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Front de Libération Nationale Maurèisien
Conflit en Maurèis
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Posté le : 29 jui. 2026 à 15:36:27
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FLNM :
— Maurèisiens, maurèisiennes,
Nous célébrons aujourd'hui les 388 ans de notre république. Ces 388 ans de vie marqués par de nombreux obstacles, dont le plus grand, son annexion illégitime par le Marcheburg et l'Empire de Wardonie. Bien que cette annexion ait eu lieu, nous avons su garder notre identité et nos coutumes. Nous n'avons pas plongé dans l'hérésie protestante et nous n'avons pas plongé dans l'abomination germaine ou francophone. Nous sommes le peuple de Maurèis, de la démocratie, de nos champs et de nos vallées. Nous sommes catholiques et nous le resterons. Nous sommes aussi une lutte. Une lutte pour notre liberté, pour notre indépendance. Nous sommes le Front de Libération Nationale Maurèisien. Comme chaque année, nous montons sur cette tribune pour vous rappeler à vous et le rappeler au gouvernement du Marcheburg ou de la Wardonie : la Maurèis appartient aux Maurèisiens.
A Maurèis appartene à i Maurèisi !
Le discours est applaudi par la foule et, comme chaque année, et comme au nouvel an ou à Noël, les fusils et pistolets sont de sortie pour un tir de joie. La Maurèis résonne de tirs d'armes à feu. Les célébrations officielles sont maintenant terminées.
Georges Abeille est un militant nationaliste et indépendantiste maurèisien, membre actif du Front de Libération Nationale Maurèisien qui, le 10 mars 2002, avait fait exploser une mairie de la capitale marcheburgeoise pour manifester son mécontentement suite à des répressions plus fortes le jour de la fête nationale. Après plusieurs mois de cavale, il a été arrêté en avril 2003 puis condamné à la prison à perpétuité. Il était rapidement devenu un symbole de la lutte indépendantiste de Maurèis.

Posté le : 30 jui. 2026 à 17:52:40
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J’entends déjà quelques naïfs affirmer que si ça se trouve ce n’était pas les membres du F.L.N.M ; mais alors qui pourrait faire preuve d’une telle violence ? Les groupes indépendantistes, se comptent déjà sur les doigts d’une main, et les mouvances radicales, extrêmistes et violentes ne sont pas légion ; seule le Front de Libération Nationale Maurrèsien est coutumier de tels débordements ; les molotovs sur les commissariats de police, l’agression en bande organisée d’officiers et les émeutes sont des « stratégies » propres à ce groupe qui dépend qasi-uniquement d’adolescents pour sa survie. Et puis vient le nom qui tue ; Georges Abeille ; un « militant » dit-on, mais en vérité, ce n’est qu’un terroriste de pacotille ; ses quelques années de prison sont méritées, mais ce n’est pas un meurtrier. Il a incendié une mairie, les mauvaises langues parce que c’est là où son ex-fiancée s’est mariée avec son rival ; des témoins, des badauds se promenant, disent avoir l’avoir entendu dire : - « Je le fais pour elle ! » ; le doute reste permis. A t’il agi pour reconquérir sa bien aimée, ou pour l’indépendance de la Maurrèis… Toujours est-il que mouvement s’est emparé de l’image de ce quinquagénaire pour faire de lui une figure de l’héroïsme maurrèsien face à l’oppression marcheburgeoise ! Qu’a t’il fait sinon pour la Maurrèis ? A t’il construit des écoles, rénové des églises, aidé les pauvres, défendu les malheureux contre l’injustice des juges du Marcheburg ? Rien de tout cela : mais visiblement brûler une mairie vide et sans importance suffit à devenir un héros national pour quelques socialistes demeurés !
D’ailleurs puisque l’on évoque ces pourfendeurs de la domination de classe ; il serait temps de dire quelques mots du discours qui agita les milieux ultra-loyaliste ; en vérité le mot « indépendance » à lui seul suffit pour les alarmer. Car si nous voulons rester objectif ; ces hommes n’ont pas grand-chose de socialistes ; je ne suis même pas sûr qu’ils défendent une idée en particulier. Il est inutile d’essayer de leur trouver des excuses, de les travestir en ce qu’ils ne sont pas ; le « Die Zeitung des Patrioten » (le Journal des Patriotes) titrait : « De dangereux socialistes ont appelé à la révolution catholique et sociale en Maurrèis ». Normalement, il suffirait d’avoir quelques neurones actives seulement pour se rendre compte de la fraude intellectuelle que représentent ces demi-habiles. Inutile d’être grand clair pour sentir l’escroquerie se cachant derrière ce discours ; il convient donc de le disséquer pour tenter d’y voir plus clair, de nous donner une idée de ce qu’il se cache derrière ; car vous le verrez par vous même, les paradoxes sont nombreux ; ils sont même légion. Ils sont tellement que je ne sais par où commencer, enfin plutôt, je ne sais si j’aurai assez de place dans les colonnes de ce quotidien pour démontrer une à une les innombrables contresens qui pullulent ; nationalisme bas du front, religiosité et communisme ; voilà des thèmes bien étranges que quelques habiles communicants ont réussi à mêler. En vérité, vous le verrez c’est du grand art !
Une fois l’introduction bateau passée, nous entrons déjà dans la manipulation historique outrancière et outrageuse ; « ces Trois-cent-quatre-vingt-huit ans de vie [de la République des Trois cantons] marquée par de nombreux obstacles dont le plus grand fut certainement sont annexion illégitime par le Marcheburg » ; en voilà déjà un exemple qui ne doit pas manqué d’amuser les historiens et les juristes de profession. Si vous voulez mon avis, le plus grand obstacle à la survie de la Maurrèis libre et indépendante fut la république des trois cantons elle-même ! Inutile de chercher plus loin. C’est là la triste et dure réalité ; la tragédie du gouvernement collectif. Si les Favre et les Montagné n’étaient pas si occupés à se chercher des noises, il aurait été fort probable que la Maurrèis aurait pu devenir une puissance bancaire régionale, respectée et admirée par les autres principautés. Malheureusement, le clivage insurmontable qui existait et qui opposait frontalement la ville (les principales cités étant Bourg-Saint-Georges et Champêtre) contre les campagnes dans une guerre parlementaire coûteuse et improductive. Les Favre expropriant les terres appartenant aux obligés des Montagné tandis que les seconds rendaient la circulation des blés difficile dans les villes ; une guerre de coup bas, de revanches et d’égo blessés. C’est cette guerre là qui mena à l’annexion de la Maurrèis par le Marcheburg ; inutile de croire que la vie était belle et paisible avant que le Marcheburg n’envahisse sans crier gare ce petit coin de paradis. Bien au contraire, les rivalités familiales n’avaient rien à envier à la violence des Montaigu et des Capulet ; les guerres de religion tuèrent des milliers de Maurrèsien alors que tous étaient catholiques ; ces guerres fratricides furent causées par l’opposition systématique des Montagné et des Favre ; les meurtres se succèdent à un rythme effréné ; et comme toute puissance régionale montante, le Marcheburg a profité de cette agitation pour avancer ses pions.
Ce fut une tactique qui connut un grand succès ; dans la désintégration progressive de l’unité politique de la Maurrèis et sa perte de souveraineté, la Famille ducale n’en est pas responsable, elle n’a fait qu’accélérer et profiter d’une dynamique qui dans tout les cas aurait mené à l’effondrement total et complet de la République des Trois cantons. La faute revient aux grandes familles aristocratiques, aux dynasties de conseillers municipaux qui suivirent leurs intérêts propres plutot que le Bien commun ; c’est toute la tragédie des gouvernement collectifs ; chacun cherche desépérement à tirer la couverture à soi ; en ce sens, les Princes de sang usurpant un royaume ne valent pas mieux que les sénateurs du Sénat des Mille ou des parlementaires d’Antrania. Et la République confédérale des Trois cantons le découvrit à ses dépens ; la Maurrèis était grignotée de l’intérieur, dévorée par la cupidité de ses grands et la rapacité des puissances extérieures. L’annexion de la Maurrèis ne commence pas au début du XIXe siècle ; mais dès la moitié du XVIIIe siècle avec le tributariat ; la république devait verser un tribut annuel ; souvent symbolique, parfois plus coûteux. Mais toujours est-il qu’à partir de ce moment là, la Maurrèis était officiellement entrée dans la sphère d’influence marcheburgeoise. Mais le drame ne s’arrête pas là, dès la dernière décennie du XVIIIe siècle, le Duc du Marcheburg se proclamait aussi « protecteur » de la Maurrèis ; ce fut un choc ; non pas parce qu’il forçait un protectorat, mais parce que les Favre et les Montgné ont soutenu cette protection en arguant que la menace « teyloise » était bien trop proche pour être ignorée ; finalement voilà qu’ils devinrent, qu’ils le voulaient ou non, les vassaux du Duché.
Mais le véritable drame surviendra quelques décennies après ; lorsque la noblesse se révolta, pour la seconde fois de son histoire, contre les Antranias-Marcheburg ; mais cette fois-ci, loin de réussir à mobiliser l’image des « glorieuses années » du XVe siècle, la révolte devenait une lutte interne ; les Montagné ont ouvert la porte de la Maurrèis et aidé les Marcheburgeois à écraser les révoltés car les révoltés étaient des membres du clan Favre ; une lutte de pouvoir à l’intérieur même de l’écrasement d’une révolte. La Marcheburg une fois de plus a su profiter de l’évènement pour prendre le contrôle, de manière parfaitement légale il faut le reconnaître, de la Maurrèis en renversant ses institutions avec la bienveillance de ces mêmes institutions qui s’apprêtent à se démanteler par elles-mêmes. L’abolition de la République et l’élection du Duc Karl d’Antrania-Marcheburg ne relève pas du complot, mais de l’essoufflement d’un modèle agonisant depuis deux siècles. Ce fut le Parlement confédéral qui vota à l’unanimité l’abolition de la République, ce fut Louis de Montagné et son clan qui firent couronner Karl Comte de Maurrèis. Absolument rien d’illégal, la lutte de pouvoir s’est transformé en un règlement de comptes à l’échelle géopolitique, et bien entendu tout cela profita aux Antranias-Marcheburg. En vérité, la conquête est un bien grand mot, ce n’est rien d’autre qu’une campagne parlementaire agitée ; et c’est ce qui profitera grandement aux Montagné qui devinrent ainsi les nouveaux maîtres de la Maurrèis ; les vicerois administrant la région à la place des fonctionnaires marcheburgeois.
Voilà que ce sympathique discours réussit tout de même à contrevenir aux principes du droit et du bon sens en à peine quelques phrases, mais tenez vous prêts, accrochez-vous même, car nos présumés socialistes s’apprêtent à verser dans le racisme et le bigotisme ! En effet, c’est bien la première que l’universalisme athée se frotte au régionalisme empreint de religiosité ; c’est tout de même amusant que de constater à quel point Marx, Marcos ou Vallin sont en fait des curés en puissance ! Comment ne pas sourire devant une telle naïveté ; pensez-vous vraiment que les irréductibles athées du Valinor, de la Margoulie occidentale, soit des hommes se souciant de Dieu ? Pensez-vous que les païens de Loduarie sont des hommes reconnaissant l’existence même du Père ? Mais enfin réveillez-vous ! Le Christ est incompatible avec le socialisme ; il prêche l’amour des pauvres, et non l’instrumentalisation de la pauvreté ! Il appelle à l’amour qui puisse nous transcender ; que faites-vous de cette phrase à la fois si grandiose et si simple ; « aimez-vous les uns les autres » ; c’est donc ça l’amour universel tant vanté par le Fils de l’Homme ? La haine du français,et la haine du teuton ? Voilà un bien étrange message pour un groupe se prétendant à la fois socialiste et catholique ; comme si la haine du riche pouvait cohabiter avec le respect des hommes dans toute leur diversité. Une belle absurdité. Un mensonge éhonté que personne, absolument personne, ne relève ! Dieu merci, ils n’ont osé utiliser Son nom pour appeler à la croisade !
Mais pourtant, malgré ces réflexions d’une intelligence plus que médiocre, un fond de vérité subsiste ; la suprématie intellectuelle et morale de la Parole sur ce qu’ils qualifient, à raison, de l’« hérésie » protestante. Notre devoir de catholique, d’homme fidèle à la Parole du Christ nous oblige à tenter de guider ces païens sur la voie de la Vérité ; l’erreur est humaine, Luther est humains, ceux qui l’ont suivi dans ses pérégrinations catastrophiques le sont aussi ; dès lors ils ont collectivement (et incosciemment nous l’espérons pour le salut de leur âme !) fait une erreur qui coûta l’unité de l’Église d’Occident. Dieu merci (de nouveau !) grâce à l’unité temporaire des Facre et des Montagné pour endiguer les missions de conversion à l’hérésie luthérienne en favorisant la solidification du socle catholique en unissant définitivement les Maurèssiens contre les tentatives de « protestantisation » de la société. C’est à partir de ce moment là qu’émergèrent, ou plutot réémergèrent les processions de Saint ; la légende raconte que si les processionnaires sont plus lents et plus bruyants en centre-ville c’est pour provoquer les pasteurs ; quoi de mieux en effet que de réaffirmer la Virginité de Marie et le culte des Saints devant leurs plus fervents détracteurs ; finalement cette résistance pacifique suffit à décourager les autorités marcheburgeoises qui comprirent en quelques années que la Maurrèis restera l’un des bastions catholiques les plus solides de Wardonie, amenant donc la « Déclaration de tolérance religieuse » qui fit du protestantisme la religion officielle et subventionnée du Marcheburg ducal tout en permettant aux catholiques administrativement dépendant du Parlement du Marcheburg de pratiquer librement dans certains territoires ; ainsi la Maurrèis est officiellement reconnue comme une province catholique avec un statut d’autonomie religieuse.
Voilà donc en quelques pages seulement une dissection d’un discours sans queue ni tête, sans cohérence idéologique et politique qui relève de la démagogie plus que de la philosophie. Je l’ai dit plus tôt, mais il est probable que si de telles énergumènes aient pu être applaudis, c’est par cette activité du dénote avec les processions folkloriques et les défilés de bovins ; après tout voir des guignols jouer aux révolutionnaires quand ils ne sont rien d’autres que de mauvais acteurs, c’est tout de même divertissant. Surtout lorsqu’il se permet d’énumérer des contre-vérités et des illogismes. C’est à mon sens bien trop facile, dans de telles circonstances de s’ériger en militants indépendantistes actifs et radicaux quand ils ne sont rien d’autre que des clowns se prétendant socialistes sans l’être réellement, nationalistes sans trop mériter ce titre, catholiques sans trop y croire. Il est assez fascinant tout de même de voir que de tels discours ont une telle influence sur la jeunesse ; perte d’espoir, crise existentielle et identitaire peuvent être des moteurs qui n’expliquent pas toujours un tel déchaînement de violence. Une telle brutalité politique ne peut et ne doit-être excusée par le pouvoir. Mais pour l’heure, reprenons les évènements tels qu’ils se sont déroulés.
La journée comme je l’ai rappelé plus tôt est tranquille ; des touristes et des badauds locaux assistent aux défilés en l’honneur de la « fête nationale » locale, un excellent moyen de se promener avec les costumes traditionnels, d’entamer des chants en maurrèsiens et de vendre tout un tas de babioles aux visiteurs. Jusqu’à ce que ces guerilleros en carton ne débarquent, ne se la jouent cows boys et défenseurs de la veuve et l’orphelin contre un Marcheburg oppressif et oppressant qui menace l’existence même de tout ce qu’il y a de plus sacré sur terre. Nous avons interrogé un officier de police présent sur les lieux et nous lui avons demandé pourquoi il n’est pas intervenu lorsque ces messieurs entamèrent leur discours sur l’indépendance de la Maurrèis ; sa réponse est d’une cruelle vérité : « Je n’ai aucun motif pour les arrêter, ils n’ont blessé personne et ne portent pas atteintes aux lois en vigueur ! » ; nous l’oublions trop souvent mais l’indépendance de la Maurrèis n’est pas vraiment un sujet « tabou » ; il y a plus original que d’être indépendantiste avec la loi sur la Liberté d’expression de 1955 qui autorise les discours séparatistes et les revendications culturelles dans l’espace public et dans les médias. En vérité il est absurde de prétendre représenter une alternative révolutionnaire quand l’on n’est rien d’autre qu’un relicat du passé qui cherche désespéramment à paraître jeune. C’est un grand-père qui simule une crise d’adolescence pour qu’on puisse lui prêter attention. En vérité, rien n’est plus anachronique que ce combat ; et les évènements nocturnes que je m’apprête à dévoiler ne manqueront pas de vous le confirmer.
En effet, si la journée fut extrêmement agréable, la soirée ne manqua pas de devenir des plus chaudes ; rien à voir avec les températures malheureusement. Dans les quartiers où se tinrent ces festivités une horde de jeunes désoeuvrés descendirent dans les rues et menèrent de véritables émeutes ; on dit qu’ils s’attaquèrent à des commissariats, qu’ils dégradèrent des lieux publics et qu’ils s’attaquèrent même à des représentants de l’ordre. Difficile en effet de ne pas y voir une crise d’adolescence ; cette agitation ne concerna que les lieux représentant l’autorité de la Duchesse sur la Maurrèis. Car malheureusement, non seulement les dégâts durent inquiéter les honnêtes citoyens qui dormaient ; certain m’ont même dit ; « j’ai eu peur qu’un cocktail molotov ne traverse la fenêtre et n’embrase le salon » ; de tels témoignages sont monnaie courantes ; une manifestation a même éclaté le lendemain matin elle réclamait que la « police fasse son travail » et comment en vouloir au riverain qui assistent impuissants à ce saccage en règle ? Quant à la police, ses effectifs n’étaient pas suffisamment nombreux pour tenter de maintenir l’ordre, quelques arrestations de jeunes condémnés à plusieurs mois pour « dégradation de biens publics en bande organisée » ou « crime de lèse-majesté ». Mais le gouvernement annonce qu’il « n’en restera pas là » et que déjà des crédits sont débloqués pour la formation d’une force de gendarmerie régionale quasiment autonome du Quartier Général qui sera chargé d’identifier les militants violents du F.L.N.M.
Quant aux réparations des dommages commis ; il est malheureux de le signaler, mais la mairie annoncera une légère hausse des impôts locaux pour réparer ce qui a été détruit ou endommagé. Les noms des coupables seront par ailleurs publiés et certains riverains soufflent ; « ils ont de la chance qu’on ne les tiennent pas, sinon les juges auraient des affaires de meurtre sur les bras » ; c’est sûr, le F.L.N.M ne fait pas l’unanimité, et c’est aux autorités ducale de réduire cette perturbation au silence. Mais néanmoins je dirai, et ce serait là mes derniers mots, que c’est une excellente chose que de ne pas laisser le Duché mobiliser la moitié des forces militaires ducales pour si peu ; pour moi ces émeutes ne relèvent que de l’épiphénomène et il est inutile de chercher à rappeler de manière trop brutale la souveraineté de la Couronne sur le Comté ; ce serait mettre le feu sans réellement résoudre le problème. Les Maurrèsiens n’ont pas besoin de l’armée, ils ont besoin d’une force de police capable de mettre aux arrêts ces malotrus. Bien au contraire le Marcheburg réussit à démontrer qu’il n’adopte pas de politiques laxistes sans pour autant être dans l’excès, la surréaction ; un défaut qui précipite les révolutions plus qu’il ne les évite.