23/07/2020
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[à archiver] Karty-Rasken, double-contre G2 dans l'avion Raskenois

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Avion diplomatique Raskenois

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AlinéaSans plus attendre, la Gouverneure referma sa pochette et rejoignit son homologue Raskenois. Sans attendre de réponse à sa prise de parole, elle reprit naturellement sa conversation avec sieur Orndorff en quittant la salle, interrompue l'espace de quelques minutes.

La Gouverneure Tosca Shimanskaya marchait aux côtés du Ministre Axel Orndorff, une discussion légère les accompagnait. Cette dernière ne trouva aucune interruption, cette bérézina du G20 Poëtoscovien étant enfin clôturée pour l'Empire Raskenois et la République Fédérale Kartienne. Cette discussion ne s'arrêta guère, pas même lorsque les deux homologues durent s'installer dans une fidèle berline Steiner au moteur thermique, une qui se mit à ronronner, si ce n'est pas à gronder, d'une essence sans aucune forme de doute traitée par les lobbies d'Apex Energy. C'était cela après tout, l'allié Raskenois: De grandes voitures, du pétrole, des projets militaires et industriels pharaoniques !

Volkingrad et Eberstadt composaient tous deux en la matière, ne serait-ce que par le projet du CL-20 ou bien du projet Krechet. Les deux diplomates s'amusèrent finement de la tentative Poëtoscovienne, quelques piques et boutades partagées entre deux alliés soudés. Tantôt l'universalisme impossible était pointé du doigt, tantôt l'impréparation rocambolesque des hôtes, tantôt la croyance enfantine en une diplomatie aussi multilatéraliste.

La course terrestre s'arrêta finalement à l'aéroport international Poëtoscovien, devant le grand aéronef diplomatique Raskenois. Tosca le mira, ce dernier s'écartait en tout point des avions diplomatiques Kartiens. L'appareil Raskenois était massif, imposant, en bref il était visible. Un bec corné, des ailes rappelant un avion de chasse, des réacteurs à propulsion et non de simples turbines, pour sûr, cet engin était unique. Les aéronefs diplomatiques de la République Fédérale, eux, étaient de simples jets: Discrets, fiables, doués d'un confort à toute épreuve.

La Gouverneure Shimanskaya fut invitée à monter à bord. L'équipage semblait plutôt curieux de cette nouvelle arrivante, qui n'était pas prévue initialement: Les aléas du G20 en somme. Le Ministre Orndorff invita son interlocutrice à prendre place en face de lui, la laissant visiblement commencer le réel début d'une diplomatie respectable. Honneur aux femmes dirions-nous.

«Excellence et allié Raskenois, je me dois évidement de vous remercier pour cet accueil. Il m'est tant un plaisir qu'un honneur de profiter avec vous de ce trajet !

Quoiqu'il en soit, je vous évoquais la finalité du projet Krechet... La République Fédérale Kartienne a réussi à mettre nos hélicoptères d'assaut en ligne de production, déjà vingt unités produites ! Permettez-moi de dire que c'est encourageant, à mes yeux ! Ce partenariat cerne une chose, sieur Orndorff. Si les Etats comme la Poëtoscovie sont... Illuminés, dirons-nous, d'une sorte de prisme universaliste d'une paix malheureusement inatteignable, la réalité de la scène internationale s'est encore imposée. Il est sage, à mes yeux, de savoir que cette scène est injuste. Mais nier les règles dans de fausses espérances ne nous mènera nulle part, c'est sans doute un des éléments qui nous différencie d'Hernani n'est-ce pas ? Malheureusement, seul le pur rapport de force s'avère la finalité dans la majorité des événements. Ce partenariat, disais-je, va en ce sens. Pendant que la Poëtoscovie s'illumine du droit international, nous avons développé un des hélicoptères d'attaque les plus performants de ce monde.

Ce volet militaire me permet d'en aborder un autre. La Loduarie. Mon pays est venu à bout de la dictature rouge, sieur Orndorff. Les Loduariens se sont renfermés sur eux-mêmes, totalement coupés du monde désormais. Ils laissent avec eux deux orphelins. L'Union Internationale du Socialisme et du Communisme, mais surtout, dans notre cas intéressé, l'Illirée. Une faible puissance sur laquelle nous partageons un certain ressentiment il me semble... Quel est votre point de vue sur ce pays, désormais la Loduarie défaite ? Se tounera-t-elle vers d'autres horizons, persistera-telle dans le chemin emprunté, ou encore laissera-t-elle des représailles à Volkingrad ?
»

Citoyenne Tosca Shimanskaya
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C’en était fini, tant d’énergie et d’efforts mis à disposition d’un projet noble. Mais quelle que soit la noblesse de ce projet, celui-ci n’en restait pas moins idéaliste avec peu de chances d’aboutir. Entre États perturbateurs, vision presque enfantine de la politique internationale basée uniquement sur le dialogue, ressentiment de certains États vis-à-vis d’autres, etc., etc. Pour un Raskenois habitué à l’ingénierie, les caractéristiques du sommet poëtoscovien ressemblaient à la fiche technique d’un projet dont on sait qu’il a peu de chances d’aboutir.

Cependant, malgré les faibles chances que ce sommet ne se transforme pas en garderie après 5 minutes, l’Empire raskenois avait tout de même décidé d’y envoyer un représentant. Les raisons étaient multiples, nécessité de ne pas apparaître comme celui qui saboterait le sommet, un intérêt pour certaines propositions qui auraient pu émerger et, en dernière position, l’infime possibilité que celui-ci ait une durée de vie supérieure à la demi-heure. De plus, même dans le cas où celui-ci échouait, cela permettait à Eberstadt de sonder les intentions de certaines puissances, de mettre un visage sur quelques noms, d’identifier les lignes rouges des uns et des autres. Alors, pour toutes ces raisons, l’Empire raskenois décida d’y participer en y envoyant son ministre des Affaires étrangères Axel Orndorff. Pourtant, même les prévisions pessimistes quant à ce sommet furent rattrapées par la réalité, il n’avait fallu que quelques prises de parole pour que les premiers projets de coopération internationale soient relégués derrière les accusations de génocide, les demandes d’exclusion, les règlements de comptes et, pour une raison qu’Axel Orndorff ne parvenait toujours pas à comprendre, une controverse grandissante autour de la qualité du buffet poëtoscovien.

Voyant que la situation se dégradait minute après minute, Axel Orndorff décida avec son homologue de la République fédérale kartienne, Tosca Shimanskaya, de discuter de projets plus importants que le spectacle se trouvant devant eux. Malheureusement, le point de non-retour fut franchi et rester ne comportait plus aucun avantage, pire, cela dérangeait les deux diplomates dans leur discussion. Alors, la décision fut prise, celle de partir et de continuer leur discussion dans un environnement plus calme, c’est donc tout naturellement qu’Axel Orndorff invita la gouverneure Tosca à monter à bord de l’avion diplomatique raskenois pour rentrer dans leurs pays respectifs.

Une fois monté dans l’avion, le Raskenois fit signe à son invitée de s’asseoir dans l’un des fauteuils du salon principal de l’appareil, après s’être installés, la discussion put enfin reprendre. Axel écouta attentivement son homologue kartienne, ne faisant guère attention aux mouvements extérieurs terminant les préparatifs précédant le décollage. À mesure que les portes se refermaient, ce n’était pas seulement l’appareil qui se préparait à quitter la Poëtoscovie, mais le sommet lui-même semblait déjà disparaître. Tosca continua de parler et à mesure de cela, les derniers événements survenus dans la salle de conférence semblaient appartenir de plus en plus au passé.

Rasken d’un côté, Karty de l’autre, l’un capitaliste, l’autre socialiste civique, un Empire démocratique à droite et une République fédérale à gauche. Sur le papier, ces deux pays devraient se détester ou au moins se considérer de manière indifférente et pourtant ce n’était pas le cas, ces deux pays étaient de très proches alliés ayant chacun une grande estime de l’autre. Leur coopération militaro-industrielle n’en était qu’un énième exemple rappelant la proximité des deux nations, d’abord un programme de développement d’explosifs de nouvelle génération au travers du CL-20, maintenant le développement d’un hélicoptère de nouvelle génération.


Axel Orndorff – Je vous rejoindrai partiellement en ce sens, Mme Tosca, les relations internationales sont quelque chose de très compliqué et changeant, les alliés d’hier seront les indifférents d’aujourd’hui et peut-être les ennemis de demain. En cela, le dialogue est primordial, car c’est avec lui que l’on résout la majorité des situations et qu’on empêche ce que j’ai dit, en revanche, là où je vous rejoins, c’est que oui, quand le dialogue échoue, ce sont les armes qui auront le dernier mot. C’est à mon sens pour cela que le sommet poëtoscovien a échoué car leur conception du multilatéralisme est que le dialogue suffit à lui seul à résoudre toutes les situations, mais cela serait oublier que les nations ont des intérêts parfois en accord mais souvent divergents. Tant que l’une des deux parties se sent lésée, alors le recours à la force devient de plus en plus probable à mesure que le désaccord persiste… à moins qu’il y ait une entité qui impose un accord par la force aux deux, on en revient donc à l’usage inévitable de la force. Le problème, c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas cette entité et le deuxième problème, c’est que presque aucune nation ne veut que cette entité voie le jour car cela voudrait potentiellement dire une restriction des libertés d’agir des États et ce sacrifice, peu de gouvernements sont prêts à y consentir.

En cela, dans le monde qui est aujourd’hui le nôtre, la force reste le garant ultime de tout ordre politique, y compris d’un ordre fondé sur le droit. C’est pour cela que le gouvernement que je représente devant vous tient à cœur aux partenariats en cours avec la République fédérale kartienne. Comme vous l’avez dit, nos deux nations ont développé conjointement l’un des meilleurs hélicoptères d’attaque au monde et le fait que vous en ayez déjà une vingtaine en service permettra un retour d’expérience rapide sur ses capacités. Cependant, je dois vous avouer un peu à contrecœur que cela n’ira pas aussi vite pour Rasken, nous comptons bien évidemment lancer la production, mais cela ne se fera que dans un futur proche (HRP : je rappelle qu’à ce moment-là, Rasken n’avait pas encore lancé la production).

En restant sur le sujet de la coopération, j’ai reçu des informations venant du ministère des Armées dirigé par mon collègue Henry Moser au sujet de notre première coopération. Cela n’étant pas mon domaine de prédilection, je ne peux vous donner une lecture précise, mais de ce que je sais, la phase 3 du projet CL-20, à savoir la "Validation Industrielle", se serait terminée sans encombre. Ainsi, la phase 4, à savoir la "Montée en cadence pilote & qualification munitions", a pu débuter sans encombre et dans les délais imposés.


Orndorff marqua alors une pause, l’avion étant maintenant dans les airs, Orndorff fit signe à une hôtesse de l’air de l’avion d’approcher, une fois à sa hauteur, il demanda un verre et une bouteille d’eau. Avant qu’elle ne puisse partir, il se retourna vers son invitée et lui demanda si elle désirait boire quelque chose, Tosca répondit par la positive. Maintenant désaltéré, Orndorff revint à la discussion.


Sur le sujet de la Loduarie, tout d’abord, permettez-moi de vous féliciter quant à votre victoire, ce pays fut une véritable épine dans le pied de l’Eurysie de l’Ouest pendant plusieurs décennies. Ainsi, la voir se couper du monde est pour nous une bonne chose, même si dans les faits, le pays était déjà très isolé du monde avant. Pour ce qui est de l’Illirée, il s’agissait jusqu’à présent, et pardonnez-moi du terme, du chien de la Loduarie, au moindre ordre du maître loduarien, l’Illirée s’exécutait, maintenant, son maître disparu, il est compliqué de dire dans quelle direction le pays va se diriger. Celle-ci peut très bien se normaliser, s’extrémiser ou chercher un nouveau maître. Mais à mon sens, le plus probable, c’est que l’on observe une période de battement dans laquelle rien ne changerait vraiment pour l’Illirée, cette période durerait typiquement quelques mois à un an. Mais passée celle-ci, le pays sera forcé de changer de politique, jusqu’à présent ses actions étaient tolérées parce qu’il y avait le grand frère loduarien. À mon sens, je vois deux solutions, la première moins probable que la deuxième.

Dans le premier cas, l’Illirée s’extrémiserait pour en quelque sorte combler le vide laissé par la Loduarie, on verrait alors apparaître une sorte de Loduarie 2.0. Cependant, je ne pense pas que cela sera le chemin choisi, ceux-ci étaient peut-être soumis à la Loduarie, mais ils ne sont pas dénués d’intelligence, ils ont vu le chemin emprunté par la Loduarie et ils ont vu le résultat.

Le plus probable, à mon sens, est que l’Illirée cherche à combler ce vide en se trouvant un nouveau maître, Grand Kah ou Estalie, nous ne le savons pas, mais si le pays prend cette voie, ce sera l’un des deux.

Sur les représailles à votre encontre, je suis assez optimiste. L’Illirée a effectivement des raisons de vous tenir responsable de la situation actuelle de son ancien protecteur et pourrait vouloir vous attaquer pour faire passer le message, mais entre vouloir et pouvoir, il y a un monde. Comme je vous l’ai dit, ils ne sont pas idiots et, de toute façon, si la moindre attaque était portée à l’encontre de votre territoire ou de vos citoyens, le traité Accard est là pour ça. Si une attaque à votre encontre était proférée, alors l’armée raskenoise serait là pour rappeler à l’Illirée les raisons de la chute de la Loduarie.
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Citoyenne Tosca Shimanskaya

AlinéaLa Gouverneure hochait la tête à la plupart des réflexions que lui donnait son interlocuteur. Elle l'écouta, sans abandonner l'espace d'une légère seconde un franc sourire. Tosca était sûrement la diplomate la plus avenante de tout le Capitole, connue pour sa gentillesse et son calme. Elle remercia le servant Raskenois lorsque le thé —tradition Kartienne— qu'elle avait demandée suite à la proposition du Ministre arriva, avant de se tourner vers ce dernier pour lui répondre.

«Je dois avouer être en accord avec votre lecture, pleine d'un bon sens rare ! Je suis ravie d'apprendre que le projet du CL-20 avance sans encombre, cela sera transmis. Au même titre que je vous ai remercié pour cet accueil, permettez-moi de le faire pour vos félicitations pour notre victoire en Loduarie. C'était, en effet, une victoire nécessaire. Nécessaire contre un pays qui tyrannisait à tous les étages, à commencer par sa propre population, et jusqu'à la communauté internationale. C'en est fini de ce règne de terreur par la force que se permettait Lyonnars... Alors je me permets, comme vous avec l'Illirée dont je retiens votre lecture, cette expression plus légère: Il était enfin temps de pouvoir danser sur la tombe de la Loduarie Communiste. La guerre de l'Ouest rouge a prouvé une chose: Notre loyauté envers nos alliés. Mon pays est allé combattre Lyonnars d'autant que ses moyens les lui permettait, ce sera avec la même rage que nous honorerons le Traité Accard. Puisse-t-il néanmoins rester au stade d'accord de dissuasion. Ces sujets me permettent d'aborder une demande, qui lierait notre alliée la République d'Antares, ainsi que le projet Krechet. Vous l'avez compris, l'Antares est pour nous plus qu'une alliée: Il s'agit de la sœur Kartienne, comme la nomme notre peuple. Dans un futur plus ou moins proche, nous souhaiterions lui fournir certains armements, dont les Krechets. S'agissant d'une technologie binationale, votre aval est nécessaire. Il va de soi que l'Antares signera les accords de confidentialité qui siéront. Finalement, je vous transmets une demande du Commissariat des Armées: La République Fédérale Kartienne souhaiterait intensifier ses entraînements militaires avec l'Empire Raskenois.»
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Cela faisait moins de 10 minutes que la conversation avait débuté, moins de 10 minutes que l’avion raskenois avait pris son envol, et pourtant, malgré ce laps de temps très bref, c’était comme si le sommet n’avait pas existé. De discussions entre 20 nations, il s’agissait maintenant de discussions entre 2 alliés, de coopération internationale il y a une heure, il s’agissait maintenant d’une vente d’armement. Pas d’un armement lambda, mais de véritables hélicoptères à la pointe de la technologie issus de la coopération raskeno-kartienne. Une telle vente aurait pu propulser le Krechet sur le devant de la scène internationale, pourtant, le ministre raskenois resta impassible.

Axel Orndorff – Vendre des hélicoptères d’attaque de dernière génération à l’Antares ? Voilà un projet bien intéressant. Sur le principe, je ne pense pas que le ministre des Armées ou le gouvernement ne s’oppose à une telle vente, moi-même je n’y vois aucune objection, enfin si, une seule. Vous dites que vous voulez vendre des hélicoptères d’attaque Krechet à l’Antares, très bien… mais à quel camp ? En tant que plus proche allié de ce pays que vous-même appelez la sœur kartienne, vous n’êtes pas sans savoir que le pays traverse actuellement une guerre civile. Je réitère donc ma question, à quel camp souhaitez-vous vendre les Krechet, vous n’avez pas besoin d’y répondre, car quelle que soit la réponse, la nôtre sera toujours négative. Non pas que nous doutions de la sincérité de l’Antares dans le respect des accords de confidentialité, c’est juste que les guerres civiles sont le terreau de prédilection à la revente d’armes pour justement financer l’effort de guerre. Que Karty soutienne le gouvernement reconnu ou l'autre camp n'est même pas la question. Rasken refuse que la technologie Krechet entre dans une zone où son contrôle ne peut plus être garanti.

Axel se retira alors dans son fauteuil et marqua une courte pause, laissant à son invitée quelques secondes pour intégrer la réponse, au premier abord celle-ci pouvait sembler sèche, surtout pour un pays que Kartie considère comme sa sœur, mais là n’était pas la question. Pour Rasken, le problème était ailleurs, le Krechet en lui-même n’est qu’un armement parmi d’autres, mais cet armement concentre assurément en son sein le meilleur de ce que sont capables d’offrir les deux nations. Ce n’était pas un simple fusil ou un véhicule blindé que l’on pouvait remplacer en cas de capture. Chaque Krechet en lui-même représente plusieurs années de recherche, des technologies raskenoises et kartiennes parmi les plus modernes ainsi qu’une quantité considérable d’informations que Rasken comme Kartie préféreraient largement ne jamais voir finir sur la table de démontage d’une puissance étrangère.

Axel Orndorff – Une guerre civile est par définition le chaos interne d’une nation et le chaos est par définition le pire ennemi de la stabilité et de la prévisibilité. En cela, même si vous vendez à un camp de confiance, rien n’indique que la base où seront stationnés les Krechet n’aura pas changé de camp dans 3 mois, rien n’indique non plus qu’un équipage fasse défection et rejoigne l’autre camp. Avec un équipement classique, ce risque serait désagréable mais acceptable, avec le Krechet, il ne l’est pas.

Cependant, je tiens à être clair sur un point, le non effectif que je vous donne aujourd’hui ne le sera peut-être pas dans 6 mois. Comme vous l’aurez compris, ce que nous refusons, c’est de vendre un équipement sensible dans un pays en proie à une forte instabilité, si demain Antares sortait de sa guerre civile et retrouvait une certaine stabilité, alors je n’aurais que peu de raisons de m’opposer à cette vente. Moyennant bien évidemment des accords de confidentialité, interdiction de démontage pour étude, de réplication, etc., etc. En cela, je pense qu’il serait tout à fait possible que Kartie et Rasken préparent le travail juridique quant à cette potentielle vente en amont pour faire gagner du temps à tout le monde une fois la situation propice à une telle vente.

Sur le sujet des exercices militaires conjoints, comme je vous l’ai dit, je ne suis que le ministre des Affaires étrangères, ce n’est donc pas mon domaine, en revanche je transmettrai volontiers votre demande au ministère des Armées ainsi qu’à l’état-major raskenois. Toute chose à part, j’ai cru comprendre que l’armée raskenoise avait reçu récemment de nouveaux matériels, surtout maritimes, et que celle-ci avait très envie de les mettre en pratique lors d’exercices pour les tester en conditions réelles. En cela, je pense que votre proposition sera acceptée sans trop de problèmes.
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Citoyenne Tosca Shimanskaya

AlinéaLa Gouverneure Fédérale Shimanskaya regretta sa prise de parole. Ou, plus exactement, elle regretta de ne pas avoir été plus précise. En réalité il s'agissait de fournir la République d'Antares en Krechet, et ce une fois sa guerre civile terminée. En aucun cas il ne s'agissait de nourrir l'effort de guerre interne, qui ravagerait encore plus la sœur Antarienne. Cela coulait de source pour Tosca, mais elle avait bien omis que cela n'était pas forcément le cas pour son interlocuteur Raskenois. Ainsi, elle resta assise, à contrario de son confrère Raskenois, présentant ses mains à plat et devant elle: Comme pour calmer une situation. Mais ici, il s'agissait de clarification.

«En aucun cas il n'était question de fournir une partie de la guerre des ombres. J'entendais fournir la République d'Antares, ou la quelconque entité qu'elle deviendra dans le futur, une fois sa guerre civile achevée. Même pour nous, il ne serait pas judicieux de s'ingérer dans ce conflit d'une telle manière. Mon pays a signé un accord avec les trois parties de la guerre des ombres, qui acte notre neutralité, en échange de quoi nous pouvons assurer une zone neutre en Antares: Roncevaux. Cela nous permet de mettre en sécurité des millions d'Antariens, et de Corvuns. Je m'excuse de cette imprécision. J'entendais justement, comme vous le dites, préparer en amont ce futur accord: Garanties de confidentialité, de non reproduction, de non divulgation... Je note, cela étant, ces prémices d'entente autour de ces futurs exercices militaires.»
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