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Красная Звезда - L'Etoile Rouge | Presse d'état

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Histoire

Красная Звезда naît dans les dernières décennies de la république censitaire, comme feuille clandestine puis semi-tolérée portée par les cercles révolutionnaires kalinoviens. Interdite à plusieurs reprises, imprimée dans la marge de la légalité, elle sert de relais à la doctrine socialiste naissante, dénonce l'oligarchie censitaire et appelle à l'organisation des masses ouvrières et paysannes. Son nom, emprunté à l'étoile rouge qui orne déjà les bannières de nombreux mouvemenst, en fait rapidement l'un des symboles écrits de la contestation naissante. Lorsque la révolution socialiste triomphe, le journal quitte la clandestinité et devient l'organe central et officiel du Parti : il diffuse la ligne politique, rend compte de la vie interne du Parti, commente l'économie et façonne le récit national de la révolution. Son ancienneté - antérieure même à la prise du pouvoir - lui confère une légitimité particulière parmi la presse du régime.
D'autres organes de presses, souvent locaux, sont autorisés par l'Etat mais vont et viennent au gré des factions et groupes politiques présent au sein du parti et de l'évolution de leur lectorat.

Fonctionnement interne

Le journal est structuré autour d'une rédaction en chef directement rattachée au Comité central du Parti, qui valide la ligne éditoriale de chaque numéro avant impression ; les rubriques (politique intérieure, économie, vie du Parti, international, culture) sont tenues par des rédacteurs membres du Parti, souvent d'anciens cadres locaux ou journalistes de l'organe, et les articles les plus sensibles - ceux touchant à la direction du pays ou aux relations extérieures - passent par un contrôle supplémentaire de la censure de l'Etat en plus du parti avant d'autoriser leur publication publication.
Ce fonctionnement n'est pas celui des autres organes de presse, ceux-ci ont une marge de manoeuvre plus grande par rapport à l'Etat et au parti, ce mode de fonctionnement ne concerne que Красная Звезда.
Numéro trimestriel - Janvier-Mars 2020

LE REDRESSEMENT DE DÉCEMBRE : LE PEUPLE ET LE PARTI BRISENT LA CHAÎNE DE L'IMMOBILISME

Camarades,

L'Histoire retiendra la nuit du 31 décembre comme celle où la révolution socialiste kalinovienne, un court instant menacée d'étouffement par ses propres gardiens infidèles, a retrouvé son souffle.

Depuis trop longtemps, une clique retranchée au sommet de l'appareil du Plan, sourde aux avertissements des travailleurs et aveugle à ses propres échecs, avait changé les acquis de notre nature révolutionnaire - cette discipline qui n'est authentique que socialiste et populaire - en un carcan bureaucratique dont chaque rouage, loin de servir le peuple, s'employait à l'étouffer : rapports truqués remontés aux instances supérieures, contrôles multipliés jusqu'à l'absurde, initiative locale étranglée sous prétexte de conformité au Plan, arrangements occultes entre kombinat prospérant dans l'ombre laissée par une administration devenue incapable de son propre métier. Les grèves de l'automne n'étaient pas, comme certains esprit chagrins ont voulu le laisser croire, une crise du socialisme : elles étaient le cri, l'appel plein de ferveur révolutionnaire d'un peuple refusant de voir la Révolution socialiste trahie, trahie par des fonctionnaires aux idées pleines de félonie et à l'âme corrompue par la folie.

C'est dans ce moment de vérité que le camarade Anatoli Vorochine, fidèle entre les fidèles, gardien vigilant de la sécurité de notre État, a agi. Sans un mot de trop, sans une heure de retard, il a mis fin à l'aventurisme sanglant d'une direction qui n'hésitait plus à faire tirer sur ses propres enfants pour sauver sa face. Le peuple de la capitale, comme celui de toutes nos ville industrielles, a accueilli la nouvelle du redressement avec un soulagement et un enthousiasme qui ne trompent pas : dans les kombinats, dans les banques associatives, des milliers de travailleurs ont aussitôt fait connaître, par télégrammes et par résolutions d'assemblées, leur soutien plein et entier à la direction nouvelle du Parti.

Que les choses soient dites sans détour, camarades : ce qui s'est joué cette nuit-là n'est pas un changement de personnes, c'est une victoire des justes sur les dogmatiques, une victoire du peuple sur ceux qui prétendaient parler en son nom sans plus l'écouter. Ossipienko a payé de sa vie son refus obstiné d'entendre la voix des travailleurs, dont il a même mort le sang sur les mains. Le Parti, purifié et ayant retrouvé sa vertu socialiste, se tient aujourd'hui plus uni que jamais derrière le camarade Vorochine.

Vive la révolution, Vive Vorochine, Vive la Résurrection du socialisme kalinovien!

LE VERDICT DU PEUPLE : LES SABOTEURS DE L'AVENTURE OSSIPIENKISTE DEVANT LA JUSTICE RÉVOLUTIONNAIRE

Le congrès exceptionnel réuni en janvier n'a pas seulement tiré les leçons de la crise : il a rendu justice, camarades, une justice attendue depuis des mois par chaque travailleur de notre Fédération.

Devant le tribunal, les masques sont tombés. Entre autres traitres contre-révolutionnaires, l'ex chef de la commission centrale du Plan, Grigori Selivanov, dont les statistiques complaisantes avaient dissimulé pendant des années la faillite d'une gestion coupée du réel, a dû reconnaître l'ampleur de sa forfaiture envers le peuple qui lui faisait confiance.

Ce ne sont pas des hommes que le peuple a jugés en février, camarades, ce sont des déviants. Les condamnations prononcées à la mi-février sont la réponse ferme et juste du socialisme kalinovien à ceux qui avaient cru pouvoir le trahir impunément.

Le second congrès, réuni une semaine plus tard, a scellé cette victoire par le rassemblement de toutes les forces saines du Parti autour de sa direction renouvelée. Jamais, depuis les grandes heures de notre révolution, l'unité du Parti et du peuple n'aura été aussi manifeste.

Gloire aux travailleurs qui n'ont jamais cessé de croire au socialisme véritable !

LE PARTI TIENT PAROLE : LES PREMIÈRES MESURES DU REDRESSEMENT

Dès le mois de janvier, sur ordre de la nouvelle direction, un inventaire général a été engagé dans l'ensemble de nos kombinats et de nos banques associatives et autres acteurs économiques d'état, afin de faire correspondre, pour la première fois depuis des années, les chiffres remontés au Plan et la réalité vécue dans les ateliers. Aux responsables, à tous les échelons, qui se prêteront de bonne foi à cet exercice de vérité, l'amnistie pour le retour à la vertu socialiste véritable vous attend : le Parti préfère l'aveu sincère d'hier et le renouveau économique au mensonge poursuivi et à une purge totale. Mais que nul ne s'y trompe : ceux qui chercheraient encore à dissimuler leur incompétence derrière de nouveaux chiffres truqués seront traqués sans relâche par le peuple lui-même, par la vigilance de sa glorieuse police et de la classe ouvrière. Cette synchronisation, aujourd'hui largement achevée, permettra au Plan quinquennal 2020-2025, de reposer sur des données vraies et non plus sur les fictions statistiques dont l'aveuglement d'hier nous a montré le prix.

Cette vérité retrouvée s'accompagne d'un allégement salutaire : les chaînes de contrôle et de validation multipliées sous l'ancienne direction, sont massivement simplifiés. Moins de paperasse, moins de rapports pour le rapport, davantage de temps et de moyens pour produire : voilà ce que le peuple travailleur attendait, et voilà ce que le Parti lui donne.

Le Parti ne serait digne du socialisme s'il sanctionnait ses plus glorieux serviteurs. Les ouvriers - nos camarades victorieux - emprisonnés pour des faits de violence commis dans le désarroi des grèves de l'automne bénéficieront d'une amnistie pleine et totale.

Et la corruption, camarades, ne pouvait plus être traitée comme un simple dérèglement administratif: c'est une trahison, et le Parti la nomme comme telle. Ces petits arrangements entre kombinats voisins, ces surplus fictifs échangés dans l'ombre, ces comptabilités truquées pour masquer la faillite d'une gestion coupée du peuple — voilà le terreau où prospéraient hier encore les héritiers de l'aveuglement ossipienkiste. Le Parti ne laissera plus l'intérêt particulier de quelques profiteurs s'engraisser sur le dos du travail collectif. Un Bureau d'inspection de l'éthique économique est institué, placé sous l'autorité vigilante du Comité de sécurité de l'État et confié à la main ferme et incorruptible du Directeur de la police ordinaire sous la direction de l'incorruptible camarade Vorochine.

Numéro publié sous la direction d'Igor Merkoulov, Directeur Général de la Rédaction de l'Etoile Rouge
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