependant peu enclin, à l'image de toute sa dynastie, à se reposer sur le caractère divin de son autorité. Les vols en série et massacres commis par des brigands, que les sources rattachent tant au caractère banal de la vie dans le désert qu'à une possible commande par le prince, justifient de lever une garde chargée d'assurer la protection de la Cité.

Numa II décède en -120, laissant son trône au fils que Tyra a eu de lui, Numa III. On attribue généralement sa mort à une maladie naturelle, une perforation d'un ulcère gastrique ou une pancréatite aiguë, trouvant leur origine, sans doute, dans une surconsommation d'hellébore, une plante médicinale.

Un régime davantage autoritaire qu'il n'est théocratique [ modifier | modifier le code ]

La Cité du Désert, sous Numa II, ne correspond pas véritablement à une théocratie. Les traces demeurant de son règne ne rendent en effet pas compte d'une mise en avant du caractère religieux de sa fonction. Le spirituel et le politique se côtoient, il est vrai, comme dans l'ensemble des grands régimes antiques ; pour autant, Numa II mise sur son lien de parenté avec son père pour légitimer son pouvoir.

En revanche, l'exercice de ce pouvoir princier ne se déroule pas sans violence. La garde princière, créée initialement afin d'empêcher les pillages, se retrouve bientôt chargée de collecter l'impôt sur l'eau qui permet de la financer, mais également de constituer un véritable trésor. Les tribus, jusqu'alors relativement autonomes, paraissent s'opposer à cela. Si quelques-unes s'exilent, la Cité du Désert reste une étape nécessaire afin de traverser l'Afarée dans sa longueur pour les marchands.

Par ailleurs, des sources postérieures à Numa II relèvent que le prince reste sourd aux protestations et menace les différentes tribus de ne plus leur laisser accéder à la Cité dans l'hypothèse où elles ne lui prêteraient pas allégeance. On dénombre alors une dizaine de communautés se rattachant à la Cité du Désert, simplement afin de pouvoir passer par la cité.

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Numa II FR

Numa II

Règne

Titre : Souverain de la Cité du Désert, prince
Dynastie : Pluviens
Dates : De -132 à -120
Prédécesseur : Prince Numa
Successeur : Numa III

Biographie

Naissance : Inconnue
Origine : Cité du Désert


La sédentarisation, phénomène encouragé par Numa II [ modifier | modifier le code ]

Numa II, conscient du fait que des communautés autonomes ne peuvent se plier à une autorité si elles ne font que transiter par son territoire, décide d'organiser une vaste campagne ayant pour objectif la sédentarisation des populations arénistes. La taxe hydrique sert ainsi à créer quelques espaces et bâtiments communs, comme une place, qui sera plus tard le forum, permettant aux populations d'acheter les denrées nécessaires à un mode de vie exclusivement concentré dans la cité.

Le nom de Numa II perdure surtout pour avoir décidé de constituer un mur autour de la petite cité qui se construit, afin que les bâtiments seuls, parfois vulnérables, ne soient pas ensevelis par le sable lors des tempêtes.

L'allégeance prêtée à Numa II par certaines tribus contribue également à cette dynamique, tantôt le prince ordonnant aux populations de rester afin de participer aux travaux qu'il commande, tantôt les populations choisissant elles-mêmes de s'y installer. Les travaux archéologiques permettent de mettre en lumière des constructions permanentes, mais, bien souvent, celles-ci n'ont pas perduré plus d'une décennie et ont été remplacées par d'autres bâtiments. Cela s'explique par le fait que les matériaux nécessaires à la construction de logements étaient tous importés, se révélant donc à la fois coûteux et rares.
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Numa III
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Le prince Numa III est le souverain de la Cité du Désert de -120 à -95. Il est le fils de Numa II et de Tyra. Il fait partie de la dynastie des Pluviens, fondée par son grand-père, le Prince Numa, fondateur de la Cité, et achevée par ses sucesseurs, Numa II et Tyra.

La date de naissance exacte de Numa III n'est pas connue, comme pour la plupart des premiers souverains de la Cité. Cette information semble en effet mineure aux yeux des contemporains, parallèlement aux dates de règne des princes. Ces questions sont donc sources de débats et de controverses historiographiques complexes et anciens.

Arrivant sans véritable éducation princière, il conserve le trône tandis que sa mère exerce le pouvoir sur la Cité du Désert. Cela se fait remarquer, et le prince Numa III acquiert ainsi le surnom qui perdurera dans l'histoire de « prince-fils ». Le règne de Numa III se déroule dans l'entière continuité de celui de son père, poursuivant ses grands travaux, comme l'érection du premier mur d'enceinte de la ville. Il ne prend aucune mesure particulière concernant la sédentarisation des populations.

Le Prince Numa III épouse finalement l'une des jeunes servantes de sa mère, bien que des sources d'époque la disent déjà mariée à un autre et la nomment Lupa — soit prostituée en latin —, et lui donne deux enfants : Tyra II et Numa IV. Conformément à son testament, dont Tyra veillera à ce qu'il soit régulièrement appliqué, ses enfants dirigeront ensemble la cité à la mort de leur père.

Exercice du pouvoir par Tyra [ modifier | modifier le code ]

Tyra, la mère de Numa III, exerce en réalité le pouvoir princier. Aucune trace historique n'atteste cependant d'une contestation de la part du souverain, lequel ne sera jamais poussé à l'abdication par sa mère.

Plusieurs mesures sont prises par Tyra, qui établit une véritable caserne de la Garde princière. D'après les carnets tenus par son fils, c'est d'ailleurs elle-même qui relève les troupes. Elle prend cependant soin de laisser d'autres prérogatives à Numa III, comme le pouvoir de prononcer des mises à mort, quoique nous n'en ayons trace que d'une seule durant son règne. Cela peut s'expliquer par le fait que, selon les carnets du prince, « [Tyra] est particulièrement pieuse, et tient à ce que ses agissements correspondent aux exigences de la prophétesse », dont Numa III est l'unique descendant.

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Numa III FR

Numa III

Règne

Titre : Souverain de la Cité du Désert, prince
Dynastie : Pluviens
Dates : De -120 à -95
Prédécesseur : Numa II
Successeurs : Numa IV et Tyra II

Biographie

Naissance : Sujet à controverse
Origine : Cité du Désert
On sait que Tyra n'a cependant pas hésité à lever des impôts unilatéralement. La taxe hydrique est augmentée, tandis que des biens comme l'urine voient leur fiscalité naître. La légende raconte que Numa III se serait opposé à cette taxe, la jugeant immorale et indigne de la famille princière, ce à quoi Tyra aurait répondu que « l'argent n'a pas d'odeur ». Cet impôt a par ailleurs connu une certaine impopularité, conduisant à la révolte des blanchisseuses.

La récolte de l'impôt est cependant rendu difficile face à la multiplicité des monnaies locales. C'est alors Tyra qui choisit la monnaie utilisée traditionnellement par la tribu dont est originaire le Prince Numa, et en effet la devise officielle de la Cité du Désert. Numa III est alors le premier prince de la cité à avoir des pièces frappées à son effigie.

La révolte des blanchisseuses [ modifier | modifier le code ]

La révolte des blanchisseuses intervient en -102, alors que la taxe sur l'urine est proclamée par Tyra. En raison de la forte teneur en ammoniac de la vieille urine, celle-ci était utilisée pour laver le linge. Il s'agissait alors d'un bien indispensable. Or, le montant de l'impôt imposé par Tyra rendait impossible son acquittement pour de nombreux foyers. Les blanchisseuses, premières touchées car ne pouvant alors plus exercer leur profession, cherchent alors à s'introduire dans les armureries de la Garde princière. Tandis que certaines sont tuées, celles arrêtées sont finalement graciées par Numa III, qui réduit considérablement le montant de la taxe à l'origine des protestations. Les sources s'accordent cependant à dire que Numa III aurait consulté sa mère avant de prendre une telle décision.

La révolte des blanchisseuses apparaît comme le premier soulèvement populaire de la Cité du Désert. Guidée par des femmes, et obtenant de fait la réduction d'un impôt injuste, elle servira d'inspiration à d'autres mouvements historiques, mais également à la dynastie saevienne.

Numa III, une source historique précieuse [ modifier | modifier le code ]

Si le règne de Numa III n'a pas marqué une révolution dans la façon de diriger la Cité du Désert, ses carnets personnels, dont des fragments ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques, ont permis de mieux comprendre les modes de vie au sein de la cité à cette époque.

Plusieurs phrases extraites de ses carnets ont par ailleurs été retrouvées gravées à l'intérieur du Mausolée de Philis. Il s'agit notamment de passages concernant des questionnements sur la façon de diriger, la justice et la création de l'homme.
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Tyra II et Numa IV
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Les co-princes Tyra II et Numa IV sont les souverains de la Cité du Désert de -95 à -60. De la même fratrie, descendants de Numa III et de Lupa, ils sont les derniers représentants de la dynastie des Pluviens. Tyra II est l'aînée de Numa IV et est donc la seule pouvant transmettre le pouvoir à sa descendance, les curatores s'opposant à la division de la cité.

Leur règne se distingue par la création d'une organisation politique nouvelle de la cité par le Concile des curatores, qui perdurera durant des siècles. Cela entérine un ordre social nécessaire à la prospérité de la Cité du Désert.

Tyra II et Numa IV sont finalement contraints à l'abdication en faveur de Tyra III, en -60. Ayant donné naissance à un enfant, Amad II, indispensable à la stabilité sociale de la cité, et disposant du soutien de la Garde princière, cette passation de pouvoir ne voit pas le sang couler. Le couple princier est cependant sommé de ne pas quitter le territoire du désert et est surveillé en permanence, afin qu'aucun autre enfant ne puisse venir contester la légitimité de Tyra III, dont le peuple réprouve la conduite.

Le Concile des curatores [ modifier | modifier le code ]

Dès l'arrivée sur le trône de Tyra II et Numa IV, les tribus contestent la légitimité des décisions prises par leurs prédécesseurs. S'il est dans un premier temps envisagé de recourir à la Garde princière, ce moyen est écarté, par crainte d'une guerre civile.

En -91, une vaste conspiration est révélée. Des proches de la famille princière qui y étaient impliqués sont condamnés au suicide forcé. Des membres importants de certaines tribus étant également concernés, et la Garde princière opère une dure répression. La tribu kamiste, l'une des premières à s'être sédentarisée, soutient l'action princière et ordonne aux jeunes hommes de rejoindre sa garde, même si la majorité des communautés arénistes s'opposent à la répression.

Tandis que les co-princes sont la cible d'une seconde tentative d'assassinat deux ans plus tard, les chefs de toutes les tribus sont convoqués par Tyra II et Numa IV. Les deux souverains affirment qu'ils maintiendront les taxes en l'état, mais offriront aux tribus une autonomie plus grande dans leur propre gestion. Les biens appartenant aux membres d'une communauté et le recensement dans les tribus relèvent dès lors du domaine de leur chef, auquel est donné le titre de curator.

Les curatores sont également consultés avant la levée de tout nouvel impôt. Leurs prérogatives touchent, en définitive, à l'état civil, au patrimoine privé et à la fiscalité. Il leur est également possible de décider d'une taxe propre à leur tribu.

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Tyra II et Numa IV FR

Tyra II et Numa IV

Règne

Titres : Souverains de la Cité du Désert, co-princes
Dynastie : Pluviens
Dates : De -95 à -60
Prédécesseur : Numa III
Successeur : Tyra III

Biographie

Naissance de Tyra II : -117
Origine de Tyra II : Cité du Désert
Naissance de Numa IV : -113
Origine de Numa IV : Cité du Désert

Acceptation du Concile des curatores [ modifier | modifier le code ]

Le Concile des curatores est salué par la majorité des tribus, qui cessent de contester l'autorité princière. La tribu kamiste est la seule à refuser le titre de curator pour son chef, jugeant que la décision des co-princes va à l'encontre de la volonté de Philis. Certains régiments de la Garde princière, composés exclusivement de kamistes, vont alors perpétrer des exactions contre les commissaires chargés de percevoir les taxes tribales. En représailles, certaines rues sont interdites aux populations kamistes.

Face à ces tensions communautaires, les co-princes ne se prononcent pas. Cette attitude est dénoncée à la fois par les kamistes, qui forment la tribu la plus nombreuse, mais également par les autres communautés, qui dénoncent les crimes commis par la garde.

L'abdication des co-princes [ modifier | modifier le code ]

Face au mécontentement des communautés, Tyra II et Numa IV sont contraints à l'abdication. Conscients du caractère critique de la situation, les souverains y consentent sans que le sang soit versé. La fille unique de la co-princesse, nommée Tyra III, accède alors au trône, peu de temps après avoir accouché de celui qui sera connu sous le nom d'Amad II.

Tyra III interdit alors à Tyra II et à Numa IV de quitter la cité, de crainte que d'autres de leurs enfants puissent venir se réclamer d'eux et chercher à conquérir le trône. En effet, Tyra III sait que les tensions sociales que connaît la Cité du Désert sont de nature à pouvoir amener à sa destitution. Son règne entier s'inscrira dans cette crainte, qui marquera le début d'une nouvelle dynastie.

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Dynastie pluvienne
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La dynastie pluvienne s'étend de la fondation de la Cité du Désert par Philis et le Prince Numa en -180 à la double abdication de Tyra II et Numa IV en -60. Elle fut marquée par l'essor de la Cité du Désert dans un premier temps, laquelle connaît par ailleurs l'érection de ses premiers remparts. Cependant, dans un second temps, la contestation interne des réformes et les tensions communautaires ont amené l'exercice du pouvoir à se transformer considérablement.

Durant la dynastie pluvienne, la Cité du Désert n'a connu aucun rapprochement significatif avec des puissances étrangères.

Cela se distingue donc clairement de la conception occidentale de la dynastie, laquelle est ici plus parlante en termes de compréhension de la civilisation aréniste, mais également davantage symbolique. Il convient également de noter que des débats historiographiques ont pu exister quant à l'existence de micro-dynasties. Toutefois, ces dynasties étaient bien concrètes pour les arénistes, dont les souverains s'en réclamaient et inscrivaient l'ensemble de leurs actions dans ce sens.

On peut également questionner le fait de classer Philis chez les Pluviens. En effet, si, chronologiquement, cela semble cohérent, les arénistes considéraient, quant à eux, que la prophétesse faisait partie intégrante de l'ensemble des dynasties simultanément.

La conception de dynastie chez les arénistes [ modifier | modifier le code ]

Le souverain de la Cité du Désert est également descendant de la prophétesse Philis. À ce titre, la lignée est spirituelle avant d'être humaine. On entend alors, en arénologie, le concept de dynastie comme la transmission d'un héritage politique et religieux. Une rupture dynastique intervient alors non lorsque la lignée est coupée, mais bien lorsque la façon d'exercer le pouvoir et le rapport au divin, les deux à la fois, connaissent des recompositions majeures.

Philis et le Prince Numa (-180 à -132) [ modifier | modifier le code ]

Philis et le prince Numa fondent la Cité du Désert en -180. À l'origine, c'est Philis qui trouve une source dans une petite caverne tandis qu'elle cherche un refuge avant une tempête de sable. Convaincue qu'elle a été guidée par les dieux, et affirmant elle-même entendre des voix, elle est vite vénérée par les tribus arénistes. Peu à peu, elle cesse de parler d'une pluralité de dieux pour mentionner la divinité comme un élément unitaire, actant le glissement vers le monothéisme.

Le Prince Numa est, quant à lui, souverain : il partage le pouvoir avec sa femme, se chargeant principalement des affaires politiques alors qu'elle assume d'importantes charges confessionnelles.

Numa II (-132 à -120) [ modifier | modifier le code ]

Le prince Numa II laisse de côté le caractère divin de son règne et encourage la sédentarisation des populations arénistes, convaincu que cela seul permettra à la Cité du Désert de s'affirmer en tant qu'État. Il emploie la violence comme arme politique, et son usage lui donne raison. C'est à lui que nous devons le premier mur de la Cité du Désert. Il est également à l'origine de la Garde princière et du premier impôt de la cité : la taxe hydrique.

Numa III (-120 à -95) [ modifier | modifier le code ]

Le règne de Numa III est largement organisé par sa mère, Tyra, qui prend toutes les décisions majeures afin de maintenir la cité à flot. Elle prend en charge tant les aspects militaires qu'économiques, augmentant considérablement les taxes. Celle sur l'urine, en fin de compte, provoque un soulèvement populaire, appelé « révolte des blanchisseuses ». Celles-ci tentent de s'emparer de l'armurerie de la Garde princière, sont arrêtées, puis finalement graciées.

Tyra II et Numa IV (-95 à -60) [ modifier | modifier le code ]

C'est dans un contexte social et politique particulièrement tendu que débute le règne de Tyra II et Numa IV, en -95. Le pouvoir princier n'étant plus soutenu par les tribus arénistes, et les co-princes étant l'objet de complots, ils organisent le Concile des curatores. Celui-ci donne davantage de pouvoir aux tribus, garantissant que la cité n'interfère pas dans leurs affaires intérieures. Si le concile est majoritairement approuvé, la tribu kamiste, largement engagée dans la Garde princière, refuse que son chef soit nommé curator et commet des exactions contre les dignitaires de communautés adverses. Tyra II et Numa IV refusent de s'exprimer à ce sujet, position critiquée de part et d'autre. Ils finissent par abdiquer en faveur de Tyra III, fille de la co-princesse.

Sources principales durant la dynastie pluvienne [ modifier | modifier le code ]

Deux sources d'époque principales permettent de renseigner les historiens sur la civilisation aréniste durant la dynastie pluvienne. Les écrits du mentor de Numa II et les fragments des carnets personnels de Numa III constituent des éléments textuels cruciaux pour comprendre la fondation de la Cité du Désert.

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Tyra III
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La princesse Tyra III est née en -83 et morte en -23, passant l'entièreté de sa vie dans la Cité du Désert. Elle est la première représentante de la dynastie des Saeviens. Elle est la première femme à diriger seule la cité. Son règne est marqué par sa cruauté, son manque de compassion et l'écrasement de toutes les rébellions qui se sont dressées face à elle.

Dès son arrivée au pouvoir en -60, elle se montre désireuse de ne pas le partager avec son mari, Amad, auquel elle a été mariée de force. Bien que fils d'un curator, elle lui fait crever les yeux et ordonne qu'on le pende devant son palais. Si les curatores sont choqués, Tyra III s'exprime devant le peuple, affirmant l'avoir condamné pour corruption. Étonnamment, les sources s'accordent à dire que le discours de la princesse aurait été salué par la foule, expliquant par là l'absence de soulèvement organisé par les chefs des tribus dans un premier temps.

Parallèlement, elle dilapide le trésor public et délaisse les affaires de l'État. Les servantes sont remplacées par de jeunes hommes qu'elle entretient et qui couchent dans ses appartements. Des bains sont construits sous le palais princier, et la population désapprouve désormais le train de vie luxueux mené par la princesse.

Officieusement, c'est donc finalement son fils qui, dès l'âge de douze ans, se serait chargé de donner aux instructions aux hauts fonctionnaires afin d'éviter que l'argent public ne s'épuise. Tandis qu'une crise sociale entre les communautés perdure depuis le règne de Tyra II et de Numa IV, de nouveaux impôts sont levés en violation du Concile des curatores.

En -54, Tyra III accouche de jumeaux, Tyra IV et Amad III. Elle prétend qu'ils proviennent de son mari, pourtant décédé six ans auparavant. Si la médecine aréniste n'a pas encore permis de déterminer la durée précise durant laquelle une femme est enceinte, les curatores accusent publiquement Tyra d'avoir trompé le défunt Amad, homme avec lequel elle serait mariée devant les dieux. Ils jurent de soutenir l'accession au pouvoir d'Amad II, son aîné. En réponse, la princesse le fait exécuter, dont fait parvenir les membres de son corps aux curatores.

Elle fait également marier ses jumeaux à leurs quinze ans, avant d'être finalement empoisonnée en -23.

Profanation de son tombeau et destruction de ses effigies [ modifier | modifier le code ]

Immédiatement après sa mort, bien que son tombeau fût gardé, la dépouille de Tyra III est incendiée. En parallèle, les monuments construits sous son règne à son image sont détruits spontanément par la population.

On sait également que certains curatores ont interdit l'usage des monnaies frappées à l'effigie de Tyra III au sein de leur tribu.

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Tyra III FR

Tyra III

Règne

Titre : Souveraine de la Cité du Désert, princesse
Dynastie : Saeviens
Dates : De -60 à -23
Prédécesseur : Tyra II et Numa IV
Successeure : Tyra IV

Biographie

Naissance : -83
Origine : Cité du Désert

Un abandon de l'autorité religieuse [ modifier | modifier le code ]

Tout comme ses prédécesseurs, Tyra III ne revendique aucune autorité religieuse. Bien que certaines tribus vénèrent la prophétesse Philis, la plupart honorent leurs dieux suivant des rites arénistes ancestraux. Ce désintéressement de la sphère religieuse dans l'exercice du pouvoir est d'ailleurs commun à l'ensemble de la dynastie qu'ouvre Tyra III, dont elle va par ailleurs apparaître comme la figure de proue.

La dynastie des Saeviens et la place qu'y occupe Tyra III [ modifier | modifier le code ]

Immédiatement après son règne, Tyra III apparaît comme en rupture avec Philis. Sa conduite est jugée contraire aux lois divines, ce qui explique d'ailleurs la crainte de la population. Cependant, c'est justement sur cette image que les autres princesses de la dynastie saevienne vont bâtir la leur. Tyra III, dont les traits seront encore et encore modifiés pour n'en faire qu'une souveraine sanguinaire et redoutée par son propre peuple.

La dynastie saevienne, du latin saevus, qui signifie « cruauté », « sauvagerie » ou encore « fureur », regroupe les princesses de la Cité du Désert de -83 à 120, soit du règne de Tyra III à celui de Tyra VIII. Elle marquera durablement la Cité du Désert par l'affirmation d'un État central en dénégation de responsabilité face à l'ensemble des problématiques sociales et économiques rencontrées par les tribus.

Le nom de la dynastie, originellement employé par les détracteurs des souveraines qui en sont issues, est finalement repris par les princesses comme un moyen de mettre des mots sur la verticalité voulue de leur pouvoir et son absence de limites.

Afin de garder la main sur la couronne, la dynastie recourt à des moyens bien particuliers. La stabilité du régime est notamment due au fait que les souveraines aient systématiquement fait exécuter leurs descendants les plus faibles afin de n'en garder qu'un seul. On peut par ailleurs noter l'augmentation considérable des sommes investies dans la Garde princière, dont les membres ont vu leur solde augmenter considérablement, comme moyen d'acheter une loyauté à toute épreuve.
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Tyra IV et Amad III
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Les co-princes Tyra IV et Amad III, nés jumeaux en -54 dans la Cité du Désert, sont co-princes pour un court règne. Après la mort d'Amad III, sa sœur continue de gouverner seule sous le statut de princesse jusqu'en 10 de notre ère, comme deuxième représentante de la dynastie saevienne.

Au pouvoir, après avoir orchestré l'assassinat de son frère, elle se voit infliger des violences sexuelles par les curatores. Elle reprend ces éléments pour justifier la cruauté qu'elle inflige à la cité et soumet les dirigeants des tribus à d'ignobles supplices psychologiques. Finalement, elle s'exile en 10, laissant le pouvoir à sa fille, Tyra V.

Arrivée au pouvoir et assassinat d'Amad III [ modifier | modifier le code ]

Les co-princes arrivent au pouvoir en -23. Soucieux de préserver la cité de nouveaux actes de folie, les curatores soutiennent publiquement le partage du pouvoir entre les deux jumeaux, quand bien même certains souhaitent ne pas voir la descendance de Tyra III arriver sur le trône. Dès la première année, la différence se fait ressentir entre l'exercice du pouvoir par Tyra III, recourant massivement aux exécutions arbitraires, et Amad III, bien davantage dans le dialogue avec les tribus.

Lorsqu'Amad III se revendique des Pluviens, la co-princesse, elle, indignée, annonce que son règne se poursuivra dans la lignée de celui de sa mère. Cette déclaration lui vaut une menace de destitution, par un curator qui suppose être assez puissant pour pouvoir l'imposer avec ses homologues et la complicité d'Amad III.

Plusieurs sources de l'époque rapportent que Tyra aurait alors ordonné à la Garde princière, déjà acquise à la mère lors du règne dernier, d'ouvrir les veines de son frère. Celui-ci meurt donc, assassiné, en -21.

Vengeance des curatores et représailles [ modifier | modifier le code ]

Face à l'assassinat d'Amad III, les curatores organisent le viol de la princesse par un esclave. Dans le cadre d'une réunion à huis clos, l'esclave Dima, appartenant à un curator, commet le crime. De ce rapport non consenti naîtra Tyra V.

En représailles, la princesse fait enlever le très jeune enfant du curator qui l'avait menacée de destitution. Elle ordonne qu'on le cuise et aurait servi son corps rôti à un vaste banquet organisé avec les représentants de toutes les tribus. Les sources rapportent que « même cuit comme un poulet, on distinguait encore les contours du nourrisson dont la peau grillée torturait le regard des curatores ».

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Tyra IV

Règne

Titre : Souveraine de la Cité du Désert, co-princesse puis princesse
Dynastie : Saeviens
Dates : De -23 à 10
Prédécesseure : Tyra III
Successeure : Tyra V

Biographie

Naissance : -54
Origine : Cité du Désert
Exercice du pouvoir [ modifier | modifier le code ]

Tyra IV continue à exercer le pouvoir jusqu'en 10 de notre ère. Le statut social de la garde est grandement surélevé et son salaire connaît une augmentation considérable, contre les recommandations des conseillers princiers. La princesse passe elle-même en revue les troupes de façon régulière et fait régulièrement changer ses conseillers militaires.

Les affaires sociales et la gestion du patrimoine sont, quant à elles, complètement délaissées. Les grands chantiers débutés sous la dynastie pluvienne sont mis à l'arrêt, car ils cessent d'être financés. Cependant, malgré la violence de son règne et les lacunes de sa gestion de la cité, l'opinion publique ne réprouve pas la conduite de Tyra, bien au contraire, félicitant le fait qu'elle ait légèrement diminué les impôts, notamment sur l'eau, tandis que l'ensemble de ses prédécesseurs les avaient augmentés.

Tyra IV prend également la défense des populations kamistes, tandis que ce sujet avait été évité par tous les souverains précédents. Cela se justifie tant par le fait qu'elles soient vastement engagées dans la Garde princière que par le fait qu'une telle position est interprétée, à juste titre, comme un affront aux curatores, sans que les populations n'y accordent finalement d'importance significative.

Fuite de la cité et arrivée au pouvoir de Tyra V [ modifier | modifier le code ]

Après avoir été visée par plusieurs tentatives d'empoisonnement et avoir manqué de peu d'être tuée, Tyra IV finit par fuir de la cité et à s'exiler. Elle laisse alors sa fille au pouvoir dans le cadre d'une succession préparée.

Elle s'assurera que son héritage perdurera et que le règne de sa fille s'inscrive dans la continuité du sien et de la dynastie des Saeviens. Tyra IV, en suivant les traces de sa mère, est celle qui permet véritablement à la dynastie des Saeviens de se créer une existence et un nom durables, en en demeurant une figure emblématique.
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Tyra V
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Tyra V, née en -21 et décédée en 25, est princesse de la Cité du Désert de 10 à sa mort. Elle est la troisième représentante de la dynastie des Saeviens.

Son règne est marqué par sa paranoïa excessive dans un climat social et politique tendu. Ce trait de caractère, ainsi que les crises auxquelles elle va être confrontée, vont la faire s'inscrire dans la droite ligne de ses deux prédécesseures de la dynastie saevienne. Son règne sera d'ailleurs l'objet d'affrontements violents avec les curatores, bien qu'elle tente, dans un premier temps, de rapprocher les tribus et l'autorité princière.

Elle se marie avec un affranchi de sa mère, nommé Muhammad, et lui donne quatre enfants (dans cet ordre) : Muhammad II, Tyra VI, Muhammad III et Tyra VII.

En 25 de notre ère, elle est finalement assassinée lors d'un complot, dont ses propres enfant seront partie prenante.

La consolidation des infrastructures régaliennes [ modifier | modifier le code ]

Paranoïaque, Tyra V craint une invasion des peuples voisins de la Cité du Désert. Elle reprend les travaux de fortification engagés sous les Pluviens. La Garde princière recrute également davantage, comme en témoignent les stèles élevées en l'honneur de ceux ayant servi la princesse, datées d'une vingtaine d'années plus tard. La multiplication de casernes au sein de la cité, lesquelles annoncent alors la déconcentration de la garde, assure une sécurité plus importante, mais surtout une mainmise territoriale accrue du pouvoir princier sur la cité.

Sur une carte, Tyra fait également dessiner un cercle, qu'elle considère comme une zone de sécurité. Non pour l'exploiter, mais seulement pour protéger la Cité du Désert, des rondes de soldats sont alors organisées le long d'un Limes aréniste. Ces premières délimitations sont assez proches de la cité pour que les soldats puissent s'y réfugier en cas de tempête de sable, principal fléau du désert. Le long de celui-ci, de grands bûchers sont disposés afin de pouvoir alerter les tours de garde de la cité dans le cas où des troupes auraient besoin de renforts.

Enfin, craignant un soulèvement populaire, Tyra V fait ériger un véritable palais princier, sans commune mesure avec celui qui le précédait. Les sources rapportent « des chambres tapissées, partout, des soies les plus luxueuses et brodées au fil d'or ». Tandis que la société civile connaît une paupérisation sans précédent, ce palais apparaît comme un symbole de l'indécence du pouvoir.

La spoliation des grandes familles [ modifier | modifier le code ]
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Tyra V

Règne

Titre : Souveraine de la Cité du Désert, co-princesse puis princesse
Dynastie : Saeviens
Dates : De 10 à 25
Prédécesseure : Tyra IV
Successeurs : Tyra VI et Muhammad II

Biographie

Naissance : -21
Origine : Cité du Désert

Face au mécontentement que suscite l'érection de son palais, Tyra V prend la décision de confisquer une partie des biens des familles les plus riches de la cité, lesquelles comprennent bien souvent un curator. Le patrimoine saisi, ainsi que l'ancien palais princier, sont alors cédés aux communautés les plus pauvres.

Des tribus immigrant dans la Cité du Désert, recevant des terres pour s'établir durablement dans la cité, voient même leur dirigeant être nommé curator. Cela permet à la princesse de voir émerger des voix plus favorables à sa cause au sein des consultations des curatores introduites par le Concile éponyme. En effet, pour se donner une image plus proche du peuple, Tyra V réintroduit les dispositions du concile, tout en le vidant de sa substance.

Enfin, les récoltes accumulées par les tribus marchandes sont également confisquées et distribuées au peuple. Des mosaïques représentent ainsi Tyra V, sur son balcon, acclamée par la foule pour avoir mis fin à une famine qui se faisait pressentir.

Ire lapidation et complot [ modifier | modifier le code ]

Alors que les curatores s'indignent des dernières décisions princières et se réclament publiquement d'une opposition — quoique impopulaire dans le cas présent —, un poignard est retrouvé dans le drapé d'une servante. « Les yeux rouges et la main ferme », selon les sources, Tyra V aurait décidé de châtier les femmes à son service.

La princesse ordonne alors une lapidation par le peuple de l'ensemble de ses servantes. Celles-ci, au nombre de neuf, meurent sous les coups des pierres, comme en atteste le squelette de l'une d'elles, retrouvé par des arénologues.

Son fils aîné, Muhammad II, est ensuite assassiné dans des circonstances qui n'ont pas été établies.

On sait cependant, de sources sûres, que Tyra VI, Muhammad III et Tyra VII fomentent contre elle un complot. Ils la tuent pour se partager le pouvoir dans le cadre d'un triumvirat, en l'étranglant dans son lit en pleine nuit.
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Tyra VI et Muhammad III
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Tyra VI et Muhammad III sont co-princes de la Cité du Désert de 25 à 38. Ils s'inscrivent dans la dynastie saevienne.

Leur règne est marqué par l'achèvement du triumvirat qui avait mis fin au règne de leur mère, avec Tyra VII. Finalement, le pouvoir étant considéré comme une discipline presque exclusivement féminine, Muhammad III se place en retrait de la vie politique de la cité. Aux environs de 35, c'est une épidémie qui frappe durement la Cité du Désert.

De cette épidémie, le couple royal et son unique enfant meurent. C'est donc Tyra VII, pourtant écartée du pouvoir, qui est appelée à régner. D'aucuns y voient un signe divin, le triumvirat perçu comme violé par Tyra VI et Muhammad III ayant été scellé dans un temple à la gloire de Philis.

La fin du triumvirat [ modifier | modifier le code ]

En 25, le complot de Tyra VI, Muhammad III et Tyra VII pour assassiner leur mère est un succès. En pleine nuit, ils la tuent par strangulation alors qu'elle dort. Par un pacte secret, les trois enfants de Tyra V s'étaient accordés à se partager le pouvoir à trois. En cas de désaccord, la position recueillant deux voix est alors adoptée. Cet accord est ensuite officialisé dans un temple de Philis.

Cependant, deux ans après leur arrivée au pouvoir, Tyra VI et Muhammad III se marient. Cette alliance fait tomber le triumvirat, assurant aux deux souverains d'avoir la majorité sur tout sujet. Consciente du risque qui pèse sur sa vie, Tyra VII se retire d'elle-même pour devenir prêtresse au sein de la cité.

La variole saevienne [ modifier | modifier le code ]

Aux environs de 35, les arénologues supposent qu'une importante épidémie contamine une partie de l'Afarée, mais touche surtout la Cité du Désert. Si les notes d'un médecin d'époque, nommé Galien, rapportent une série de symptômes, il en définit également un nouveau qu'il n'a jamais vu. « Dans les meilleurs cas, les pustules noircissantes tombent et marquent l'achèvement de la maladie », explique-t-il, sans pour autant témoigner de la mortalité de l'épidémie.

Des fouilles archéologiques ont cependant pu déterminer ce taux. La découverte de fosses, à l'extérieur des premiers murs dits « pluviens » de la Cité du Désert, atteste de plusieurs phénomènes. Premièrement, les corps y sont entassés de façon méthodique, dans des fosses d'une taille jusqu'alors inégalée. Cela pourrait s'expliquer par le nombre conséquent de morts à enterrer, alors que rien ne porte à croire qu'il se soit agi de soldats ni qu'un conflit, y compris civil, fût en cours.
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Tyra VI et Muhammad III

Règne

Titre : Souverains de la Cité du Désert, princesse et prince
Dynastie : Saeviens
Dates : De 25 à 38
Prédécesseure : Tyra V
Successeure : Tyra VII

Biographie

Naissance de Tyra VI : 3
Origine de Tyra VI : Cité du Désert
Naissance de Muhammad III : 8
Origine de Muhammad III : Cité du Désert

Secondement, après relevé de l'intégralité des mesures des os découverts, il advient que le nombre de corps présents dans une fosse n'aurait jamais permis d'en mettre autant. Or, si, immédiatement après la mort, les cadavres subissent un gonflement dû à des gaz, plusieurs autres phénomènes, comme la liquéfaction des tissus mous, l'échappement des gaz de putréfaction ou encore le tassement du squelette, causent une nette diminution du volume d'un cadavre. La surpopulation, en termes de volume, des fosses atteste donc de vagues de contamination de l'épidémie.

Enfin, l'absence de déformations osseuses, associée aux témoignages d'époque, permet d'affirmer qu'il ne s'est pas agi de vastes massacres. On peut alors légitimement affirmer, sans doute possible, que l'hypothèse du virus est bel et bien la bonne. Il convient cependant de savoir de quel virus il s'agit. Les écrits de Galien nous renseignent ici, car les symptômes décrits laissent penser à la variole. Si le taux de mortalité demeure très élevé par rapport à ce que nous connaissons, cela reste tout à fait vraisemblable, du fait que la population vivant alors dans la Cité du Désert n'ait jamais été confrontée à cette maladie et demeure alors très exposée, faute de défense immunitaire. Ce nombre important s'explique également par l'absence de préparation des pouvoirs publics face à une situation qui ne s'était, jusqu'alors, jamais produite.

Début du règne de Tyra VII [ modifier | modifier le code ]

Durant l'épidémie de variole qui touche la Cité du Désert, appelée « variole saevienne », le couple princier ainsi que leur unique enfant décèdent en 38. Leur règne compte donc parmi les plus courts de l'histoire de la Cité du Désert : 13 ans. Cette situation est dramatique pour la politique de la ville, qui n'a plus personne à sa tête tandis qu'une crise est en cours. Tyra VII est alors appelée à régner la même année, bien qu'elle ait été écartée du pouvoir par sa sœur et son frère.
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